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FABRICATION DES PORTK-PLUME

La fabrication des porte-plume offre de grandes analogies avec relie des plumes métalliques. Nous distinguerons : l"* les porte-plume lont le manche est plein et formé d'une baguette de bois ou de toute autre matière, os, ivoire, caoutchouc, etc.; 2'' les porte-plume dont le manche est constitué par un tube métallique et qui sont surtout des porte-plume de poche.

Porte-plume à manche plein, — Le manche de ces porte-plume est habituellement une baguette de bois, d*os ou d'ivoire. Les bois employés à cette fabrication sont le tilleul, l'aulne, le bouleau, le merisier, le palissandre, le cèdre et le bois de Guyane appelé mossa. Les planches sont d'abord découpées par la scie circulaire en baguettes prismatiques; celles-ci sont rendues cylindriques sur le tour. Pour accélérer le travail, au lieu de les tourner à la main, on les tourtie mécaniquement. On se sert, à cet effet, d'un appareil qui se compose d'un arbre creux, horizontal et animé d'un mouvement rapide de rotation. L'ouvrier se place en face et pousse dans son intérieur la baguette prismatique : elle rencontre d'abord dans l'arbre un outil qui, tournant autour d'elle, la dégrossit en abattant les arêtes; puis elle rencontre une autre pièce qui la finit et la rend cylindrique. Les baguettes sont alors découpées à la longueur voulue et arrondies àl'une clés extrémités. La partie métallique, qui doit porter la plume, est dé- <^oupee et façonnée par des procédés semblables à ceux que nous avons décrits pour les plumes; on lui donne ensuite la forme cylindrique. Quant à la pince qui doit presser la plume, elle se fait par deux procédés : on peut, à l'aide de la machine à balancier, rabattre l'extrémité du tube en dedans de manière à former une espèce de pince : c'est l'opération du cracquage; ou bien, on introduit dans k* tube lin autre petit tiibe plus court et plus étroit, que l'on fixe avec une pointe rivée. C'est dans l'intervalle laissé entre les deux tubes que se place la plume. Cette disposition est meilleure, en ce sens que l'usage d'un même porte-plume n'est pas limité à un nombre aussi restreint de modèles de plumes.

Parte-plume de poche. — Le porte-plume de poche est ordinairement fait par emboutissage mécanique : des pistons de diamètres différents forcent un disque métallique à entrer successivement dans des cavités dont la dernière a la forme du tube qui constitue le manche du porte-plume.

La fabrication des crayons est une industrie peu importante en France; aussi n'en donnerons-nous qu'une description sommaire. On donne ce nom à de petites baguettes faites avec une variété de charbon appelée graphite^ plombagine ou inine de plomb^ et renfermées dans des cylindres en bois. Ces baguettes servent à écrire ou à dessiner.

Les meilleurs crayons de plombagine anglais se préparent en débitant à la scie des baguettes de graphite pur préalablement chauffé en vase clos à une forte chaleur rouge. Ces baguettes sont habituellement enchâssées dans des baguettes en bois de cèdre. On taille aussi de petits cylindres en graphite très-courts, destinés à être flxés dans des porte-crayon métalliques.

En 1795, (lonté inventa un procédé très-simple qui permet de fabriquer des crayons avec un mélange d'argile et de plombagine. Ces deux substances, réduites en poudre fine, après avoir été portées à une température qui leur donne les propriétés requises, servent à faire avec Teau une pâte que l'on coule dans des rainures parallèles pratiquées dans des planches. Lorsque la pâte est sèche, on introduit les baguettes ainsi formées dans des creusets, où on les chaufFe aune température d'autant plus élevée que l'on veut avoir des crayons plus durs. On les enferme dans des cylindres en bois que l'on a couih':suivant leur longueur en deux parties inégales; dans le milieu delà plus grosse est pratiquée une rainure où on loge la mine de plomb; les deux morceaux sont ensuite recollés ensemble.

Les crayons noirs pour le dessin se font en mélangeant du noir de fumée très-fin avec deux tiers environ d'argile, et en comprimant la pâte dans des moules qui ont la forme pyramidale que Ton duiiiie ordinairement à ces cravons.

On fabrique les crayons pour pastel en comprimant dans des mouh? cylindriques une [pâte composée de terre de pipe bien fine et de n)atières colorantes.

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