AVANT-PROPOS
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Depuis sa fondation, la France maritime a marché constamment vers le but qu'elle s'était proposé, — la vulgarisation de l'art naval : répandre parmi les Fronçais les connaissance* nautiques, éveiller chez eux une louable émulation par le récil et la peinture des hauts faits de nos marins célèbres, quelquefois par la vue de leurs portraits.
Le succès a couronné les nobles efforts de celte pléiade d'écrivains, de navigateurs, d'artistes qui, par leur active et brillante collaboration, ont élevé ce moiument de notre gloire nationale.
Le pays, qui applaudit toujours aut idées grandes et généreuses, favorise la nôtre de ses sympathies, et nous dédommage ainsi des sacrifices et du dévouement qu'exigeait l'accomplissement de cette œuvre de civilisation et dô progrès.
Et en efTet, nous ne pouvions que voir prospérer notre entreprise qtiând le ministre de la marine en reconnaissait toute l'utilité et prescrivait que la France Maritime fut donnée à toute te* écoles élémentaires instituées à bord des bâtiments de tEtat, et décernée en prix aux écoles de mousses, de maistrance, d'artillerie et d'infanterie de marine / quand les pre mières illustrations de la marine s'empressaient à l'envi d'encourager nos efforts et de nous apporter le tribut de leurs talents et de leurs glorieux souvenirs ; quand nous recevions les témoignages flatteurs que nous reproduisons ici :
« La marine, qui accueille tout ce qui est bon et utile, a dû accueillir avec recon- < naissance la France maritime; car quelle publication mérite plus que la vôtre qu'on « dise qu'elle remplit ces deux conditions? Le corps entier de la marine doit être « reconnaissant de vos efforts. Jamais cadeau plui intéressant ne lui avait été fait....
« La France maritime doit faire sa fortune et contribuer à celle dé la marine, qui a « tant besoin d'être présentée sous les mille aspects intéressants qu'elle peut Offrir. La « plupart des articles des livraisons que vous m'avez envoyées sont remarquables, et il « en est de véritablement supérieurs. Je ne doute pas que cet ouvrage ne soit bientôt « populaire chez les gens du monde ; je commence à revenir sur une opinion que je « croyais bien arrêtée : je pensais qu'il était impossible d'imprimer à Paris dix lignes « de marine, sans faire jeter le livre aux lecteurs marins. La France maritime m'a coa- « wti « Baron Houssin, amiral. »
it AVANT-PROPOS
c II appartient surtout à la marine d'apprécier le mérite et les avantages de l'ouvrage « que vous avez fondé. Utile au pays tout entier, en répandant la connaissance d'une « des branches les plus essentielles du service public, ta France maritime a rendu et € rend encore un grand service au pays. Elle est l'un des recueils les plus estimables « de l'époque, et mérite la faveur dont elle jouit.
« De Rosamel, vice-amiral. »
« Le mérite de la France maritime est aujourd'hui démontré par l'accueil que lui a « fait la population éclairée du littoral français. La lecture de votre ouvrage a contri- « bué a exciter le goût des études géographiques trop négligées de nos jours; elle a in- « spiré et elle entretient dans l'esprit de la jeunesse des dispositions pour la marine, « qui doit naturellement s'étendre en raison et à proportion do la prospérité générale. m C'est une publication précieuse. Tous les sujets qu'elle traite ont, dans leur variété, « un but toujours éminemment utile : ils retracent à l'expérience des souvenirs; ils iu* « spirent à la jeunesse le désir des expéditions, de s voyages, et lui donnent le goût d'une € profession que l'inscription maritime ne suffit déjà plus à alimenter.
« EsTANCBLiir, député de la Somme. »
Nous pourrions ajouter à l'opinion si bien motivée des hommes spéciaux que nous venons de citer, celle d'un grand nombre d'autres juges compétents, tels que MM. le? amiraux baron Duperie, baron de Mackau; Baodin, Bergeret, Casy, Dopotet, Do Petit- Thouars, comte Emériau, Halgan, baron Hogon, Jurirn-Lagravière, Laine, Lbblanc, Linols, comte Willaumbz, vice-amiraux; Bazochb, baron Boucain ville, de Lopfrb, Ducrest de Villeneuve, baron de Freïcinet, Godrbetre, Hbrnoox, Kerdrain, Lerat, de Martinewq, contre-amiraux; baron Tupinier, membre du conseil d'amirauté; baron Ch. Ddpin, inspecteur général du génie maritime ; Le Dean, Nozerau. ingénieurs de la marine; généraux Schneider et de Letdbt, Lacrossb, baron de Chassiron, Th. Ducos, E. de Las-Cases, Arago, Isambbrt, Odilon-Barrot, Abraham Dubois, A. Goom, députés.
C'est sans doute à l'appui de ces noms recommandantes, aux encouragements donnés à notre publication par MM. les ministres de la guerre et de l'instruction publique qui en ont pris des exemplaires pour toutes les bibliothèques de leur département, enfin à l'illustre patronage dont a bien voulu l'honorer monseigneur le prince de Joinville, que la France maritime a dû la faveur dont elle a joui depuis son apparition et qui nous oblige aujourd'hui à en faire une nouvelle édition. 1" Janvier 1848.
Ajrôpés GRÉUAN, directeur-fondateur.