BRONZES D'ART ET D'AMECBLEMENT
On peut obtenir de [For vert on de Tor rouge directement par le procédé que nous venons de décrire. Pour Tor vert, on ajoute au bain une quantité convenable de cyanure double d'argent et de potassium : la lame destinée à entretenir la richesse du liquide doit être un alliage d'or et d'argent; pour l'or rouge, on ajoute une dissolution de cyanure double de cuivre et de potassium.
Les objets dorés par la pile subissent ensuite les opérations du gratte-brossagey qui se fait au milieu d'un liquide mucilagineux, comme la décoction de bois de réglisse, et à l'aide d'une brosse en fils de laiton mue par la main de l'ouvrier ou montée sur l'arbre d'un tour faisant 600 révolutions par minute. Cette dernière disposition n'est adoptée que pour les pièces unies. Après le gratte-brossage viennent la mise en couleur et le brunissage, dont nous avons donné les détails à propos de la dorure au mercure.
Le matage peut se faire par le môme procédé sur les pièces dorées à la pile, mais il est possible de le produire directement en déposant préalablement à la surface des objets un métal qui soit luimême mat, comme l'argent et le cuivre. Ce dépôt s'obtient aussi par la pile.
Le procédé électrochimique se prête encore à ce que nous avons appelé les épargnes; quand on veut empêcher le métal de se déposer en certains points, il suffit de les recouvrir d'un vernis que l'on enlève ensuite par l'action de l'essence de térébenthine.
Ajoutons, pour n'avoir plus à y revenir, que le procédé électrochimique est susceptible d'un grand nombre d'autres applications. C'est grâce à lui que l'on peut obtenir à bas prix des cuillers et des fourchettes dont le corps est en cuivre ou en maillechort et dont la surface est recouverte d'une couche d'argent; des plats, des bols et un grand nombre d'objets destinés au service de nos tables. Les procédés suivis senties mêmes : au lieu du cyanure double d'or et de potassium, on se sert du cyanure double d'argent et de potassium. Les couverts sont faits à l'aide de machines qui rappellent celles que nous avons décrites à propos de la fabrication des lames de couteaux de table. Ces machines ont été employées pour la fabrication des couverts d'argent, mais elles ont été à peu près abandonnées pourl'emploi presque exclusif de machines à balancier, qui donnent aux couverts la forme qu'ils doivent avoir par un estampage entre des matrices d'acier. A cet estampage succède un travail à la main qui finit le couvert.
Depuis quelques années, M. Oudry a fait une très-heureuse application du même procédé au bronzage des objets eu fonte, comme les
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candélabres destinés à l'éclairage au gaz. Jusqu'à lui on n'était pnni parvenu à ce résultat; le cuivre déposé par la dëcompositiuit ékctriquc dune dissolution de sulfate de cuivre n'avait pas d'adhérence et formait à la surface des pièces une bouillie qui ne résistait pas au ùiAteraenl. M. Oudry, après de patientes recherches, est arrivé à produis le bronzage des objets en fonte en les recouvrant d'abord d'une coni-
positioti h base de benzine ; il les enduit ensuite de plombagine pour rendre leur surface conductrice de l'électricité et les plonge dans un huin formé par une dissolution de sulfate de cuivre ; au milieu decf bain et en face de l'objet à bronzer sont ])lacés des vases en Itmjoreuse remplis d'eau acidulée par l'acide sulfurique ; dans l'addeplOB^ une lame de zinc. La lame de zinc est réunie par un fil à la lig« soutient les pièces à bronzer. Ici la pile est formée par le sulhte'i' cuivre lui-même et parlesv&scs poreux, et c'est dans l'intéiieurdeii pile elle-même que se fait la décomposition ; cette disposition Mt ds