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ÉBÉNISTERIE

cette pièce, creuse en dedans et convexe en deliors, ne pourrait se plaquer parles moyens précédents. On a recours aux sangles, c'est-à-dire ^'après avoir soutenu la pièce par des morceaux de bois (fig. 356) ■ppelés calibres et ap- |diqués dans la concavité, on pose, après encollage, la feuille Bc placage et on la force à adhérer à ['aide de sangles que ton serre peu à peu.

I Nousferoiisremar- • que le placage ft ^'emploie i)as8;uient pour les bois 4ues ; dans la Nition des meu- F & bon marché, * ^aque souvent

'|f bois de pare, comme le chône, sur des bois d'un prix moins i C'est ainsi que trop souvent on \end comme meubles en chêne i faits en bois de caro- |r«| plaqués en chêne. Toutes kprtcauttons' sont prises pour ■ cet artifice, car on plaque igu'aux tenons et mortaises.

' Quand les pièces d'un meuble sont faites et prêtes à être montées, on les polit. Pour cela, d l'aide d'un racloir, outil compose d'une lame d'acier montée dans un man chedebois, on racle lasuiface du bois de manière à faire disparaître les dernières inégalités qti a pu laisser le rabot. On achè\c le poli»

sage en frottant avec un morceau

de pierre-ponce et avec de l'huile, ou bien avec le papier de verre. Après le polissage, si le meuble doit être verni, on promène à sa surface un tampon imprégné de vernis ù la (^omme laque et fait avec un morceau de toile bourré .de laine ou de coton. Le vernissage e\igc une grande légèreté de main; l'ouvrier ne doit pas appuyer sur le

Fil- 315 — Placage i

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bfjîs, mais tourner en spirale et ne jamais laisser arrêter le tampon. L'alcool du vernis s'évaporant peu h peu, la gomme laque bouche les pores du bois et la surface devient polie et brillante.

Pour certains bois de pai-, comme le cliône, le poirier, on ne vernit pas toujours.

Après le polissage, on applligtie une ou plusieurs couchesil uof teinture qui varie suivaiil l'effet à obtenir, on ponce piur faire disparnttro les rugosilés qu'a produites l'action du liquide (action qui consiste, commcdiscnt les ouvriers, « /nire reamlir les pores du bois), on passe à l'encaustique et l'on brosse. Pour le vieux cliOnf-, la teinture est un liquide formé d'une dissolution de jotasse d'Amérique colorée avec de la terre de Cassel. Pour les iiicubleien poirier que l'on veut faire noirs, ou bien on se sert de bois leinij pur injection de matières colorantes, ou bien on les noircit en pasîiiil h leur surface des couches alternatives de pyrolîgnite de fer di-joaet lie décoction do camptVhe.

FiG. 35fi — Pl.icagc  la «mek'.

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