‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 141 sur 252 · FLORAC · texte numérisé non relu

FLORAC

banni pour trois années du ressort des bailliages d'Orléans et de Blois, lieu de sa demeure, lui faisant défenses d'enfreindre son ban, sous les peines portées par les déclarations, et à trente livres d'amende. > Ses biens furent donnés à Jean et Israël Douseau, qui se convertirent (M 673). — Abraham Fleury né à Tours eu 1642, ancien vers 1680, réfugié aux États-Unis à la Révocation; — (Daniel), ouvrier en soie à Tours, assisté à Londres avec sa famille, 1702. — (Jean), de Tonneinsen Guyenne, id. 1705.

FLIE (Ernault de), c natif de la ville de Calais en Angleterre, » reçu habitant de Genève, septemb. 1551. Mallet, sieur de Flie, vers 1680 [VII 191 b]. — Pierre Flocard, massacré à Lyon, 1572. — Jeanne Flogêre et sa sœur, voy. Flaugère. — Marianne Flon et sa fille, assistées à Londres, 1710. —Jean de Flon, né à Bordeaux sur la fin du XVI"" siècle. Gillis de Flon, son fils, construisit en Suède des forges importantes. Johan, fils de Gillis, marchand à Stockholm et riche capitaliste, anobli en 1674 sous le nom de Adlercrona ; mort sans postérité en 1687. — Jehan Floquet c chappeur de marine » (tailleur de marbre), reçu habitant de Genève, 1559. — Une famille du même nom à Metz, laquelle donna plusieurs anciens à l'église : Didier Flon, 1593; Guillaume, 1596; Abraham, marié en 1656 à Marie de Lassus.

FLORAC (... dk), ministre d'Angouléme en 1562 [Haag, V 118]. La religion protestante dont la première semence avait été répandue dans cette ville par Calvin, y avait fait de grands progrès, grâce aux travaux apostoliques des ministres Courlieu et Jean de Voyon, qui y avaient organisé une église en 1559. Dès 1561, les protestants d'Angouléme osèrent célébrer publiquement leur culte, et les magistrats ayant interdit leurs assemblées religieuses sous des peines rigoureuses, ils leur firent répondre que leurs consciences leur étaient plus chères que la vie. Sansac, gouverneur de la province, prévenu de cette désobéissance, se rendit sur les lieux, fit arrêter Jean de Voyon et commença des poursuites criminelles au sujet du baptême d'un enfant de Jean Ferrant, conseiller au siège présidial, qui avait été administré par le ministre avec une certaine solennité. On conserve à la Biblioth. nationale

(CoU. du Puy, vol. 588) une lettre adressée à ce sujet par les principaux membres de l'église < à MM. les officiers du Roy d'Angoulmois et maire et capne de la ville d'Angoulesme, » non seulement pour repousser le reproche de sédition qu'on leur adressait, mais pour demander la liberté du culte. Cette lettre est signée par Bouleil- Ur.y Chotard, Avril, Michon, F Desmier, M allât, A . Terrasson, Ruspide, A.elC. Carrouhet, Faignant, P. Ytkier, Rabiou, Positron, Garron, Glatignon, deRoffignac, Gaultier, de Marcilhac, Videlayne, de Lespine, Mânes, de la Combe. Roger et Coeffet. Elle se termine par ces sages paroles :

Et afin que Ion ne puisse calumpnier les dites assemblées de seddition ou autre entreprise indeue, ilz supplient vous, nos Seigneurs, que telz de vous ou autres qu'il vous plaira depputer prennent la poyne de entrer quant bon leur semblera ausdites assemblées, ce qui leur sera loisible toujours quant il s'en fera, afin qu'ils entendent 8il se faict ou dict chose qui soit contre l'honneur de Dieu et l'obéissance et subjection deue au Roy nostre souverain seigneur ou qui puisse tendre a aucune seddition et émotion populaire. Et où vous, ou aucun de tous, voudriez passer oultre et entreprendre contre lad. remonstranee et empescher lesd. assemblées privées sans armes, vous déclaireut qu'ilz sont appellans et appellent à la majesté du Roy auquel ilz entendent remonstrer leur bonne et juste cause... et pour ce qu'ilz ont entendu que aucun desd. officiers du Roy s'efforcent de informer de ceulx qui ont assisté cette sepmaiue esdites assemblées lesd. soubsignez certiffient que la vérité est que mardi dernier environ midi fut faicte assemblée de certains hommes et femmes en la maison de Jacques Mânes où ilz firent a portes ouvertes prières et oraisons a Dieu et entendirent une exortation qui leur fut faite par aucun d'entre eulx ; et ce faict se retirèrent paisiblement chacun d'eulx en leurs maisons; et derechef jeudi dernier fut faict environ lheure de cinq heures du matin ung baptesme en la maison de Pierre Camboys marchant, ou pareillement y eut assemblée de certains hommes et femmes sans armes et a portes ouvertes après laquelle ilz se retirèrent chacun en leurs maisons doulcement et paisiblement sans ce que aucun scandalle ou émotions en soyt ensuivy a cause de ce et n'en adviendra cy après, Dieu aydant, si elle n'est re

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