FORANT
détournée de son projet que par la Révolution, loin d'user des rigueurs qu'un zèle fanatique inspire, il fut toujours un tendre frère et plusieurs fois on l'a vu accompagner cette sœur jusqu'à la porte de l'église et de là se rendre lui-même au temple où il devait prêcher. » Fonfrède mourut à Montauban, le 4 fév. 4809. Le consistoire décida qu'un monument serait élevé sur sa tombe en mémoire des services qu'il avait rendus pendant ses 36 années de ministère (Nicolas).
Basile Fontfroide consul de Nîmes, 1600 ; dame de Rauchin veuve de nob. Basile de Fontfroide de Nîmes, morte à Berlin en 4689 (Erman). — MM. de Fontju- Hanne, de Montélimar, officiers réfugiés à Francfort-su r-le-Mein en 4686 ; entrés ensuite dans les grands-mousquetaires, à Berlin ; (Mlle de) inspectrice de l'hôpital de Lausanne en 4688. — Jacques de Fonton, de Vauvert en Languedoc, capitaine de dragons en Prusse, mort à Berlin en 4715, âgé de 62 ans. — Fontrailles (Michel d'Astarac seigr de), voy. Astarac (I col. 445) et aussi dans la Revue de Gascogne t. XII (4871) p. 556. — Barthélémy et Remy Fontvieille, capitaines au pays de Castrais, 1573(#êm. de Gâches); Marguerite veuve de Jean Fontvieille, de Mazères au comté de Foix, 60 ans, assistée à Lausanne d'un viatique de 3 écus pour l'Angleterre, 4702 ; la même année on la trouve à Londres, portée pour 4 1. 15 sh. sur les listes de l'assistance publique ; elle l'est encore (48 sh.) en 4740.
FORANT (Job), marin de l'île de Rhé [Haag, V 434] connu par une action qui, comme le remarque Arcère, rappelle le dévouement de Curtius. Après la défaite de Soubise dans l'île de Rhé, raconte l'historien de La Rochelle, la flotte rochelloise rangeait la côte afin de recueillir les débris de larmée protestante. Dans l'espoir d'enlever quelques bâtiments ou du moins d'en décimer les équipages, le duc de La Rochefoucauld ordonna à plusieurs prisonniers de courir le long du rivage et d'appeler au secours : il comptait que, trompés par ce stratagème, les chefs de ia flotte s'approcheraient de la cMe, où ils seraient reçus à coups d'arquebuse par ses gens qui s'avanceraient, sans être reconnus, derrière les prétendus fuyards. Pour écarter le danger qui menaçait ses coreligionnai-
res, Job Forant sacrifia sa vie. Il gravit à la hâte sur une hauteur, et là, d'une voix éclatante , il crie : Trahison ! trahison I puis il se précipite du haut du rocher. Quelques matelots qui avaient déjà pris terre, le relevèrent brisé de sa chute, et le transportèrent sur la flotte. Il ne survécut que peu de jours à son action héroïque. Son fils, Jacques, contre-amiral de la flotte rochelloise, en 4624, s'est fait un grand nom comme homme de mer.
Né dans l'île de Rhé, en 4588, Jacques Forant, comme nous venons de le dire, remplissait déjà les fonctions de contreamiral sur la flotte commandée par Guitton. Il acquit tant de célébrité par ses actions d'éclat, que le roi d'Angleterre lui offrit un grade dans son armée navale. Il combattit dix ans sous le pavillon anglais, et se signala dans de nombreuses rencontres avec les Espagnols. En 1635, il quitta le service de l'Angleterre pour celui de la Hollande, et fut nommé, 4637, contre-amiral de la flotte hollandaise. Il se montra digne de ce grade en détruisant l'escadre espagnole qui portait des renforts dans les Pays-Bas. Peu de temps après, le roi de France le rappela dans sa patrie. En 4645, sous les ordres de l'amiral Tromp, il empêcha les Espagnols de secourir Gra vélines que les Français assiégeaient, et il contribua à la prise du fort de Mardik par la dispersion de trois frégates ennemies.
L'année suivante, il se distingua encore au siège de Dunkerque, mais ce fut le dernier service qu'il rendit à son pays ; il mourut en 1649, laissant un fils, Job, né à La Tremblade, vers 1630.
Job Forant se montra digne de ces ancêtres. En 4652, il fut blessé à la contrescarpe de Bourg. En 4654, il se signala devant Barcelone, et en récompense de sa belle conduite, il fut créé, l'année suivante, capitaine de vaisseau. En 4658, il reçut ordre de visiter les détroits de Magellan et de Le Maire. Ayant rencontré quatre vaisseaux espagnols prés de l'embouchure de la Plata, il les attaqua bravement et en prit un qu'il amena au Havre. Il fit ensuite plusieurs voyages au Mexique sur la Henommêe qu'il commandait.
Nommé au commandement du Brezé, il fut chargé de transporter des troupes à Cayenne, et à peine de retour à La Rochelle, il remit à la voile pour les côtes