‹ La France industrielleChapitre 134 sur 170 · CORDONNERIE. SOI · texte numérisé non relu

CORDONNERIE. SOI

iiquesurla tr^pointe une seconde semelle, qui sera cousue . Uemarquons toutefois que le fond de la cliaussureniiisi rait plat et que le pied, dans sa cambrure inférieure, ne serait jtfnu par elle; d'nù résulterait une fatigue très-grande penmarche. Afin d'éviter cet inconvénient, il faut cambrer la se- Pour cela louvrier dispose, sur In première et à l'endroit curlUnt à la cambrure du pied, un morceau de cuir assez i

nbrion et destiné à remplir le vide de cette cambrure et à ir le pied. Il applique la seconde semelle par-dessus le tout,

forme sur son genou avec une courroie appelée (ire-pied, qui sous son pied, et, battant alors la seconde semelle avec son su, l'arsouplil et la force à se modeler sur la forme ((îg. 305) ;

coud avec son alêne. Quant au talon, il est fait à l'aide do ronde cuir superposées, réunies entre elles par des cbêvilles et de e, les premières rondelles ayant été d'abord cousues à l'empei-

t la première.

nions que, pour soutenir le derrière du pied, l'ouvrier a plaré, le cuir et la doublure, des morceaux de cuir assez épais appelés «. LasemeUcestensuitefinieaulranchetetàlarape;ses bords

INDUSTRIES DU TETB soDt rendus brillants et lisses à l'aide d'un fer chaud qui les <w- DÎ&e.

Le plus souvent les semelles sont cambrées avant d'èire I'iïtms i l'ouvrier; on se sert pour cela de presses, qui les conif riraenl ilansdei moulée ayant la forme et la cambrure voulues.

Souvent aussi, au lieu d'un soulier ordinaire, le cordonnier iï faire une chaussure d'une autre forme, une bfittine par exemple,

l'empeigne en étoffe ou en cuir léger claqué de vernis sers d'un caoutchouc destiné à permettre au pied d'entrer plus ractlaon' dans la chaussure. Dansée cas, l'étoffe, le cuir léger, levemissont découpés à part, puis livrés à des ouvrières appelées appréleuses, qui aasemblent le caoutchouc, l'étoffe, le vernis, et fixent provisoiremenl ïm pièces h l'aide d'un peu de colle ; puis le tout est livré auxcousnses, qui se servent de machines à coudre pour ûier déGnilîvementkl différentes parties.

La chaussure f/oH^e diffère de la chaussure cousue, cnceqoeti première^ l'empeigne et la semelle, atriieu d'ôtre cousues, sont rttnies entre elles par des clous. L'ouvrier se sert pour clouer d'uiw Canne sur la face inférieure de laquelle se trouve incrustée unebtndt

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lire laquelle viendra s'aplatir et se river la pointe des clous. sure clouée revient bien meilleur marclié que celle qui est nais elle est plus dure au pied et plus lourde; car ce mode de les pièces exige des semelles plus fortes. assure à vis, sans être exempte de ces inconvénients, est

t meilleure; les clous sont remplacés par des vis. La fabricette espèce de chaussures est devenue l'objet d'une grande I qui se pratique dans des usines où le travail manuel est par celui de la machine.

Belles sont découpées à l'emporle-pièce, cambrées, lissées et lécaniquement; lien est de même des talons. Le mon lage e machine à monter qui reçoit les formes : l'ouvrière

place d'ahord une première semelle sur ta forme, puis elle modi l'empeigne et la tend au moyen d'une série de petites tenulles dépidant toutes de la machine et à l'aide desquelles, sans efforts ni Elligue, elle opère une tension considérable; laprffmtAvestliéeiV» peigne par une série de petits clous.

La chaussure posse ensuite k la machine à visser. Il y en adeptosieurs espèces : nous dit rons la machine Maugia; elle a reçu de M. Féb Hunebelle , fabricant àt chaussures à Amiens, tu heureux perfectionnemeiil, qui permet de visser ti chaussure sans la sépun de la forme. Celle-ci, l'on voit en S (6g. î reçoit à cet effet une piM en fer rt^ctangulaire qui permet de la placer!

la tablette P de la maclùM et de lui donner toute les positions nécessaires i l'exécution du travail.

Quant au vissage, il se fait avec une grande rapidit* de la manière suuanlf.

Toutes les vis sont placto les unes au-dessus des aii- Ires dans un tube C qù Kjc 307 - Tourne *.s d d si bui.or Jcs M! g^t j^ l'alimentatlon , A elles tombent une à une dans un conduit qui les mène au contact de la semelle. PourceJi, l'ouvrier, en agissant sur un levier L, fait glisser verticalement ifc haut en bas un système mobile renfermant deux coussinets " ' (fig. 307), qui s'éloignent à un moment donné pour laisser ia rê venir se mettre en contact avec la semelle; la vis est immédiatemeid saisie par un tourne-vis T, qui la fait entrer dans le cuir. Quand le système mobile se relève, le levier /, qui bouche le tube d'alimentation, vient buter en b, bascule et laisse tomber une nouvelle vis enlit les deux coussinets.

Au moyen d'une cisaille mécanique on coupe les bouts de \isq<>>

dépassent, et les bavures laissées par la cisaille sont elles-mêmes ri- Vfoavec une meule à Témeri.

Enfin, une dernière machine, açipelée fraiseuse^ met en mouvement de rotation très-rapide un outil, contre lequel Touvrier appuie le talon delà chaussure pour lui donner la forme voulue; une machine analogue polit ensuite sa surface.

La confection des gants fait Tobjet d'une industrie considérable; nous nous occuperons seulement des gants de peau, ceux de laine, de soie et de coton étant faits soit en étoffes, soit en articles de bonneterie. La fabrication des gants de peau en France occupe 70 000 ou- ■wiers, employés tant à la préparation des peaux qu'à la confection même des gants. La production annuelle est d'environ 24 millions de paires, d'une valeur moyenne de 80 millions de francs. Les principaux centres de fabrication sont Annonay, Paris, Milhau, Saint- Junien, Chaumont, pour la ganterie; Niort, pour les gants de daim, de castor et de chamois pour militaires. Les peaux servant à la ganterie sont des peaux d'agneau, de chevreau et de mouton. Elles subissent d'abord les opérations de la mégisserie, quand elles sont destinées à faire des gants glacés et des gants de Suède, celles de la chamoiserie, quand elles doivent être employées à la confection des gants de daim ou de castor.

En sortant de la mégisserie, la peau est d'abord ouverte^ c'est-àdire étirée, en tous sens et du côté de la chair, sur un outil appelé pâtisson^ qui est une lame à tranchant demi-circulaire fixée verticalement sur le sol; puis elle est plongée dans un bain d'eau additionnée de jaunes d'œufs battus, où un ouvrier, jambes nues, la piétine pendant deux heures. Elle est ensuite portée à l'atelier de teinture. Pour les couleurs tendres, la teinture se fait dans un bain colorant ; s'il s'agit de nuances foncées, la peau n'est teinte que sur une face : on retend sur une table en plomb cintrée et on la frotte avec une brosse préalablement trempée dans les matières tinctoriales. Après teinture la peau est séchée, puis ouverte une seconde fois sur le paiisson.

Les peaux sont ensuite notisées^ c'est-à-dire choisies par le contremaître, qui les destine, suivant leur qualité et leurs dimensions, à tel ou tel genre de gants.

Le gantier prend alors la peau notisée et la mouille avec de Teau et des jaunes d'œufs ; il Tétend sur une plaque de marbre et la sou-

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place à'alOTi une première semelle su rempeigne et la tend au moyen d'une s&xr' dant toutes de la machine el à l'aide de^ ligue, elle opère une tension eonsidéra> peigne par une série de pelits clous.

Lu chaussure passe ensuite à la r ;'

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ciui d'eux devant senir à la conreclion d'on ganl. Chaque morce; est ensuite étavillonné : cela veut dire que l'ouvrier le plie i deux suivant sa longueur, et le tend de manière à lui donner gro sièrcment la forme de la main quand elle est ouverte. Tous ces me ceaux plies sont empilés par groupes de douze et mis souspress

GANTERiB. 607

'ferai^Qi, de la fmte, par laquelle le ganlîerpra-

^*ia\i des fentes qui sépareront les doigts; il

' qui doit recevoir le pouce. Pour se guider

' sur le morceau de peau une plaque de

^es saillies, ou picots, indiquant les

tés des doigts, place du pouce);

■•^ ''fie, il trace à la surface de la

^\ %' massage des ciseaux . L* mor-

Méticr i couilrc le* (tnnts.

'ès la fente huit bandelettes, dont la superposition ;tituerait après couture quatre gaines destinées à :re doigts (index, majeur, annulaire, auriculaire,} 3s gaines ne prendraient pas bien la forme des doigts: iconvénient, l'ouvrier découpe des bandelettes nom- , que l'on coudra sur le côté des gaines, de sorte que oinposera de quatre parties : la face supérieure, la les deux faces latérales (fig. 310). Remarquons tou- », que l'on découpe à part, n'a pas de fourchettes, 'auriculaire n'en sont munis que sur la face in-

Dts se fait aussi mécaniquement à l'aide d'une esièce armé de lames correspondant aux fentes : un } morceaux, non plies comme dans la fente à la main,

met au dallage, Cette.opération, qui est trè3*iniportante pour la qi» lité des gants, a pour but de dénerver la peau, c'est-à-dire de l'i plir, de l'amincir et de lui donner partout la :

É épaisseur. Le dollage se fait avec une lame rectn-

gulaire très-aiguë (fig. 308) à l'aide de laquelle l'ouvrier racle la peau du côté de la chair, en l'èiirani de temps en temps dans différents sens. Pour que le dollage soit bon, il faut le faire en traios et en long. Ce travail est très-faligant. Kic. 308, — ouiti à Le dollage ayant pour effet de dessécher la pean, doiier tes ganis. j| faut humecter celle-ci pour pouvoir continuera la doller : aussi la met-on dans un linge mouilla, où elle reste quinze à vingt minutes ; si elle y séjournait plus long' temps elle pourrait se piquer. Vient alors le dépeçage, qui con-Ute à découper des morceaux ayant la forme d'un carré long, cha-

cun d'eux devant servir à la confection d'un gant. Chaque morceau est ensuite étavilhnné : cela veut dire que l'ouvrier le plie en deux suivant sa longueur, et le tend de manière à lui donner grossièrement la forme de la main quand elle est ouverte. Tous ces morceaux plies sont empilés par groupes de douze et mis souspresse;

fais ils passent & l'opération de la fente, par laquelle le ganlier pratique dans chaque morceau des fentes qui st^pareront les doigts ; il ftit en même temps le trou qui doit recevoir le pouce. Pour se guider dans la fente, il place d'abord sur le morceau de peau une plaque de Knc, appelée mâ(f^/e, qui porte des saillies, DU picots, indiquant les principaux détails du gant (extrémités des doigts, place du pouce); «a exerçant une pression sur ce modèle, il trace à la surface de la peau une empreinte qui lui indiquera le passage des ciseaux. Le mor-

Fw. Gll. — MéliiT â luiirire les -^iiiis.

ceau présente après la fente huit bandelettes, dont la superposition deux à deux constituerait après coulure quatre gaines destinées à recevoir les quatre doigts (index, majeur, annulaire, auriculaire,) (fig. S09). Mais ces gatnes ne prendraient pas bien la formedes doigts: pour éviter cet inconvénient, l'ouvrier découpe des bandelettes nommées fourchettes, que l'on coudra sur le côté des gaines, de sorte que chaque doigt se composera de quatre parties : la face supérieure, la face inférieure elles deux faces latérales (fig. 310). Remarquons toutefois que le pouce, que l'on découpe à part, n'a pas de fourchettes, et que l'index et l'auriculaire n'en sont munis que sur la face interne.

La fente des gants se fait aussi mécaniquement à l'aide d'une espèce d'emporte-pièce armé de lames correspondant aux fentes: un certain nombre de morceaux, non plies comme dans la fente àla main.

sont superposés et fendus en une seule fois par l'action de remportepièce.

Les gants découpés sont ensuite donnés à la couseuse, qui se sert pour cela d'un appareil appelé métier à coudre. Il se compose essentiellement (fig. 811) d'une pince en cuivre M, entre les màchoiresdc laquelle on serre les deux lames de peau qu'il faut coudre. Ces mâchoires présentent sur leur bord supérieur de petites fentes qui se correspondent et qui les font ressembler au bord d'un peigne. C'est entre ces fentes que l'ouvrière passe l'aiguille et le fil ; parconséquent elle fait toujours autant de points dans une longueur déterminée, puisque chaque fente correspond à un point. La pédale P permet,par l'intermédiaire de la tige T, d'ouvrir ou de fermer la pince.

Les gants de Suède sont fabriqués avec les mauvaises peaux d'agneau ; on les racle sur le côté de la chair et on dolle la fleur : ils sont moins épais, plus perméables, et par suite moins chauds. Les gants de castor, qui se fabriquent en général à Niort, sont faits avec des peaux d'agneau charaoisées; les gants de daim avec des peaux de mouton charaoisées.

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