‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 132 sur 252 · FISCHER · texte numérisé non relu

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opinion sur l'obéissance active de Jésus- Christ eut surtout du retentissement en France ; elle occupa plusieurs synodes nationaux. Il enseignait que l'obéissance passive du Fils de Dieu était seule imputée aux hommes à justice, parce que, comme nous/ tous, le Christ avait dû accomplir pour son propre compte la loi divine par son obéissance active ou la sainteté de sa vie. Le synode national de Gap condamna cette doctrine et ordonna d'imposer silence à ceux qui seraient imbus de telles erreurs, et même de les déposer s'ils persistaient dans leurs sentiments erronés. En môme temps, il fit écrire à toutes les universités protestantes pour les inviter à souscrire à cette censure, et il chargea spécialement Février et Sortis de réfuter le professeur de Herborn. Piscator répondit à cette vive attaque « avec beaucoup de modestie, »

comme le reconnut le synode de La Rochelle. Il établit que si les hommes avaient déjà été justifiés par la sainteté de la vie de Jésus, sa mort eût été inutile ; et que Dieu se serait montré injuste eu exigeant deux fois le châtiment d'un seul péché. Le synode ne trouva pas « concluantes les raisons et citations > apportées par lui à l'appui de son sentiment. Toutefois, moins intolérant que le synode de Gap, il remit à Dieu le soin de l'éclairer et ordonna la suppression des écrits de Sortis et de Huguet contre Piscator. La controverse semblait assoupie, lorsque Du Moulin la réveilla devant le synode de Privas, qui renvoya au prochain synode national l'examen de l'affaire. Ce synode, qui se tint à Tonneins, confirma la doctrine dominante, mais sa décision n'empêcha pas quelques-uns des ministres les plus célèbres de l'Église protestante de France, comme Camèron, Blondel, Louis Cappel, La Place tte, d'adopter le dogme formulé pour la première fois par le théologien de Strasbourg. On a de J. Piscator :

I. M. T. Ciceronis de Officiis lib. III analysis dialectica, ad prœscriptiortes Pétri Rami potissimùm accommodata, Spyrae, 1582, in-4o ; 1596, in-8o.

II. Analysis dialectica aliquot Orationum Ciceronis, ad prsescriptiones P. Rami potissimùm accommodataf Spyrœ, 1582, in-4°.

III. Responsio ad Epistolam Chtil. Timpelii de Dialectica P. Rami, Francof., 1582, in-8o.

IV. Pétri Rami DiaUcticse Ub. II, Audomari Talœi prselectionibus iUustrati. — Scholiarum physicarum Ub. VIII, in totidem Acroamaticos libros Aristotelis ; sckoliarum metaphysicarum Ub. XIV, in Midem metaphysicos libros Aristotelis, Francof., 1583, in-8°. — Le premier de ces opuscules, cités par Gesner, est sans doute le même que celui dont Jôcher fait mention sous ce titre : Animadversiones in P. Rami dialecticam.

V. Responsio ad dictata Dan. Hofmanni de tropo in verbis S. Comte. Adj. sunt ejusdem qumstiones de verbis : Hoc est corpus meum; Herborn., 1591, in-8°.

VI. Artalysis logica Evangelii secundùm Joannem, Herb., 1591, in-8» ; 1595, in-8*.

VII. Analysis logica quinque postremarum Epistolarum Pauli, Herb., 1592, in-8».

VIII. Aphorismi doctrines Christian* nu Loci communes theologiei, Herb., 1592, in-8<> ; trad. en franc., selon Jôcher.

IX. Analysis logica Epist. Pauli ad Galat., Ephes., Philip. t Goloss. et utriusque ad ThessaL, Herb., 1593, in-8<>.

X. Artalysis logica utriusque Epist. ad Corinth., Herb., 1593, in-8°. — Le Gat. de la biblioth. du docteur Williams indique une édit. des commentaires de Piscator sur les Épi très de S. Paul, publ. à Londres, 1590, in-8<>, sous le titre : Analuns Epist ol. Pauli ad Rom., Corinth., Gai., Ephes., etc. N'y a-t-il pas quelque erreur dans le millésime ?

XI. Admonitio de exercitationibus Eeizonis Buscheri, Herb., 1594, in -8°.

XII. Artalysis logica Evangelii secundùm Matthœum, Herb., 1594, in-8°.

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