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CAOUTCHOUC ET GUTTA-PERCHA

mant. L'appareil peut s'ouvrir à sa partie supérieure, et Ton introduit le caoutchouc laminé, ainsi que les déchets d'autres opérations, entre l'enveloppe et le cylindre; on donne à celui-ci un mouvement rapide de rotation, et le caoutchouc pris entre les saillies de la partie ii\eelde la partie mobile se pétrit et roule sur lui-même.

On estime que, retenu par les pointes de Tenveloppe, il ne fait guère qu'une révolution autour de l'axe pendant que le cylindre en exécute trente ou quarante. Par suite de la résistance de la matière, cette opération exige une

grande force mécanique; on a \

diminue cette résistance en

chauffant l'enveloppe par

l'introduction de la vapeur

lans un double fond E. On

. . ^ «y.i^» 1 F'^- l*>ti. - Rouleau (lo caoutchoun à la sorlii»

mit en AA (ug. Ibo) la du loup,

orme qu'a le rouleau de

caoutchouc au sortir du loup. Les rouleaux obtenus sont passés cure deux cylindres chauffés et écartés de 2 ào contimèlres; puis on "éunit un certain nombre des galettes ainsi produites el, sans les aisser refroidir, on les soumet pendant plusieurs jours à l'action l'une presse hydraulique qui les soude ensemble et en forme des 3lucs prismatiques, que Ton abandonne dans un endroit frais où ils loivent séjourner plusieurs mois pour i)rendre une homogénéité parfaite. On donne souvent à ces blocs la forme cylindrique, en plaçant es rouleaux dans un moule creux et en les y comprimant au moyen ïun piston poussé par une presse hydraulique.

Le caoutchouc Para, extrait avec les soins que nous avons expliqués )lus haut, n'a pas besoin d'être soumis à la régénération; il nous irrive en lames ou en poires. Dans le premier cas, on soude les lames între elles par la pression aliu d'obtenir des blocs; flans le second, >n refend les poires pour en former des lames que Ton soude ensuite.

Les objets de caoutchouc se fabriquent par deux procédés princiaux, avec le caoutchouc solide ou bien avec des dissolutions de ce }rps.

Nous dirons d'abord comment on ftiit les fils servant à la confecon des tissus imperméables. On emploie à cet effet sôit des plaques i caoutchouc Para, soit des blocs de caoutchouc régénéré, que l'on îcoupe en rubans à l'aide d'une lame circulaire G (fig. 167), montée ir un arbre horizontal tournant avec une vitesse de quinze cents à îux mille tours par minute. La table de l'appareil est traversée par

aW INfirSTHIES PltÉPAftATOIRES.

lin a\e vorticnl a qui tourna sur lui-même et sur lequel on fîxi> horizontalement, ù l'aide de pointes qu'il porte à sa base, la plaque Ode caoutcliouc à dOeoupcr. Cclui-ei c^t amené nu contact de la Uma coupante, et, à nici^ui'c qu'elle découpe une bande de caoutchouc, 3 tourne pondant que l'axe \ertiral, déplacé latéralement par un ckriel inférieur, maintient le cauutdiouc en contact avec la lame et lui présente toujours la nii^ine épaisseur à dijconpcr.

Les rubans oti lanières obtenues par ce découpage sont ensuile divisi^s en fils d'épalc longueur, au moyen de lames circulaii-es montées huit par huit iwv des arbres iiaralléics tournant avec une grande rapiditi', et placOs de telle sorte que la première liune de l'arbre du

lias vient passer entre la |ireniière et la seconde de l'arbre du liaut,la seconde du liant oulio la première et la seconde du bas, et ainsi de suite.

Ces liunes pn'^sentent sur leur circonférence deux anjiles vifs, de manière (]ue lorsqu'on engage le ruban entre les laracs du baiil d celles du bas, il se trouve pris entre les angles vifs, qui font l'olToL de cisailles et le d( coupent en fils, que le mouvement de rotation entraîne et qu'un enfant reçoit cl tire Ii^gèrement de l'autre t^i' de la niacliine. Le iil à !:;eclîon carj-ée ainsi obtenu est enroult i\w des dt'vidiiirs que l'ouvrier fuit tourner d'une main, pendant que de l'antre il le soumet à un étirage qui d'un mètre de Iil ]ieiit en faire six ou dix. Oii-int le fll vient à cafser, on prefid ses deux (■\tr(''niilés et, après les avoir essuyées, on les coupe eu Wscau : les deux coupures fraîclic:; sont appliquées Tune sur l'autre et soudées par la ]iression des doigts. On laisse les fils sur les dévidiiir*

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lendant trentc-sîx à quarante-huit heures; par cette tension proongëe ils perdent toute leur élasticité, et, quand on les déroule pour es renvîder sur des hobines, ils conservent la longueur qu'on leur a lonnée par l*extension et peuvent être employés au tissage. Il est ^pendant préférable de les recouvrir d'un fil très-fin de soie ou de i^otoiiy à l'aide de métiers rf lacets^ métiers construits de telle sorte qu'une bobine vienne enrouler, autour du fil de caoutchouc qui passe k son centre, le coton ou la soie dont elle est chargée.

Les fils ainsi fabriqués servent à constituer la chaîne des tissus auxquels ils sont destinés ; la trame est eu soie ou en coton et la contexture de rétoflc est telle que les fils de cnoutchouc sont cachés entre les faces, qui forment l'endroit et l'envers. Après tissage, on repasse le tissu avec un fer chaud de manière à faire revenir le caoutchouc : tous les lils de la trame se resserrent et rétolfe jouit alors de l'élastifité cjui lui est propre. M. fi«'*rard, auqud nous empruntons une partie des détails qui précèdent (1), est parvenu à faire des fils à section ronde, par un procédé spécial que nous décrirons plus loin.

Il fabrique aussi des fouilles et des tubes sans fin par une méthode reposant sur ce principe, que le caoulchouc maintenu pendant quoique temps à la teniférature de 110 à 120 degrés conserve la forme qui lui a élé donnée pendant l'application de la chaleur; ainsi, dit M. Gérard, un fil de 10 centimètres peut élre facilement étiré à 50 centimètres; si on le soumet alors, dans Teau ou dans la vapeur d'eau, à une température de 115 degrés, il s'y recuit et la longueur de 56 centimètres, qui était pour lui factice ou. i)assapère, de\ient sa longueur réelle; il peut alors être étiré de nouveau. M. Gérard ])rend du caoutchouc épuré et le fait passer, quand il s'agit de fabriquer des lames, dans des cylindres lamineurs chauffés à 115 degrés environ et m«irchant avec assez de lenteur pour permettre à la feuille mince de caoutchouc, qui passe entre eux, de se recuire et de conserver lîi forme qui lui est donnée par le laminage dos cylindres.

Pour la fabrication des tubes, une presse puissante fait sortira travers une filière à tube, chauffée à 115 degrés, le caoutchouc qui, se recuisant à son passage, conserve la forme de l'orificîe par lequel il sort.

Un autre procédé est aussi employé pour la préparation des tubes de caoutchouc: on se sert d'une pAte ccmiposée de 59 parties de c-:outchoue, 35 d'oxyde de zinc et 1 de chaux pulvérulente; on en fait dvs feuilles que Ton recuit eu les plaçant pendant uîie heure sur

\\) hirtionnaire de chimie imlustrietle (W B;irrcswill o\ rirranl

268 [NDUSTIUFS PRÉPARATOIRES.

une table creuse chauffée à la vapeur; puis on présente à des ciseaui la double épaisseur d'une feuille de caoutchouc, pliée sur une largeur convenable pour faire un tube du diamètre voulu. L'incision (fig. 168) se fîiit sous un angle de A5 degrés; on applique ensuite les de^\sll^ faces de section l'une sur l'autre en enroulant la feuille sur un raandrîu qui donnera la forme cylindrique. Une pression exercée par : quelques coups d'une règle ]ilate suffira pour effectuer la soudure. La ; volcanisation, dont nous parlerons bientôt, s'effectuera en plongeant! les tubes et les mandrins dans un cylindre chauffé à 135 degrés.

Certains objets ?c fabriquent aussi au moyen d'une dissolution de

caoutchouc: telssontlesvétementsimperméables,

les feuilles dites relevées^ les fils à section ronde \

ot les chaussures. Ces dissolutions se préparent I

en dissolvant le caoutchouc dans l'essence de \

lérébonthineou dans l'huile lég*Vre obtenue parla

(lislillation de la houille, puis en broyant, ao !

moyen de cylindres, la pâte gluante ainsi pro-i

Fir. n;8. — Fiihriraiion <l"itc. Lcs dissolutious faitcs avec le sulfure

«k'stubesri.^caouciiouo. ,1c carbouc out Tavautagc de ne jamais donner

nu caoutchouc gras et poisseux, ce qui arriffi lorsqu'on emploie des huiles de houille ou des essences mal rectifiées. Quand on veut f.iire des vrtements imperméables, on peut, à l'aide de ces dissolutions, recouvrir d'un enduit de caoutchouc les étolTes' qui doiverit servir à leur confection. On les enroule à cet effet sur un cylindre horizontal posé de^ant une espèce de couteau long qui est aussi horizontal et servira à étendre l'enduit. La dissolution est versée sur l'éloffo en avant du couteau, et lorsqu'on force celle-ci à sedéror.ler et à passer sous le couteau en s'appuyant sur une barre qui lui est parallèle, cet outil, plus ou moins écarté du tissu, suivant l'épaisseur cpie l'on veut donner à la couche imperméable, étend irune manière uniforme l'enduit de caoutchouc. L'évaporation du di-solvant laisse le caoutchouc à la surface de l'étoffe : lorsqu'elle est complète, ce qui exige dix miimtes jmur la dissolution au sulfure de carbone et deux à trois heures jmur les essences légères, on étend ib surface une couche de vernis formé de gomme laque dissoute dans l'alcool. Ordinairement ces enduits ont une couleur noire, qu^ l'on obtient en mélangeant du noir de fumée à la pftte avant de b

brover.

On fait les feuilles de caoutchouc dites relevées^ en appliquant àb surface d'une toile, par le procédé que nous venons de décrire, dix,

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