‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 143 sur 252 · FLOTTARD · texte numérisé non relu

FLOTTARD

nouvelle du massacre de Paris avait terrifiés. A la tête de 25 chevaux seulement, les deux chefs huguenots défirent prés de Castel -Sarrasin une brigade de Monîuc, et enlevèrent la cornette noire du général catholique. Quelques jours après, Gourdon se rendit maître de Souliac, puis de Capdenac. Dès lors la terreur fit place à la confiance. L'assemblée de Real mont commença, en 1573, l'organisation du parti protestant en donnant des chefs au mouvement insurrectionnel. Nommé commandant du haut Quercy, Gourdon se montra digne de cet honneur en harcelant sans relâche Villars qui avait été envoyé contre les huguenots du haut Languedoc, et en battant, au passage de la Dordogne, un corps de troupes catholiques qui allait renforcer l'armée du duc d'Anjou devant La Rochelle. La même année, il assista aux assemblées de Montauban et de Milhau. A cette époque, il commandait dans le Périgord et l'Auvergne. A son retour, il fit lever le siège de Ploux, ou Proux comme écrit d'Aubigné, place qui appartenait à Lavedan.

En 1580, le vicomte de Gourdon servit à l'entreprise dû roi de Navarre surCahors. En 1587, il combattit à Coutras. En 1591, il fut employé, avec d'autres chefs huguenots, La Devèze, Bènac, Monein, Vivatu, sous les ordres de Ventadour. L'année suivante, il contribua à la reprise de Mauzac sur les Ligueurs et se distingua à la levée du siège de Villemur.

Nous ne savons si c'est lui ou son fils qui, sous le nom de vicomte de Gourdon et de marquis de Genehrières, est cité dans les actes de l'assemblée politique de Châtellerault, en 1611, comme député de la haute Guienne, avec le ministre Canaux, et dans ceux de l'assemblée de Pamiers, en 1614. Nous pensons cependant qu'il s'agit du fils que nous trouvons mentionne une dernière fois dans une liste de pensions payées à des Réformés, en 1616 (Brienne, vol. 211).

La Généalogie de Cardaillac par Sainte- Marthe nous apprend que le vicomte de Gourdon avait épousé Marguerite de Cardaillac, sonir d'Antoine-llector de Cardailr lac, qui lui avait donné un fils, nommé Antoine, et deux filles, Jeanne et Isabelle.

Chevrier, Hist. du protest, dans l'Ain, 1888, p. 114.

2. FLOTTARD (David), du Vigan[Haag, V 120], connu dans l'histoire de la guerre des Camisards comme un des agents les plus actifs de Miremont (Voy. II, col.

638). Flottard servait avec le grade d'officier dans l'armée anglaise, lorsque, au mois de juin 1703, Miremont le chargea de porter au < comte Roland » une lettre écrite au nom de la reine Anne pour lui promettre un prochain et puissant secours. Le chef camisard convoqua aussitôt une assemblée à Saint-Félix, afin de communiquer aux autres chefs cette heureuse nouvelle et de s'entendre avec eux sur la réponse à faire à la reine, réponse que Flottard se chargea de reporter à Londres avec un mémoire sur Tétât des Cévennes. Le secours n'arriva jamais, et ceux des ca misards qui ne succombèrent pas dans la lutte, durent finir par émigrer. Mais Miremont n'abandonna pas son projet d'une expédition dans le Languedoc. En attendant que les puissances maritimes lui fournissent les moyens de le mettre à exécution, il fit repartir Flottard pour Genève, en déc. 1704, avec la double mission d'enrôler les Camisards émigrés et de renvoyer les chefs dans les Cévennes afin d'y entretenir l'agitation. Flottard trouva sa tâche singulièrement facilitée par la nostalgie et la misère qui dévoraient ces malheureux montagnards. La plupart d'entre eux entrèrent avec empressement dans ses vues, et se mirent à la solde de la Hollande et de l'Angleterre ; les principaux chefs recevaient par jour quinze sous, les officiers dix, les sous-officiers huit, et les soldats six sous. Voici leurs noms : deux frères de Cavalier, un de Roland, La Pierre, Bastide, de Melhn, La Roze, PaviUiard, Jallaguier, Salomon, Pellissier, Salles, Caldevert, Soulier, Soullage, Gui, de Coladon, de Sobreton, Catinat, Francezet, Fontanes, Olivier ministre. Une seconde classe comptait : Amat, Brun, Bonnet, Blanc, Soullage», Raze, La Salle, Meyssonet, Mallier, Pelât, Faure, Abric, Cestin, Falgueyrolles, Courteiz, Lis»orgues% Février, Chabrier, Tavan. Presque tous ceux qui rentrèrent en France furent pris et périrent sur l'échafaud, ainsi que Maillé qui servait d'intermédiaire entre les Cévenols et l'agent de Miremont. Flottard lui-même, sur les réclamations du gouvernement français, fut banni de Genève, pais de la

FLOTTA RD — FLOURNOIS

Susse, et dut retourner en Hollande. Mais Mireraont qui ne renonçait pas à l'espoir de soulever les protestants du Languedoc, la renvoya en Suisse, vers la fin du mois de janvier 1706. Flottard gagna par ses promesses le fameux prophète Sahmon et le fit partir pour ses montagnes. Cette nouvelle tentative échoua aussi misérablement que les autres; elle faillit même conter cher a Flottard qui fut arrêté à Lausanne, à la demande de l'ambassadeur de France ; mais l'ambassadeur d'Angleterre l'ayant réclamé comme son secrétaire, le sénat de Berne s'empressa de le faire mettre en liberté, le 15 mars 1706. Depuis cette époque, l'histoire ne fait plus mention de lui. — Un Pierre Flottard, cardeur, réfugié du Vigan, avec sa famille (5 pers.) était établi à Magdebourg en 1698 et années suivantes.

FLOTÉ (Nathanabl), de Gyen « escolier, » reçu habitant de Genève, 9 fév.

FLOTTE (Jean), dit le capitaine Aurouse on Orouze, ou encore Orose, gentilhomme dauphinois, d'une vieille famille qui remontait à l'année 1080 (cartul. de St- Victor) et qui existe encore ; = Armes : losange d'argent et de gueules an chef d'or. Il fat d'abord lieutenant de la compagnie de Guy de Maugiron, se distingua dans les guerres d'Italie, embrassa ensuite la religion réformée et se rendit maître de Gap en 1567. Le 28 septemb. de cette année, avait paru une ordonnance royale appelant aux armes contre les protestants et le conseil du roi y avait joint pour les gouverneurs de province, des instructions secrètes prescrivant de poursuivre les opérations militaires avec la dernière rigueur. Le 8 octob. il écrivait au marquis de Gordes gouverneur du Dauphiné de rassembler le pins de troupes qu'il pourrait.

Et quant à ceux qui branlent seulement pour venir secourir et aider a ceux-ci de la nouvelle religion, vous les empêcherez de bouger par tous les moyens possibles, et si vous connoissez qu'ils soient opiniâtres et vont leur venir et partir, vous les taillerez et ferai mettre en pièces sans en espargner un seul; car tant plus de morts, moins d'ennemis l,

Cependant à Gap les huguenots étaient

* Charrooet, Les guerres de religion dans Us Alpes (1861), p. 50.

les plus forts et dans les démêlés qui s'y passèrent, le premier magistrat de la ville, le vibailli, fut blessé et fait prisonnier par le capitaine Flotte, qui le rendit à la liberté peu de jours après sur la demande de M. de Gordes. En 1568 le capitaine leva un régiment et alla rejoindre l'armée protestante dans l'ouest. Il fut tué à Moncontour. — Jean Flotte, galérien, ci-dessus col. 270, était deCourcelles, pays messin. Il était accusé d'avoir déguisé ses nom et profession, d'être sorti du royaume à plusieurs fois avec un cheval servant à la fuite de nouveaux catholiques, d'avoir rapporté cinq lettres de réfugiés à qui il devait porter des réponses et de l'argent, enfin de s'apprêter à servir de guide à d'autres ; condamné par sentence du baillage, le 15 déc. 1699. U avait abjuré, 19 août 1689, sous la menace des dragons avec Judith Etienne sa femme. — Le sieur Paul Flottière, du Languedoc, « ayant fait voir sa misère, on lui donne 2 écus blancs de viatique pour s'en aller » (Bourse franc, de Genève, 1690) ; le même « médecin et maître de langues, > réfugié avec deux enfants, à Duisbourg, 1698 (Dieterici).

FLOUREAUX (Abel), de Castres, mari d'Esther de Ligonnier. Nés de cette union : 1° Suzanne, présentée au baptême par de Ligonnier, capitaine, et par Suzanne de Ligonnier, femme du pasteur J os ion, 20 mai 1625; 2° Samuel, présenté par Samuel de Bouffard, sgr de Lagarrigne, 10 mars 1632 ; 3° Esthbr, présentée par Antoine de Ligonnier, secrétaire du roi en la cour des comptes de Montpellier, et par Esther de Gros, femme de M. de La Gascarié; 4° Paul, présenté par Paul de La Baume, avocat, et par Jeanne de Thomas, femme de Paul de Juge, conseiller en la chambre de l'Édit, ces deux derniers jumeaux, 1er janvier 1635; 5° Honoré, présenté par Honoré de Ligonnier, pasteur de Lacrouzette et par Margot de Ligonnier, 23 avril 1037. — Jacques Floureux, avocat à la chambre de l'Edit à Castres, avait épousé Madeleine de Lamothe, qui lui donna : 1° Jean, présenté au baptême par Jean de Lamothe, procureur en la chambre, et par Esther de Ligonnier, veuve d'Abel Floureux, bourgeois, le U août 1657 ; 2o Marie, le 19 nov. 1663 (Pradbl).

FLOURNOIS. • Laurent-Flornoy, de

FLOURNOIS — FLOVY

Yassy en Champagne, habitant Lyon »

[Haag, V 121] admis à l'habitation à Genève après la SLBarthélemy, le 23 septemb. 1572. Il était orfèvre et joaillier. Il avait épousé Gabriel le Mellin, veuve de Louis Poulard, dont il eut deux fils, Gédéon et Jean. Son fils Gédéon, 1568- 1657, devenu bourgeois de Genève en 1600, eut entre autres enfants, un fils, nommé aussi Gédéon qui fut ministre de plusieurs petites églises genevoises : Saconnex en 1629, Chancy en 1634, Moin en 1642 ; il mourut à l'âge de 72 ans, en

Jacques Flournois, frère du précédent, né en 1600, marié en 1636 avec Elisabeth Mestrezat eut un fils, Gédéon, qui à l'exemple de son cousin, le ministre de Saconnex, sortit du milieu commercial, d'orfèvrerie, de mercerie et de draperie où vivaient la plupart des membres de cette nombreuse famille. Il se nommait aussi Gédéon, naquit en 1639 et devint, en 1672, ministre de l'hôpital de Genève. Il est l'auteur de trois ouvrages anonymes qui ont joui d'une certaine renommée. Le premier, dans l'ordre de la publication, a pour titre : Lettres sincères d'un gentilhomme françois, Cologne, 1681-82, 3 vol.

in-12. — C'est un pamphlet contre les Jésuites, dont Flournois était un ardent adversaire. Le second : Responses généreuses et chrétiennes de quatre gentilshommes protestant, avec quelques entretiens sur les affaires des Réformés de France, Colog.. 1682, in-12 est un ouvrage d'un mérite réel, en sorte que des critiques ont pu sans invraisemblance, bien que sans raison, l'attribuer au célèbre ministre Claude. Le troisième et le plus populaire est intitulé : Les entretiens des voyageurs sur la mer, Cologne, 1683; Amst., Roger. 1704, 2 vol. in-12; Colog., P. Marteau, 1704, 2 part, en i vol. in-12 ; nouv. édit. augm. par un anonyme, Colog., 1715; Amst., 1740, 4 vol. in-12. C'est un roman historique sur lequel André Savons, dans son excellente Hist. de la littérature franc, à l'étranger (Paris, 1853), a porté ce jugement : « Le roman est bien mené et d'un intérêt soutenu ; la controverse v est mêlée avec une adresse rare. A part quelques touches d'un goût peu délicat et la négligence du style, la façon du récit en général est remarquable \ ar le feu et le natu-

rel. » Gédéon Flournois travailla pendant quelque temps, à la rédaction d'une gazette de Hollande publiée sons le titre de Nouvelles solides et choisies. H mourut en Asie, mais on ignore le lieu exact et la date de sa mort.

Dans diverses autres branches de la mtme famille, on peut citer :

Jacques Flournois, ministre de l'église de Jussy (Genève) en 1676, qui a bien mérité en rédigeant des Mémoires sur les franchises d'Adhémar Fabry (évéque de Genève an XV™ siècle), un Extrait ds r histoire des èvéques de Genève et une analyse des registres du Grand Conseil de Genève de 1509 à 1670. Aucun de ces travaux estimables n'a été imprimé. Son fils, Théophile, pasteur de Cartigny de 1721 à 1736, mourut en 1752, laissant de sa femme Elisabeth Colladon, deux fils qui n'eurent point de postérité.

Jean Flournois, lapidaire (1574-1657), bourgeois de Genève en 1605, marié 1° en 1597 avec Françoise Mussard; 2© en 1619 avec Suzanne Guincestre, d'une &• mille de réfugiés de Sancerre, qui l'une et l'autre lui donnèrent de nombreux enfants. Un de ses petits-fils. Jacques, né en 1657, joaillier comme lui, vint à Paris exercer sa profession, et durant quelques mois en 1681 et 1683, il y remplit les fonctions d'agent officieux de la république de Genève auprès du gouvernement français, en l'absence du titulaire Jacques Bordier (II, col. 886). Il eut trois fils dont l'aîné, Jf.an-Jacques, s'établit en Amérique, dans la Virginie.

Es aïe Flournois, fils de Jean et de Suzanne Guincestre, né en 1625, alla se fixer à Amsterdam, où il mourut en 1699 laissant plusieurs enfants.

Daniel Flournois, pasteur genevois, à Chancy en 1803, et à Céligny en 1811.

Sur les listes de l'assistance publique à Londres figure un membre de la même famille (qu'elles nomment Fleurnois), en qualité de membre du comité chargé delà distribution, en 1705 et années suivantes.

FLOVY (Philbert), du pays de Gex, porteur de chaise, réfugié à Berlin avec sa femme et 2 enfants, 1698. — Jacques Flumas, de Vernoux. assisté à Genève, 1706. — Flutot, famille lorraine établie à Metz : Etienne Flutot, tanneur, ancien de l'église de Metz en 1584. Abraham, fils d'£-

FLOVY — FOIX

tienne, reçu à l'habitation à Genève le 47 mai 1585. Antre Etienne, ancien en 1630, sieur de Nonilly en 1644, a laissé nn fils, Louis, mort jeune, et une fille, Marib, épouse en 1629 d'Etienne Mozet (1598- 1641) capitaine au régiment de Batilly, fils d'Etienne Mozet natif de Sedan et pasteur de Metz de 1592 à 1603 (Cuvier).

FOBERT (Magdrlaine), « longtemps prisonnière à Dijon, » assistée à Lausanne, 29 avril 1688. — Pierre de Fobier, « horlogenr, natif de Valfrancesque au pals de Languedoc, > reçu habitant de Genève, juin 1559. — Focart, prisonnier au château de Si Malo, 1687. — Philippe Foex, né à Londres, étudiant à l'acad. de Genève, mai 1743. — Pierre de Foie, • tondeur de draps, natifz de la ville de Niort en Poictou, » admis comme habitant de Genève, mai 1559.

FOGLARIN (Jkan-Maria), seigneur de Roqnefère près Viane \ procureur du roi à Castres, est mentionné (Mém. de Gâches) comme ayant pris une part active aux affaires de la religion, depuis l'année 1560 jusqu'en 1574, époque où il fut assassiné dans sa maison de Roqnefère, d'un coup de hache, par un de ses paysans, » lequel c s'estoit introduit dans sa chambre sur « prétexte de luy vouloir communiquer c quelque affaire d'importance. Sa femme ■ et sa fille s'étant mises à crier, le portier c estant accouru et ayant saisy le paysan c an corps, la fille le tua avec son cou- « teau. • Cette vaillante fille était probablement Tune des deux que cite M. Ch.

Pradel, éditeur de Gâches : Françoise qui épousa Claude de la Verchère, de Thiers, on Isabeau dame de Roquefère, mariée en 1607 à François de Berteau, seigr de Qoaitonze, conseiller au pari, de Toulouse.

FOIN (Claude), d' Aux erre, mercier, et Germain Foin son fils, reçus à l'habitation à Genève, 7 septemb. 1572. — Estienne Foinche, de Chalon, marchand, id. le même jour. — Bastian de Fois « natif de Prou vins, • id. juin 1559. — De Foissac, d'Uzès, secrétaire du synode de Nîmes, mai 1658. Louise de Foissac, d"e noble, assistée à Londres, 1702. — Pierre Foissac, régent au collège de Montauban, mort en 1612. Jacques Foissac, de Mon-

> Commune d'Escron, canton de Lacaune, Fogbrin était riche; il avait acheté en 1548 la stigMorie de Lacaune.

tauban, tailleur (1677-1740) et Marie Jalaguier sa femme, réfugiés à Lausanne. — Marie Foissard, de Dieppe, 80 ans et aveugle, assistée (3 1. 11) à Deptford, par le comité de Londres, 1705. — Jacques Foisseau, du Poitou, 37 ans, avec sa femme et un enfant, assisté à Londres (11 sh.), 1706. Joseph F oiseaux, en Poitou, pendu, 1719. — Joseph Foissiat, du Forez, étudiant à l'acad. de Genève (J. Foissiatus sebusianus), mai 1603 ; ministre à Pont de Veyle, 1619-23.

FOISSIN (Jean), conseiller au sénéchal d'Armagnac, eut pour fils, Timothéb, qui épousa Isabeau de Mages, d'où naquirent : 1° Marguerite ; 2° Anne présentée au baptême par Isaac de Mages, du Mas-Grenier, et par Jeanne Saluste du Barthas, à Mauvezin, 23 juin 1604 ; 3<> David, présenté par David de Vignaux, juge de Fezenzaguet, et par Jeanne de Goast femme de M. de Mages, 6 juin 1607 ; 4° Marie, présentée par M. de Pompas et par Marie de Foissin, femme de M. de Benquet, le 22 déc. 1613. — David eut un fils, Etienne, sieur de Lacousture, qui épousa Marie de Labalme, dont il eut : Suzanne, présentée au baptême par M. de Foissin, de Bordeaux, et par Suzanne de Labalme, à Mauvezin. le 16 mai 1670. (Pradel). — « M. Pierre Foissin (aliàs Fouassin), riche négociant qualifié conseiller du roi à Paris, • est enfermé trois semaines à la Bastille (juin-juillet 1699) et délivré moyennant la promesse de se convertir, plus une caution de 200 mille livres, répondant pour lui, sa femme, ses deux fils et ses deux filles. Quelques mois après il est réfugié avec la d"« sa femme et 3 enf. à Magdebourg, où il est nommé conseiller de S. A. Électorale, 1699. Son fils aîné, 17 ans, annonçant vouloir s'engager, mis à S1 Lazare. Dame veuve Marie Foissin, mise à la Bastille et ses quatre filles aux Nouvelles catholiques, 1713 (Ë 3399).

1. FOIX (Antoine de), baron de Rabat [Haag, V 124], gentilhomme de la première noblesse du pays de Foix, occupa un rang considérable à la cour de Jeanne d'Albret, qui lui témoigna en toutes circonstances la plus grande confiance, et qui l'employa notamment à arranger l'affaire de Pamiers, en 1566 (Voy. Tachard). Il laissa de son mariage avec Catherine de ViUemur : 1° Paul, mort en 1580, sans

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