FAÏENCES
Il existe toute une classe de poteries dont la pâte est poreuse après la cuisson : telles sont les faïences de diverses qualités, ainsi que les poteries communes employées pour la cuisson des aliments.
La fabrication de la faïence date, en France, du milieu du xvi' siècle et fait aujourd'hui Tobjet d'une industrie considérable, dont les centres principaux sont : Gien (Loiret) pour les faïences de luie; Montereau (Seine-et-Marne), Creil (Oise), Choisy-le-Roi (Seine) et. Bordeaux pour les faïences de consommation courante ; enfin Nevers, Lunéville, Tours, Paris et ses environs pour la faïence commune.
On emploie pour la fabrication des faïences une pâte composée d'argile et de quartz. Quand l'argile contient un peu de chaux, la pâte constitue ce que Ton appelle la terre de pipe. Lorsque les argiles ne renferment pas d'oxydes métalliques colorants, tels que les oxyde^ de fer et de manganèse, la pâte est blanche après la cuisson; alors la couverte qu'elle reçoit est transparente et plombifère. Quand, au contraire, les argiles sont colorées, la couverte est rendue opaque par l'oxj^de d'étain.
La pAte de faïence est plus facile à travailler que celle de la porcelaine, elle est plus plastique; le façonnage est à peu de chose près le même, mais, à cause des qualités delà pâte, on se sert souvent du tour horizontal. La cuisson a lieu dans des fours analogues à ceu\ que Ton emploie pour la porcelaine : Tencastage est plus simple. parce que, la pâte ne se ramollissant pas, on n'a pas de d6fomiation> à craindre. Ainsi dans le premier feu que l'on donne aux assiettes et qui les laisse poreuses, on peut sans inconvénient les placer le? unes sur les autres et envelopper seulement la pile par des cazette? cylindriques. Il faut plus de précautions pour le second feu, car le? pièces pourraient se coller par suite de la fusion de la glaçure. Cette glaçure est, en général, pour les faïences à pâte incolore, un verre d'oxyde de plomb ; quand on veut la rendre facilement fusible, '»» force la proportion d'oxyde de plomb, mais alors elle devient Uhtendre et se laisse rayer et entamer par le couteau. Les couverte? très-plombeuses sont en outre facilement attaquables par les agent? chimiques ; elles noircissent au contact des substances qui peuvent laisser dégager de l'hydrogène sulfuré, comme les œufs ou le pois^^i^n* Aussi pour les faïences fines diminue-t-on autant que possible la pn>-