‹ La France parlementaireChapitre 4 sur 71 · IV · texte numérisé non relu

IV

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Dans l'hiver de 1831, M. de Lamartine était à Saint-Point, isolé du monde , quand il reçut du directeur de la Revue européenne une offre de collaboration que le poète déclina, mais qui l'autorisa du moins à répondre cette lettre devenue la brochure, sur la politique rationnelle, récemment réimprjpiée dans les gpuvres complètes.

Ce programme a trente-trois ans de date; paai? jl e,st enccq^e, le programme ^^'au;|qiird'hui e.t çe^i dp demain, Savif qvtelqpes points , éclaircis depuis par nos assemblées parlefflgptair^, \\ sati§fçp^^ çpns.ç^çm:^de I^ majûrit^ ^es litiiérîiuï \ et ceux qui, par des études sociales^ poussées plus avant, rêi eut une transforn[\atipft profonde, açc^pteçaieat avee empressement, je n*en doute pas, ce pis aller de la raisan, de la logique, de l'expérienca , qui n^est pas tout le progrès, mais qui est bien réellement le progrès, avee Tordre et la liberté.

Lamartine n'a jamais été infidèle à cette lettre ; il la signerait enoére : tous ses actes ne sont que les conséquences (^e ces prémisses, posées avec sincérité, ayçç une çpni^ançe ^ns etithousiasme, mais sans faiblesse. Tous les d|^cpur$t de l'or^-t

LAl^ARTJNS ET SON T|C||PS. xxxi

leur, tous les manifestes du ministre de la république §pnt ppqtenus en germe dans cette brochure. J'y montr^^FAl plusi eQcqpe; on y verra, sans aucun effort d'interprétation de ma part, nonseulement le programme, mais, pou)* ainsi dire, le mipage des éyénements Aiturs. Dix r huit ans d'avanoe, Lamartine, aTeq cette infaillibilité sibylline que donne un grand cœur, prédisait la révolution de 1848 et le coup d'état aboutissante l'empire, qui a été la suite, la réaction, de ce mouvement-là. Que me restera-t-il donc à démontrer, quand j'aurai produit cette preuve que tout le mopde peut lire, et que personne ne veut voir?

On a accusé les poètes de se désjintéresser des choses de ce monde, et par une contradiction singulière, quelque temps après ce manifeste de l§34, ^p versi^p^teui: açpus^ Laip^irtine de youlpjf s'Ir^té^e^ff au3|: choses d'içi-ba§. Ep attenc^ant la réponse eiîi yprs à Pléjnésis, vqici cq^nmei^t ]f split^iire ^e Saint- Point ^éppî)(^|(^t ^fl B^osg ^1^1 directeur dj^ la RçvHf européenne ;.

Une voix nous dit que ce temps n'est pas celui du repos, de Iqi cpntemplatjo^, ç|es loisirs i^la|onigues, mais que si Toa ne veut p^ être moins qu'un homme, on' doit descendre dans l'arène de l'humanité, et combattre et souffrir et mourir, s'il le faut, avec elle et pour elle \

Il y ayait dçins ce^ preiflières lignes un défi aux attaques dont une première capd|j^3t^ye de M. de Lani8|î*tine avait été Tob^^tj Le poÇt^, qui a l'appéti^ de^ luttfis pqUtiguqs ^t qui sç sçp^ j^ vocation d'un homme d'État, précisément parce qu'y e§| W^9} relève fièrement le gant qw| lui ^\ jeté- ïl m ^n W^ «ft ^^s collaborateurs de la Beisue qui te sollicite^ pfu^ qu'il çm\ht une solidarité qui froisse un peu sa fsirauo^e iadépend^itcftî mais il proclame son droit individuel à l^etion de la tribune el de la place publique. Où sommes^neus? où allons-nous? et que faire? Voilà les trois questions que pose M. de Lamartine.

« Où sommes npus? » Croyez-vous que le sentiment et les souvenirs ^e; piété monarchique empêcheront rhommç d'intelligence et de foi de saluer l'ère nouvelle? Yoiçi ce q^u'jl dédire :

ait à fr^çvcl^^f ^Çf^l ^TV^Cpr ^^F? Ip \>s^\ ^^ §^ destinée divine , à une

XXXII LAMARTINE ET SON TEMPS

époque de rénovation et de transformation sociale pareille peut-être à répoque évangélique.

Parler ainsi du temps présent, ce n*est pas garder l'arrièrepensée de regrets chimériques, de rancunes déplacées.

Où allons-nous? continue M. de Lamartine. La réponse est tout entière dans le fait actuel. Nous allons à une des plus sublimes haltes de l'humanité, à une organisation progressive et complète de Tordre social sur le principe de la liberté d'action et de l'égalité de droits. Nous entrevoyons pour les enfants de nos enfants un âge de vérité , de raison et de vertu au milieu des âges.

Cette halte sur la terre promise que l'homme politique annonce en 1831, celui-ci n'est-il pas fatalement prédestinée nous y conduire? Je sais bien qu^en regard de ce tableau, de cette vision, il pose l'alternative d'un gouflire^ d'un abîme, si la foi manque, si la fermeté des intentions et la pureté des volontés font défaut.

Mais ce gouflfre, il suffit de le voir et d'aspirer à l'idéal accessible à tous, pour l'éviter.

La politique dont les anciens ont fait un 'mystère, dont les modernes ont fait un art, n'est ni l'un ni l'autre : il n'y a là ni habileté, ni force,' ni ruse. A l'époque solennelle du monde, dans l'ampleur vraie et divine du mot, la politique, c'est de la morale, de la raison et de la vertu !

Laissez donc, s'écrie avec ferveur le prophète du progrès, laissez le scepticisme se complaire dans son impuissance et nier la vérité sociale, pour n'avoir pas la peine de la découvrir ou de la défendre!... En prenant Dieu pour point de départ et pour but, le bien le plus général de l'humanité pour objet, la morale pour flambeau, la conscience pour juge, la liberté pour route, vous ne courez aucun risque de vous égarer.

L'époque moderne ne peut être que l'époque de la liberté; sa mission est d'organiser le droit et l'action de tous, ou la liberté d'une manière véritable et durable.

Après avoir défini la politique sociale, M. de Lamartine en montre l'application, et commence par préciser la mesure

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exacte de l'influence exercée sur lui par les souvenirs, par les préjugés monarchiques.

Nous-mêmes, dit-il, à propos du gouvernement de la Restauration, royalistes d'esprit ou de cœur, hommes de logique ou de fidélité, nous ne pouvons que pleurer en silence sur ces ruines dispersées, vénérer et plaindre les augustes victimes d'une irrémédiable erreur, écarter l'insulte des cheveux blancs des vieillards, rappeler le respect et la pitié autour des tombeaux des martyrs , de l'asile pieux des femmes , et ne pas proscrire le pardon et l'espérance de la tête innocente des enfants. Mais, abandonnés à nous-mêmes , par un fait plus fort que nous, nous nous appartenons tout entiers; notre raison n'a plus de liens, notre affection privée ne lutte plus en nous contre notre logique sociale.

Ce langage, parfaitement conforme à ce que répétait H. de Lamartine à la tribune le 24 février, quand il repoussait respectueusement la régence trop fragile de la duchesse d'Orléans, pour demander un gouvernement provisoire qui réservait tout en ne préjugeant rien, ce langage de la raison donnait-il bien le droit de reprocher plus tard à celui qui Ta tenu dans les deux circonstances les plus décisives de sa vie, des opinions obstinément légitimistes et monarchiques dont il a fait lui-même un si logique abandon? Confondre la pitié avec la foi, les sentiments imposés de famille avec le choix libre et viril des aflFeo tions, c'est s'en tenir à la superficie des choses, et, pour Lamartine en particulier, c'est n'avoir pris soin ni de le lire, ni de l'écouter. Indifférent, au point de vue absolu, pour les formes spéciales du pouvoir, M. de Lamartine, dans cette lettre, eût donné la préférence à la forme démocratique, il le dit lui-même, si ce mot de démocratie n'eût paru alors, en 1831, un écho des rumeurs, plutôt que de la voix juste et haute de la Révolution française. Mais il ne laisse aucune obscurité dans sa pensée , et il le dit :

La forme des gouvernements modernes . . . c'est le gouvernement critique de la discussion , du consentement commun , c'est la république; mais la république mixte, à plusieurs corps, à une seule tête république à sa base, monarchie à son sommet.

XXXIV LAMARTINE ET SON TEMPS

Est-ce qu'il y a une bien grande différence entre la république royale annoncée en 1831 et la république présidentielle proclamée et fondée en 18i8? Ne puis-je pas, sur ce point comme sur tous les autres, montrer d'avance l'opinion formée et invariable de M. de Lamartine?

Qu'on le nomme président ou roi ! dit-il à propos du chef de cette république mixte , peu importe ; il n'est plus monarque , il n*a plus le pouvoir d'un seul !

Dans un gouvernement rationnel, il ne faut pas de pairie aristocratique et héréditaire. La presse doit être libre.

Elle est la parole même de la société moderne; son silence, c'est la mort de la liberté. L'enseignement! Il sera libre, gratuit et répandu partout. Celui qui donne une vérité à l'esprit du peuple fait une aumône éternelle aux générations à venir...

L'Église séparée de l'État ne doit plus être un culte exclusif et privilégié. L'élection sera universelle. Mais, en 1831, comme beaucoup d'esprits progressifs , M. de Lamartine voulait l'élection universelle, pour qu'elle fût vraie, et la voulait proportionnelle, pour qu'elle fût juste : il demandait, en un mot, qu'elle eût lieu à plusieurs degrés. Ne trouverait-on pas encore aujourd'hui bien des partisans, parmi les libéraux les moins suspects, de ce suiTrage gradué, même, et surtout, après les épreuves que nous avons faites du suiTrage universel ?

Lamartine expliquait ensuite les conditions du pouvoir auquel il ne reconnaissait des chances de durée que s'il voulait , non s'imposer, mais se laisser discuter. Sorte de compromis entre les aspirations diverses, halte des partis, le gouvernement était un intermédiaire pour une solution cherchée en commun ; il n'était pas lui-même un but définitif, une solution suprême.

En 1831, Lamartine laissait entrevoir, il le dit expressément, à cette dynastie nouvelle, le cas où elle devrait se retirer devant « une autre nécessité morale. » Ne dirait-on pas qu'il faisait ainsi ses réserves au nom de la république?

Passant devant nos lois dans cet examen rapide de toutes

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les parties qui constituent la société politique, il demandait une réforme complète de notre code de législation criminelle, et réclamait avant toute chose l'abolition de la peine de mort.

Ayons le courage, disait-il, avec une éloquence qui s'essayait déjà, de tenter cette suppression du sang dans nos lois, et de porter, même imprudemment , ce sublime et généreux défi à la Providence , à Thamanité, à Tavenirl

Partisan de la centralisation administrative et executive, mais ennemi de la centralisation politique, il veut l'unité dans l'action, mais la diversité féconde, au contraire, dans le travail des esprits; et, après avoir exposé rapidement les principes de son programme rationnel, après avoir formulé d'une façon qui restera immuable , dans un langage toutefois moins net, moins énergique, moins marqué de cette empreinte qui fait de tant de phrases de Lamartine autant de médailles devenues célèbres ; après avoir ainsi examiné ses armes avant la lutte, Lamartine, échauffé pour ainsi dire par cette contemplation , s'élève à l'enthousiasme prophétique, à cette merveilleuse intuition de l'avenir qui est son privilège et sa gloire. Il prédit la chute de la dynastie de 1830, il entrevoit la république au bout, avec ses illusions en février, ses déceptions en juin, et, politesse à part ( car les augures ne sont pas des courtisans) , il ébauche un tableau de coup d'État qui ne passera pas pour un tableau ressemblant, mais qui n'en est pas moins une esquisse curieuse à plus d'un titre.

Je me hâte de citer, pour ne pas laisser naître le soupçon que je puisse mal lire les textes et les faire servir complaisamment aux besoins de mon sujet. On sera confondu comme moi de ces coïncidences, à travers le temps, entre la vision et la réalité, qui passeraient pour des hasards aux yeux du vulgaire et qui sont des phénomènes logiques pour tout homme pénétré des lois justes du génie, de la véritable nature des grands esprits.

Lamartine, en dehors de toute assemblée, regardait la révoirftion de juillet se refroidir à la surface, sans qu'elle eût répandu sa lave ; il s'alarmait des périls , en même temps qu'il rêvait au beau rôle destiné à un révolutionnaire par l'âme, à un ma-

XXXVI LAMARTINE ET SON TEMPS

dérateur par Téducation, par la réflexion, par l'esprit pratique; et impatient de ce rôle qui était dans sa vocation , piétinant pour ainsi dire devant l'inconnu, Thomme qui n'était encore qu'un poëte dessinait cette figure qu'on dirait tracée après les grandes scènes de l'hôtel de ville de 1848 :

Faute d'un homme politique, d'un homme complet dans Tintelligence et la vertu, d'un homme résumé sublime et vivant d'un siècle, fort de la force de sa conviction et de celle de son époque, Bonaparte de la parole, ayant l'instinct de la vie sociale et l'éclair de la tribune, comme le héros avait celui de la mort et du champ de bataille; palpitant de foi dans l'avenir, Christophe Colomb de la liberté, capable d'entrevoir l'autre monde politique , de nous convaincre de son existence et de nous y conduire par la persuasion dje son éloquence et la domination de son génie ! faute de cet homme, l'anarchie peut être là, vile, hideuse, rétrograde, démagogique, sanglante, mais impuissante et courte, car l'anarchie même suppose de la force.

Ce fantôme en pleine lumière, évoqué 17 ans à l'avance, ne semble-t-il pas ouvrir la route au bout de laquelle Lamartine trouvera le marchepied de 18^8 ? Ce Christophe Colomb de la liberté, ce Bonaparte de la tribune, n'est-il pas le précurseur de l'historien des Girondins , de l'homme qui a si héroïquement accepté sa part de responsabilité devant les ruines de la monarchie , devant les colères de la rue?

Voici maintenant, après le tableau de l'aurore, la sombre perspective entrevue de la réaction et des coups d'État nébuleux :

Faute de vertu politique dans le pays, au premier tremblement du pouvoir, à la première bourrasque sur la mer tempétueuse de la liberté, une clameur générale s'élèvera : Retournons en arrière, perdons plutôt tout l'espace déjà parcouru, plions les voiles, regagnons le passé! Le port le plus précaire sera bon. Le premier qui prendra le chapeau étriqué et la redingote grise se croira un Bonaparte, sabrera la civilisation et la liberté des branches à la racine, et dira : «Mon peuple, » jusqu'à ce qu'on en cherche un autre pour mieux parer la servitude. Ce peuple libre n'aime pas assez la liberté; il croit toujours voir le temple de la gloire, avec un héros sur le seuil ouvert pour le recueillir

LAMARTINE ET SON TEMPS. xxxvii

et le venger d'une nouveDe anarchie. Il se trompe, le héros n'est plus, et la liberté est son seul asile.

Je voudrais que ces dernières paroles fussent isolées et inscrites parmi celles dont la France a besoin de se souvenir à toute heure, soit dans l'ivresse, soit dans le découragement.

On pourrait, de tous les mots que Lamartine a semés dans sa carrière politique et parlementaire, faire un recueil, un vade mecum du citoyen, qui montrerait à quel point ce grand orateur à la parole harmonieuse cache de vigueur et de sens, de raison positive, substantielle, sous son éloquence; et de combien d'axiomes vifs? nets, rayonnants comme l'éclair, aigus comme Facier, il peut enrichir la sagesse des nations, toujours si banqueroutière.

Avant de laisser cette brochure de la Politique ralionnelle, qui est un engagement signé , un contrat passé entre Lamartine, l'avenir et la liberté, contrat auquel Lamartine, pour sa part, n'a jamais manqué, je dois rectifier, à l'aide d'un passage significatif, l'opinion fausse qui attribue au poète des Méditations une religiosité politique très-voisine de l'ultramontanisme. Il s'est exprimé catégoriquement à cet égard.

Par ce règne futur et parfait du christianisme rationnel , je n'entends point, dit-il, ce règne matériel du christianisme, cet empire palpable et universel du principe catholique prédominant de fait sur tous les pouvoirs politiques, asservissant le monde même à la vérité religieuse, et donnant ainsi un démenti à la sublime parole de son auteur.— «Mon royaume n'est pas de ce monde.» Cette doctrine de politique religieuse réalisée dans des formes sociales, doctrine que quelques hommes de foi et de talent réchauffent en vain aujourd'hui , n'a jamais eu l'assentiment de ma raison ; c'est chercher dans un mysticisme couronné, dans une théocratie posthume, dans une aristocratie sacerdotale, un principe et une règle du pouvoir humain qui n'y existeraient pas plus que dans le despotisme ou l'aristocratie politique.

Il me semble que ce passage est décisif. Accuser Lamartine de tendances théocratiques, c'est plus que le méconnaître, c'est le calomnier. Religieux en poésie, il veut être, avant toute chose, rationnel et humain en politique. Jamais homme ne s'appliqua plus sincèrement à réagir, par ses actes de prose.

XXXVIII LAMARTINE ET SON TEiMPS.

non contre l'inspiration de ses vers, mais contre les idées fausses que celle-ci paraît suggérer sur la portée pratique de son influence.

Lamartine, à la fin de cette lettre, donnait à la France un adieu fler et provoquant dans sa mélancolie. Il allait partir pour rOrient, après une première tentative électorale restée infructueuse. L'homme qui se sentait injustement dédaigné parlait de son inutilité, en ajoutant, à propos de ses souhaits pour la fortune de la France :

C'est là le vœu du plus dévoué de ses enfants qui ne la quitte pour un jour que parce qu'elle ne le réclame pas , uiu'elle peut rappeler à toute heure , et qui ne se croira libre de ses pensées ou de ses pas , que s'il ne peut les employer mieux pour elle, et la servir ou l'honorer autrement.

Lamartine, sans beaucoup de mérite cette fois, était prophète, en supposant qu'on pourrait le rappeler bientôt. La voix de la patrie vint le chercher aux solitudes. Un vaisseau français, relâchant à Beyrouth, lui apporta la nouvelle de sa nomination de député du Nord. Quelques jours auparavant, il avait perdu sa fille unique. Ce fut avec un cercueil qu'il revint en France ; comme si, au moment où la vie parlementaire s'ouvrait devant lui, la destinée eût voulu briser une fois de plus son cœur, pour en extraire tout sentiment d'égoïsme, et comme s'il eût dû fatalement se désintéresser des joies de la famille, pour se dévouer plus complètement à l'apostolat de la vie politique.

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