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EAU\-DË<V1E ET ALCOOLS

m voit sur la droite de la figure 217 et qui communiquent entre s par des tubes. La plus élevée communique clle-mCme avec un lareil appelé dêpfdegmateur ou analyseur. C'est un récipient dans uet se trouvent sept tronçons d'hélice correspondant avec un tube QTDun qui se rend dans la chaudière supérieure; tous ces tronçons

Fui. 317. — Appareil Laugier.

nmuniquent entre eux et avec un serpentin situé à côté du déplegiteur et nommé serpentin condenseur. Voici maintenant la manière ut fonctionne l'appareil. Au début, la première chaudière est irgée de liquide froid ; sous l'influence de la chaleur du foyer, la Hir se forme, s'élève par le tube supérieur, et vient barboter dans tin de la seconde chaudière qu'elle échauffe; ce vin écliaufTé donne ■même des vapeurs d'eau et d'alcool qui passent dans le déphlegmair; la vapeur d'eau se condense en partie et l'eau résultant de cette idensation retourne dans la chaudière supérieure, tandis que la vair plus riche en alcool se rend dans le serpentin condensateur, où elle condense. Quant aus tronçons en hélice du déphlegmateur et au pentin, ils sont entourés de vin froid ; ce vin, qui vient d'un réserr supérieur, arrive par un tube vertical au fond du réfrigérant, s'y lauffe, s'y élève et s'écoule par un trop-plein dans le déphlegma- ■r, où il s'échauffe plus encore avant de se rendre dans la chaudière

3(M INDUSTRIES DE L'AUME.\TATIOX.

supérieure. Celle-ci communique d'ailleurs par un tube situé près de sa base avec la chaudière inférieure; ce tube est muni d'un rolÛDCt qui servira à Taire passer le liquide chaud d'une chaudière dans l'autrb On voit que dans cet appareil le vin et la vapeur suivent une

il CliamponniiJ!

hijuvIu' inMT>e; h \ani'nr |iro!;res>e de Iws c» haut, s'appaii\riun t';ui .'i nitviiri' ipi'i-Mo in;uiiT. tiuulis que lo \in va de haut en bai eD -'ivhimiraiil it iihstiro quil npiiriH'lio do? chaudières.

L'iil>ian'il l.aiii;!or ^■^l rurlonl eniployé dans la fabrication ii> .i!i'.H'ls di'\ui; r;i;>i>.in'îl ('.liaiiiiHinniii:; que nous allons décrire e^ phiU't l'u u>ai:o timis ^'^^iislilil'!■ie^ tialoooîs de di\ersos provcnaticfrlîi'iit nous [urlons ci-api-ès.

EAUX-DË-VIE ET ALCOOLS. 3tt3

appareil Champonnois se compose d'une chaudière A (fig. 218) e trouve le liquide à distiller; au-dessus d'elle est placée une une rectîficatrice composée de dix-sept tronçons cylindriques, ottés les uns dans les autres. Ils portent chacun une cloison horiale percée & son centre d'un trou à rebords saillants et recouvert le calotte hémisphérique dentelée[sur sa circonférence de base; lîx-sept étages de la colonne communiquent l'un avec l'autre par tubes verticaux, que l'on voit sur la figure, alternant de droite à :he. En haut de la colonne est un appaappelé analyseur, formé d'une lame méque (Voyez les délails sur la figure 210) -née en spirale, et qui communique par aibe e e avec le réfrigérant y ^ ; ce réfriint plonge dans un récipient h rempli de ide froid amené par un entonnoir J.

oici maintenant comment fonctionne cet areil : Le liquide à distiller arrive froid 3 le fond du vaseA;ilpasseparletubeKe' s la colonne rectificatrice, tombe sur la aière tablette et de là s'écoule par le prer tube vertical, situé à gauche, sur la nde tablette; de proche en proche il te dans la chaudière où il est amené par be t. Quanta la vapeur, elle suit une che inverse : s'élevant de la chaudière, passe dans le trou central de la tablette 'ieure, de là dans la première calotte hé-

ihérîque dont elle s'échappe en barbotant à travers le vin situé »tte première tablette; elle y laisse un peu de vapeur d'eau et uffe le vin ; de tablette en tablette elle gagne l'analyseur D, cirentre les spires de la larae qui le forme, y laisse condenser de la ur d'eau et passe dans le réfrigérant g g oh a. lieu la condensation lilive.

1 voit qu'avec des dispositions différentes on a appliqué ici le le principe que dans l'appareil Laiigicr. Le vin arrive chaud dans haudière, et la vapeur d'alcool perd l'eau qu'elle contient à ire qu'elle progresse dans le rectificatcur. eau-de-vie de vin, qui est la meilleure et la plus estimée, n'est a seule qui entre dans la consommation. On fabrique maintenant pianlités considérables d'eau-de-vie de qualité inférieure en méeant à l'eau des alcools de provenances diverses.

f.liamponno

'Ualcool de betteraves provient de la distillation d*un liquide alcoolique que Ton obtient en faisant macérer dans Teau les betteraici râpées ; Teau dissout le sucre et le produit de cette macération eil mis à fermenter; le liquide alcoolique résultant de cette fermentatioD est distillé.

Les mélasses des sucreries servent aussi, après fermentation, à h | fabrication de Talcool par distillation. '

Les alcools de grains sont produits par la distillation de liqueurs alcooliques provenant de la fermentation des liquides sucrés que roo : obtient en faisant fermenter des grains ou en faisant agir sur eux des acides comme Tacîde sulfurique.

L'alcool de pommes de terre a une origine toute semblable. Li fécule que renferme la pomme de terre est transformée en sucre par Faction des acides; le liquide sucré est mis en fermentation , puis distillé.

Les alcools et les eaux-de-vie dont nous venons de parler en dernier lieu contiennent toujours des principes étrangers qui en font des alcools dits de mauvais goût. On les purifie ou par des distillations répétées et bien dirigées, ou par remploi de désinfectants, comme le charbon de bois granulé, les alcalis, le chlorure de chaux, etc. Il convient toutefois d'ajouter que le moyen le plus efficace est la distillation.

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