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CORDONNERIE

)nnerie a réalisé depuis quelques années des progrès imli, en abaissant le prix de revient des chaussures de cuir, indu l'emploi et ont diminué celui des chaussures en bois dont Tusage, autrefois général dans les campagnes, devient ir moins considérable. Elle s'exerce partout dans les villes campagnes, mais on rencontre cette industrie plus déve-

loppée dans certaines villes où se sont élevée? d'importantes auxquelles on doit surtout les progrès accomplis. Kous citerons Psr», Boulogne sur-mer, Bordeaux, Nancy, Liancourt (Oise), Limope*, Marseille et Amiens. La cordonnerie emploie aujourd'hui trois procédés principaux de fabrication, qui produisent trois catégories isttncles de chaussures : le cottsuj le cloué, le vissé.

La chaussure cousue est encore la plus répandue et la meilleure: mais c'est aussi celle qui coûte le plus cher.

Pour expliquer k fnhrication des chaussures cousues, nooS'pnBdrons le cas le plus simple, c'est-à-dire celui d'un soulier ofâîônn. qui se compose de trois parties essentielles : Vempei^ite, ou deesu^e a chaussure, la semelle et le talon.

L'empeigne se Tait ordinairement avec un cuir souple et pen^iv comme le veuu ciré ou verni, la vache vernie, le maroquin, \t àxvrcau; elle est coupée sur un patron en zinc, ainsi que la dosUiir^ en toile ou en peau de mouton dont on la revftt intérieuroDcm La coupe est cxc'Cutée par le matlre cordonnier ou pur des «oolnraaltres.

La semelle et les talons sont faits avec des cuirs pins èpùi dtbs»' et de vache. Autrcfi/is l'ouvrier cordonnier élait tuujuure cbargt il'' découper la semelle, avec un outil appelû trancket^ dans un nKtref'^ii de cuir épais livré par le patron. Aujourd'hui encore cela tt lieti quelquefois ainsi, mais le plus souvent les semelles sont dtcoupéesàl'»!''' d'eniporte-pioce et livrées ii l'ouvrier avec les dimensions qu'ellesdoivent avoir. Il en est de môme des rondelles qui, par leur stipeiço-ition, doivent constituer le talon.

L'ouvrier cordonnier se sert d'une /orme rftf boin, qui doit avoir 1^ forme et les dimensions du pied de la personne à laquelle la chaiiasure est destint'c. Il commence par fixer sur la face inférieure Je celle forme une semelle, appelée première, qu'il bat pour l'assouplir et la forcer à prendre la courbure inférieure du pied. Il y fait la gravun, c'est-à-dire qu'avec son tmiicliet il y pratique des entailles à travers lesquelles devra passer l'alêne qui coudra l'empeigne à la semelle; puis appliquant sou empeigne sur le dessus de la forme, il la tend avec des pinces aussi fort que possihie (fig. 304), en rabat les bords ?,yw\A première, ai les fixe provisoirement avec quelques pointes. Il prend alors une bande de cuir, nommée trèpoinle, qu'il applique sur les bords rabattus de l'empcisiie, tout autour de la forme jnsiiu'iu talon inclusivement, et, à l'aide de fit enduit de p(ii\ el iI'uho altni' ] qui lui sert d'aiguille, il coud ensemble la première, la trépointeet l'eriqjeigne, qui se trouve ainsi saisie entre la première et la trépcHUte.

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