ARMES BLANCHES
, L'État fait fabriquer des armes blanches (sabres et baïonnettes) à \ Châtellerault et à Saint-Élienne. Cette fabrication, quoique assez * simple dans ses procédés, demande une grande expérience de la part . de l'ouvrier forgeron. L'acier lui est livré par barres de longueur eonvenable, qu'il chauffe et qu'il forge avec des étampes reproduisant les détails de forme, les cannelures que doivent avoir certaines armes, comme le sabre de cavalerie. Après le forgeage, les lames sont trempées, recuites, puiscmoulées à l'aide de meules de grès dont la surface présente des saillies et des sillons inverses des cannelures de l'arme, de sorte qu'en appuyant la lame sur la meule elle est émoulée dans les sillons comme dans les cannelures.
Le polissage se fait ensuite à l'aide de meules de bois, sur la surface desquelles on met de l'émeri empâté dans l'huile ; quand on veut avoir un poli plus parfait, pour les sabres d ofOcicrs par exemple, on ïecouvre les meules de bandes de buffle.
Avant d'être montées, les lames sont soumises à une série d'essais ^i ont pour but de s'assurer de leur élasticité et consistent à les jlier de diverses manières et à vérifier si elles redeviennent parfaitement droites. Comme dernière épreuve, on frappe, par le dos et par le tranchant, sur un morceau de bois qu'elles doivent entailler sans se lompre ni s'ébrécher.
Les lames sont ensuite montées dans des poignées de bois où l'on enfonce la soie du sabre ; ces poignées sont recouvertes de ficelle serrée sur laquelleon applique, avec du fil de laiton, une bande de cuir; lagardeest en laiton.
On fabrique les fourreaux de sabre ou de baïonnette en emboutissant à froid de la tôle d'acier autour d'un mandrin et en soudant à chaud la jointure ; le fourreau est ensuite terminé à la lime et au marteau.