‹ La France pontificaleChapitre 84 sur 148 · JKAN-BAPTISTE-SIMÉON AUBERT (179S · texte numérisé non relu

JKAN-BAPTISTE-SIMÉON AUBERT (179S

Né à Fontvieille, près d'Arles, le 14 août 1731 , Jean-Baptiste Aubert, Augustin réformé du couvent de Saint-Pierre d'Aix, où il professa la philosophie et la théologie, embrassa avec enthousiasme les principes de la révolution, prêta le serment prescrit par la constitution civile du clergé et devint quatrième vicaire épiscopal de Charles-Benoit Roux, en avril 1791. 11 parait avoir exercé aussi à Aix les fonctions curiales, et il était, après la Terreur, président du presbytère des Bouches-du-Rhône. En vertu des ordres donnés par les évêques qui avaient assisté au conciliabule de l'église constitutionnelle, tenu à Paris en 1797, et afin de perpétuer le schisme , le presbytère d'Aix se réunit par les soins des évêques des Basses-Alpes, du Var et de Vaucluse. Le dimanche, 29 avril 1798, Aubert fut élu métropolitain des Bouches-du-Rhône, et il fut sacré le dimanche suivant, 6 mai , dans l'église de Saint-Sauveur, par Jean-Baptiste Romé de Villeneuve , évêque des Basses- Alpes, assisté de Jean-Joseph Rigouard, évêque du Var, et de François Étienne, évêque de Vaucluse.

Aubert n'exerça jamais ses fonctions que dans Saint-Sauveur, toutes les autres églises de la ville d'Aix et du diocèse ayant été tantôt remises par tolérance, et tantôt retirées aux prêtres fidèles,

au Saint-Siège et à M. de Boisgelin : car ce dernier prélat, quoique retiré à Londres pendaut dix ans , ne cessa pas d'être reconnu par la majeure partie de ses diocésains. On ne sait rien de son administration , si ce n'est qu'il adhéra à la décision de Saurine , évêque des Landes, contre l'usage de la langue vulgaire dans la liturgie. Il assista^ au conciliabule tenu à Paris en 1801.

Après le concordat, Aubert donna'sa démission , et se retira à Fontvieille, son village natal, où il voyait peu de monde et vivait très-simplement. Son costume différait peu de celui des Augustins réformés. Il disait la messe chaque jour et avec beaucoup de recueillement, assistait aux offices, faisait des aumônes et témoignait beaucoup d'égards au curé de la paroisse. Dans sa dernière maladie, il signa la rétractation qui lui fut demandée par son curé, et qui était la môme que celle qu'avaient souscrite les évêques constitutionnels, lors du sacre de Napoléon Ier. Cette rétractation fut envoyée de suite au secrétariat de l'archevêché. Aubert, parvenu à sa 85e année, finit ses jours le 17 février 1816. Les curés voisins assistèrent à son convoi.

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