‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 126 sur 252 · FERRY de Locrb, pasteur à Arras · texte numérisé non relu

FERRY de Locrb, pasteur à Arras

Nous ne le connaissons que par cet ouvrage : Histoire chronographiqne des comtes, pays et ville de S. Paul en Ternois, par M. Ferry de Locre, paulois, pasteur de S. Nicolas à Arras ; Douay, Laurens Kellam, 1613, in-4<> de 4 feuill. et 82 p., avec épitre dedic. à Maximilien dejfiailleul, s"* de S. Martin et approbation d'un chanoine d' Arras, certifiant que le livre ne contient « choses contraires à la relig. catholique, ains choses plaisantes à gens curieux d'antiquités » (Pradel).

FESQUES (David de), sieur de La Cacaudière, capitaine huguenot [Haag, V 107). En 1568, lorsque Gondé prit les armes pour la seconde fois, La Cacaudière se mit en devoir de lever des troupes pour marcher à son secours. Il assembla une compagnie de cavalerie à Mareuil-sur-le- Lay ; mais Du Lude étant allé l'attaquer à la tête de forces supérieures, le jeune capitaine s'enfuit avec ses gens à la faveur de la nuit et gagna en grande hâte Talmont, lieu de difficile accès à cause des marais qui l'entouraient et du voisinage de la mer. La place était facile à défendre, et cependant, démoralisés, soit par la fatigue, soit par la peur, les huguenots ne songèrent qu'à se sauver, chacun comme il put, et à se réfugier à La Rochelle. La Cacaudière n'est connu dans l'histoire que par cette déroute ; on ne trouve plus mention ni de lui ni d'aucun membre de la famille de Fesques jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes. Nous avons vu seulement s'allier à la famille de Cotne en Beauce : Lucrèce de Fesques, vers l'an 1600, et Anne de Fesques de La Folie- Herbault en 1658 (IV col. 721 et 722). A la Révocation, Théophile de Fesques d'Arbouville, sieur de Beauchéne, qui avait été élevé à la cour du prince de Nassau-Dillenbourg et qui avait servi pendant quinze ans en Hollande sous les ordres du prince d'Orange, rentra en France « touché par la grâce, > comme dit le Mercure (juill. 1685) et abjura la religion réformée, dans l'église de St-Louis.

FESQUET (Pierre), de Ganges, étudiant en théologie à Genève (Petrus Fesquetus

FESQUET — FETIZON

gangiensis), avril 1627 ; ministre à Sl-Lau-

rent-le-Minier, 1644. — ( ) ministre à

Vie en Cévennes, délégué au synode de Meyrueis, 1654 (Tt 247) ; — son fils probablement (Jacobus Fesquetus vicensis ex cebennis) étudiant à Genève, avril 1657; ministre à Combas, 1658-62; an château du seigr du Fex, en 1664-72. — (Jean) ancien de Generargues, 1666. — ( ) ancien

de S1 - Hippolyte, délégué aux synodes d'Anduze et de Meyrueis, 1674 et 1675.

— (François) admis au saint ministère par le synode d'Anduze, 1678; pasteur de St-Martin-de-Lansurcle, 1681 ; de Colognac, 1682-84. — (Jean) de Castres, assisté à Genève, 1697.— (La veuve d'Isaac) *ie Sauve, assistée à Genève d'un viatique pour Schwabach, 1700. — (Jean) manufacturier de laine à Uzès, réfugié à Lausanne, y fait don de 4 liv. par mois pour les pauvres réfugiés ; sa femme affiliée, oct. 1692, à la direction de la bourse des réfugiés. — La dame Fesquet, de Ganges, condamnée par l'Intendant Le Nain à 3000 liv. d'amende pour avoir fait baptiser son enfant par un ministre ; à son occasion est rendu un arrêt du Conseil d'État (26 fév. 1748) contre les accoucheurs et les sages-femmes de la R. P. R. — M»« Fesquet, de St-Hippolyte, enfermée au couvent de la Visitation de Montpellier, 1751 (E 3512).

FESSIER (Louis), de Beauchastel, • sortant de France, » assisté à Lausanne, 1718. — Elie Festineau, ministre de Sl- Jean-d'Angely au synode de Montauban, 1594 ; conseiller en la chambre mi-partie de Bordeaux (K 107). — Joachim Feszant, « masson, natifz de la ville de Chastelereau au pays de Poictou, » reçu habitant de Genève, mai 1558. — Famille de Fètan réfugiée au pays de Vaud en 1572. — Conf. col. 528, lig. 23-28.

FÉTIZON (Daniel), qu'on trouve appelé à tort, par d'autres, François et Paul [Haag, V 108], était natif de Reims » et fit ses études en théologie à Genève où il est inscri t sur le Livre du recteur(Daniel Fetizon rhemensis), le 5 déc. 1667. Il était encore jeune, lorsque Henri de Briquemault ba-

1 On a dans la collect. Paul Ferry (Bibl. du Protest.) trois lettres à lui adressées en 1629 par un habitant de Reims qui signe O. Fetizon. Or, un Ondart Fetizon était ancien de l'église de Roucy en 1649 (Bull. VIII, 430).

ron de St-Lonp (II col. 155, 1. 13) le choisit pour desservir sa chapelle de Sl-Loup. De 1671 à 1681 il fut t pasteur de l'église qui se recueille en la maison dn seigneur > de St-Loup-au-Bois. En 1679, il assista avec ce seigneur au synode provincial de Charenton (Biblioth. naU mss fr. 20966). Peu de temps après, le baron de Saint- Loup se retira dans le Brandebourg, et il eut assez de crédit du gouvernement pour obtenir de Louis XIV la permission d'emmener son pasteur. Fetizon alla donc, en 1681, rejoindre son ancien patron avec sa fdle Marie ; mais il lui fut défendu d'emmener sa mère. Cette pauvre veuve qui habitait Chauny, n'ayant pas voulu, à la révocation de l'édit de Nantes, renier la religion que son fils prêchait, fut enfermée à Noyon dans le couvent de la Sainte Famille, puis transférée en 1700 à l'Hôtel-Dieu de la même ville (E 3386), les religieuses de la S* Famille se lassant de nourrir une hérétique trop pauvre pour payer pension ; enfin, elle fut envoyée, en 1701, au château de Guise (E 3387) où probablement elle acheva sa carrière. On fit un procès à sa mémoire au mois d'avril 1703.

Dès son arrivée dans le Brandebourg, Fetizon se mit à travailler à une Apologie de ses coreligionnaires qu'il était de mode alors d'accuser comme cause première des guerres civiles. Il dédia son livre à Bayle sous le nom de Philarète. L'illustre philosophe fit imprimer cet écrit avec le titre d'Apologie pour les Réformés, où Con voit la juste idée des guerres civiles de France et les vrais fondemens de l'édit de Nantes, Entretiens curieux entre un protestant et un catholique ; La Haye, Abr. Arondaeus 1683, in-12 de 192 p. L'interlocuteur catholique, Patrice, renouvelle les accusations les plus odieuses contre les protestants, sans oublier celle d'être animés d'un esprit factieux et de nourrir des sentiments républicains. Eustibe, le protestant, les justifie, en répondant qu'ils ne se sont jamais armés que pour la défense de leur religion, de leurs vies et des droits de la maison de Bourbon; et quant au reproche de républicanisme, il ne se contente pas de le repousser par le témoignage de Louis XIII, qui avait proclamé la fidélité des protestants à leurs princes légitimes, mais, opposant la conduite des réformés à celle des

FÉTIZON — FEUGUERAY

Catholiques durant la Ligne, il prouve que les premiers, loin de s'opposer à l'exercice de l'autorité des rois, avaient contribué à l'affermir ; tandis qne les seconds tendaient à la soumettre au peuple ou au pape.

Vers le temps où ce livre fut mis au jour, Fétizon fut nommé aumônier du ré pi ment de Briquemault, et chargé de desservir l'église de Lippstadt (1682-86), puis celle de Rœpenick (1686-93). Après la mort de son ancien patron, il fut appelé à Berlin comme pasteur de l'église française. Il prit possession de sa chaire en 1693, c'est-àdire, la même année que Louis-Charles Bancelin, mais il ne l'occupa que peu de temps, étant mort en 1696.

Outre son Apologie, Fétizon est auteur de deux ouvrages, restés inédits, dont voici les titres : Considérations pacifiques sur Us questions du franc arbitre, de la grâce et de la prédestination, et Observa- Homes sacra in Criticam Capelli de variis leciionibus V.-Testamenti.

Mariage au temple de Charenton, 4 novemb. 1669, de Henry-Charles de Fétizon, marchand à Roucy, fils de feu Henry marchand à Châlons et de Judith Brazy, avec Suzanne Gobaille, fille de Samuel maistre d'hostel du duc de Bouillon. — Voy. aussi BuU. VIII, 521.

FEUGÈRE (Pierre), riche marchand de Bordeaux, martyr en 1559 [Haag, Y 108]. Une croix de pierre ayant été brisée par une main inconnue dans le bourg de Sl- Séverin, les soupçons s'arrêtèrent sur Feugère. L'abbé de Sainte-Croix se chargea de les éclaircir. Il attira chez lui le prétendu coupable, fit tomber la conversation sur le brisement de cette croix et lui donna à entendre qu'on le soupçonnait de ce sacrilège. Le malheureux marchand laissa échapper quelques paroles contre l'idolâtrie ; c'en fut assez, et sur la dénonciation de l'abbé, Feugère fut saisi dans son lit le lendemain et brûlé vif à l'instant devantie Palais. On découvrit plus tard que la croix avait été brisée par des marins anglais.

FEUGERAIS (François de), sieur de Marcilly, « gentil homme de bonne race, honoré des siens, bien aimé de ses voisins et chéri de tous pour sa vertu, » cruellement massacré dans son château par une troupe de meurtriers sortis exprès de la ville de Mans pour faire ce coup, » 9 avril 1563 (Crespin, 770 d). — Constance Feu-

gière, religionnaire fugitive, assistée à Lausanne, 1692. — Anthoine Feugerolles, de St-Maurice dioc. d'Uzès, reçu habitant de Genève, août 1557.

FEUGUERAY (Guillaume de), seig' de la Haye, d'une noble famille normande, pasteur [Haag, V 109], naquit à Rouen et mourut dans un âge très avancé, vers 1613.

La vie de Guillaume Feugueray est peu connue. Il prêcha en 1562 à Dieppe, à Vire, à Quevilly. En 1565, il desservait l'église d'Esneval près de Pavilly. Le 23 juillet de cette année, il eut avec Le Hongre, docteur de l'université de Paris, une conférence théologique dont le tenant catholique parait avoir seul publié une relation. A l'époque de la Saint-Barthélémy, il était ministre à Longueville, d'où il se sauva en Angleterre. En 1575, il fut appelé à Leyde comme professeur de théologie. Son enseignement attira un grand nombre d'étudiants de tous pays, et contribua à faire connaître l'université naissante sous les plus favorables auspices. En 1579, ses affaires le rappelèrent en France; mais pendant dix ans on le perd de vue, sauf une mention de lui en 1583, comme pasteur de Rouen ; puis on le retrouve en 1590, desservant, avec de Licques, l'église de Dieppe, qu'il ne quitta qu'après la soumission de Rouen à Henri IV. On a de lui :

I. Prophétie» et apostoliese, id est, totius divine ac mnoniew Scripturm Thésaurus, in locos communes rerum, dogmatum suis divinis exemplisillustratorum et phraseon Scripturm familiarium, ordine alpha betico digestus, ex Aug. Marlorati Adversariis, Lond., 1574, in-fol. — Ou en a publié un abrégé (que le P. Lelong attribue par erreur à Jacques Feugueray) sous ce titre : A. Marlorati Thésaurus S. Scripturœ prophétie» et apostoliese, nominum, verboi'um, rerum, exemplorum, quxinBibliis continentur, per G. Feuguereium digestus, operà el studio Isaaci Feguerreini in Enchiridii forman contractus, editio auctior, Gen., P. et J. Chouet, 1613, in-12.

II. Bertrami [Ratramni] presbiteri De corpore et sanguine Domini liber. Ad Carolum Magnum imperat., Guil. Feuguerœi in a cad. Leidiensi theologiam profitentis opéra emendatus et commentario illustratus, sine loco [Leyde], 1579, in-8<>, 216 p.

III. Guill. Feuguersei Rothomagensis, in acad. Leyd S. Th. prof. Responsa ad quses-

FEUGUERAY — FIGARET

tûmes cujusdatn obseuri inqumtorit in Z$landid deliteseentis, de EccUsia perpetuitate et notis, deque alite quinque eôdern pertinentibue capitibus, Lugd. Bat., 1579, in -8° ; 70 p., 8 fenill. d'index; en tête, 4 p. de dédicace ad iUustriee. dom. Guilielmum princ. Araneinum.

IV. Schola Lugduneneie ex optimis quibusque de re scholastica eeriptie et pr testant iu. antiqtue et nostrœ statu scholarum exemplù expreesa, G. Feuguermi Th. pp. opéra. Programme de cours (8 fenill.). Ces trois derniers opuscules se trouvent réunis sous le titre : G. Feuguerm Rothomagensis Lugduneneia oputcula.

V. Novum Testamentum latine, Lond., 1687, in-8<>. — Ce n'est pas autre chose que le N.-T. de Bèze avec addition de quelques notes prises de Joachim Camerarius.

Selon Daval (Met. de la réf. à Dieppe, publiée par E. Le Sens, 1878), Feugueray aurait aussi donné, en 1600, un ouvrage sur les Jubilés dont aucun biographe ne parle.

On compte encore dans la famille de ce pasteur, d'après les registres de Quevilly : Charles de Feugueray, ancien de Rouen au synode de S. Maixent (1609), conseiller du roi au siège des eaux et for. de Norm<K' en 1630; Centurion de F., mort en 1656 à Rouen, à 88 ans ; Jean de F., mari de Geneviève de CiviUe, mort à Darnetal en 1683, à 74 ans; tous, seigneurs de La Haye.

FEUILHADE (de), ministre à Bergerac en 4592.

FEUILLET, de Saintonge, étudiant à Genève, (Bertrandus Feuilletas xancto), 1564. — Suzanne Feuilleteau, de Bordeaux, assistée à Londres, avec ses quatre enfants, 1702 ; son mari est à la Jamaïque ; Mlle Feuilleteau enfermée au couvent de N.-D. de Saintes, 1730 (E 3416). — Jean Feuilloty de Bussi en Bourgogne, et son fils, assistés d'un viatique à Genève, 1693; (Suzanne), de Bussi, id. 4696. — Gaspard Feutrier, noyé dans la rivière à Fréjus, 1562 (Crespin). — Il "e Feutrier, du Dauphiné, inspectrice de l'hôpital de Lausanne,

FÉVOT (Jules), professeur qui fut prêté en 1606 par la seigneurie de Berne à l'acad. de Die, pour y être régent de la première classe et professeur d'éloquence. Il ne le fut qu'une année. En 1607 il fut reçu au saint ministère et donné à l'église du Buis; de là il passa en 1609 à celle de Condorcet,

en 1610 à St-Paul-trois-Chiteaux,en 1612 à Montélimar. Redemandé en 1617 par MM. de Berne, il reçut son congé an synode de Nyons et se retira avec de très honorables attestations. — Divers autres du même nom, au paysde Vaud, mentionnés comme originaires de Champagne (Chaumont, Troyes) et du Dauphiné (S*-Paultrois-Châteaux, Grenoble)» l'un desquels est régent à Moudon en 4609, l'autre pasteur à Avenches en 1636.

FÈVRE (Loys) c drappier, natif d'Issutile [Is-sur-Tille] au ducbiéde Bourgoigne,» reçu habitant de Genève, 1551 ; — (Loys), de Dijon, drapier, tri. 22janv.l573; (Marie), femme de Girardot de La Forêt, receveur des tailles à Château Chinon, enfermée aux Ursulines de Nevers, 1686 ; — (Tobie), de Paris, assisté à Lausanne, 1698; — (Jean), et sa femme, de Montpellier, as* sistés à Genève, pour aller à Basle, 1701.

— Joseph Feydeau, président de la chambre mi-partie de Bordeaux, 1600. — Fe* zan, de la Serve, ministre à Payerne en 1697. — Fezzan, ancien de Chomeirac, 1669. — Dominique Fezandier, huissier protestant à la Chambre mi-partie de Castres, 1595 ; diacre de l'égl. de Nîmes. 1601.

Fiac (seigneurie de), voy. Bouffant.

FICHET (Guillaume), du Mans, c cbapellier, » admis à l'habitation à Genève, 26 mars 1573 ; — (Abel), c de Rouen, 69 ans, ci-devant chapelier, et Marie sa femme, 72 ans, • assistés à Londres, 1705. — Fidel, voy. Abric (I, 25). — Fiefbrun », seigneurie de la famille de Cumont, IV, col. 973. — de Fie f clos y lieutenant dans l'armée hollandaise en 1704, capitaine en 1734. — Joseph de Fienne, lieuten. dans l'armée holland., 1704; major en 1725.— Daniel et Jean Fieret, planteurs de tabac, réfugiés, le premier à Magdebourg, le second à Manheim, vers 1700. — Jean Fierville, de Falaise, chirurgien, fugitif, 1685.

— Jean Fiés, de Nérac, tailleur, réfugié à Duisbourg, 1700. — César Fiétet, de Corps en Dauphiné. assisté à Genève, 1706.

FIGARET, ancien de l'église de G alargues, 1658. — Pierre Figarol, * coustn-

1 On a : La conversion de M. de Fiebrun, chevalier, conseiller du roy en ses conseil* d'Btat et privé, par le P. Athanau Mole, prédicateur capucin; Paris, J. Besuin, 1625; 16 p. in-8*. — Ditcours historique intéressant, précédé d'une lettre adulatrice au roi, signée F. B.

FIGAROL

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