VERRES INCOLORES
verres incolores ordinaires servant pour les vitres, les glaces s, la gobeleterie, sonL des silicates doubles de chaux et de ; ou de soude. Aussi les matières premières employées pour ibricntion sont-elles la silice, qui doit être aussi incolore que le, la potasse ou la soude et la chaux. >otasâe est maintenant beaucoup moins employée que la soude :
Fie. 36i, — CreuMii.
; prise à l'état de potasse perlasse ; pour le verre de Bohème on de la potasse provenant de la cendre des bois de pays ou de la ie. La soude est employée, soit à l'état de carbonate de soude, l'état de sulfate de soude; la chaux l'est h l'état de chaux ou de carbonate calcaire.
matières premières (sable, carbonates de potasse ou de soude, àte de soude, chau.t ou carbonate calcaire) sont mélangées et s dans de grands creusets en argile réfractaire, dont la forme dimensions sont variables (fig. 36A). Quand les fours sont !S à la houille, au lieu de l'ôtre par le bois, les creusets sont ts et présentent la forme d'une cornue h col très-court; leur r varie entre O", 50 et 1 mètre. La confection de ces creusets est inutieuse : elle s'exécute à la main avec ou sans moule extérieur, îuperposition de petits cylindres de pâte argileuse qu'on appelle •im. Après fabrication, on abandonne les creusets pendant nps h la dessiccation spontanée, dans un endreit éloigné de Buse d'agitation : on évite ainsi les fendillements qui pourraient r dans le four la rupture du creuset, fours de fusion sont construits avec des briques réfractaires faites
S86 INDUSTRIES DU LOGEMENT ET DE L'AMEl'BLEMEST .
avec la même terre que les creusets. Ils sont chauCTés au boU m liouille; la température doit y être très-élevée, coDstante et tac régler. La flamme circule (fig. 365) entre les creusets, qui chacun en commuiiicalîon avec une ouverture ménagée dans la
^ Four de ïtrrCTit.
i\u four et qu'on nomme oiirreau. C'est par cette ouverture qu'en trcHUiit les malières premières et qu'on cueUfe leverrepimrieb nor lorsqu'il est fondu.
Beaucoup de verreries ont adopté le four Siemens, dont le bu
»V 11»^ :.»issor arpAvr a;; ivi^tirt des creusets qu'un combiisliMf eai' rvsH';.»;i; »îv. ^\*sape de ":".«r i fsiWe lilesse sur une grille inrl f!;.iT>:w .Vr.'îf <vhk-^ épaisse àf rharK-tn : l'air en traverfaii hi'^ù^'o Avîno nsKsanof À an çs; ft'*r:hustîWe très-riche en ovi vsrNv-«\ (..^rs^::? ;t>s £Ai 07.*. T-r-xIuil tout leur eiïft ut;!.- dai f.-;;;-. ;is A''V,t ï'tîi.vïv ::r<s-fy,v.ïiis : a'.îs« uJilîse-l-«'n cette chaleur |
utTer les briques empilées dans un compartiment spécial, que l'on L traverser à son tour par les gaz et Tair atmosphérique, afin de r rendre la chaleur perdue par les premiers gaz. Jn autre système que le précédent est aussi employé dans les reries : c'est le système Boétius, qui a l'avantage d'une plus grande plicité et d'une installation plus facile. Les gaz sont aussi produits un fort amas de combustible, qui s'éboule peu à peu sur une le inclinée (fig. 366). L'oxyde de carbone provenant de la comîtion est dirigé dans le four ; mais, avant d'y arriver, il est mélangé air atmosphérique surchauffé par son passage à travers la maçonne chaude du four. L'entrée de l'air est réglée par des registres. Juel que soit le système de four, la fusion des matières a lieu, la ce du sable décompose les carbonates de potasse ou de soude et iduit des silicates de potasse ou de soude qui s'unissent au silicate 3haux formé par l'action de la silice sur la chaux ou sur le carbonate 3aîre. L'acide carbonique, qui se dégage du carbonate, sert à brasser matière et à la rendre plus homogène. Quand on s^e^t servi de fate de soude, il se dégage de l'acide sulfureux qui produit le même 5t. A mesure que l'action de la chaleur se prolonge, la matière ient moins bulbeuse, s'éclaircil, s'affine et prend une grande idité. Le fiel de veire^ qui est un mélange de sulfates et de chlorures sdins contenus dans les produits employés, monte à la surface de la sse fondue : on l'enlève avec des outils en fer. Quand l'affinage est Osant, ce qui a lieu au bout d'un temps variant entre douze et gt-quatre heures, on laisse la température s'abaisser de manière h mer au verre la consistance pâteuse qui permet de le travailler; s on commence le travail que nous allons décrire pour les princies espèces de verre.
jes matières premières employées pour le verre h vitres sont ordirement :
Sable 100 partie?.
Sulfate de soude 30 —
Carbonate de chaux 30 —
Coke destiné à aider la réduction du sullato de soude. 5 — Bioxyde de manganèse destiné à corri^^er la teinte
vcrdàtre des verres à base de soudo 5 —
/)rsque le verre provenant de la fusion de ces matières est fondu ffiné, le travail commence. Devant chaque creuset se trouve un
5H8 INDtSTIllES UU I.CMJEilENT ET DE LAMEI:B[£1IENT.
planclier en fonlo ou en pierre situé à 2",5 du sol : chaque est desservi par un sourfleiir et par nn aide appelé gamin.
Le gamin retire une eerlaîne quantité de \erre du creuset ei plongeant un tube creux en fer nommé canne, et tcncini pir partie renflée appelée le nez. Ce tube est entouré à sa partit sufiéro d'un manchon en bois qui permet à l'ouvrier de le manier s.ii brûler. Le gamin, après avoir arrondi la mas>e vitreuse stupenl
la canne, en la faisant tourner dans un bloc creux en boîs moi et l'avoir réchaulTée à l'ouvreau, la passe au souffleur. Celui-ci soufflant dans la canne, gonlle la masse vitreuse qui est suspe à son extrémilé et en forme une poire. Il relève ensuite rapiden» canne en l'air et sourde une boute qui s'affaisse par le poids du ' et ne s'étend que dans le sens horizontal. Puis, abaissant la canr ta balançant comme un battant de cloche, la relevant (f]g. 36! soufflant dedans, il donne successivement à la masse vilreusi formes que représente la figure 3(18 et arrive à en faire un cvli terminé par deux parties arrondies.
Pour percer ce cylindre, l'ouvrier en place l'eitrémité oppo»é< canne dans l'ouvreau, afin de ramollir par la chaleur b p
" FABIUCATIOS DES YERHES A VITRES. 589
ndie; en soufflant ensuite dans la canne, il produit une ouverque l'on régularise avec des ciseaux. Après refroidissement, on le cylindre sur un tlievalct en bois et l'on dt'tache !a seconde
lie en enroulant, suivant la circonférence, un fil de verre rdétcrmine une rupture nette. On le fend ensuite dans sa
FiG. 3Q9. — Eleiid^gc ù In r^glc.
iieur en promenant, le long d'une même arête, une tige de fer
ie au feu ; un des points chauffés étant mouillé avec le doigt, le
s éclate suivant la ligne parcourue par le fer chaud. Souvent
i on fait ce trait au diamant.
s'agit maintenant de transformer ces manchons fendus en une
le plane de verre à vitres.
cetefl'et, on les porte au four d'éleiida^e (flg. 370), où ils su-
INDUSTfilES DU LOGEMENT ET DE LAMEOili:]
hissent une température assez ûlovée pour les ramollir; penda ramollissement, l'ouvrier les amène l'un ajirès l'autre sur mtç [liane qjiî est située ait milieu du four; pub, avec une règle irii (Gg. suit), il affaisse les deux côtés, qui cèdent au poids de la r*| prend alors une barre de Fer terminée par une masse an
dont l'un des côtés est très-poli; il appuie ce côté sur le \ passe rupidcraent sur toute &a surface de manière à la rendre p»r ment ptaue. Ou pousse ensuite la feuille dans uu second oomporli du four, ùH la température est moius élevée, où elle se refroidil t ment et prend uue structure moléculaire qui assure sa solidité, ce qu'on appelle le recM^V. Si le refroidissemeul avait lien km ment, le verre se tremperait et se briserait au moindre clwc. Les verres h vitres cannelés se font de la raème manièn^-tt
Férence qu'au commencement du travail, quand la masse vitreuse B forme d'une poire, on la souffle dans un moule en fonte ou en is qui imprime les cannelures : celles-ci se conservent pendant la Lte des opérations.
Les verres à vitres de couleur sont colorés par des oxydes méliques. Ils sont de diverses sortes : les uns présentent une coloration as toutes leurs parties, ce sont les verres colorés dans la masse; les très sont formés d'une couche de verre coloré appliquée sur le verre olore : on les désigne sous le nom de verres plaqués^ doublés ou à ix couches.
lies premiers miroirs dont l'homme se servit furent en mêlai poli, *tDUt en airain. Cicéron en attribue l'invention à Esculape. Praxib, contemporain de Pompée, remplaça par l'argent la composition ^tallique qui était en usage jusqu'à lui et dans laquelle entrait tain. Plus tard, on employa à cette fabrication le verre à vitres imé sur l'une de ses faces : cette industrie fut pendant longtemps le Dnopole des Vénitiens, qui opéraient par un procédé de soufflage alogue à celui que nous venons de décrire pour la fabrication du rre à vitres. Ce procédé fut importé en France en 1665, et l'on créa Tour-la- Ville, près de Cherbourg, une manufacture de glaces qui a disparu qu'en 1808. En 1688, Abraham Thevart imagina de uler les glaces : son établissement, construit d'abord à Paris, rue de îuilly, fut transporté peu de temps après à Saint-Gobain, prés de la ire, où il existe encore. Aujourd'hui, cette industrie a pris en •ance un grand développement : elle est concentrée dans un petit >mbre d'usines. Saint-Gobain (Aisne), Cirey et Saint-Quirin léurthe), Monthermé (Ardennes), Jeumont et Aniche (Nord), Montçon (Allier), sont nos seules manufactures de glaces.
Le verre employé à cette fabrication est en général un silicate >uble de soude et de chaux, formé par la fusion de 73 parties de lice, 15,5 de chaux et 11,5 de soude. La chaux y est introduite à Stat de calcaire exempt d'oxyde de fer, la soude à l'état de sulfate 5 soude raffiné ; le sable qui fournit la silice doit èlre blanc. Le plus rand soin doit être apporté dans la préparation de ces produits, qui >nt fondus dans des creusets disposés dans des fours de verrier : le lur Siemens est adopté aujourd'hui dans plusieurs fabriques.
La composition, introduite dans un grand creuset (fig. 372) portant u milieu de sa hauteur une rainure, appelée ceinture^ doit suffire à
.^ eni donner à la glace •rws»; un rouleau en I
:ic'.rï «nxiron au-dessui r p.: riftiverse le verre foi ■i r.uleau est immédiati ;ù*.\url la table en étend .M:\.-e le suivent dans so f.rmer sur les câté<! : nnn
Ces opérations, qui se faisaient autrefois à la main, s'exécutent maintenant à Taide de machines qui rappellent celles que nous avons vu employer pour le polissage du marbre.
Le doucissage a pour but de rendre les deux faces de la glace parallèles et bien planes. On la scelle d'abord avec du plâtre sur une grande pierre bien horizontale, puis on frotte sa surface avec un grand plateau mû mécaniquement et garni sur sa face inférieure de plaques de fonte. Ce plateau, appelé férasse^ reçoit un double mouvement de va-et-vient et de rotation ; un fllet d'eau est lancé sur la glace pendant ju'un ouvrier jette constamment, entre elle et le plateau, du grès qui Tait disparaître les aspérités. Quand on a terminé une face, on retourne la glace et on la scelle mr la face dégrossie, puis on use la deuxième face. Après ce dé- 3[rossis8age, on achève Topera ion en frottant au moyen de la nacbine deux glaces l'une sur 'autre; mais on emploie cette bis un sable plus fin, lavé, tanisé, et auquel succède de la
, ,,, . FiG. 372. — Coulée des glaces
}oudre d émeri assez grosse. ^ereusct et pince)
Après le doucissage, on fait le mntj qui consiste à user les bords de la glace sur un plateau horizontal en fonte. Ensuite on procède au savonnage^ qui a pour but le faire disparaître, au moyen d'émeri de numéros différents, es points que le sable laisse sur le verre et de rendre les surfaces parfaitement lisses. Cette opération est exécutée à la main par les femmes ou par des jeunes gens qui frottent les glaces Tune sur 'autre.
11 faut maintenant procéder au polissage proprement dit pour lonner aux glaces l'éclat et la transparence qu'elles doivent avoir; car, iprès les opérations précédentes, elles sont mates, blanches et prélentent l'aspect du verre dépoli. On les monte, à cet effet, sur une rierre horizontale qui peut être animée d'un léger mouvement de dé- >iacement, pendant que des frottoirs en bois garnis d'un feutre épais mbibé d'oxyde rouge de fer, ou colcothar, se meuvent à leur sufrace jt opèrent le polissage. On met également sur la glace, avec un >inceau, ^u colcothar délayé dans l'eau. Enfin, lorsque ces glaces iortent de la machine, elles présentent quelquefois des défectuosités ]ue l'on fait disparaître par un polissage à la main.
Une grande partie des glaces fabriquées est employée à Tétat trans-
S9( ofDisnuEs ne useaiGrr et de L'i]KLBLE]fE<(T
panot pour tain des devantures de masaào, de ntiines, etc.; let autres mmt étaroées pour servir de miroirs.
h'élamarje des tjlaces est une ofiéradoo aséei sàn^ile, qaoMpïà' mandant beaucoup dlialRlelé. On pose ^ur une grande taUe ea pm
oX à biscule un> feuille d'étiio qu'oo unit bien avec (une plancliettt garnie de cuir; on verse i sa sorbee une petite quantité de merciut pour aviver l'étain ; on l'entoure ensuite avec des ba^ellt« de ^nt de mi:iière à constituer une espèce de cuvette dont la feuille d'd^ forme le fond ; on y verse uue couche de mercure, puis, aprfai ««•• parCutement nettoyé la çlace atec de la cendre et à sec, un la piiiM ^ la i^urfitce du mercure et on la diar^ avec des blocs de piem- ijuii [lar leur pression, chaseeni Tezcès de métal liquide et dttemnn""
l'adhérence de la feuille d'étaîn alliée au mercure. Ce procédé présentait d'assez graves inconvénients : la manœuvre des pierres était pénible et amenait souvent la rupture des glaces; M. Rabâche, miroitier à Amiens, a inventé un appareil nommé charge ^ qui est trèsavantageux et que la plupart des fabriques de glaces emploient aujourd'hui. Il substitue aux blocs de fonte et de pierre des bancs garnies de feutre qui sont serrées, comme le représente la figure 373, avec des étriers d'une manœuvre très-rapide.
FABBICATION DES BOUTEILLES.
Les matières premières employées à la fabrication du vene à JboiUeilles sont de nature diverse suivant les localités. On se sert des sables du pays, en donnant la préférence à ceux qui, étant calcaires, argileux et ferrugineux, fournissent un verre facilement fusible et, par suite, de production économique.
Le verre des bouteilles est un mélange de silicates de chaux, de soude, d^alunûne et de fer. Au lieu de potasse et de soude ordinaires, on emploie souvent des cendres lessivées qii^on nomme c/tarrees, des soudes de varech» etc. Voici le dosage ordinaire du verre à bouteilles :
Sable jimne. 100 parli<><.
Soufc de ftrecli!? no à ÂÔ —
Charréet KM) à 170 —
Ceindras ncinres ;U} à 40
Argile jaiiiM^ 80 i lOi) -
Groisil (ou débris d« Terre) 100 à I iT»
Lorsque le verre est au degré de fusion voulu, le gamin eu cueille, avec la canne, à plusieurs reprises, jusqu'à ce qu*il ait ramassé la quantité nécessaire pour faire une bouteille. Il passe alors la canne au maître verrier, qui, après avoir façonné le goulot sur une plaque en fer (fig. S7i), ^une à la masse vitreuse la forme d'une poire en soufflant dans la canne ; puis il Tintroduit dans un moule, souffle de nouveau, et la bouteille prend la forme et les dimensions du moule.
Le fond de la bouteille est façonné à Taide d'un outil qui n'est autre qu*une petite lame rectangulaire de tôle; l'ouvrier renverse sa canne, pose son embouchure sur le sol et appuie un angle de son outil au centre de la bouteille pendant qu'il fait tourner la canne. L*une des arêtes de l'outil fait alors un cône dans le fond de la bouteille. Le verre est encore rouge et malléable, quoique cependant il ait bruni un peu depuis sa sortie du four. Un aide appelé porteur
598 INDUSTRIES DU LOGEME^fT ET DE L'AMEOBr.EME!ff.
présente au verrier une espèce de panier long nommé saftot el «mmanche au bout d'une longue lige : au fond s'élève une forle saillie; l'ouvrier y place la bouteille en forçant légèrement sur la saillie pour compléter la cavili qui doit former le fond et, par un mouïenieiil
convenable, il détache la canne de la bouteille qui reste au fund i sabot. Autrefois, la bouteille était reçue sur une tige appelée jkiU et garnie à son extrémité de verre en fusion ; mais ce pnwédé art l'inconvénient d'y laisser un petit bourrelet de verre à arélw tiw chantes ; la baguette ou cordeline, que l'on remarque sur le goulo se faisait en entourant ce goulot d'un anneau de verre en fugîop*
GOflELETEKlE. 5!l7
•I Aujourd'hui, on préfère introduire le col de la bouteille dans une ouïerture ménagée dans la paroi du four; il s'y réchauffe, s'y ramollit, et lorsqu'il a la consistance nécessaire, l'ouvrier s'asseoit sur un banc, fait tourner horizontalement la bouteille sur un support placé devant lui et, à l'aide d'une pince en fer, il refoule le verre et façonne la cordeline. Un bon souffleur peut fiiire «50 bouteilles par
Fie. 375. — MouU' puui' boiilclllv» lianlrlaises.
jour. Les porteurs reprennent pn^uile les sabots et vont porter les bouteilles dans un four à recuire, où elles restent pendant vingtquatre heures.
Les bouteilles qui doivent avoir rigoureusement «ne capacïlé déterminée sont fiibiiiiuécs dans un moule nu^talliquc qui fait aussi le foi»l. La figure 376 représente un moule pour bouteilles i)ordelaises à fond presque plat, d'une capacitû de 70 centilitres.
OOIlKr.F.TF.mE,
On désigne sous le nom de gobeielerie an ensemble d'objets fails en \erre ou en cristal (verres fi boire, carafes, buires, salières, coupes, bols, etc., etc.). Les procédés de fabrication étant les mêmes, nous n'en ferons qu'une description unique, qu'il s'agisse de verre ou de tjristal.
La cristallerie, qui donne naissance à des objets si délicats et si élégants, est concentrée dans un petit nombre d'établissements : quelques-uns ont acquis une renommée universelle par les qualités de leurs produits. En première ligne figurent les usines de Baccarnt (Meurthe), Saint-Louis [Moselle), Clichy (Seine). Nous citerons aussi les fabriques de cristaux de Pantin (Seine) et de Fourmies (Nord).
Le cristal est une espèce de verre qui n'est employée que pour les objets de luie :- il était connu it une époque fort ancienne. C'est un silicate de potasse et d'oxyde de plomb. Lorsqu'il est bien préparé il
est incolore; plus transparent, plus brillant et plus lourd que le verre
ordinaire, il doit ses caractères au silicalede plomb : il ne faut pas qu'il contienne une trop grande quantité de a dernier corps, car 3 prendrait une teinte jaunfttre et deviendrait facile à rayer. La potasse, la silice et le minium ou oxyde de plomb employés doivent être aussi purs que possible:
aussi finut-îl laver avec soin le sable déjà si pur de Fontainebleau et de Champagne ; Baccarat fabrique lui-mènae son minium. Les creusets dans lesquels on opère la fusion des matières premières (300 [►arties de sable pur, 200 de minium et 100 de carbonate de potasse pu- W^sr, -^^^ — :::,^^ rifié), sont des creuset
'^'\'^"^^i=--?-*'=^^ ^ fermés, afin d'éviter
v\ ^ __ __ 3 "^^^ rinfluence des gai du
■^M^Xy^^^^,^;;!,:^^^^ j j! four qui noirciraient le
cristal en réduisant Toxyde de plomb à l'éUt de plomb. MM. Maês etClémandotdeClicfay
ont substitué avec succès Toïjde de zinc à Toiyde de plomb, en ajoutant à la composn Uon 1 acide borique qui sert de fondant Lt^ objots do jîoMeterie se font par soufflage et par maukfi*
ni
:}:iV — DifTonMilrs p)wi5o» do là fibrïealioD d'un
GOBRLETERIE. 5M
Ki»ons Cfitrer ici dnns tous les détails de Ja fabrication, qui nCni avec la nature des pièces, surtout pour le souFRage; irons quelques exemptes simples pour donner une idée de e iraviiîl.
[ures 376 et 378 représentent les phases successives de la 1 d'un verre à boire.
L Un ouvrier nommé cneiUeur, après avoir plongé la canne i creuset et en avoir ext quantité de cristal oé-
r l'apporte et la roule plaque de tonte apjielée t.
t. On souffle dans la pour donner au cristal la pie doit «voirie corps du
, On apporte une quaucristal suffisante pour ^e du pied.
, On donne à la canne nr deux supports situés |oe côté de l'ouvrier un nent de rotation, peuquel l'ouvrier façonne nces la tige du pied.
On apporte une nouvelle é de cristal pour foire le
Pendant que la caïuie
un aide appuie sur le ivec une planche pour la face inférieure du
L'ouvrier, toujours en
tourna la canne sur |K>rtâ, façonne le pied Fir.. 3;7. ^ Buin^
pinces.
Un ouvrier a cueilli, à l'exti-émité d'une tige de fer appeJéL- I. une certaine quantité de cristal et, pendant que celui-ci Mure chaud et mou, il vient le coller contre le pied du
m) I.MMSTlilKS DU LOCEMENT ET DE l/AMEUriLEMENT.
N*" 9. (hi sépare le verre de la canne qui n'est plus nécessaire, le I»ontil servant maintenant de support.
N" 10. On taille les bords du verre avec des ciseaux.
V 11. On lui donne son évasement avec des morceaux de boisqai l'on appuie sur la matière encore molle.
Le n" 1*2 représente le verre terminé.
L(»s Heures 377 et 379 représentent une buire sortant delaeru- i tallerie de Clirliy et les dilïérentes phases de sa fabrication.
Lorscpie les pièces sont fabriquées, des enfants les saisissent à l'aide ', d'une espèce de fourche et les portent à V arche à recuire^ qui est i une lonirue galerie chaulTée dans laquelle les pièces placées sur des* chariots roulants avancent lentement : le refroidissement dure ordi- j nairenient siv heures. A Baccarat, on a remarqué qu'il n'était pas nocossaire de produire un refroidissement aussi lent, qu'il suffisait pour doinier au \erre et au cristal une structure convenable, de les rcfriûdir dr manière que toutes les molécules fussent toujours à un ntoiuont diHuié dans le même état dÏMpiiHbre. On enferme à cet effet les pièces dans des caisses chaulTées sur lesquelles on renverse un couxercle dont le Joint est fait au sable. Au bout d'une heure la plètt rst recuite,
l.o îiMN.ii' «pie uniis \enons de décrire est habituellement répaill i-.itîv p li-iours «'UXTiiTS i:n»upés par escouade; leur nombre et leur \o.c i\ |•c:ui^l:• lii' la nature des objets fabriqués; ils sont sous lêi i /ilî-t'- ii ;.n :îî i:v'' \»'rriir «lU chetM'escouade, qui les paye suivaul
; pà î '\^\"\'.^ pri-micîit âla labrication.
I.t-» oi»it'i> m"fi/rs M'imit par d'-ux procédés différents. Dans le i«reiuicr, iouxricr, après a\oir cueilli à Textrémité de la canne la ijiianîiîi- lie wvvr «lU df cristal nécessaire, l'introduit dans un roouli'j . iiMri qu'un aide referme sur la masse de verre chaud ; puis il souflb tl.iii- la raniir ponr furci'r la matière à épouser les détails du moute»'l| Aliii d'éxitrr la fatlune rpie produit ce soufflage, un ouvrier verrierdi M.uvarat. appelé Robinet, a inxenté en 182(5 la pompe qui porte snn nom. Klle se compose d'un cylindre de laiton fermé par un bcHit: tlans l'intérieur jieut ^lisfer un piston tnmé maintenu par un ressort à boudin Ivj. 380 ; n-tti' pompe se fixe sur l'extrémité supérieure de ia caiinr, et quand on ap|iuie sur elle, le ressort cède, le piston miiiite. rt l'air comprimé entre lui et le fond de la pompe pénètre dans II canne et souffle le xerre.
Hans le second jirocédé par moulajre, on coule le verre fondu dans nn moule t|ui représente intérieurement la forme extérieure du \ase: (III deM'end à laide d'une presse à xis la contre-partie du moule.
Fk. 379. — Hiasn princifialefl de la fabrîcaiUoti 4*uiie btiire.
GO^LETËiUE. im^
e un mandrin ayant la forme intérieure de la pièce à fabriverre comprimé entre les deux parties prend les contours Texcédant de matière avec des ciseaux. Les Mlles se reconnaissent à ce que leurs arêtes is vives que celles que Dt par la taille.
ets de cristal et de verre înt soumis à Topération ;, qui a deux buts prinenlever leurs imperfecéterminer à leur sureettesqui réfléchissent, la lumière et leur de Téclat La taille se 81) sur des meules ver- 1 sont animées dun
nt rapide de rotation et auxquelles les ouvriers présentent i à tailler; elle comporte plusieurs oj^érations. La première ckaçty qui s'exécute avec une meule m en fer, sur laqudie un entonnoir iber une bouillie de grès blanc; rooleur, assis 'devant la roue sur un &a bois, appuie contre elle la pièce à orsque Tébauchage a produit les lapièce est livrée au iaUlettr^ qui réle travail avec une meule en grès ar un filet d'eau ; en quittant ses lie est mate et terne sur les parties on l'adoucit encore avec une roue de & ponce, et on lui rend le poli et la mce à l'aide d'une roue en bois ou couverte dépotée d'étain^ c'est-à-dire âge de 33 parties d'étain et de s de plomb.
►uchons de carafes, qui doivent avoir nt le même diamètre que le goulot, sont travaillés verre sur loiqu on ait l'habitude de dire que ces vases sont douchés à m ne se sert pas d'émeri ; le bouchon est monté sur l'axe du )endant qu'il tourne on lui présente le goulot de la carafe
FiG. 380. — Pompe Robinet.
CDIMBIES UU LOiîEMENT ET UE l.AHEUm.EMtVT. Il bbaDt couler à sa surface de l'eau et du sable llu : le« detu g CK s'u<ent mutuellement et le boiichoo s'enfonce peu à peu d
Qatad les pièces sortent des ateliers de taille, elles sont lil et portées, ^it aux maeasin?, ^>il nin nlplîcr? de
nù elles subissent l'opération de la gravure, dont le but est depff duire & leur surface des dessins mats qui les transfonnenl sumioiti \érilables objets d'art.
Usra\urc s'exécute par deux proc*dé«s différents, mlàfaiml* mît rf f>ia'<te flaorhijdriquf.
La gravure « la molette se Tait it l'aide de petites roue» en oiiflt im en acier sur lesquelles lombc de rémori; l'ouvrier appuie i