‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 145 sur 252 · DE FONS · texte numérisé non relu

DE FONS

crétaire d'un synode de cette contrée en 1779 ; pasteur à Sedan, 1803-1812. — De Fonbas, ancien de Puylaurens, 1667. — Amy Saunex, lapidaire, bourgeois de Genève, épouse Catherine fille de Sébastien Fontbonne, de S^-Barthélemy-le-Pin en Vivarais, 1695 (J. Fornet, not., XII, 1). — Claude Fomboine, de Privas, assisté à Genève, 1708. — Daniel Foncés, de Florensac, avec sa femme, 2 enfants, sa belle mère et 2 belles -sœurs < persécutés pour la religion, sont assistés de 5 écus blancs à Genève, pour passer en Suisse, > 1681. FONDEVILLE, famille béarnaise. Arnaud de Fonsdeville, ministre, comparait avec deux de ses collègues, J. de Diserotte et Jacques de Bustanobis, devant un notaire d'Oloron, pour un achat de terrain, 1er mai 1592 (Arch. B.-Pyr. E 1790). Jean de Fondeville, peut-être fils du précédent, fit ses études, c tant en théologie qu'en langues hébraïque et grecque, • au collège royal d'Orthez, d'oct. 1611 au l«r août 1618. Admis au ministère par le synode tenu à Pau le 28 septemb. de cette dernière année, il fut désigné d'abord pour desservir l'église de Bigorre, puis en janv. 1619 celle de Lucq, et la même année celle de Conchez ; en 1620 il devint pasteur titulaire d'Osse. Son séjour y dura peu : il fut déposé en 1623. Au synode de Charenton (oct. 1623), il fut l'objet d'un rapport où on lisait : < De petite stature, avec des cheveux blonds, un air fier, de grands yeux, Agé d'environ 30 ans, déposé par le colloque d'Oloron pour cause d'adultère, pour avoir eu du mépris pour le saint ministère et à cause de sa vanité insupportable qui Ta depuis fait a posta sier. » Il apostasia, en effet (Liste de Véron et arch. des B.-Pyr., B 3743), très peu de temps après sa disgrâce, car il lui fut attribué, par ordonnance du roi en date du 26 nov. 1624, une pension égale à ses gages de pasteur, 450 livres. C'était l'usage, pour aider à la conversion des ministres, de leur maintenir à titre de pension leurs émoluments de pasteurs.

Fondeville s'établit vers cette époque à Lescar où il avait épousé Marie de Cole sœur de (loin Biaise, religieux barnabite de cette ville. Sa femme mourut en 1642 et lui à la tin de 1646, laissant une fille et deux fils, dont l'un devint prêtre. L'autre, Jean-Henri, également catholique, né en

1633, mort en 1705, fut avocat au parlement et surtout poète disert, patronna et poeta facundus, comme dit l'épi taphe gravée .sur son tombeau. Ses vers, en patois du Béarn, sont, dit-on, les meilleurs qu'on ait faits en cet idiome et son principal ouvrage n'est pas sans intérêt pour nous. C'est une histoire fantaisiste do protestantisme composée sous forme de dialogue, à l'époque de la Révocation, entre trois rustres béarnais : Routge, Peyrot et Menjou. En voici le titre et les premiers vers :

Calvinisme de Bearn, divisât en seys églogues.

Moeaen Rontgo, ai-p plats, voua qui açabet Hriatori Et qui deu temps antiq pondet abee memori, Digat-nooe en qaing an bidon loua hngnaate Et ai hon qnoan baden bomia heite oom loua ante Oa ai eourti haaten de maladite raee Qu'atan lou nonate rey loua oaatigne et loua «mm; Car deapenbji bet tempe a, uona bedem grana édicté Per louequoeox eon eatata de chargée interdite Et eon eetate deebeita lonri prêches on loua templee On, per Ions eomberti, n'a heit d'aatea exemples.

Monsieur Routge, si vous plait, tous qui savez l'histoire et qui du temps antique pouvez avoir mémoire, dites-nous quelle année vinrent les huguenots. Et si quand ils vinrent c'étaient dos hommes faits comme les autres ou si sortis étaient d'une race maudite, qu'ainsi les a notre roi châtiés et brisés; car depuis beau temps nous voyons grands édits et sont été défaits leurs prêches et leurs temples et pour les convertir on a fait bien d'autres exemples...

Ce poème (2623 vers) a été publié par la Société des sciences et lettres de Pau, sous ce titre : Calvinisme de Béarn, poème béarnais de J.-H. de Fondeville, pub. pour la première fois avec une notice histor. et un dictionn. béarnais- français, par Hilarion Barthéty et L. Soulice ; Pau, Ribaut, 1880, in-8o de 166 p.

FONGRAVE (Hknry), avocat à Rabastens, 1561 (Bull. X, 349). — Nicolas Font, « de Fraisnay en Daupbiné, maréchal, » reçu habitant de Genève, 14 oct. 1572. — De Fons, ancien de Montpellier, 1611 ; premier consul, 1619; — Jean de Fons, garde des sceaux au sénéchal et siège présidial de Nîmes, condamné à mort (contumace) par arrêt du pari, de Toulouse du 18 mars 1569, à cause de l'émeute (.'10 septemb. 1567) de la Michelade. Il avait épousé Louise d'Androu, et ils eurent

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