‹ LA FRANCEChapitre 48 sur 182 · V. Œuvres · texte numérisé non relu

V. Œuvres

(Iliade et Odyssée).

(a) En grec, et Yersions avec le texte.

■ — Homeri Opéra , gr. et lat. , edente J. L. Lebeau. Parisiîs, Brocas , 1747, a vol.

in-ra, 14 à 16 fr.

— Iliade (P) et l'Odyssée, en grec, avec des sommaires latins et français , soigneuse* ment corrigés d'après la dernière édition de M. Wolff, par C. M. E. (Eberhert) , ancien professeur à l'École roy. militaire de la Flèche. Paris, F' Nyon , 1817-28, 4 tom. en a vol. in-ia, 10 fr.

L'Iliade a été réimpr. en i83o.

— Iliade (!') et l'Odyssée, traduites par Mme Dacier , avec le texte en regard. Paris, Attg. Delalain , 1 8 1 8, 4 vol. in- 1 a, a 4 fr.

— lioiueri opéra , grsecè , curante Jo. Fr.

l'y kvdxaiu . Parisiis , Lejèvre (* A. André),

i8a3-a4, 4 vol. in-3a,aofr.

Jolie édition faisant partie d'nne collection intitulée : Poetarum greteorum Sjlloge.

— Iliade (!') et l'Odyssée, texte grec, d'après l'édition de Wolff. Nouv. édition , avec sommaires, arguments, notes en français, et tables des matières. Paris, Aug. Delalain, i8a6-a8, a vol. in-ia, rofr.

— Œuvres d'Homère, traduction nouvelle ( en prose ), par M. Dugas-Moh tbel. Nouv. édition (avec le texte eu regard ). Paris , F. Didot/r., i8a8, et ann. suiv., gr. iu-8.

Cette belle édition , dont il ne parait encore que l'Iliade formant cinq volumes , fait partie de la « Collection des Classiques grecs » , avec les Ira. ductionsen regard, que publient les mêmes libraires. ( Voy. plus bas aux Traductions françaises ).

Tri» de chaque volume, en gr. pap. velin, i5 fr.

(6) Traductions françaises, eu vers et en prose.

— Iliade (T) et l'Odyssée, trad. par de Lavaltbrie. Nouv. édit. Paris, Brunit, 1708-09, 4 vol. in-ia.

La première édition est de Paris , Barhin , 1681.

— Iliade (!') et l'Odyssée, trad. du grec, avec des remarques , par M,n« Dacier. Paris, Bigaud, 1711 , 6 vol. in-ia.

Bonne édition : 18 a 10 fr. A vec les figures pour l'Iliade, grav. par M. Ficart , 3o à 36 fr. , et plus cher) selon la condition. Les éditions de Paris, 1741 • ou 1758 , 8 vol. in ii, ne sont pas moins belles que celle de Rigaud : ao à 24 fr.

— Les mêmes ( de la même traduction ) , IVe édit., avec nn Supplément par Rawier, les remarques et la préface de Pope. Amsterdam , Wetstein , 1 7 3 x , 7 vol . i n- 1 2 . , avec figures.

Édition recherchée par rapport aux figures dont

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elle est ornée x 3o à 4» fr. Celle de Leyde, 1766 , 7 vol. iu-ia, fig., est moins estimée : 10 a 3o fr.

Cette traduction, plus fidèle qu'élégante , a été réimprimée très-souvent et l'est encore chaque jour. Parmi les éditions les plus récentes , nous citerons les suivantes, comme étant à préférer : i° Paris, Plancher, i8i5, 4 vol. in-ia, ornés de figures et de médailles, 10 fr. %° Paris, Saintin, 1818, 6 vol. in-3a ; 3* Paris , Delalain, 1818 , 1 gros vol. in-ia, 6fr.; 4° Avignon , Seguin aîné, «819, 4 vol. in* ta, 10 fr. Toutes ces éditions sont sans les remarques.

Les éditions d'Avignon , Offray, iKu et 1816, et d'Avignon, Guichard, 1817, 6 vol. in-i8, sont très-communes et ne renferment pas les notes de madame Dacier, g fr.

La première édition de la traduction de l'Iliade est de ibgg ; celle de l'Odyssée est de 1708.

— Les mêmes poèmes : l'Ilia*de , traduite en vers avec des remarques et un Discours sur Homère. Nouv. (sec.) édition, augmentée d'un Examen de la philosophie d'Homère; par M. Guill. de Rocbekort. Paris, Saillant et Nj on , 1772» 3 vol. — L'Odyssée, traduite en vers , par le même , suivie d'une Dissertation sur les Voyages d'Ulysse.

Paris, les mêmes, 1777, a vol.; en tout 5 vol. in-8 , i5 à ao fr., et en gr. pap., a5 à 3o fr.

La première édition de la traduction de l'Iliadefut publiée sous le voile do l'anonyme, de 1766 a 1770 , 4 vol. in-8. Ces deux poèmes ont été réimprimés ensemble in-4- Pari», de l'imp. roy., 17818a. a vol. ornés de vignettes. Cette édition est préférable pour la beauté à celle in-8 : 18 à ao fr.

Rocbcfort préluda à celte traduction par un Essai d'un* traduction ta vers de flltade , avec un Discours sur llomerr. Paris , 1765 , in-8.

Selon Laharpe , « Rnchefort . capable de commenter savamment les anciens, mais non pas d'en sentir les beautés, fait des vers comme La Moite , moins durs il est vrai, mais aussi plats et aussi froids {Corrrtp. russe) ». Palissnt s'est montré moins sévère. « Rochefort a rendu , dit-il , avec du naturel , de la sensibilité, de la grâce même, plusieurs morceaux qui ne demandaient que celte espèce de mérite. Il s'est élevé quelquefois, dans des ver* très-bien faits, à des beautés d'un ordre supérieur i mais il eût fallu qu'il se défiât d'une facilité dangereuse qui dégénère trop fréquemment en mollesse; qu'il tâchât d'égaler la précision de son original, et de donner à ses expressions plus d'énergie et de vigueur, s«ns blesser l'harmonie; qu'il fût, en un mot, plus souvent poète. ( Mim. de littérature). » Les notice» dont il a enrichi cette traduction sont instructives et dégagées de tout pédantisme; et les discours qui la précèdent, écrits avec une élegaute clarté, font mieux connaître Homère et sentir ses beautés que tout ce qu'on avait dit jusqu'alors. La traduction de Rnchefort, si rabaissée lorsqu'elle parut, est devenue tout ù coup l'objet des éloges des journalistes, lorsqu'il a été question de la comparer à celle que M. Aignan a donnée de l' Iliade. Diogr. unit.

— Les mêmes : l'Iliade, trad. en prose (par le prince Lrbrtjh ).IIPédit./><m>, Bossange et Masson, i8ta, a vol. — L'Odyssée, traduite en prose (par le même). Paris, les mêmes, 1819, a vol.; en tout 4 vol. in-ia, xa fr.

La publication de l'Iliade de cette traduction a précédé dj beaucoup celle de l'Odyssée. ( Voy. plu,

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Les deux poèmes ont été réimprimés ei i8a5, sons le titre à" Œuvres d Homère. Paris, «ossaille père, 4 vol. in-ia, 12 fr.

— Les mêmes poèmes, trad. par J. Bitaubk. Paris t 1780-85, 6 vol. in-8.

Cette édition est moins recherchée que la suivante; cependant les eseinplaires en papier de Hollande conservent de la valeur: il y a aussi des exemplaires en pap. fort. M. Mac Carthy avait uu exemplaire de l'Odyssée , édit. de 1785, sur vélin s il a ete veudu 3 10 fr. Brrnn.

— Les mêmes poèmes, traduits par P. J. Bitaubé, précédés de Réflexions sur Homère, et suivis de Remarques. Paris, d* l'impr. de Didot , 1786-88, ta vol. in-j8, 48 fr.; et sur pap. vél., 96 fr.

Jolie édition. Les figures d'après l'antique qoi y sont quelquefois jointes , ne sont autre chose que les vignettes de l'édition in-4 de la traducliou de

— Les mêmes , de la même trad.; précédés de Réflexions sur Homère et sur la traduction des poètes. IV* édit., rev., corr. avec le plus grand soin, et augm. de plusieurs remarques. Ornée du portrait d'Homère, dessiné d'après l'a u tique, et gravé par Saint- Aubin; dn bouclier d'Achille et de la carte homérique. Paris, Detitu , 1804,6 vol.

in-8, 3o fr. , pap. vél., 60 fr., et gr. pap. vél., 90 fr.'

Dernière édition publiée dn vivant du traducteur, mort en 1808. Elle est accompagnée de quelques autres morceaux que le tilre ne mentionne pas, tels qae i° une Notice historique sur la vie et les ouvr. tir Bitaubé; a° des Observations sur l'unité du plan de l'Iliade ; 3° des Observations sur les allégoristes : ces trois morceaux imprimes en tète de l'Iliade; 4° des Observations sur le poème de l'Odyssée», placées en léte de ce poème. Cette édition a été réimprimée pour le même libraire, en 1810, 6 vol. in-8.

La nouvelle édit. de 1804 , conforme à celle in-t8, tant pour le fond que pour le style , a cependant sur elle l'avantage d'avoir été revue en entier par Tauleur, d'après le texte; et ce nouvel examen l'a engage à faire plusieurs corrections importantes, et des additions à ses remarques.

Bitaubé préluda à cette publication en donnant un Essai d'une nouvelle traduction d'Homère. Berlin, 1760, in-8. Il ne fil pas attendre long-temps sa traduction, et dé» l'année 17O4 il publia l'Iliade , en a vol. in-8, et en 1785 le second des poèmes d'Homère.

« Lorsque Bitaubé donna sa traduction d'Homère , nous ne possédions de traduction supportable que celle de la savante madame Dacier; et , sans doute, on doit attribuer à la faiblesse de l'adversaire le brillant succès du vainqueur. Bitaubé devait a la candeur de son âme, à ses moeurs patriarcales, au choix de ses lectures, le goût du simple et du vrai ; il aimait , il sentait Homère ; il a respecté le génie et ht couleur de son modèle; il en a reproduit avec soin des images. Fidèle au sen» , 00 voit qu'il s'est appliqué a conserver la marche et les formes de la phrase grecque. Il imite as.sez bien l'abondance et la rondeur de l'original. Sa traduction a un air antique, et ne manque pas d'un certaiii charme de bonhomie et de naïveté; mais l'audace , U majesté, l'éloquence variée d'Homère , la richesse de ses couleurs , le mouvement rapide de son style , la hardiesse et l'impétuosité du langage qu'il prête anx » , toute» les qualités du premier des poète»,

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on le» cherche en vain dans son traducteur. Ou lui demanderait plus vainement encore la mollesse et la grâce, l'harmonie générale du style homérique , les expression» touchantes, cette mélodie suave que le goût exquis de Fénelon avait rapportées du cornmerce des anciens. L'oreille de Bitaubé n'était pas une oreille délicate et poétique ; outre ce défaut si grave , le mot propre ne vient presque jamais sous sa plume; il est dénué d'élégance et de flexibilité, et ne connaît ni les nuances , ni les finesses de l'art d écrire. Tantôt il coupe les phrases d'Homère; il en supprime les liaisons . même lorsqu'elles ajoutent a la force du sens , à la conséquence des raisonnements, ou au charme de la pensée; tantôt il s'embarrasse dans des périodes sans fin , dont il ne sait ni ordonner les différents membres , ni disposer la chute d'une manière heureuse. Malgré tous ces reproches , Bitaubé a mieux réussi à traduire l'Iliade

Î|ue l'Odjssêe. Dans le premier de ces ouvrages , la orce et la rapidité d'Homère soutiennent et entraînent nécessairement son interprète; dans le second, le» peintures des mœurs, les scènes domestique» dont il abonde, étaient autant de pièges tendus a un Allemand qui écrivait en français , et qui avait à lutter a la fois et contre nus dédains pour les détails trop simples , et contre les habitudes germaniques, l'emphase et la trivialité réunies. Le début du « Télémaque >» est , pour le ton et l'harmonie du style, le véritable modèle à suivre dans une traduction de l'Odyssée , et offre en même temps la censure la plus sévère du travail de Bitaubé. L'impropriété d'expressions , la dureté du style, y sont portées a un point tel, que le livre échappe des mains quelquefoi». » liioçr. unh., art. de M. T— t.

Malgré tous les défants de cette traduction , le public n'a point ratifié le jugement que Ch. Lcbeau portait sur elle dans une lettre a l'abbé Arnaud , et qui a été insérée dans la cinquième livraison de « l'isograpbie des hoinmés célèbres ». m Je vous par- « donne tous les péchés dont je vous ai parlé derniè- « renient, en considération d'Homère. Ah ! que von» « traiter, bien M. Bitaubé ! Quel homme que ce M. Bi- « Uobé ! croit-il vivre trois mille ans ? // vivra six « mou dans In ruelles et sur les toilettes. Quelle diffé- « rence entre ses traductions et les vôtres ! C'est « vous , mon cher ami , qui entendez Homère , et « non ce traducteur de madame Dacier, anssi froid « qu'elle. »

Quoique peu ancienne , cette traduction compte déjà un assez grand nombre de réimpressions tant a Paris que dans nos provinces , particulièrement depuis la mort de Bitaubé : nous eu donnerous ici l'indication à peu près exacte. s° Paris , Ledoux et Tenré, 1819, ou 1822, 4 vol. in-8, 24 fr., et 4 vol. in-ia, 16 fr. L'édition de 182a est due aux presses de M. Crapclet. 20 Paris, Lequien, 1819, 8 vol. in-18 , 12 fr. Jolie édition. 38 Avignon, Chambeau , 1820, 8 vol. in-18. Édition commune. 4° Pari». Costel deCourval, 182$. Édi lion qui devait former 5 vol. et dont il n'a paru que les deux premiers. 5° Nantes , Mellinet-Malassis, 1817 et ann. suiv. , 4 vol. in-i2. Édition faisant partie d'une « Collection des principaux poèmes épiqnes ». 6° Paris, Aug. Delalain , 1827—28 , 4 vol. in- 12 avec grav., 12 fr. 7° Édition corrigée par les directeurs d'un petit séminaire. Besançon et Paris, Gauthier, 1828. Il n'a encore été publié que l'Iliade, 2 vol. in-12. 8° Besançon , lleis, 1828, 4 vol. in-8 et 4 vol. in-u. 9° Paris, Philippe, 1829. 4 voj. in-12 avec 4 fig.

— OEuvres complètes d'Homère, trad.nouv.

par M. Giif , conseiller au grand-conseil, dédiée au Roi; avec des uotes historiques, géographiques et littérales, dont la partie qui rapproche la géographie ancienne des modernes a été dirigée par M. Men-

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telle , suivie des imitations des poètes anciens et modernes. Paris, Servie/ es, 1784, 8 vol. in-ia; et Paris, Didot fils aîné , 1787 et auo. suiv. , 8 vol. in-8.

Les diverses traduct. de Gin, qui out été imprimées, sans en excepter celle d'Homère, fourmillent de faute* et de contre sens : aussi n'ont-elles jamais obtenu l'approbation des savants et de» hommes de coût. Cependant un certain luxe typographique fait encore rechercher une édition in-4 , que peu avant la révolution, en 1786, P. Didot ovait entreprise, et qui est ornée de bo estampes et de a caries geogr. Les événements politiques empêchèrent de faire pa raitre l'Odyssée et de compléter cette édition.

L'Iliade seule a clé publiée (178601 ann. suiv., 4 vol. in-4, 3o à 4o fr. ). Louis XVI , qui aimait à protéger les lettres, avait souscrit pour cent exemplaires.

Les mêmes , traduction nouvelle ( en

prose), par M. DtJGAs-MoHTBïxrriliade.

Paris, A.A.Renouard,i 8 1 5,a vol.— -L'Odyssée, traduction nouvelle, par le même, suivie de la Batrachomyoraachie, des Hymnes, de divers petits Poèmes attribués à Homère. Paris, A. A. Renouard, 1818, a vol., en tout 4 vol. in-8 , a4 ir.,o\x Paris, F. Didot, 1828 et ann. suiv., 4 vol. in-8, a 4 fr.

Première traduction complète de tous les ouvrages qui portent le nom d'Homère , et qui , par sa fidélité «t sou élégance , a obtenu les suffrages des savants et des hommes de goût. L'addition faite a l'Odyssée de tout ce qui nous est parvenu d'Homère , m determiné M. Dugas-Montb«l à fjire imprimer, pour" ces 4 vol. , des frontispices.collectifsqui portent: Œuvres d'Uomere , Pari* , Saulelet , i8j5.

A la suite de l'Odyssée, et parmi les morceaux attribués à Homère , on trouve la première traducliontnnç.6*VH/mm*i&rii. Et. Aignan en a depuis publie une seconde, en vers , dans le tom. III de la « Bibliothèque étrangère » (i8a3).

Il a été tira' de cette «dit. dix excmpl. sur pap. vel. Depuis cette publication , M. DugasMoutbel a non seulement revu sa traduction, qui ainsi retouchée a été reimprimée avec le texte eu regard , en ,828 «t ann. suiv. (Voy. plus haut, OEutrts , en 'rte , te. ) , mais il l'a encore enrichie d'un travail jugé très-estimable , malgré qu'il n'y en ait encore qu'une faible partie de publiée.

Ce travail, que l'auteur publie sous le titre modeste d' Observation*, et qui renferme un commentaire savant sur Vlliade , VOdjssis et les petits ouvrages d'Homère , forme le complément des deux éditions, française et grecque-française, qu'a données M. Dugas-Montbel. Le premier volume d' Observations sur f Iliade est le seul qui ail été publie jusqu'à ce jour. ( Paris , typngr. de A. Firin. Didot , 1819, in-8. 7fr. 5oc, et sur gr. pap. velin. pour joindre à l'édition grecque- française , i5 fr.)

Les AntiejvitaUs homericat d Kver. Feith ( »<>/. et nom ), et les explications de Heyne, jointes aux figures d'Homère, dessinées d'après l'antique par Tischbein ( M/. « nom ) , sont des ouvrages utiles a -consulter, suus le rapport de l'art , pour la connais i d'Homère.

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