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LITHOGRAPHIE

virons de Châteauroux, du Vigan et de Bruniquel. Les pierres de Munich réunissent toutes les qualités d'une bonne pierre lithographique : elles ont une pâte homogène, dure, serrée, et s'imbibent facilement d'eau; elles peuvent servir pour les dessins au crayon et pour les écritures d'un travail fini. Les pierres de Châteauroux sont d'une qualité inférieure et ne sont utilisées que pour l'écriture à la plume.

Lorsqu'une pierre est neuve, il faut d'abord la dresser. Ce dressage se fait, comme pour le marbre, en frottant l'une sur l'antre deux pierres entre lesquelles on a mis une couche de grès pulvérisé et additionné d'eau. Après le dressage, on lave la pierre et, si on la destine 5i un dessina la plume, on la frotte avec un morceau de pierre ppnce préalablement dressé à la lime et que l'on mouille de temps en temps. 3i la pierre doit recevoir un dessin au crayon, elle subit l'opération, du grainage^ qui a pour but de rendre sa surface légèrement grenue. Pour cela on saupoudre sur la pierre du sable passé au tamis trèsfin, on mouille avec une éponge et l'on frotte avec une autre pierre, absolument comme pour le dressage, en n'appuyant pas sur la pierre supérieure. L'opération est répétée plusieurs fois et on la dirige d'après le grain que Ton veut obtenir. Les pierres sont ensuite lavées, séchées, passées au blaireau qui enlève les grains de sable restés à leur surface, 3nfin enveloppées dans du papier de soie et mises en réserve îusqu'au moment de leur emploi.

L'artiste chargé de tracer à la surface de la pierre les caractères à reproduire se sert à cet effet d'encre ou de crayons lithographiques : J'encre, quand il veut tracer des caractères d'écriture ou des dessins imitant le dessin ordinaire à la plume; de crayons, quand il veut imiter le dessin au crayon. L'encre lithographique est un mélange jontla composition varie; voici l'une des recettes suivies : 40 parties ie cire viei'ge pure, 10 parties de mastic en larmes, 28 parties de ^omme laque, 22 parties de savon blanc et 9 parties de noir de fumée éger. Pour se servir de cette composition, qui est solide, on la frotte ï sec dans une soucoupe, et on la délaye avec le doigt dans une quantité d'eau qui varie avec la quantité d'encre que l'on veut obtenir. L'encre doit être assez épaisse. Ce liquide est employé à l'aide de rinceaux, de tire-lignes, de plumes métalliques ordinaires et de plumes faites avec une lame d'acier très-mince que chaque artiste Uiille avec une paire de ciseaux. Les crayons sont faits avec 32 parties ie cire jaune, 4 parties de suif épuré, 24 parties de savon blanc, I partie de nitre et 7 parties de noir calciné et tamisé. Pour qu'après l'impression les caractères apparaissent sur le papier dans leur sons

nature!, il est nécessaire que sur la pierre ils soient tracés à rebours. C'est une habitude que le lithographe prend peu à peu, et, pour rf rendre compte de l'effet'que produira son œuvre sur le papiés, ili près de lui un miroir dans lequel il regarde de temps en leiDpsl«» caractères tracés sur la pierre. Le miroir les lui présenle dans leur sens naturel.

Lorsque le dessin est fait, on prépare la pierre pour l'impri-ssiuii en étendant h sa surface un liquide furiné d'acide nitrique et d'unp

Pic. aO. — Presse lithographique i bra*.

dissolution dégomme arabique. Par l'aclion de ce liquide, les paitir- Dues de la pierre deviennent inaptes à recevoir l'encre d'imprime/îp et les caractères tracés n\cc le corps gras prennenl plus de fiiité- Oi' lave ensuite la pierre ii Tenu, puis k l'essence de tt-rébentliiue. CeUrci dissout les corps gras de l'encre lithographique et les canctérr? disparaissent. Ils existent cependant encore en ce sens que les partie* qni étaient recouvertes par l'encre ou le crayon gras n'ont pas fif attaquées par l'acide, de telle sorte que si, après avoir mouillé Irig^ ment la pierre avec une éponge fine, on passe un rouleau encri k s surface, ces parties seules prennent l'encre et les caractères nf^

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