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n;<i< 'nt par la corde qui on éirangle l'ouvertnre, f.i'f main officieuse recevait le sac dans le pont in! rieur, en donnant une secousse qui le faisait lâcher à celui qui le portail ; et tandis que la malheureuse cou ffe disparaissait dans l'obscurité, des mains non moins avides s'emparaient sur le pont supérieur du chapeau en castor du pirate, qui se trouvait ainsi en un clin d'oeil débarrassé de tout son mobilier. Des plaintes furent portées, une recherche fut faite : on retrouva plusieurs objets mêlés avec les effets des matelots, et ils furent rendus à leurs propriétaires; mais ce qui avait un peu de valeur était si bien niché, qu'on ne le découvrit point.
La mission de la Justice étant heureusement accomplie, elle fit route le lendemain pour Malle avec les deux corsaires qu'elle venait de capturer en moins de quarante-huit heures.
Mais ce beau succès faillit coûter cher aux vainqueurs. L'équipage de la Justice avait été réduit a la moitié de son complément réglementaire pour armer à Corfou des vaisseaux vénitiens, et avec' ce peu de ressources il lui avait encore fallu former les équipages des deux navires dont elle venait de s'emparer, de sorte qu'il lui restait à peine les hommes nécessaires à sa manœuvre. Les prisonniers s'aperçurent du peu de monde qui existait à bord, et formèrent le projet de recouvrer leur liberté en se rendant maîtres de la frégate. Ils devaient profiter du premier moment où l'on serait obligé de prendre des ris pour s'emparer des coffres d'armes et intercepter la circulation dans les escaliers, tandis que d'autres se porteraient aux écoutilles pour délivrer leurs camarades enfermés dans la cale. Ce complot, assez bien combiné et qui pouvait réussir, fut éventé par hasard. Un matelot, se trouvant couché dans son hamac, entendit tramer cette révolte par les officiers des deux corsaires qu'on avait eu l'imprudence de laisser libres ; il connut leur secret, et fit part des détails de ce téméraire dessein au commandant Villeneuve. Le brave capitaine, dont les vieux services n'avaient point usé l'énergie, prit promptement des mesures pour empêcher une telle insurrection : deux hommes armés de pistolets et Je sabre a la main furent placés à chaque écoutille; on ne permit plus aux prisonniers de monter qu'un à un pour satisfaire à leurs besoins; les officiers forbans furent gardés à vue ; les conignes reçurent une exécution sévère de ta part les sentinelles; enfin l'ordre ne fut pas troudé.
Un bon vent succéda à l'insignifiant zéphir de la veille, et bientôt la Justice, le brig et le chebeck atteignirent l'Ile de Malte, où les armateurs des deux corsaires furent étonnés de voir arriver ces navires avec des équipages français et portant à leurs mâts 'e pavillon tricolore. De Malte (a frégate fit voile ; our la mer Adriatique, < i <•<>!:-
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duisit triomphalement ses deux prises à Corfou.
VARIÉTÉS
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