CHAPITRE II
Ti;AVAr\ l)K UKOORATION DES MAISONS, FABRia\TION
Xn.VVAl X DE MCCORATION.
l.os lra\au\ île (Itwration consistent principalement dans la peiDtuiv ilos nîm^;^ Jos plafonds^ des bois, et dans le collage des papim do lonturo.
hintufY fw Afi/imrii/>\ — Sui\ant la nature du liquide qui sertàj iK la>or los lonlours, on distinguo deux genres de peinlure : lapein- Muo à la r'i :rtfnf^' 1 1 îa jH^nture à V/4ui/e.
Por.r *.a prtnni(^ri\ los conteurs sont délayées dans de la colle t^è^olaiiv, iV conri" lîo pointure ne poul senir que pour les objets iw>b o\|H^>*> aux ititonvjorii^ii do ratnu>splière : il n'est employé générale* n\ont »]u\^ I intiriourdo nos lîabitations, et encore seulement lorsi;u\ n v,o rioî.t j>is à ur,o ^raïuîo durée. Les teintes ne s'appliquent o^\îo >iir dts oin\v;,^5:t^>, oVsî-àHlin:* qu'on ne peint qu'après a>ûir jvïsm^ a '.à >\rfÀ^v d.s {vuî:osà i^oindre plusieurs couches d'un liquide .^l^tor.\i on ^^o'^xAut du l>!AncdEs|>ai:ne dans de la colle. Tout le monde sAU x\^nn».u^:^î 'o îvinîro Appliqua los ciHiches à l'aide d'une brosse *;u'r, î:xvr:v ^îa ^s !ji jvinture.
I4 ;^ vV-tr-o À .\ u:> ir.uAnîAsx* de no pas se laisser pénétrer ;;uw: x,r.^ Vs^r * >.,,::v,o :o: t'ie Mr: *u:ar.t à CLns^^rxer les travaux de r,\v;:>o::o cv, À V< àwcxt. Ij:^ i-^Miiières ciMiches doivent tou- /•;,:> <^;:v :a;:«> j^\w .h: r* xr.o t^;- : ■.!:::• tu'axédans lliuile de linoa . V, , / ,v v/x l'r A.: Ihcc^t': >> 'rx i:s dt< clous a\ oc du mastic, ^ > A ;v ;^;,,r ^ :, ; :;\ c.:: s^ :V: î^^ie rn «k\avam dans de l'huik, À,.,; iv. UA ,: ,::' ;v-,: ,:is^<fr.>;r *>. TfrtU-r.ihîîîe. du blanc decéruse
V. v >'. . , V,N. >x>ïs;x'xvs ^r/,.i, ^fn's >r:::r.3uiii c-u nr^ure de Saturne,
1© jaune de chrome, Tocre jaune, le vert de Schèele, le vert de L Schweinfurt, etc.
Les enduits appliqués à la surface des murs sont ordinairement re-
• Couverts de papiers peints que Ton coUeà leur surface.
L La fabrication des papiers fait l'objet d'une industrie dont on attri-
l^Ue rinvention aux Chinois, et qui a pris naissance en France au
- Commencement du xvu* siècle. Les premiers essais furent faits par
g *^nçois de Rouen ; à la fin du siècle dernier. Réveillon perfectionna
* *^ fabrication des papiers peints et, depuis celte époque, elle n'a fait <. Jï^e progresser ; aujourd'hui elle constitue pour la France l'objet d'une g ^Odustrîe très-importante, dans laquelle nous sommes sans rivaux. v" ï-«* Angleterre et les États-Unis égalent et surpassent peut-être !a pro- " onction de la France : cela tient à l'extension que ces nations ont
• • donnée à la fabrication mécanique ; mais la France leur est supérieure p^l^M la qualité de ses papiers peints, qui se distinguent par l'élégance
•"'^11 dessin, la richesse des couleurs, la variété des motifs, en môme
i. *«mps que par la perfection de l'exécution.
Paris est le centre de cette fabrication, qui y occupe près de 5000 Ouvriers, répartis dans 60 fabriques produisant annuellement pour
. * ^ 8 raillions de francs. Il existe aussi des fabriques importantes dans
^ divers départements, notamment à Lyon, Gaen, Toulouse, Épinal et
l ^11 Mans.
La première opération que subit le papier est le fonçar/e, qui con-
: Siste à étaler à sa surface une teinte plate, dont la couleur varie ; les papiers à fonds blancs sont eux-mêmes foncés. La couleur servant à
p faire la teinte plate de fonçage est ordinairement délayée dans de la €5olle de peau assez claire, qui est fabriquée avec de vieux cuirs et des ^ésîdus de bourrelleries, etc.
Le fonçage peut s'exécuter à la main ou mécaniquement. Dans le premier cas, le papier est étalé et fixé sur des tables horizontales, longues de 9 mètres environ, longueur un peu plus grande que celle d'un rouleau ; des ouvriers armés de brosses étalent la couleur à sa surface. Les ouvriers fonceurs se servent pour cela de deux espèces de
^ brosses : des brosses carrées, manœuvrées par un aide, servent à étaler la couleur répandue par le premier ouvrier, et un troisième fonceur, armé de grandes brosses circulaires à longues soies, achève de répartir la teinte d'une manière égale. Lorsque le fonçage est fait, des enfants enlèvent rapidement le papier sur un bâton disposé à
angle droit au bout d'une perche et le suspendent sur des perches ho- •rizontalcs disposées dans Tintériour des ateliers : il y reste jusqu'il que la couche de fond soit parfaitement Sèche.
Lo fonraf:e se fait maintenant, dans un certain nombre d'i h Taido do machines inf!;énieuses qui permettent de produire coup plus et a meilleur marché. Ces machines sont de plusieiinj te?. Nous di!'crirons celles que nous avons vues fonctionner MM. Gillou fils et ThoraîUer, de Paris, qui les premiers ont inl en France la fabrication mécanique du papier peint et ont ainsi à cette industrie un rminent service.
Elles se composent d'une table u Tarrière de laquelle se troaTB posée horizontalement une grosse bobine contenant environ 860 très de pallier. Lo papier se déroule mécaniquement et reçoit la leur par doux procédés difforonls. Tantôt, avant de s'étaler 88 table, il s'est présenté au contact d'im drap sans fin qui, nant sur duu\ rouleaux animés d'un mouvement de rotation ai tinu, passp dans une aupe remplie de couleur qu'il dépose à face. Tantôt, qu arrivant sur la table, la feuille glisse sous uneverticalo C Mîjr. 3S7) remplie de cou'eur et a\*ant à sa base une lonjiitudinale par laquelle lo produit coloré s'écoule d*iine continue.
Lorsque la fV-uillo a roru la couleur parl'un des deux procédés pié^ crdont-, cllf s'eni:ai:o sur la table, où elle est soumise h ractionde l)n»ssos li.iri/ontalos f[ui sont nuinioos d'un inouvemont de va-et-viail dans lo M'!. s (K'I.i lariicur du p.'4»i(.'r ol ropartissont, en répalisant. Il c luclio dr couN'ur. En quittant la lablo dt* fonçajie, la fouille de papier £rlis>osur il Mit mil au apros lequel elle est prise par des baguettes plates* qui lasoulionnoiit, ot qui, parrintormédiaired'une courroie sans fin,h roii(luisei:t -ur un systùmo do cordes sans fin horizontales, que ronioil on l),«'t ([ui M'Ut disposéos dans toute la lonpuenr de râtelier et prii^ du iilaloi!.:. Sur lo plancher rirculont dos tuyaux chauffés àla vapeur. L(^ [lapirr .- • trouve ainsi disposé on spiralesqui pendent verticalement L" niou\eiiîr!it dos cordes fait progresser les bapuettes, et parsmte if |ia]»ior -axanoo lontoniont on se séchant par l'aclion des tubes cliaullVs. AîtImm^s àrovtr.Mnité do Tatolior, les bac^uettes, prises parnB inuriiiuux mocanisnio, tournent, décrivent une demi-cîrconférenceet (N'iiiluiscuî \r pai)ior siu' un second système de cordes qui mardWDt on si'iis iiiMM'>o et ranionont la fouille en H. A la fin de cette couise (pii (hirr uiH' houro un quart, la feuille est séfhe et elle est roulée iî Taidr d'iiîM^ autre machine, que Ton voit en A. Pour les pnpiersdV'i prix (''l('\é, lo fonrago exige plusieurs couches.
rAr.nirvTiON iir:s i"ii'ir;t;> r'i-:i\-
Les papiers dont le.fond doit être satiné passent ordinairement au S€iiinage en sortant du fonçage.
Cette opération se pratiquait autrefois à la main ; aujourd'hui elle
s^exécute mécaniquement dans les grands établissements. Qiiand on
satine à la main, voici comment on opère : Le papier a ote foncé avec
une colle contenant des substances capables de prendre le poli par
le frottement; l'ouvrier, placé devant un marbre où il étale le papier,
saupoudre la surface de celui-ci avec du talc de Venise ; puis, avec une
brosse suspendue à l'extrémité d'un levier vertical et mobile autour
de charnières ûxécs au plafond, il frotte énergiquement la feuille, en
donnant à la brosse un mouvement oscillatoire d'arrière en avant et
d'avant en arrière : la partie de la feuille qui se trouve sur le marbre
se polit peu à peu et prend l'aspect satiné. Lorsque Topér.ation est
terminée, l'ouvrier la fait glisser et recommence sur la partie qu'il a
amenée sur le marbre.
Le satinage mécanique est exécuté d'une manière bien plus rapide et avec au moins autant de perfection. La bobine venant du fonçage est placée à l'arrière d'une mrtc^me à satiner; la feuille se déroule et passe d'abord au-dessus d'un drap sans fin et mouillé qui l'humecte légèrement, puis au-dessous d'un tamis prismatique dont les faces sont percées de trous. Ce tamis, qui contient du talc, est animé d'un mouvement de rotation continu autour d'un axe horizontal ; chaque fois que l'une de ses faces se trouve au-dessus de la feuille, il laisse tomber une certaine quantité de talc qui y est relenuc par l'humidité du papier. Le papier vient alors présenter sa surface à une série de brosses cylindriques et horizontales qui, tournant avec rapidité, répartissent également la poussière de talc et produisent le satinage. A la sortie de la machine, la feuille s'enroule mécaniquement et reforme une bobine semblable à celle qui avait été livrée à la satineuse.
On communique quelquefois aux papiers peints le poli et le lustrage en frottant leur surface à l'aide d'une pierre dure, silex ou agate; c'est ce qui se fait sur les papiers marbrés, lorsqu'ils sont arrivés au terme de leur fabrication. Enfin, certaines espèces sont vernies.
Les dessins plus ou moins riches que l'on remarque à la surface des papiers de tenture, sont appliqués par des procédés d'impression qui ont de grandes analogies avec ceux qu'emploient les imprimeurs sur étoffes. L'impression se fait à la main, au rouleau ou au tire-ligne. L'imprimeur à la main se sert de planches en bois où l'on a gravé en relief les dessins à reproduire. Ces planches sont semblables à
550 INDLSTIWES DL LOGEMENT ET DE L AMEURLEMENl.
celles dont se servent les imprimeurs sur étoffes. L'ouTrieresl placé en face d'une table, au-dessus et à Tarrière de laquelle se trouve um traverse horizontale portée par deux montants fixés au plafond de l'atelier ; elle servira de p(dnt d'appui à un levier dont nous verrons Tusage tout à l'heure. L'imprimeur étale le papier à la surface de h table et l'y fixe à l'aide d'une baguette placée à sa droite. Près deU est un chAssis dont le fond est une lame de drap, à la surface &liquelle un apprenti étale avec une brosse la couleur à imprimer. L'ouvrier imprimeur, après avoir constaté que la couche decoukuri été bien répartie sur le drap, y applique la planche, dont les sttDki se chnri:ent do pilto colorée : puis il la pose sur le papier : despieols placés sur les bords de la planche feront sur la feuille de petites mu^ ques qui.Uîi serviront de points de repère. S'il s'agissait d'une ètole, il suffirait de peser un peu sur la planche pour que les dessins s'imprimassent ; mais le papier prenant moins bien la couleur que l'étoffe, il est nécessaire d'exercer une pression assez considérable. Pour cela, l'cjuvrier pose sur la planche un petit chevalet et place snr celui-ci un levier en bois de 3 mètres environ, dont Tune desestiémités est eiipagoe sous la traverse dont nous avons parlé. Sur un signe de Timprimeur, Tapprenti saute sur l'autre extrémité, :*y assied et, so balançant légèrement, détermine par son poids une pression suffisante. L'imprimeur écarte ensuite le levier, lève la planche et recommence l'opération autant de fois qu'il est nécessaire pour couvrir avec los dessins à reproduire toute la surface du papier. La place où il doit poser la planche lui est indiquée par l'empreinte des pic(«ts.
Si le dessin ne comporte qu'une couleur, il n'y a plus qu'à laisser sécher le popier ; mais, dans la plupart des cas au contraire, il se compose de couleurs variées qu'il faut imprimer successivemeht, en ayant soin de laisser sécher entre chaque application. On a cherchéà rendre la fabrication plus rapide en imprimant plusieurs coulears » la fois. Si le dessin exige l'emploi du rouge en un point, un peu phis loin celui du vert et plus loin encore celui du jaune, on dispose ces trois couleurs sur le drap dans Tordre indiqué; des clous fixés sur le bord du cliAssis guident Tiniprimeur et l'aident h placer sa planche de manière que ses différentes i)arties se recouvrent de la couleur qui leur convient.
L'impression à la main exif:e beaucoup de soin et d*habileti> «î ■ la part de l'ouvrier; elle demande souvent un temps considéraiiK' quand les dessins sont à couleurs très-variées et à tons très-fondii^; mais elle donne des produits bien supérieurs à rimi)ression au mi-
^^ l'ABRlCATION DES t'M'lEltS l'KlXTS. 557
uiil : iiusâi l"eiDplnie-t-ou exclusivement jMjiir lei- papiers dniil le \tn\ Bpuse 1 fr. 50 c. le rouleau.
L'impression mécanique se fait à l'aide de machines mues ii la mniri
INDLSriUES DL' LOliEMEXT ET DE L'AMEliBLEMENT
feuille. L'un des cylindres, que l'on voit en C C (IJg. 349), [lorlcàa surface des dessins en relief: c'esl le rouleau imprimeur; faillit, ^rni de molletoi), estcharg^é d'appujer la feuille de papier ^urli' muteau imprimeur. Celui-ci eslii chaque iuâtaut diargi!' de couleur j* un ilriip s.ins fiuTT, qui esl mû par des rouleaux U R et pas-ptlj»
.icliiiii'. pour riiii|>rr
un réservoir E, oii il s'ioiprègne de la matière coloraoto. On wiiiprend que si le dessin quel'on veutreproduîre sur le papier comportf l'emploi desiv couleur.^, par exemple, la machine aura si\ paireiilf rouleaux qui imprimeront cliacune une couleur. La plus grande dtlûcultù dam l'impression au rouleau est le réglage de la machine, w mitTure. Celle opt^ration consisie il disposer lous les rouleaux de manière que chacun d'eux vienne déposer la couleur exactemenl l li place qui lui convient. Quand on met la machine en marche, les dessins manquent de couleur, les couleurs cmpîÈlcnt les unes sur leî autres ; à l'exnmen de l'épreti^e obtenue, le mécanicien juge du mouvement lalèrnl qu'il doit imprimer au rouleau pour que ces défnuti disparaissent et pour que les dessins acquièrent la netlet6clicrcliée;il y arrive par une série de tAtonnemenls qui sont toujours assez lon^- Lorsque la machine est réglée, il n'j aplus qu'à engager tu feuille de papier qui, par le mouvement mi>mc des rouleaux, vient a'appufer sur chacun d'oui, et sort de l'appareil recouverte des dessins deslinét à orner sa surface. 11 y a des machines qui peuvent irni<riuierjusqu'(idi\-huil couleur»
& la fuis. On est même parvenu par un artifice particulierà augmenter beaucoup ce nombre, sans augmenter celui des rouleaux. Voici eu quoi consiste cet ingénieux procédé: On compose le dessin de manière €jue sur une môme largeur trois couleurs, par exemple le rouge, le bleu et le vert, se reproduisent toujours dans le même ordre, le rouge étant à droite, le bleu au milieu et le vert à gauche; on fciit imprimer ce? trois couleurs au môme rouleau en divisant son bac h couleurs en trois compartiments, celui de droite contenant le rougo, c«lui du milieu le bleu, et enGn celui de droite le vert; dans chacun d'eux circule un drap sans fin portant sur le rouleau la couleur qu'il a. prise dans le compartiment. On comprend que par cet artifice avec vine machine à dix-huit rouleaux on pourra imprimer cinquante- €]uatre couleurs à la fois.
A la sortie des machines, le papier est séché comme après le fonçage.
Li fabrication des rouleaux destinés aux machines à imprimer est fisscz coûteuse. Quand le dessin est composé, on calque sur un papier
FiG. 350. — Kouleau imprimeur.
transparent les contours correspondant aux différentes nuances et Ton reporte les dessins calqués sur autant de rouleaux qu'il doit v avoir de couleurs. Ces rouleaux sont en bois de poirier et montés sur un axe en fer. On sculpte alors la surface du cylindre, de manière à meitreen relief les lignes qu'il faut imprimer sur le papier; pour les parties qui doivent avoir le plus de netteté, on incruste dans le bois de petites lames de laiton disposées suivant les contours de ces parties.
Ce procédé de fabrication est assez coûteux; aussi se sert-on souvent de rouleaux faits de la manière suivante : Sur un axe en fer on applique une couche de plâtre; quand elle est durcie, on la tourne pour la rendre bien cylindrique et Ton fixe à sa surface des planches en alliage de plomb, d etain et de nickel, faites par le procédé de gravure au gaz que nous avons décrit à propos de l'impression sur étoffes. Ces planches se laissent contourner à la chaleur.*
Depuis qudques années on a pris la précaution de recouvrir les saillies des rouleaux de petites lames de feutre qui se chargent plus lacileraent de couleurs que le bois ou le métal ; c'est ce qu'on appelle
ISDUSTIUES DU LOGEMEST ET DE L'AMECBLEMCiT.
chapeawler le cylindre. On i!'\ite ainsi les manques de touche bavures.
Pour l'impression des papiers rayés on emploie un procédé !«&»• génieux, et qui donne d'excellents résultats : c'est Vimpreision a» lin /(jHe. Le réser\oir à couleurs est une boite triangulaireT, perche îiiin une de ses nrôtes d'autant de trous qu'il doitya\nir de raies (fe-SI ri 352). La hotte, dutit la longueur est égale à la lai^ur du lupw,
wnlis| j
giiiè-|j
pUeli'
fU. 351. — loifiruNon des papien nyit au tire-lipw.
contient d'ailleurs des compartiments remplis do couleurs dîfflîwnlis et repose par son arôte percée de trous sur une table longue de très environ. Supposons qu'entre cette arête et la table, nous fssâûifi glisser la Teuille de papier, chaque trou laissera tomber sur elle II couleur du compartiment au-dessous duquel il se trouve, et toutes le raies seront imprimées k la Fois sur la lai^jeur. Le roulenu depnpi«i imprimer est disposé en P à l'extrémité de la table et derrièrrl» boite ; dès que son extrémitt a été engagée sous la holle, on la niiil suivant sa largeur entre deux baguettes de bois R qui forment pince et auxquelles est attachée une corde c qui passe sur une poulie 4( renvoi située à l'autre exlréniilé de la table; il est évident qu'en «)■ roulant cette corde sur le cylindre que fait mouvoir la manivelle M,"» fera progresser la Feuille de papier, qui se déroulera au fur rtkiMsure.
Papier vehmé. — Le velouté que l'on produit sur cerlain;! pa[B«s de luxe s'obtient en imprimant aux endroits qui doivent être veloutf* un mordant fuit avec de l'huile demi-cuite, de l'huile forte et -du WaK de céruse. Avant que ce mordant soit sec, on fait passer le p^i" dans une caisse contenant de la laine en poussière ou tomisse, pro^^ nant de la tonte des draps ; le fond de cette caisse est en toile, el i
est battu h l'aide de baguettes, de manière à soulever la poussière qui forme un nuage dans l'atmosphère de la caisse, tombe sur le papier et s'attache aux endroits mordancés.
Papiers dorés et argentés. — Les dessins dorés ou arsenics que l'on remarque à la surface de certains papiers de luxe, s'obtiennent CD imprimant un mordant h l'iiuile et h l'essence aux endroits qui doivent recevoir le métal. L'application de ce dernier se fait de deux manières.
Le premier procédé, ou dorure à la feuille, consiste à couvrir toute la surface du piipier avec des feuilles très-minces de laiton; on détermine leur adhérence parla pression d'un rouleau ; après avoir frotté avec de la ouate, on laisse sécher le mordant, et l'on passe cnsuitedelaniiedepaiii à la surface delà feuille. ||!,j;i
On comprend que par ce procédé le métal ne reste déQnitivement attaché qu'aux endroits couverts de mordant; l'excès se résout en poussière, qui est soigneusement recueillie pour servir dans le second procédé de dorure.
Ge procédé, ait a la poudre, est tout a fait li^ne ci vue Je iic«si>us. analogue à celui que l'on emploie pour les papiers veloutés. 11 coniste à remplacer la laine en poussière par de la poudre métallique.
Lorsque les papiers ont été dorés, il faut donner du brillant & la partie métallique. Il sufQt pour cela de faire passer la feuille de papier dans une machine àcylindrer, qui se compose essentiellement de deux rouleaux, l'un en fonte parfaitement polie, l'autre en papier et situé en dessous du premier : ces deux rouleaux font l'offlce de laminoir, et la feuille de papier est engagée entre les deux, le côté doré se trouvant contre le cylindre métallique; la pression qu'exerce le rouleau supérieur su^ït à polir les parties dorées.
L'argenture se pratique par un procédé tout à fait semblable.