D'UN VAISSEAU DE U&NË
]Vous ne consacrerions pas un article spécial à cet ustensile, si la cbQudière employée sur les vaisseaux jouait un rôle moins important dans l'économie domestique du bord; mais les détails qui se rattachent à l'usage de cet appareil, sur nos grands navires de guerre, nous ont paru ai peu conniis , que nous avons pensé que la spécialité de notre publication nous autorisait à retracer ici la manière gigantesque dont se fait la cuisine destinée aux nombreux équipages de nos bàtimens de l'État.
l.a chaudière d'un vaisseau de ligne, monté par sept ou huit cents hommes , est destinée i contenir une barri que et demie ou deux barriques d'eau : c'est là, à peu de chose près, ce qu'il faut de liquide pour composer ce qu'on est convenu d'appeler la soupe de l'équipage.
Chaque matin, avant de verser dans la chandière la quantité d'eau délivrée scrupuleusement par les hommes de la cale chargés de la distribution , le chef des cuisiniers de l'équipage , le maitre-ooq , a soin de prévenir Taspirant de garde à qui est confié le soin d'examiner l'état intérieur de la vaste chaudière.
Cette visite rigoureuse est d'autant plus importante, que la disparition de l'étain dans les parois intérieures, ou l'oxidation du cuivre dont le vase est composé, pourrait compromettre la santé ou la vie des hommes appelés i partager la soupe qui va bouillir dans ce vaste réservoir culinaire. Le maître-coq et les aidescoq, d'ailleurs, inspirent souvent une défiance si légitime sur leur propreté, qu'il devient lou-
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