JEAN 1er (vers
Jean succéda à Théodose et souscrivit en 658 aux privilèges qu'Emmon, métropolitain de Sens, accorda cette année aux abbayes de Saint-Pierre-le-Vif et de Sainte-Colombe de cette ville. Le vénérable Bède nous apprend que le pape Vitalien ayant sacré, le 26 mars 668, pour le siège de Cantorbéry, un moine de Tarse en Cilicie, appelé Théodore, il le recommanda à saint Benoît Biscop qui se trouvait alors à Rome, et il exigea de ce saint qu'il retournât en Angleterre avec Adrien, abbé de Niridan , près de Naples , et le nouvel évêque de Cantorbéry , pour leur servir de guide et d'interprète. Ils s'embarquèrent tous les
trois le 27 mai de la même année et abordèrent à Marseille. Ils se rendirent ensuite à Arles, où Jean , a/rchevéque de cette ville leur offrit la plus généreuse hospitalité , jusqu'à ce qu'Ebroïn , maire du palais, leur eut accordé la permission de continuer leur voyage (Historia ecclesiastica gentis Angelorum, lib. 4, cap. 3, et Acta Sanctorum ordinis Bened. Saec. n, p. 1030).
Jean mourut en 675. Les dyptiques indiquent successivement deux évêques du nom de Jean , mais nous sommes portés à croire que ces deux évêques n'en font qu'un. On y lit aussi les noms à'Anastase et d'Austrobert , tandis que celui de Félix, qui vivait en 679, ne s'y trouve pas. Cette omission rend les dyptiques fort suspects. Il ne s'écoula qu'environ trois ans entre Jean et Félix ; et il n'est pas impossible que dans ce court intervalle , il soit mort deux évêques, mais pour l'assurer, il nous faudrait d'autres preuves que le simple témoignage des dyptiques.