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enfants de Madelaine de Rochechouart, qu'il avait épousée en 1554 ; — 2° Georges, qui suit; — 3° Rose, femme, en 1543, de Bernard-Roger de Comminges, vicomte de Bruniquel ; — 4<> Gabriellb, mariée à Gaston de Le vis y vicomte de Léran.
Georges de Foix succéda à son frère aine en 1580. En 1595, la Saintonge le députa à l'assemblée politique de Saumur, et en 1597, à celle de Châtellerault. De son mariage avec Jeanne de Durfort, fille de Symphorien de Dur fort et de Catherine (le Gontaut-Biron, naquirent six enfants : 1° Henri-Gaston, qui professait encore la religion protestante vers 1645, puisqu'il assista, comme commissaire du roi, au synode provincial de la basse Guienne qui s'assembla, dans ce temps, à Sainte-Foy ;
— 2° Phoebus, mort jeune, ainsi que 3° Scipion ; — 4° Jean-Roger, tige des marquis de Foix, qui devait être converti lorsqu'il se maria avec la fille du premier président du parlement de Toulouse ; — 5° Jean-Georges, baron de Rabat, qui épousa également une demoiselle catholique, nièce d'un grand maître de Malte ;
— 6© Henriette, femme, en 1613, d'un Rochechouart-Barbazan .
2. FOIX (Françoise de), seconde fille de Henri de Foix [Haag, V 125], comte de Candale, tué au siège de Sommières, en 1572, et de Marie de Montmorency. Sa sœur aînée ayant épousé, en 1587, Jean- Louis Nogaret, duc d'Épernon, Françoise de Foix fut enlevée de force, conduite à Angoulême, transférée, en 1590, à Saintes et contrainte à prendre le voile, le 22 sept. 1591, après avoir fait abandon de tous ses biens à sa sœur, à la réserve d'une pension de 600 livres. En vain ne cessa-t-elle de protester contre la violence qui lui était faite. En 1600, elle fut pourvue de Pabbaye de Sainte-Glossinde à Metz. En 1603, Henri IV, pour l'éloigner de son beau-frère, qu'elle avait pris en haine, lui permit de venir à Chantilly. Quelque temps après, il l'autorisa à aller demeurer à Verdun; mais au bout de ileux ans, il lui donna ordre de se retirer dans l'abbaye de Moncel, où elle resta jusqu'en 1610. Elle venait d'obtenir un rescrit du pape qui lui permettait de se faire séculariser, lorsqu'elle embrassa publiquement, le 12 déc. 1611, la religion
protestante. La conviction religieuse entra probablement pour peu de chose dans cette conversion. Quoi qu'il en soit, Françoise de Foix se fixa dès lors à Paris, où elle mourut au mois de septembre 1649, sans avoir pu obtenir des tri banaux la part qui lui revenait légitimement dans les biens de ses parents et dont elle avait été violemment dépouillée par le duc d'Épernon. — On trouve quelques-ânes de ses lettres dans le recueil du fonds de Béthune, vol. 8769.
3. FOIX (Paul de), fils de Jean de Foix [Haag, V 125], comte de Garmaing et de Madelaine de Gatipène, né en 1828, mort en 1584.
Paul de Foix n'a appartenu qu'an instant à l'Église protestante; peut-être même n'a-t-il jamais, comme tant d'autres Nicodémites, ou tièdes et timides, fait profession ouverte de la religion réformée. Conseiller au parlement de Paris depuis 1546, il assista à la fameuse mercuriale où Anne Du Bourg fut arrêté. Sans se déclarer franchement contre les persécutions, il ouvrit cet avis singulier, qu'il fallait distinguer entre les sectaires qui niaient la réalité des sacrements de la religion et ceux qui discutaient seulement sur b forme des sacrements, et punir pins sévèrement les premiers ; c'est-à-dire, ce nous semble, qu'on devait continuer à brûler les Sacramentaires et traiter avec douceur les Luthériens. C'était assurément renfermer la tolérance dans les plus étroites limites ; et cependant il alla, par ordre do roi, rejoindre ses collègues plus courageux et plus sincères dans les cachots de la Bastille. Mis en présence des commissaires, il se tira d'affaire assez facilement. Malgré le soin que Saint-André avait pris de composer une commission au gré du cardinal de Lorraine ; malgré les lettres, signées du roi et scellées du sceau du secret, que le cardinal fit adresser à ces commissaires choisis parmi les plus ardents ennemis de la Réforme, portant qu'il était nécessaire de déployer la plus grande sévérité, Paul de Foix fut seulement condamné, par arrêt du 8 janvier 1559, à confesser en plein parlement « qu'au sacrement de l'autel la forme est inséparable de la matière, et que le sacrement ne peut s'administrer autrement que ne le fait l'Église romaine. » 11 dut promettre, en outre, de vivre dans
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la religion catholique et de ne garder en sa possession ancun livre censuré. Du reste, il en fut quitte pour une suspension d'un an ; encore l'arrêt fut-il cassé, Je 8 fév. 1560. Depuis cette époque, Paul de Poix, rallié à la Cour, fut comblé d'honneurs et de dignités. Charles IX et Henri III le chargèrent de missions importantes en Ecosse, à Venise, en Angleterre, à Rome. Il monta même sur le siège archiépiscopal de Toulouse ; mais sa vie nous devient étrangère. Nous ajouterons seulement qu'il a laissé des Lettres relatives à son ambassade auprès de Grégoire XIII, publ. par Mauléon de Granier, Paris, 1628, in-4<>. Selon les Mémoires de Condé, Paul de Foix était « homme sage, honnête et de bonnes mœurs, bon juge et craignant Dieu. > Il était surtout un admirateur passionné d'Aristote.
4. FOIX -CAR AMAN (Madblaine de), religieuse bénédictine dans l'abbaye des Chases [Haag, Y 125], embrassa les opinions nouvelles, dès 1562, et les prêcha ouvertement dans ce monastère qui passait, dit un historien du pays, Imberdis, pour la plus complète expression du monachisme féminin en Auvergne. Comme tant d'autres victimes des institutions du moyen âge, la jeune Madelaine avait été vouée, contre son gré, à la vie du cloître et arrachée violemment à un amour profond qu'elle nourrissait, dès l'enfance, pour un gentilhomme du Languedoc. Ce gentilhomme, dont on ne nous apprend pas le nom, avait aussi abjuré le catholicisme, et il conçut le projet de l'enlever ; mais sa petite troupe rat dispersée par la garnison catholique que les religieuses avaient appelée dans leur monastère. Madelaine de Foix réussit cependant à s'échapper de l'abbaye et rejoignit son amant qu'elle épousa après avoir abjuré publiquement.
FOL (Jacques), de Feigère au pays de Gex, assisté à Genève, 1685 ; (François), du pays de Gex, id. 1695; (la veuve de Guillaume), de Fégère, id. 1703. Marc Fol, laboureur du pays de Gex, réfugié à Orangburg en Prusse, 1700. — « Johannes Folchier, de Mon te vain, jurisconsultus galhis, » étudiant à Leyde, 1695. — Marguerite Folchier et sa fille, des Vans en Languedoc, assistées à Lausanne, allant en Allemagne, 1699. — Charles Folens,
étudiant à Genève (Carolus Folens humain ta tis studens, burgundiensis), mai 1581.
— André Folio, de La Charité, maçon, id. 7 mai 1573. — Anthoenne Follon, sergier, natif d'Orléans, id. août 1551 . — FolvilU, mis en 1691 dans les prisons de Poitiers (E 3377). — M»« de Folleville, de Normandie, réfugiée, avec une servante, à Berlin, 1698.
FOLION (Nicolas) < natif d'Estouy près Germon t en Picardie, » réfugié et admis comme habitant à Genève en octobre 1558 ; Charles, du même lieu, probablement son jeune frère, admis de même en août 1559. Nicolas était sans doute un ecclésiastique et avait fait des études, car on le trouve envoyé de Genève à Toulouse dès le mois de juillet 1559 (Bull. VIII, 75). Il prêcha donc à Toulouse, avec Cormère et autres ministres (IV col. 698) ; mais le terrible parlement de cette ville, ne le laissa pas longtemps vaquer à ses fonctions pastorales, car dès l'année 1561 tous ces prédicateurs évangéliques furent obligés de s'enfuir. Folion se retira à Castres et rat ensuite envoyé à l'église d'Orléans [Haag, IV 62 et VI 439], d'où on le trouve en 1561 à St-Germain en Laye, en 1572-76 au Brouage. — Nous ne savons sur quel fondement MM. Haag lni donnent un sobriquet, La Vallée ; mais il ne faut pas le confondre avec Bénardin de La Vallée, pasteur de Fontenay-le-Comte, de 1599 à
FOMPATOUR (Mme de) et ses trois filles, « trois opiniâtres huguenotes, » enfermées à la Propagation de la foi et aux Nouv. cath. de Luçon, 1701-1704. — Louis -Fonte/, de Montendre en Saintonge, assisté à Genève d'un viatique pour Londres, 1700.
— Michel Fonbonne, de Lyon, mercier, réfugié à Lausanne en 1569 (Bull. XXI, 471). Michel Fombonne (le même sans doute), marchand de Lyon (chapelier), habitant de Genève, y marie sa fille Elisabeth avec David fils d'Etienne Duval, marchand apothicaire (Conf. V, col. 1094), en 1589 (E. de Monthoux, not., VI, 64). Le même Michel, par son testament, partage son bien entre sa femme Claudine Bruyère et leurs quatre filles, 1613 (Id. XXVII, 480). — Jean Fontbone, marchand de Lyon, reçu habitant à Genève, 29 septemb. 1572. — Fontbonne-Duvernet, pasteur dans le Cambrésis et à Sedan, se-