ESNARD
d'Escroux et Jean s' de Roquecésière (Mém. de Gâches). D'Escroux, ancien de l'église d'Espérausse au synode du haut Languedoc, septemb. 1651. — Jacques Escudier, de Montpellier, assisté à Lausanne, allant en Allemagne, 1699.
Escury (d'), voy. Collot, t. IV, col. 523.
ESCUYER (Jean) ou Lescuyer, ministre de Chavornay (Vaud) en 1536 (Herminj.
Corresp. des réf., IV, 63) ; — Guillaume Escuyer, libraire, réfugié à Lausanne et mort dans cette ville ; sa veuve, Marie Grosse, nommée tutrice de leur fille, avec spect. Éléazard Perriauld, régent d'école, pour coadjuteur, le 3 juill. 1578. — (Humbert), fils de feu Estienne Escuyer, de Nantua, reçu habitant de Genève, 1558; (Boni face) tué à Grimant en Provence et traîné hors de la ville en 1562 (Crespin). — Joachim d'Esguillon, sieur de Villate, lieutenant de cavalerie, fils de Jacques, sieur de la Baubinière et d'Anne Vergnon, épouse au temple de Charenton, septemb.
1651, Elisabeth de Lalouette, fille de Robert de Lalouette s' de Saulcy et de Florence d'Éguillon. — David Eslard, ancien de Fontenay-le-Comte, 1563. — Jean Esmein, maître de poste à Montansier, ancien représentant de cette église au synode de Marennes, 1674. — Boni face Esmieu, ministre, demandé pour l'église de Gignac, puis pour Colmar ; en 1567.
ESLAYAS. « Extrait du rôle du pain fourni aux prisonniers détenus au château de Pau : Isaac d'Eslayas, du bourg de Départ près Orthez ; Daniel de Targuet, d'Orthez; Jean de Honta, de S^-Suzanne; Pierre Lamarque du même lieu, entrés tous quatre le 7 juin 1688, sortis le 6 octobre ; Pierre Casaillot, entré le 21 juillet, encore détenu le 1" janv. 1689 ; Anne d'Amadine, id. du 30 juill. au 1er oct. » (voy. I, 163). Du 6 octob. 1688 : Certificat de délivrance par Raucourt, greffier du pari, de Pau, à de La Barre, capitaine d'infanterie, des sieurs Eslayas, Targuet, Lamarque et Honta, protestants condamnés à servir le Roi dans ses armées »
(Archiv. B.-Pyr. B 3999 et 4540). — Boniface Esmieux, pasteur vers 1567 (Bull. IV, 296).
ESNARD (Louis), ou Hesnard, ministre de Fontenay [Haag, IV 550]. Il fit ses études de théologie à Genève où il est inscrit sur le livre du recteur (Lud. Hesnar-
dus Landigolensis), à la date du 15 sept. 1566. Il fut d'abord ministre au Vigan (1578-84), puis à La Rochelle, où il était encore en 1590 (Bull. IX, 321), et jouit de bonne heure d'une haute considération puisqu'en 1577, le choix des églises se porta sur lui, lorsque, sur l'invitation de Jean-Casimir, électeur palatin, elles envoyèrent à Francfort un député pour travailler, de concert avec ce prince et quelques théologiens luthériens, à un projet de réunion qui devait être soumis à l'approbation des ministres des deux communions. Esnard rendit compte de sa mission au synode national de Sainte-Foy, qui accueillit avec joie ses communications et nomma des commissaires qui assistassent, au nom des églises de France, aux conférences qui devaient se tenir à ce sujet. Cette tentative de conciliation échoua comme tant d'autres.
En 1581, le Poitou députa Esnard à l'assemblée politique de Montauban, et en 1593, à celle de Mantes qui l'élut président, en lui adjoignant Bèraud, député de la Haute-Guienne, comme vice -président, et Sainte-Rhue-Chalmot, député de la Saintonge, comme secrétaire '.
Benoît raconte qu'à la suite d'une conférence entre Du Plessis-Mornay et Vil le roy, il avait été convenu que les docteurs des deux religions s'assembleraient pour discuter, en présence du roi, les matières de controverse, afin d'éclairer complètement la conscience de Henri IV. Ce prince fit semblant d'approuver cet expédient ; il écrivit même aux églises pour les inviter à envoyer à Mantes des personnes capables de défendre leurs doctrines. Les catholiques se montrèrent inquiets de cette résolution ; mais une lettre du chancelier à l'évéque de Chartres où il lui disait : « qu'il pouvait venir en assurance, sans se mettre en peine de théologie, » les rassura, en même temps qu'elle apprit aux réformés ce qu'ils devaient attendre de cette prétendue conférence. Néanmoins, pour ne
1 D'après le vol. 220 de Brienne, complète et corrigé par le T. II de la Collection Conrart, où l'on trouve également une copie des actes de cette assemblée, les autres députés furent Maraval, La VaUière, Montiouet, Chouppes, Montigny, La Motte, Du fireuil-Chalmot, Dangeau, Pujols, Rotan, Feydeau, Boueaud, BretauviUe et Civile. Cette liste est évidemment incomplète.