CHAPELLERIE
u de toile. Pour les bords on se sert de toiles plus fortes superpo- R et Ton façonne avec elles un anneau plat qui présente, sur sa cirkférence intérieure, une saillie sur laquelle on colle le reste de la ette. Il s'agit maintenant de recouvrir cette galette. On prend pour i, une espèce de coiffe en peluche de soie, représentant la forme du Lpeau et fendue suivant une ligne oblique; on rapplique sur la gâte placée sur la forme et on la force à en épouser les contours par pression d'un fer chaud; la chaleur du fer fond la gomme laque, qui trouve sur la galette et qui devient par le refroidissement un vérifie ciment entre la peluche et cette galette. Les bords de la fente lique, qui avaient été garnis dé gomme laque, sont réunis delà sme manière. Pour donner au chapeau les contours voulus, on le Msse à chaud sur une forme et on rend la peluche brillante en la ^uillant, en la repassant plusieurs fois et en appliquant sur elle un iTceau d'étoffe de laine pendant que le chapeau, placé sur un tour, irne avec rapidité. Il n'y a plus maintenant qu'à garnir le chapeau 8t-à-direà y mettre la coiffe, y coudre le cuir et le galon qui le rde.
Nous comprendrons sous la dénomination de chapeaux de paille :
chapeaux de paille proprement dits, les chapeaux de panama et les
apeaux de latanier ou palmier. Nancy, Strasbourg et Lyon sont les
>is principaux centres de fabrication. La paille employée pour la fa-
ication des chapeaux est, en général, celle du blé ou du seigle; la
îilleure nous vient d'Italie et particulièrement de Toscane. Florence
us expédie des pailles à l'état de petits rubans tressés, qui sont livrés
France à des ouvrières chargées de les coudre ensemble et d'en
re des chapeaux déformes diCféreutes. Toulouse, Grenoble et l'An-
Herre livrent aussi à l'industrie des quantités considérables de tres-
s de paille. Les chapeaux, dits chapeaux de paille d'Italie, ne se
imposent pas de tresses cousues, mais de tresses remmaillées^ qui
mt réunies par un fil imperceptible que l'ouvrière dissimule sous un
rin de paille. Ces chapeaux nous arrivent tout faits critalie et
los fabricants les dressent comme ceux que l'on confectionne en
^rance.
l^ dressage a pour effet de donner au chapeau la forme qu'il doit
ivoir. Après avoir imprégné la paille de colle ou de gélatine destinée
i lui donner une certaine roideur, le chapelier place le chapeau sur
106 forme et le soumet à des repassages à chaud qui dressent succes-
iivement le fond, les côtés et les bords : c'est là le dressage à la main.
I se fait maintenant d'une manière beaucoup plus rapide et plus
i98 INDUSTRIES DU VÊTEMENT ET DE U TOILETTE,
parfaite à l'aide de Yapprdteuse ou dresseuse mécanique i MM. Malhias et Légat (fig. 303). On peut regarder cette n chine comme étant composée d'une forme métallique F, cha à a vapeur et sur laquelle on place le chapeau dÉjà apprêté et ^ rement humide: sur cette forme bascule à charnières un couverdi
Flfî. 303. — Machine Malliio
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creux et métallique C, dans lequel on peut injecter de I' chaude à une forte pression. La partielntérieure de ce couvercle, qui s'abat au-dessus du chapeau, est faite avec une feuille de caoutdiotu- On comprend que, si l'on enferme le chapeau entre la forme et (• couvercle, et qu'on donne ensuite la pression dans l'intérieur d* celui-ci, la feuille de caoutchouc, poussée par la pression de l'eu, I*