FORANT
du Portugal. Attaqué par cinq vaisseaux turcs, il les battit et les mit en fuite. Il passa les années 1666 et 1667 en Hollande, occupé à surveiller la construction de six vaisseaux pour le compte de Louis XIV. En 1668, il reçut de nouvelles lettres de noblesse ; ce fut la seule récompense accordée, pour de si grands services, à un officier qui, au rapport de Sourches, passait parmi ses collègues pour c un homme comparable au grand Ru y ter. »
Mais c'est que Forant professait la religion réformée. Il ne put donc obtenir l'avancement auquel il avait droit ; bien plus, il se vit, dès 1680, en butte à toutes sortes de persécutions. Dès le 14 avril de cette année,* une circulaire adressée aux intendants des ports leur fit savoir que S. M. avait résolu d'envoyer sur ses vaisseaux • des ecclésiastiques habiles et capables d'instruire ceux qui voudraient bien se mettre en estât de connoistre les erreurs dans lesquelles ils étoient engagez, » et les invita à faire entendre tout doucement aux récalcitrants, que < s'ils continuoient dans leur erreur, » ils seraient destitués. Le 19 mai, nouvelle lettre de Seignelay s'informant auprès de l'intendant de Brest, « si le sieur Forant assistoit aux conférences. » Hélas, le vieux capitaine n'y assistait pas ! Pour le punir de sa mauvaise conduite, de son opiniâtreté remplie d'emportement et de son zèle indécent, on ne le destitua pas d'abord, car on ne voulait pas se priver des services d'un des meilleurs officiers de la Hotte ; mais on l'envoya à Toulon. Tandis qu'un grand nombre de ses collègues, comme Go/fin, de La Mothe, de %*, Du Rivau-Huet, abjuraient pour éviter une destitution certaine ; que d'autres, tels que Colin de Plessy, Crèqui-La Roche, François Léguât, Antoine Valleau. Chobases, Guillot, Des Herbiers, allaient, un peu plus tôt ou un peu plus tard, mettre leur épée au service de l'ennemi le plus dangereux de Louis XIV, Forant « se rouillait, » comme Du Quesne le reprochait à Saignelay en 1681 : « Et comment, monseigneur, lui écrivait-il, laissez-vous rouiller Forant, qui est des meilleurs manœuvriers et soldats? * Pendant cinq ans le vieux capitaine tint bon; il tint bon même un peu à la révocation de ledit de Nantes, car ce fut seulement au mois de déc. 168.m) qu'il abjura enfin entre les mains de l'archevêque de Paris.
Deux mois après, il fut créé chef d'escadre, puis fut chargé du commandement de la marine au port de Rochefort et mourut à Brest le 29 septemb. 1692. Sa veuve, Marguerite Richier, fut enfermée en 1693 aux Nouvelles catholiques, et ses enfants enlevés à la tendresse de leur mère pour être remis à une tante qu'on tenait pour mieux convertie (E 3379).
Job Forant eut trois frères, prénommés Jean, Jacques et Etienne, tous trois capitaines de vaisseau et tous trois tués an service (voy. Rainguet, Biographie Saintongeoise, 1851, in-4°).
Parmi les protestants de l'Ile de Rhé appartenant vraisemblablement à cette race de braves marins, on trouve un Théodore Forant noté en 1677 (Tt 258) comme étant « secrétaire de M. le marquis de Gransay. > Peut-être est-il l'apostat Forant qui s 'étant fait l'espion du gouvernement comme Le Danois et Robert, s'employa à tromper ses anciens coreligionnaires émigrés, par les plus fallacieuses promesses, pour les décider à rentrer en France. On évalue à plus de 500 le nombre des artisans et des matelots qu'il fit repasser en France en moins de six mois. — Jean Forent, né en Poitou, avait été moine dans l'ordre des Carmes, mais il fut l'un des premiers élèves de l'académie protestante de Montauban, d'où il sortit en 1602 on 1003. 11 fut aussitôt nommé pasteur à Chauvigny en Poitou et il l'était encore en 1637. Lorsqu'il avait jeté le froc, il avait publié un petit écrit contenant les motifs de sa conversion. On n'en connaît même pas le titre ; niais M. le past. Lièvre (Hist. des protest, du Poitou, 1859, t. III p. 282) cite un mauvais pamphlet intitulé « Res-
* ponse à la déclaration de Jean Forent cy « devant religieux de l'ordre des Carmes, i à présent escolier envoyé pour estudier « à Montauban par ceux de la R. P. R. de
* Poitiers, par J. Bonestat, escolier ; Poi- « tiers (s. d.). » — Un autre Jean Forent fut pasteur à Tours de 1637 à 1652, et probablement il est le père d'un troisième Forent qui fut pasteur à Sion en Bretagne de 1672 à 1685 et se réfugia en Angleterre où il rendit service à l'histoire du protestantisme dans sa patrie en fournissant à l'historien Quick, une copie collationnée et certifiée des procès -verbaux des Synodes de France qui a servi de base à la publi-
FAltANÎ — POREST
i de son Synodieon in Gallia reformata, «es 1692, 2 vol. in-fo (voy. Vaurigaud, detègl de Bretagne, 1870, t. III).— ouve dans les listes de l'assistance pie à Londres en 1706 : « Catherine i d'Etienne Forent de Tours, 50 ans
• vraisemblablement la même Catheoscrite encore de 1721 à 1723 à Lonpour on secours de 23 liv. st. — Legs
faits à l'église d'Oloron par Charles rbec en 1663 et Pierre de For bec, t, en 1668 (Tt 235). — Jacques For- ►outonnier, réfugié à Manheim, puis à )bourg, avec sa femme et 3 enf., 1698.
veuve de Moïse Porchère, de Castaen Cévennes, assistée à Genève d'un ne pour la Suisse, 1698.
RCADE, famille béarnaise. Joannes dius bearnensis, étudiant à l'acadée Genève, juin 1681. Cette famille le nom patronymique était Quirin l
l'époque de la Révocation, rejetée usse, où Erman et Reclam (IX, 119) donnent quelques détails sur elle :
de Forcade, seigr de Biaix, disent- & à Pau en 1663 mourut à Berlin, nant général, en 1729. Son fils Fré- Guill. Quirin de Forcade, mourut le même grade à Berlin, le 23 mars
ayant été père de 23 enfants dont urs furent des officiers de distinc-
— La dame de la Fourcade « du ;, » paralysée, assistée à Genève, 98. — Jacques et Pierre Forcade, lands de Montpellier, 1637 (Bull. II
— Barthélémy Forcade, de Lyon, int à l'acad. de Leyde, où il demeure ion père, septemb. 1699 ; pasteur de te franc, de Dordrecht, de 1710 à 20. RDRIN (Olivier), reçu habitant de ?e, 1547. — François Fore, de Sain- , assisté à Lausanne d'un viatique la Hollande, 1684 ; — (Pierre), « réde France, régent à Ouchy (Vaud), ; — (Charles), de Pontaix en Dau- , âgé et invalide, assisté à Genève, ; — (La veuve de Mathieu), de Chaan Dauphiné, id., 1691 ; (Ennemond), riol, avec sa femme et son fils, id., ; (Pierre), d'Annonay, id., d'un viapour l'Allemagne, 1699 ; (David), de jrreville en Vivarais, avec sa femme ni., id., 1701 ; (Louis), de Boffre en
a de Quérm, voy. t. m col. 306 lig. 12.
Vivarais, id., 1706 ; (Jean), de Valdrôme en Dauphiné, id., 1707 ; (Jacques), de Servièreen Dauphiné, id., 1708. — Jehan Fores « quinquailleur, natif de Thiers en Auvergne, » reçu habitant de Genève, janv. 1556. — Michel Forres, de Marseille, « serrurier et faiseur d'arquebus, > admis à l'habitation à Lausanne, octob.
1568. — Forel, condamné aux verges, comme guide, par le parlem. de Grenoble, déc. 1685. Isaac Forel * et ses deux sœurs de Saint-Julien près Gap en Dauphiné, assistés à Lausanne et Genève d'un viatique pour le Piémont, 1695. — Christophe de Forère, à Meyrueis, 1562 (Bull. III 228). — François Forèei, de Provence, avec sa femme et 3 enf., assisté à Lausanne,
1. FOREST (Hector), de Vaison [Haag, V 133], auteur des deux opuscules suivants, conservés à la bibliothèque de Carpentras : Briefve et utile instruction pour enseigner et apprendre la grammaire en peu de temps; Lyon, Macé Bonhomme, 1552, in-8° et 2° Dialogi duo puériles ; Lyon, M. D., 1552, in-8<>. — t Ligier Forestz, ribandier du pays de Tiers en Auvergne,» reçu habitant de Genève, décemb. 1554.
Guillaume Forest, de la même province, imprimeur, reçu bourgeois, 1562. — Guigue Forest, « de la Coste S1- André, cousturier,» id., 26 mars 1573. — (Michel), pasteur, originaire d'Ax, réfugié en Angleterre en 1572 (Bull. II, 72) ; était en fonctions à Malines, en 1583. — (René) pasteur à Melle en 1603.
2. FOREST. Deux artistes ont honoré ce nom dans le courant du XVHme siècle : ce sont Pierre Forest et son fils Jean. Pierre Forest, marchand drapier de Mortagnc, eut trois enfants de sa femme Mine Dugué (peut-être la fille ou la sœur de Guillaume Dugué peintre, de Troyes, mort en oct. 1626) : lo Pierre, peintre, qui suit ; — 2<> Elisabeth, mariée, en mars 1632, avec le peintre Jean-Baptiste Lacroix, fils de Jérôme Lacroix, marchand drapier d'Anvers, et en secondes noces, avril 1639, avec Jacques Auvray, libraire, fils de Pierre Auvray, libraire et de Madelaine Labour me y mariage d'où naquit Dominique,
1 Nous aurions lu Fard, si le nom n'était écrit Forel également sur les registres de Genève et de Lausanne.
FOREST
bapt. le 19 juin 1644 ; — 3<> Anne, mariée an peintre Jean Michelin et enterrée le 18 août 1644.
Pierre Forest « garde de la communauté des maîtres peintres et sculpteurs, » épousa, le 13 janv. 1623, Marie Legoust, veuve du peintre François Forestier (mort le 2 nov. 1613), et en secondes noces, avril 1632, Esther Turpin, fille d'Etienne Turpin, greffier du For-Levesque, et d' Esther Forest. Cette dernière lui donna cinq enfants : 1° Jean, qui suivra;
— 2o Pierre, né le 2 sept. 1637 ; — 3© Esthea, mariée en juill. 1664 avec Jean Libourel, de Maruéjols ; — 4<> Etienne, bapt. le 22 juill. 16W qui épousa, en avril 1679, Renée Courbart, veuve d'Abraham Beard, chirurgien, dont il eut Esther, bapt. le 31 mars 1680 ; — 5<> Susanne, morte peu après sa naissance, en 1646. Pierre Forest, sur lequel nous ne possédons du reste aucun autre renseignement, fut enterré à Paris le 10 nov. 1675.
Jean, peintre de paysage, fils du précédent, est un peu plus connu. Il naquit en 1636. « Son père lui mit le crayon à la main, écrit d'Argenville qui lui consacre une notice. Il trouva en lui un fonds admirable, le cultiva avec soin et lui rendit l'art facile. Ses études d'après les grands maîtres sont infinies ; il dessinait dans des livres portatifs tout ce qu'il trouvait de beau en figures, animaux, paysages. Le succès de sos premières études faites en France lui facilita le moyen de voir l'Italie. Il suivit les instructions de P.-F. Mola, fameux peintre d'histoire et de paysage et ne perdit point de vue la belle couleur du Titien, du Gorgion et des Bassan.
Après un séjour de sept ans en Italie, il revint en France, passa par la Provence et la Franche-Comté, dont il dessina les plus belles vues d'après nature. » Jean Forest fut admis à l'académie roy. de peinture le 26 mai 1674. Exclu pour cause de religion (1682), il ne fut réinstallé dans son fauteuil qu'après abjuration, le 25 avril 1699. « Les paysages do Jean Forest, dit Ch. Blanc — qui donne place à cet artiste dans sa belle Histoire des Peintres
— ont ordinairement un aspect sauvage et un caractère grandiose. Ce sont, par exemple, des solitudes habitées par la pénitence. Les rares figures qu'on y rencontre, représentent le plus souvent des moi-
nes en prière, des chartreux plongés dans leurs méditations, ou des filles repenties que le souvenir de Madeleine conduit au désert. Bien que la nature y ait des proportions colossales eu égard aux dimensions de la figure humaine, on sent qoe le paysage est entièrement subordonné an sentiment de la figure, et semble imaginé, composé tout exprès pour lui faire un encadrement. > « Son coloris est terrible, dit d'Argenville, quelquefois même nn peu outré et trop noir ; mais on est sûr de de trouver toujours dans ses tableaux do piquant, de ces coups de pinceau hardis qui sentent le maître et que les peintres appellent des réveillons. C'est une magie qu'il faut distinguer dans ce grand paysagiste. > Malheureusement ses peintures « ont tellement poussé au noir qu'elles n'existent plus, à proprement parler. »
Tel est, entre autres, le paysage enrichi de figures qu'il fit pour sa réception à l'académie. Forest jouissait d'une réputation méritée auprès de ses contemporains. Le ministre d'État, Colbert de Seignelay, désirant se former un cabinet, le chargea de recueillir pour lui en Italie toutes sortes d'objets d'art. Il s'acquitta de cette mission avec intelligence. « Il profita de ses explorations, dit son biographe, pour se composer une bibliothèque choisie, car il aimait aussi le commerce des lettres. La variété de ses connoissances, les ressources de son esprit original et cultivé attiraient chez lui des gens de lettres et des amateurs distingués. » Ses dessins sont très estimés. « Ils paraissent faits d'après nature, dit son biographe, avec une liberté de main admirable, et ils font un si grand effet qu'on croirait que ce sont des tableaux. C'est à ces coups de lumière, heureux et bien ménagés, qu'on doit reconnaître Jean Forest.» Le musée du Louvre ne possède de cet artiste qu'un dessin : Vue des bords de la mer. On connaît trois gravures d'après lui : 1° Un paysage avec animaux , gravé en manière noire par L. Bernard ; — 2° La Magdelaine, par J. Coëlemans, reproduite dans l'ouvrage de M. Ch. Blanc ; — 3<> Un petit garçon et une petite fille jouant avec un oiseau, par Peiroleri.
On raconte que Jean Forest était d'un caractère bizarre, très concentré. Une preuve qu'en donne son biographe, c'est qu'il refusa constamment de travailler pour
FOREST
XIV. Il mourut le 17 mars 1712. à de 76 ans. Il avait épousé la fille du °e La Fosse qui lui donna une tille, e an peintre Nicolas de Largillière.
rnier fil son portrait qui a été gravé . Drevet et que M. Ch. Blanc reprotn tête de sa notice (Haa(;).
FOREST [Haag, V, ia4jl,nom d'une e du Diois en Dauphiné, qui, suivant itie (Armoriai du Dauphiné), portait nom de Copre ou plutôt de Coppe.
ivait pour Armes : = un paie d'arst de gueules de 6 pièces, au chef En 1445, Antoine et Pierre de Fomaltres de la monnaie a Romans, rent deux hranches : celle des Bladevenue célèbre, et celle de La Jon- , qui prit fin par Gabriel de Forest, mr de La Jouchère, qui ne laissa e fille nommée Isabeau, mariée a Dm Puy de Montbrun.
* branche des Blacons fut illustrée en er lieu par Matthieu de Forest, seigr «acons, écuyer et capitaine de 300 tes de pied, qui embrassa la Réforme en Les historiens ne sont pas d'accord sur renom. Les uns l'appellent Pierre, es Jacques. Nous pensons que son vrai m est Matthieu. Nous trouvons, en dans une lettre de gentilshommes abrassèrent le protestantisme en 1561 Jî un c Matthieu de Forest, seigneur icons. > Quoi qu'il eu soit, c'était, au e Brantôme, « un vieux et très bon jne du temps passé, et qui avait vu oîx rouges aussi bien que les blanencore mieux, car il avait beaucoup mté les guerres espagnoles en Tos- )t ailleurs, et était un fort homme de » Après la prise de Valence par le des Adrets t en 15G2, Blacons servit les ordres de ce lieutenant général tvisé, qui lui confia la défense de ion et l'envoya pou de temps après sa compagnie à Lyon. Dès que les istances le lui permirent , des Adrets .dit en personne à Lyon et en prit le rnement, laissant Blacons comme son riant et plaçant sous ses ordres fy et Ponsenat. Blacons assista cuit la prise de Montbrison et comme ; on c fort homme de bien, » il h! A ma
nu par M. Eag. Aenaud, de Crest, aatear iêL du proiêit. du Dauphiné (3 vol. in-8° et du prvUU. dé Provence (2 vol. 1884).
les cruautés de des Adrets. Rappelé a Lyon, on ne sait par quel pressant motif, des Adrets en tira Blacons ; puis lorsqu'il retourna dans cette ville, sur la nouvelle de l'arrivée de Soubise, il le chargea de poursuivre les opérations militaires dans le Yelay et en particulier de purger Le Puy de l'idolâtrie. A la tête de quelques compagnies d'infanterie, renforcées par 800 hommes que Sarras lui amena d'Annonay, Blacons marcha contre la capitale du Yelay. Instruits de son approche, les consuls eurent recours à l'intervention d'Allègre de Millaud, frère de leur sénéchal et lui offrirent une rançon de 4000 livres. M. Dourille (Hist. des guerres civiles du Vi~ tarais) et d'autres, qui portent la somme à 3500 écus, prétendent qu'il l'accepta, mais qu'au mépris de ses engagements, il continua sa marche. M. Irnherdis (Hist.
des guerr. relig. en Auvergne), mieux informé sans doute, affirme au contraire qu'au lieu de remplir fidèlement sa mission, d'Allègre mit sa personne et ses biens au service de Blacons et se joignit à l'armée qui menaçait sa ville natale. Quoi qu'il en soit, les huguenots rencontrèrent une résistance si vigoureuse qu'ils durent battre en retraite. Pour laver l'affront de cet échec, Blacons résolut de s'emparer de La Chaise-Dieu. Renforcé de huit enseignes de Suisses et accompegné de Claude de Polignac, sieur de Chalançon, fils du plus puissant gentilhomme du pays, il marcha contre la célèbre abbaye, et avec le secours des habitants réformés, il se saisit sans résistance de la ville et livra le monastère au pillage; puis, laissant comme gouverneur de sa conquête son beau-frère Jean de Vesc, seigneur de Montjoux, il reprit la route du Puy, enleva en passant et démantela le chAteau d'Espaly qui appartenait à l'évéque, emporta le bas-faubonrg du Puy, mais ne put pénétrer dans la ville. Menacé par les catholiques en forces bien supérieures, il retourna a Lyon, puis & La Chaise-Dieu et de là à Lyon. Il y trouva Soubise, et Ton peut admettre avec vraisemblance qu'il resta dans cette ville jusqu'à ce que des Adrets allât y chercher du secours après sa défaite de Reaurepaire. Il suivit le vaillant guerrier et assista au conseil tenu par ce chef célèbre au sujet des propositions do paix faites par le duc de Nemours.
POËEST
Selon de Thon, Blacons fatigué de la guerre, se montra disposé à entrer en arrangement et consentit même à servir d'otage pendant les négociations. Cependant lorsque la trahison de des Adrets fut reconnue, il retourna à Lyon où de Thou nous le montre, en 1563, repoussant avec Poyet, Odefred et Entragues, les catholiques commandés par Nemours, qui avaient espéré de surprendre la ville. Au commencement de la troisième guerre de religion, en 1568, Blacons leva l'un des sept beaux régiments qui partirent du Dauphiné pour rejoindre le prince de Condé. Il était à la tête de 14 enseignes d'infanterie. Après la perte de la bataille de Jamac, il gagna Cognac et contribua à la défense de cette place sous les ordres de D'Acier. Coligny l'envoya ensuite remplacer Piles à Saintes, qu'il défendit avec la plus grande bravoure. Il assista au siège de Poitiers, combattit à Moncontour, et lorsque Coligny passa dans le Languedoc, il resta a guerroyer dans le Poitou et la Saintonge aux côtés de iAinoue et Pontivy. Il se signala nommément à la prise de Marennes, de Saintes, de Brouage. Selon les Mémoires de Montluc, il mourut huguenot, en Saintonge (1570).
Blacons était le fils aîné de Georges de Forest, marié à une Aimar de Grignan et mort avant 1535. Il eut pour frère : Antoine, déjà mort en 1554, date à laquelle sa veuve, Madelaine de Morcton, se remaria avec Bernard de Bologne, seigneur de Salles, et Pierre, qui vivait en 1533 et 1548. Ils paraissent les uns et les autres être demeurés étrangers à la Réforme.
Blacons se maria lui-même à Marie de Vesc de Montjoux, et eut pour fils : Hector qui suit, Arnaud, Jean, qui fut l'héritier privilégié de sa mère et à sa mort prit le nom de Vesc- Forest, enfin Paul, seigneur de Grangevieilte, qui était au siège de Die conduit par le brave Moiitbrun (1374), et qui guerroya plus tard en Provence pour le compte du baron d'Allemagne.
II. Hector de Fohest-Blacons se maria vers 1560, d'après Guy Allard (Dict. hist. du Dauph.), avec Françoise de Mirahel, fille unique du fameux capitaine Claude de Mirabel, dont il n'eut pas d'enfants et qui testa en sa faveur le 8 avril 1576, à la condition qu'il porterait son nom et ses armes, lesquelles consistaient en trois mi-
roirs avec un chapeau de triomphe dans un ovale. A la mort de sa femme, Hector prit donc le double nom de Mirabel-filacons, ce qui l'a fait souvent confondre par les historiens avec Claude de Mirabel, son beau-père, lequel avait été déjà pris pour le père d'Hector.
Mirabel-Blacons, grâce à la réputation de son père et à sa bravoure personnelle, devint bientôt un des premiers capitaines de Montbrun, qui avait succédé à des Adrets. Après l'échec de l'armée de Coligny sur Montélimart et son départ pour le centre de la France, Blacons fut nommé gouverneur de Loriol et défendit bravement cette place jusqu'à la conclusion de la paix. A la Saint-Barthélémy il fut un des premiers à reprendre les armes avec Roiue et Comp$. Il força Saillans à se rendre et peu de temps après il joignit sa troupe à celle de Montbrun. A la tête de 3000 hommes de pied et de 500 chevaux, les deux chefs huguenots faisaient trembler tout le pays et poussaient leurs courses jusqu'aux portes de Grenoble. En 1573 ib emportèrent l'abbaye de Yirieu. En 1574, Blacons prit une part brillante au siège de Die et y fut blessé, ainsi que le second Blacons qui combattait à ses côtés et qui doit être son frère Grangevieille. Après la mort du brave Montbrun, Blacons passa sous les ordres de Lesdiguières, et il prit une grande part à presque toutes les expéditions de ce capitaine illustre. En 1577, ayant reçu ordre de se jeter dans Donzère, il fut battu près du pont d'Ancone. En 1579, il se fit céder le château d'Orange par Chabert, qui en avait expulsé le fameux Merle. Cette place, on le sait, appartenait au prince d'Orange qui, craignant qu'elle ne tombât au pouvoir des catholiques, l'avait mise sous la protection du roi de Navarre. Les protestants la regardaient comme une place de sûreté. Guillaume d'Orange ayant été assassiné en 1584, la principauté d'Orange échut à Philippe- Guillaume d'Orange qui, fait prisonnier par les Espagnols dans son jeune âge, avait été élevé dans la religion romaine. Pendant la captivité de son frère, le prince Maurice exerçait la régence ; mais voyant d'aussi mauvais œil que son père, Blacons s'attribuer de sa propre autorité le gouvernement d'une ville qui appartenait à sa fa* mille, il refusa jusqu'en 1588 de lui accor-
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der le titre de gouverneur, bien que BFacons au rapport de La Pise, » se comportât avec tous les tesmoignages de submission et de respect qu'il debvoit au régent. » III. De son mariage en secondes noces avec Louise Priam, Blacons eut un fils, Albxandrr de Mirabel-BIacons, à qui il laissa par testament le gouvernement d'Orange sous la tutelle d'Aramon ; mais le parlement qui, depuis longtemps, ne vivait pas en bonne harmonie avec lui, c ne put souffrir un tel attentat au préjudice des droits souverains. » Il cassa donc le testament, destitua Chabert, beau-frère de Blacons, qui remplissait les fonctions de lieutenant de la ville; il le remplaça par Condor cet, et chercha à mettre hors du château Aramon avec son pupille ; mais il échoua dans son entreprise et fut obligé de se retirer à Courtezon. Dès lors la guerre fut déclarée entre Courtezon et Orange. Lesdiguières, les églises du Dauphiné, celles du Languedoc soutenaient Blacons, et la majorité des habitants d'Orange étaient pour lui. Ne pouvant espérer de triompher par la force, le parlement eut recours à la trahison. Il gagna Aramon qui promit de livrer le château ; mais le jeune Blacons déjoua le complot et resta maître d'Orange, dont son oncle Chabert fut élu maire. Sur ces entrefaites, la paix de Vervins ouvrit les portes de la France à Philippe-Guillaume d'Orange qui avait été remis en liberté dès 1594, mais qui était resté au service de l'Espagne. Blacons s'empressa de se faire confirmer dans son poste de gouverneur par le prince, qui, après un court séjour à Orange, retourna en Espagne d'où il envoya en 1600, des commissaires chargés d'installer nn | arlement mi-partie. (>e fut seulement en 1002 qu'il reparut à Orange avec la résolution bien arrêtée d'en éloigner Blacons ; mais celui-ci qui se méfiait de ses intentions, augmenta la garnison et déclara formellement qu'il avait répondu de la place au roi de France et qu'il n'en sortirait que par son ordre, en sorte qu'au bout de quelques mois, le prince, désespérant de réussir dans ses projets et effrayé par la mort du traître Aramon que Blacons lit assassiner, en 4003, partit pour Paris où il épousa Eléonore de Bourbon, sœur du prince de Condé,qui était devenue une zélée catholique. En considération de ce mariage, Henri
IV ordonna à Blacons de sortir d'Orange ; mais celui-ci, qui comptait sur le secours des églises et en particulier sur celui de son beau-père Chuvernet et de son beanfrère Chambaud, refusa d'obéir. Le roi entra dans une terrible colère, et comme il soupçonnait Lesdiguières d'encourager Blacons dans sa résistance, il lui commanda impérieusement de faire exécuter sa volonté. Pour dissiper les soupçons qui planaient sur lui, le gouverneur du Dauphiné s'empressa de lever des troupes, et profitant d'un voyage de Gouvernet, il se saisit de Montélimart. Dès lors le beau-père de Blacons fut le premier à engager son gendre à se soumettre.
A partir de 1605, date de sa soumission, Blacons disparait pendant quinze ans du théâtre des événements. Nous ne le retrouvons que le 20 avril 1621, présidant l'assemblée du Pouzin qui l'élut gouverneur du Vivarais sous les ordres de Chdtillon. Il jura « en toute sincérité et candeur > d'employer ses biens, son crédit, sa vie « pour maintenir lesdites églises [du Vivarais], sous l'authoritê du roy, en la sûreté et privilèges à elles acquises par les édits, brevets et concessions de S. M., et de s'opposer vigoureusement et de toutes ses forces contre tous ceux qui voudroyent empirer la condition desdites églises, et faire tout le possible pour la réparation des ruynes, invasion des places et autres innovations arrivées en ladite province au préjudice desdits édits, brevets et concessions. > Il JHra, en outre, sous peine d'être tenu pour prévaricateur et parjure, de se soumettre entièrement aux règlements et délibérations des assemblées politiques et particulièrement de celle de La Rochelle. A leur tour les députés des églises s'engagèrent par serment à le reconnaître pour gouverneur et à lui obéir 1.
1 Cette pièce, communiquée A MM. Haag par le paiteur de Privas, est signée : Mirabel-Blacont président, 3foze vice-président. Boule secrétaire. Jarjaye, La Tour de Puinsac, de Gardon, Saint- Julien, La Blache, Sibleyras, Espinas, Tardivon, Vernes, Chazaux, de Sautel, La Hanche, ,Molirut. Tardin, Lexai, Gévaudan, A'Achard, Cornbalatse, Dousson, de Rioufol, Roux, Montrond, Cheylue, VUlon, Romety, Saint- Quentin. Montboucher, à'Argence, d'Entrevaux. La Garde, Agard, de La Pise, Richard, Des Aficheauz, Bourdieu, Dubay, de Conches, Bruyère, Charrier, SaUmon, d'Alleyrac, Chaliac, Fabrust, La Combe, Montaud, Tavemol, etc.
FOREST
FORESTIER
Le 6 juillet, avec le secours des habitants, Blacons attaqua le château du Cheylard; mais il ne put s'en rendre maître. Le 17, il persuada au conseil politique du Vi varais d'envoyer dans le Velay 400 hommes commandés par Châteauneuf, Cintres, Chalard, Sibleyras et Concoules, parent de Blacons. Ils pillèrent La Louvesc, passèrent par Tence et arrivèrent à Issengeaux, but de leur expédition (4 août). Il firent sauter une porte au moyen du pétard et pénétrèrent dans la ville ; mais les habitants leur opposèrent une si vaillante résistance qu'ils durent battre précipitamment en retraite, ayant perdu Cintres dit d'Aïuond, Sibleyras, Chalamon et Poyan, et laissant Concoules et d'Audemard prisonniers. De ces 400 hommes il n'en revint que 40. Une surprise que Blacons tenta sur Villeneuvc-de-Berg n'eut pas un succès plus heureux; mais la brillante défense du Pouzin releva sa réputation militaire fort compromise par ces revers. La capitulation très honorable qu'il signa avec Lesdiguières sauvegarda non seulement les intérêts des protestants, mais lui laissa à lui-môme le gouvernement de Baix-sur- Baix. Selon Videl, une révolte de la garnison que Lesdiguières avait mise dans cette dernière ville, le décida bientôt après à faire sa soumission ; mais selon Rohan, il vendit la place au roi pour 20,000 écus. Ce qui est certain, c'est qu'abolition lui fut accordée par Louis XIII au mois d'août 1622 {B vienne, vol. 211), et que dès lors on ne le trouve plus cité nulle part parmi les chefs du parti huguenot. Mais si Blacons s'abstint d'intervenir dans les dernières guerres de religion, on ne doit pas en conclure qu'il abjura.
La famille de Mirabel-Blacons tomba en quenouille à la mort d'Alexandre (8 mai 1631), qui ne laissa que des filles de son mariage avec Marguerite de La Tour-Gouvernet, savoir : Diane, mariée à François de Tholon, seigneur de La Laupie; Isabeau, femme de Louis de SilloI ; et Jeanne, femme de Pierre A rmand,ba ron de Lus,con sciller à la chambre ini-partiede Grenoble ».
1 Nous 8 ii i von 8 La Bâtie (Armoriai du Dauph.). D'après M. Lacroix (Arrondissement de Montéliinart, t. III), les 3 biles d'Alexandre auraient été Isabeau, mariée avec Jean d'Armand, baron de Lus la Croix haute; Diane, femme de François de Thollon ; Lucrèce, femme de M. de La Bastide.
Enfin les Mirabel-Blacons s'éteignirent vers le milieu du XVIIme siècle, et les biens de cette illustre maison passèrent, à la suite de diverses alliances, à M. de Condillac, aïeul des deux frères Gabriel Bonnot de Mably et Etienne Bonnot de Condillac. — On signale la présence d'un Forest-Blacons, député de Valleraugue à un synode du bas Languedoc, tenu à Nîmes en 1658, et un autre de Blacons, qui épousa Olympie du Puy-Montbron et se convertit au catholicisme en 1684 (Arch. gén. Tt 268). C'étaient vraisemblablement des descendants des frères d'Hector, père d* Alexandre
FORESTIER (André) natif de Montpellier [Haag, V 133] qu'il avait quitté dès l'enfance, fit ses études en Hollande et fut attaché successivement comme aumônier kM.de Montpouillan, lieutenant général de la cavalerie hollandaise, puis aux ambassadeurs des Provinces-Unies à la Cour de France et à la Porte ottomane. A la révocation de l'édit de Nantes, il lui parut que la France entière allait saisir avec empressement cette grande occasion de s'agenouiller obéissante aux pieds du grand roi. « Sire, disait-il, la Dignité Royale est une grâce de Dieu si éclatante et si glorieuse qu'à peine peut-elle être comprise des hommes. Les Rois sont les Oints du Seigneur, ses Images vivantes sur la terre ; on doit toujours les considérer comme tels : mais quand le bon plaisir de Dieu a esté de donner un Monarque qui se fait distinguer autant parm y les autres Roy s, que les Roys et les Souverains sont eslevez par le rang qu'ils tiennent dans le monde, audessus du reste des hommes, il est également les délices de ses sujets et l'admiration de tout l'Univers. » C'est par cette basse adulation, qui était le style général du temps, que Forestier commençait un volume qu'il écrivit pour justifier son apostasie, intitulé : Les justes raisons que les protestants de France ont eues de se retirer à l'église romaine sous le règne de Louis le Grand; Paris, Lamb. Roulland imprimeur, 1687, in-12, 'MO p. Ses justes raisons sont au nombre de quatre : le schisme injuste qu'ont fait les réformés, les différents infinis et divisions capitales qui sont entre eux, leurs unions politiques avec les protestants d'Allemagne et d'Angleterre, enfin leur mépris pour les traditions apostoli-
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qnes et pour les cérémonies. Cet André Forestier avait été nommé ministre de l'ambassadeur de Hollande à Paris et avait obtenu, le 30 septemb. 1680, une allocation de 250 florins pour ses frais d'installation.
2. FORESTIER (Henri), de Béziers, inscrit au livre du recteur comme étudiant à l'acad. de Genève (Henricus Foresterius biterrensis) le26novemb. 1668, après avoir étudié à celle de Puylaurens où il fut un des argnmentateurs de la thèse d'André Martel intitulée De duplici cordis o /freina. Il fut consacré dans le synode du bas Languedoc tenu â Uzès le 1er mai 1675. — (Charles), de Pouzauges, étudiant en théologie à Saumur où il soutint sous la présidence de Cappel une thèse De diebus festis eorumque sanctificatione. — (Louis), ministre interdit ; en Hollande, 1679.— (Pierre), pasteur qui desservit plusieurs églises de l'Angoumois et de la Saintonge [V 134], et qui fut en butte aux persécutions (Tt 246) lors de la révocation de redit de Nantes. Au moment où il allait s'embarquer pour quitter la France, avec ses collègues Pierre Fontaine, Zacharie Loquet et Nicolas Aubin, il fut arrêté par les échevins ou jurats de Bordeaux, sous prétexte qu'ils avaient tous trois tenu des assemblées illicites. Il en fut quitte cependant pour trois jours de prison et se retira en Angleterre, où il était en 1708 ministre de la Nouvelle-patente. — (Paul), pasteur à Stliesme en 1678 et à Cozes en 1685. Il se réfugia en Hollande {Bull. VII 433), puis en Angleterre (Tt 287). En 1699 il était pasteur de l'église française de Crespin-street et 1712 de Canlorbery. Sa femme était une fille du pasteur Jacques Fontaine. — (Jacob), gentilhomme du Poitou et Marguerite sa femme, tous deux 58 ans, assistés à Wandworth par le comité de Londres, 1702-1705. — (Alexandre) était l'un des directeurs de l'hôpital des protestants français, à Londres, en 1735.— (Jacques), capitaine dans l'armée anglaise vers la môme époque, marié avec dl'e Joyce Oughton dans l'église de Berwick-street.— La Cour- Forestier, pasteur emprisonné à Bordeaux, à l'époque de la Révocation et relâché à la demande de l'évêque de Saintes qui espérait [V 134] le gagner par cette douceur inacoutumée ; mais loin de là, une lettre do prélat nous apprend qu'il mena une
conduite plus mauvaise qu'auparavant, que c'était « un fanatique hardy, insolent, t qui parlait avec une audace de trembleur t et qu'on ne pou voit faire un exemple « sur une teste plus punissable » (Tt 248). Cette lettre porta ses fruits : La Cour-Forestier fut jeté dans les prisons de Niort (M 676), d'où il passa, en 1701, dans les cachots du château de la môme ville (E 3552). — (Jacques), religionnaire emprisonné à Parthenay, 1730. — Etienne et Jean Forestier, marchands de Clerraont de Lodève, fugitifs, 1686. La dame épouse de M. Etienne Forestier, capitaine réformé, à Germon t de Lodève, réfugiée à Berlin, avec deux de ses frères, 1698.— Jean de Forestier, originaire de Clermont de Lodève lieutenant-colonel en Prusse (Erman), vers
FORGEOL (Elisabeth), 17 ans, enfermée dans un couvent de Normandie, 1718 (Tt 261). — Pierre Forgeron, de Meaux, cardeur de laine, reçu habitant de Genève, août 1573. — Louis Forgeais, poitevin, étudiant à Genève (Ludovicus Forgœdius picto) septemb. 1597. — Pierre Forget, veloutier de Reims en Champagne, reçu habitant de Genève, octob. 1572. (Antoine), d'Auvergne, étudiant à Genève (Ant. Forgetius arvernus) 1626. (Philippe), de Châtillon sur le Loir, idem : Philippus Forgetius castillionaeus ad Luparam huic albo nomen imposuit die 27 mensis novembris 1677. Isaac Forget, s»" de Beaulieu, de Lissy en Bourgogne, marié dans le temple de Charenton avec Susanne Fouquier, avril 1681. — Isaac de Forgue, bienfaiteur, par legs, d'églises du Béarn, 1667. — François Forgues, nouveau catholique du pays de Foix, condamné à l'amende pour s'être marié au désert, 1737. — « Pierre Fori, de Chavanay, clerc, » reçu habitant à Genève, 30 octob. 1572. — Catherine Forie, confessense, 49 ans, fille d'un marchand drapier du Poitou, assistée (5 1.) à Londres, 1705. — Louis Fories de Gauffre en Vivarais, assisté à Lausanne, *
FORIN (Mme de) et sa fille M™ de Régnier (ou Regny) possédaient la seigneurie d'Exoudun en Poitou [Haag, V 141] lorsque, dans le cours de l'année 1666, le temple qui existait dans ce petit bourg du Poitou fut condamné à la démolition, avec ceux de Couhé et de Parthenay, villes voi-