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CIGARES

liant à peu près la forme du cigare ; la sous-cape, feuille de tabac is grande qui enveloppe la tripe ; enfin la robe^ qui s'enroule autour

cigare et en ferme hermétiquement la surface, afin que l'air aspiré rie fumeur soit obligé de passer par rextrcmité allumée et entrenne la combustion. La régularité de cette combustion dépend d-ailrs de la fabrication du cigare et de la composition chimique des lilles : plus elles contiennent de sels de potasse, plus elle est active régulière.

Lorsque les feuilles destinées à la fabrication des cigares de luxe us arrivent de la Havane, elles sont encore humides malgré le long fage qu'elles ont fait. Cela tient à ce que les planteurs, avant d'em- Uer le tabac, l'aspergent avec un liquide appelé betim^ obtenu en sant macérer dans l'eau des détritus de feuilles, des côtes, etc. Celte )ersîon a pour but de déterminer une fermentation utile à la qua- \ des cigares.

Les manoques, assemblées par paquets, x\omm^^ ponpces^ sont déuées avec soin, secouées, trempées dans l'eau et égouttées. Lorsque les feuilles sont devenues flexibles, elles sont soumises à poulardagey opération exécutée par des ouvrières expérimentées i les déplient avec précaution, les écôtent, les examinent attentiment, les classent suivant leurs qualités, et décident à quelle pèce de fabrication de cigares elles seront employées, si elles vront servir h former l'intérieur ou l'extérieur. Les feuilles de eix sont roulées ensemble les unes par-dessus les autres , à lide d'une machine spéciale, et réservées pour faire la robe des çares.

Pour acquérir les qualités des cigares faits à la Havane, les feuilles )ivent être mises autant que possible dans des conditions analogues celles que présentent les climats chauds. On les enferme pour cela ins une salle où elles sont disposées sur des claies ; chaque tas est luni d'un thermomètre destiné à indiquer la température, que l'on «intient entre 25 et 30 degrés; un jet de vapeur entretient la uantité d'humidité nécessaire. Sous l'influence de la chaleur et de humidité, le tabac subit une fermentation lente qui développe son arfum : ajoutons que la salle où se fait cette opération doit être rivée de lumière.

Les feuilles sont ensuite séchées et livrées aux femmes chargées de lire les cigares : chacune d'elles en a à sa disposition une certaine uantité ; elle choisit celles qui doivent servir à former la tripe, les ispose sur une planche de caoutchouc volcanisé, de manière qu'elles e présentent ni pli, ni partie dure; puis, avec la paume de la main.

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elle les roule dans une feuille de qualité moyenne appelée la sous<apt. Le cigare est presque achevé, mais sa surface n'a pas encore la r^ larité désirable ; pour la lui donner, l^ouvrière l'enveloppe dans uw feuille de choix nommée robcy qui a été découpée avec un couteaa dont la lame tranchante est constituée par une roulette d'acier : cette feuille est enroulée en spirale autour du cigare, et l'extrémité correspondant à la pointe est fixée avec un peu de colle colorée par du jui de tabac.

Les cigares sont ensuite coupés à la longueur voulue. Ajoutons que la régularité du travail, au point de vue de la forme et de la grosseur, est facilitée par Tusage d'un outil appelé calibre ou gaban. C'est une plaque de zinc percée d'un trou dont la forme et la dimension sont celles que doit avoir le cigare.

Une bonne ouvrière, par journée de dix heures de travail, peut faire cent cinquante cigares.

Après la fabrication, on examine attentivement les cigares pour voir s'ils ont les dimensions prescrites, s'ils sont faits avec régularité: on les pèse ensuite par masses de deux cent cinquante, pour reconnaître s'ils renferment la quantité de tabac réglementaire, puis on les enferme dans un séchoir où ils restent environ six mois. A la sortie, ils sont triés, classés suivant leur nuance en claros et en cohmidoK mis en boîtes et expédiés dans les entrepôts.

Le tabac qui entre dans la composition des cigares de 5 et 10 centimes est, en majeure partie, du tabac indigène auquel on ajoute, |K)ur les cigares de 5 centimes, des feuilles du Mexique, et pour ceux de 10 centimes des feuilles de Kentucky, d'Algérie et de Hongrie.

Comme nos tabacs indigènes renferment une trop grande (juantité de nicotine qui incommoderait le fumeur, on est obligé de faire subir aux feuilles des lavages qui éliminent l'excédant d'alcali; les jus de ces lavages ne doivent pas être rejetés, car on parvient avec eux à communiquer à certaines espèces les qualités dont elles sont dépourvues : c'est ainsi que des feuilles trop pauvres en potasse, et par suite difficilement combustibles, seront améliorées par leur contact avec de? jus provenant d'espèces plus riches en sels de potasse. Il arrive souvent aussi qu'on fait macérer ensemble les diverses sortes de tal)ac> destinés à la confection d'un môme genre de cigares. Cette macération a pour effet de diminuer la force du tabac et de fondre dans la masjf les goûts et les qualités de chaque espèce. Le jus est ensuite sépare par décantation et par pression.

La fabrication des cigares de 5 et 10 centimes n'exige pas autant

de soins que celle des cigares de luxe : le travail est en général partage

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Ire trois classes d'ouvrières : les ponrpières^ les routeuses et celles li préparent les robes. Les pourpières fabriquent l'intérieur des près en disposant la quantité de tabac correspondant à chacun eux dans des rainures pratiquées dans une planche placée devant es; les rouleuses posent la robe, collent rextrémité et confection - «t la pointe avec un couteau en V qui donne la forme conique. Les jares sont ensuite coupés à la longueur prescrite, examinés par des iployés spéciaux et, après admission, mis en paquets et expédiés Bs les entrepôts.

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