X. Sermon sur Gen. XXIII, 1-2, Charenton, 1648, in
XI. An abridgment of a sermon preached on the Fast-day, appointed to be hold for the good successe of the treaty that was shortly to ensue between the king and the parliament ; Lond., 1648, in-12. — Nous ne connaissons pas d*édit. franc, de ce sermon avant le texte qu'en donne le recueil de Genève de 1671.
XII. Nouvelles observations sur le Dècalogue ou Seconde des quatre parties de la doctrine chrétienne, préchées sur le catéchisme. Londres, T. Whitaker, 1649,
XIII. Observations on the Decalogue, Lond., 1652, in-8°. — Traduct. anglaise du no IX.
XIV. Considération représentée en un sermon, le 28 mars 1652, sur le sujet de l' éclipse qui advint le lendemain, Lond., 1652, in-12.
XV. Shibboleth ou ré formation de quelques passages es -versions françoise et angloise de la Bible ; correction de diverses opinions communes, peintures historiques et autres matières, Lond., 1653, in-12 dédié àCromwell ; Middelb., 1662 ; trad. en angl. par Godrington, Lond., 1655, in-8<>.
XVI. Essay des merveilles de Dieu en r harmonie des tems, des générations et des plus illustres èvènemens y enclos, ire partie, Lond., 1657, in-8°; trad. en angl., 1662, in-8° ; réimp. sous ce titre : Essay des merveilles de Dieu en l'harmonie des tems qui ont précédé les jours de Christ, et comme ils se rencontrent en luy, sa généalogie, et autres mystères préparatoires à son premier advènement, Lond., 1668, in-8° et se vend par Oliv. de Varennes à Charenton). Portrait gravé de l'auteur l ; trad. en angl., Lond., 1682, in-8°.
1 Sur les portraits de J. d'Espagne voir l'arti-
ESPAGNE — ESPAONET
XVII. Examen de XVII maximes judaïques, ensemble un A avertissement préparatoire à la réfutation de certains calomniateurs ennemis de f Harmonie, Lond. , 1657, in 8° ; trad. en angl., Lond., 1682, in-8°.
J.-Ant. et Sam. de Tournes ont réuni les principales œuvres de notre pasteur sous ce titre : Les œuvres de Jean Despagne, min. du S*-Év. en V église française de Londres au quartier de Westmûnster divisée en trois tomes, Genève, 1671, 2 vol., in-12; réimp. à La Haye, 1674, 2 vol. in-12 de 588 et 5.. pages; puis à Berlin, 1673, et à Zell, 1699, et trad. en allem. par Hoffmann, Francf., 1724. Chacun des ouvrages qui composent ce recueil dans l'édition de Genève a un titre et une pagination spéciale et l'on y retrouve avec ceux que nous venons de mentionner plusieurs autres dont nous n'avons pas retrouvé la première édition, savoir :
XVI H. Lettre de M. Despagne min. du S^-Év. dans laquelle il justifie la vérité de cet oracle de S*- Paul (Cor. I, 15J que Christ a esté fait les Prémices des Dormans et qu Entiche est véritablement ressuscitè.
XIX. Exemples des jours qui ont esté Fataux en Bien et en Mal en diverses années aux Rois, aux Royaumes, aux Gouverneurs, aux Nations et à l'Eglise.
XX. Arnica et extemporanea Collât io inter clarissimum judseum Rabin Menasseh ben Israël et Joann. Despagne, Novi Testamenti ministrum, habitai die maii 1656 (sic). — Le Prosélyte. Abrégé d'un sermon prononcé en régi. fr. de Westminster le 2 may 1658 (sic) au baptême d'un mahométan converti, ensemble des questions a luy faites.
XXI. Sermons. 1, sur la mort de sa femme ; ci-dessus n° VIII ; 2, sur le traité entre le Roi et le Parlement ; ci-dessus no XI; 3°, sur la mort (23 janv. 1650) de Philippe comte de Pembroke, 27 janv. 1651 ; 4 et 5, sur l'ordination d'un pasteur en l'église françoise de Cantorbéry Théodore Crespin, ordonné le 5 mai 1650 *; 6, sur l'éclipsé, 28 mars 1652, ci-dessus n« XIII ; 7, La charité du parlem. d'Anale qui lai a été consacré par son compatriote M. Ad. Rochas dans sa Biographie du Daophiné (in-80 1856).
1 Ci-dessns t. IV col. 910, où on Ta, par erreur, prénommé Jean.
gleterre envers régi, franc, de Westminster ; 8, abrégé de ce qui a été presché au sujet de l'éclipsé de soleil advenue le 2 aoust 1654.
Nous achèverons de peindre notre pasteur en transcrivant le court Avertissement que les de Tournes mirent douze ans après sa mort, en le te de leur édition de 1671 :
Il y a longtemps que Monsieur Despaqne s'est acquis de l'estime parmi les Personnes lettrées, et qu'on a vu paroltre en lui quelque chose de singulier en diverses Remarques qui regardent la Sainte Théologie, qui sont ou pour aider a l'intelligence de l'Escriture ou pour l'illustration des Mystères qu'elle contient. Ce goust exquis et non commun qu'il a témoigné. en ses premières Productions, et l'application qu'il a montré, à des sujets qui sembloient donner de la difficulté dans les Saintes Lettres, avec le désir qu'il avoit de ne pas débiter des choses triviales, ont fait rechercher fort curieusement les Escrits qu'il a donnez au jour, et qui ont esté imprimez en Angleterre ou ailleurs, sans que pourtant un grand nombre de ceux qui les ont recherché ait trouvé moyen de se satisfaire ; soit pour la pêne qu'il y a d'avoir par de ça ce qui s'imprime en ces lieux-là, soit parce que la plus part de ces Traittez, se sont rendus rares et difficiles à recouvrer dans ces dernières Années. C'est ce qui a obligé un THEOLOGiEN,afectionné au bien du Public, de recueillir avec soin les Ouvrages de cet Auteur, tant ceux qu'il a donnez avant sa mort, que ce qu'on a pu avoir du depuis, afin que l'on pust joiïïr plus librement des lumières qu'il avait reçues, et du fruit de ses Travaux. Et comme il nous les a confié après les avoir revues, et que nous avons été d'ailleurs sollicitez, de divers endroits, de ne pas refuser au Public cette satisfaction de les publier en un Corps, étant des Pièces fort désirées : Nous avons cru que nous y devions travailler sans plus de délai : Espérant que nos soins pour ce regard, ne vous seront pas désagréables.
Il est fort vraisemblable que Samuel d'Espagne qui épousa, en 1670, à Londres, Marie Baudry, était fils de notre ministre dauphinois.
ESPAGNET (Paul d'), lieutenant du juge de Fezenzaguet, député par le Consistoire de Mauvezin au duc d'Epernon, obtient de celui-ci la tenue d'un synode dans
ESPAGNET — ESPALtfNQCE
cette ville en mai 1634. Il avait épousé Denise de Saint- Faust, qui lui donna 1° David, né le II nov. 1671 ; 2° Isààc, présenté au baptême par Isaac Lus Costes de Barjan et par Isabeau de Luppé femme du pasteur Pierre de Saint-Faust, 23 mai 1673. Un autre membre de cette famille avait épousé Anne du Vignaux morte en 1628, léguant 10 écus pour les pauvres an Consist. de Mauvezin. — Jean Espaignèt, réfugié en Angleterre, y était shérif de Waterford en 1707 (Pradel). — Espagnol ou Lespagnol, de Sl-Paul-Damiate, brave soldat tué en défendant sa ville natale, en 1588. « Il avoit fait des merveilles > (Mèm. de Gâches), Famille de La Rochelle du même nom : Judith Lespagnol fille de Jehan, bapt. au temple de cette ville, 17 septemb. 1569. — « Accordé a spectable Jehan-Pierre et à maistre Abraham Espagnon, attestation de la bonne vie et conversation de feu Mre Jehan Espagnon leur père, pour s'en pouvoir servir ou de besoing leur fera ; 9 mai 1639 (reg. de Lausanne). » — Espaignac, ministre, 1627 (Bapt. de Montpell.). — Au sac de Vire par les catholiques, en septemb. 1562, le fils aSné du seigneur « d'Espains, près Thury, jeune gentilhomme de la suite de la Poupelière, estant abatu d'un coup d'arquebeuze, vesquit par terre environ deux heures, assailli de tous costés par les prestres, lui troublans sa conscience : mais en vain, estant mort avec cette constance que l'un des prestres mesmes en fust touché jusques à embrasser la religion » (Cres-
pin).
ESPALUNQUE (D'), une des plus anciennes familles du Béarn [Haag, IV 556], alliée aux Gassion, aux Qontant-Biron* aux d'Air os. = Armes : de gueules au chevron d'or. Il n'est pas souvent fait mention de ses membres dans les annales de nos églises protestantes. Cependant nous avons cité (t. I col. 381) un Bertrand d'Espalungue parmi les capitaines huguenots qui défendaient Navarreins en 1569.
Ce Bertrand, né en 1519, avait épousé, le 19 janv. 1546, d"e Maria de Casans et le mariage devait être béni « segont la ley de Diu et de Roina, » disent les conventions matrimoniales ' ; mais le mari n'en
1 Transcrites aux Carrés d'Hozier, vol. 239 P68.
avait pas moins adopté quelques années après les principes de la Réforme, car on le voit faire un chemin assuré dans la faveur de Jeanne d'Albret et de son fils. La reine de Navarre le nomme, 18 déc. 1563, sou maréchal-des- logis ; elle lui donne en 1571 la commanderie d'Aubertin « pourveu qu'elle soit en droict de loy et qu'elle ne soit aucunement des biens ecclésiastiques * ; » le prince de Navarre le nomme, 18 juin 1574, maître d'hôtel de sa sœur Catherine, et le 18 déc. de la même année, par un acte daté d'Avignon et contresigné Le Roger, il l'investit d'un emploi plus important. « Nous a plain confians, dit l'acte, des sens, expérience au faictdes armes et bonne diligence de notre ami et féal Bertrand d'Espalungue, maistre d'hostel ordinaire de nostre très chère et amée sœur la princesse de Navarre, icelluy commettons, ordonnons et depputons pour commander en notre Parsan d'Oussau, Monench, La Seube, Bruges, Asson, Arros et le Bosq d' Arros, tout ainsi que le capitaine Oratian a cy devant faict du temps qu'il a eu charge en nostre dit Parsan. » 11 mourut laissant de nombreux enfants dont l'aîné était Antoine et le second Henry.
Le 17 avril 1573, un Henri d'Espalungue sr de Lobier en Ossau, deuxième fils de Bertrand, épousait d1|e Suzanne, fille de noble Joan de Neys de Coaraze, et voici son testament en langage du pays que celle-ci dicta longtemps après, à un notaire de Pau (5 nov. 1623).
Au nom de Diu. Conegude cause aie a tout* que constituide eu sa personne damiselle Suzanne de Neys, molher reliette deu deflunct noble Henricq d'Espalungue, senhor eu son bibent de l'abadie de Béost et mayson noble de Casans de Lovier, malaude de son corps... a feyt et condyt son présent et darrer testament... Primierement recomande son anime a diu... ditz quelle es estade maridade ab lo dyt detfunct nob. H. d'E., loquoal per son testement et darrere volontat de datte a Loubier deu vingt et sieys de dexembre mille sieys cens et quinse, au ré lexat à la d. de Neys la somme de sieys mille franxs... En oultre lo deflunct noble Johan de Nays son payre, oultre la dot et parselle que luy abé vail-
» Ibid. p. 71
ÈSPALUNQtJE
hade luy lo auré lexat et léguât la somme de detz et seyt cens frans de las qualles sommes. . . elle désire dispansar en la forme. . . seguente. Primierement lègue en faveur deus prauves de l'église reformade en fasen profession de quere la somme de trente franxs bordalès per estar distribuitz a la connexence deu ministre et Consistory du dyt locq... Item lègue [a ses filles Andrée et Cathaline, chacune 2000 fr.] quoand titubera son partit en maridadge. Item lègue en favour de Joan et Henricq d'Espalungue. sous en fan s, a chacun la somme de mille franxs bordallès pagnedors quoand trouberan lonr partit en maridadge... Item lègue a Ysabé sa filhe maridade ab meste Bernad d*Arribens advocat en la cour de parlement la somme de quoatte centz franxs bordallès... Et instituexs per son héràter en lo restant deusditz sieys mille franxs d'une part et detz et oeyt cents franxs d'autre, a noble Anthony d'Espalungue son fil h en complin luy sa voluntat delad. testante... Feyt a Loubier, au cap deu lheyt [au chevet du lit] de lad. testayre, lo cinqual de nobembre mille sieys centz vingt et treis. Et per executar de sad. volontat et le testement a nomat Nobles Henry Dincamp sgr de Loubier, Souveron et Thimote de Bearn senhour d'Abere, ausquoals pregue voler axceptar la dite charge1...
Le fils aine de la défunte, Antoine d'Espalunque comptait parmi les biens de sa famille dont il héritait une abbaye en commande, l'abbaye de Béost située dans le val d'Ossau. En 1627, il engagea une partie du revenu qu'il tirait de ce bénéfice ecclésiastique pour acheter une enseigne dans l'armée de Hollande *. Cet outrage à l'église romaine paraît cependant être demeuré à l'état de projet, car le nom d'Espalonque ne se trouve pas dans les listes d'officiers hollandais et Antoine, resté dans son pays, s'y mariait deux ans plus tard. Son contrat de mariage présente
» Ibid. [• 76.
* . .Sappien toutz... que eu m aie ainxy que noble Anthony d'Esp., abat de l'abadie de Béost en Oatau, aye bail bat et livrât A Henry d'Esp. son fray, la deeme de la dite abbadie de Beost per une parti de sa légitime, es assaver per lox pretz et somme de deus mille dus centz franxs... ab nuance de ponder aquer empeinhar et nomadement crompar [oomparare] une enseinhe en hollande en une compainhie entretiengude, per so es assaver que (7 joill. 1627). Ibid. f» 78.
comme un tableau de toute la famille à ce moment :
Contrat de mariage de noble Antoine d'Espalungue de Lobier accordé le 21 juill. 1629 avec d11* Marie de Gassion de Pau, le dit futur procédant de l'avis et assistance de egrège M* Jean de Claverie conseiller du Roy en sa cour de p. de Navarre, de M* Henry de Lussan docteur en médecine, nobles Pierre de Casaux, Raimond de Camanés seig1, de Serignac, Nicolas de Monain seigr de Meyrac, Jean-Remy et Jean de Saious avocats aud. parlement, ses parens et alliés — et la dite d11* future de l'autorité et assistance de messire Jacques de Gassion conseiller du Roi en ses Conseils d'Etat et privé et président en lad. cour de pari, et dame Marie dens Claus ses père et mère, de egrège M. et M"* Jean de Gassion aussi cous. dud. en ses C. d'Etat et privé, et son avocat gênerai aud. pari., M' Isacq de Gassion aussi avocat ses frères, M' Jacob de Gassion dr en méd., Henry de Gassion conseiller du Roy et maître des comptes, Bertrand de Gassion secrétaire du Roy et son contrôleur gênerai ses oncles, — et du costé de la dite dame egregis maitres Guill. de Pardier, Bertrand de la Salle conseil 1. aud. pari., Pierre d'Estandau secrétaire du Roy aud. parlem. et autres ses parens et alliés. Lequel mariage ils promettent solemniser en l'église reformée et en faveur duquel etc. Passé à Pau en présence de noble Jacques de Poeydarrer d'Arthex sieur de Moulia de Sarporeux, de Maître François d'Estandau... etc. (Ibid. P 79).
A l'époque de la Révocation ils subirent comme tous leurs coreligionnaires les rigueurs des Intendants de Louis XIV. Les registres du parlem. de Pau (juin et juill. 1685) témoignent de poursuites judiciaires exercées à cette occasion contre M. d'Espalunque et l'aîné de ses fils ; le plus jeune des deux, appelé le chevalier d'Espalunque, mourut sur ces entrefaites et malgré les exhortations des jurats et du curé il mourut ferme dans sa religion '. Cependant le père et le fils furent forcés d'abjurer, car on voit les mômes jurats et curé de Pau signer en 1699 une dénonciation contre M. d'Espalunque baron d'Arros et M. de S{9-Cobmbe comme n'allant jamais à l'église (Tt248).
1 L'Intendant Foucault et laRévoc. en Béarn, pex L. Soolioe. Pau, 1885, in*8°, p. 124.
ESPALCNQUE — ESPARRON
Ce baron d'Arros doit apparemment être distingué de Charles d'Espalunque- La Badie, mort lieutenant-général, en 1721. Capitaine au régiment de Louvigny, ce dernier servit, en 1672, à la prise de Maesseyk, de Saint-Tron, de Tongres, de Burick, de Rées, d'Arnheim, de Niinègue, de Crèvecœur, de Bommel. L'année suivante, il combattit, sous Turenne, contre l'électeur de Brandebourg; et se trouva à la prise d'Unna, de Camen, d'Altena, de Soest, de Bielefeld. Eu 1674, il passa dans le Roussi lion, sous les ordres de Schomberg. Ce fut probablement vers cette époque qu'il se convertit ; car nous ne pensons pas que, sans abjuration, il eut obtenu, après la bataille de Fleuras, à laquelle il assista, le grade de major, dont il était revêtu au siège de Mons. Nommé, bientôt après, lieutenant-colonel, et, en 1694, brigadier, il continua de servir, sous Luxembourg, dans les Pays-Bas, même après avoir été créé, en 1695, inspecteur général de l'infanterie. En 1696, il passa à l'armée de la Meuse, en 1701, il fit la campagne de Gueldre. Élevé, en 1704, au grade de lieutenant- général, il fut employé, en cette qualité, à l'armée d'Espagne, où il continua à se signaler dans toutes les occasions, depuis le siège de Gibraltar jusqu'à la prise de Carthagène. Ses services lui valurent le gouvernement de la citadelle de Lille, vacant par la mort de Vauban; cependant il ne quitta pas l'Espagne, et Lille ayant été prise par les ennemis, en 1708, il obtint, comme dédommagement, le commandement du Quesnoy. Assiégé, en 1712, il fut obligé, après une belle défense, de se rendre prisonnier de guerre avec sagarnison. En 1713, il fut rétabli dans le gouvernement de la citadelle de Lille, qu'il conserva jusqu'à sa mort.
ESPARBÈS, très ancienne et plantureuse maison de l'Armagnac. = Armes :
d'argent à la fasce de gueules, accompagnée de 3 éperviers (Lussan 3 merlettes), 2 etl. Pons d'Esparbès de Lussan, dernier représentant d'une branche aînée qui remontait au XIIme siècle, avait combattu sous le prince de Condé pendant les guerres de religion. Joseph d'Esparbès de Lussan gentilhomme de la chambre d'Henri IV en 1589. François d'Esparbès vicomte d'Anbeterre, lieutenant au gpuvern. de
Blaye en 1610. Jk an- Paul d'Esparbès, second fils de François gouverneur de Blaye en 1614 épousa, 3 mai 1593, Françoise de Oardenau ; cette branche fut très dévouée au protestantisme, mais n'est pas très connue. Moyse d'Esparbès, seig"" de Cardenau, vice-sénéchal d'Armagnac fut assigné par le parlem. de Toulouse, en fév. 1611, comme ayant poursuivi certains catholiques d'Eause , ; sa femme Paule de Brirft/ès lègue par son testament, du 16 août 1636, cent liv. à l'église réf. de Puycasquier dans laquelle elle avait toujours vécu, pour l'entretien du ministre ; dans cet acte, elle déshérite son ûls aine Jac- OUks, en faveur de ses autres enfants Paul, Elisée, Jacob et sept filles dont la première est nommée Isabeau, la dernière Armoise. Mais arrive l'ère de la persécution, Elisée et sa femme sont arrêtés comme fugitifs en 1687 et emprisonnés à Gourdon (Tt 253). L'année suivante on trouve inscrite la famille d'Etjxirvais sur les registres de réfugiés à Yverdun en Suisse.
ESPARDAILLER ou Espardalié (Guérïn) professeur au collège de Castres de 1574 à 1577. (Jean) consul de la même ville en 1609. (Pierre) époux de Suzanne de Malabrou, dont il eut Jean, 7 déc.
1625, etc. — M"e d'Espars, enfermée aux religieuses d'Orbec, 1694.
ESPARRON (Noël), de Fay en Forez, reçu habitant de Genève le 8 octob. 1572. — D'Esparron ; deux seigneuries de ce nom, l'une en Béarn, l'autre en Dauphiné. Un d'Esparron, capitaine dans l'armée de Schomberg, 1687. François d'Esparron, de Manosque, étudiant en théologie à Genève (F. d'Esp. manosquensis) en 1694. Dans leurs Mémoires pour l'histoire des réfugiés Erman et Reclam citent Jean d'Esparon, né à Manosque en 1677 mort à Berlin en 1748 et Magdeleine de Tholozan de Remoulon native d'Embrun, femme de Jean de Morcez, écuyer, seig"" d'Esparon. Le nom de famille des d'Esparron dauphinois est Moviers. — Esparon, dit aussi Dortial et Saint-Jean [Haag, IV 557], natif de Chalençon, prophète camisard. La défaite de Cavalier à Vagnas (t. III col. 930), ayant fait avorter le projet qu'il
1 Nous trouvons Moïse exerçant sa charge de vice-sénéchal de l'Armagnac de 1605 à 1623. Bibliot. nat. Pièces orig.
ESPAEEON — ESPENCE
avait conçu pour soulever les protestants du Vivarais, Esparon, que Court qualifie de < prophète jusqu'à l'extravagance, > se tint à l'écart pendant quelques mois, préparant en silence une nouvelle tentative d'insurrection, avec le concours d'un antre prophète nommé Jolicœur. Toutes ses mesures prises, il passa l'Ardèche au pont d'Arc, dans le mois de février 1704, réunit sa troupe à celle d'Abraham Charmaiton, qui, dans cette occasion, prit le nom de Cavalier, le célèbre chef cévenol, et entra dans le Haut- Vivarais, où Louis Mercier dit De$combe$, homme influent dans ces cantons, vint se joindre à eux. Mais, depuis le supplice d'Homel, les Vivaraisans s'étaient beaucoup refroidis ; les plus zélés ou les plus courageux avaient été massacrés, livrés au bourreau, conduits aux galères, incorporés dans les troupes ou forcés de s'exiler, en sorte qu'une centaine à peine répondirent à l'appel d' Esparon, qui, s' imaginant follement qu'à défaut de l'enthousiasme, la terreur grossirait sa troupe, se livra à toutes sortes d'excès. Ce moyen lui fut fatal ; il souleva, en effet, la population, mais contre luimême. Vivement poursuivi par Julien, il fot surpris au village de Franchesin, et, après un combat acharné, où il perdit une soixantaine d'hommes, il disparut, avec le reste de sa troupe, au milieu des rochers et des précipices. Julien fit massacrer tous les habitants de Franchesin et mit à prix la tête des trois chefs de l'insurrection, qui réussirent à se soustraire à toutes les recherches.
ESPËLETTE (d'), écrit aussi Despolette, pasteur à Baigts en Béarn, 4611-1622. — François-Richard d'Espenoute, de Bourgogne, assisté à Londres (12 liv.), 1705.
ESPENCE (Claude d'), né à Châlonssnr-lfarne [Haag, IV 557], en 1511, d'une famille noble, docteur de Sorbonne et recteur de l'Université de Paris, en 1541 l.
1 Espense (Marne) arrond. de 3**-Menebould, village de 372 bab. — Do 15 septemb. 1553, acte de partage entre maistre Claude d'Espence prebstre, docteur en théol., prieur commandataire de St-Gaond, dioc. de Troyes et son frère cadet François d'Eepence eecoier demeurant an chastel dnd. Eapence avee Clande Delamarie sa femme, tons deux fils de Measire Claude d' Espence chevalier sein* dn d. lien et de dame Yolande des Ursins, décodée le 27 déc. 1552. Ils oo—ervent indivis les maisons, jardin et pour*
Les écrivains catholiques accordent volontiers que d'Espence Ait un des docteurs les plus modérés de son temps ; ils reconnaissent qu'ennemi de la violence, il désapprouva les persécutions; [mais ils n'avouent pas qu'il fut un partisan des idées nouvelles. Ne pouvant dissimuler complètement la vérité, Crevier confesse qu'en 1543, la Faculté de théologie le cita à son tribunal « pour quelques expressions qui furent relevées et que la Faculté ne crut pas devoir négliger dans un tems où les ennemis de l'orthodoxie se multiplioient et tiroient avantage de tout ; > mais il se garde bien de reproduire l'acte d'abjuration que d'Espence fut forcé de lire publiquement dans l'église de S'-Méderic (St-Merry) à Paris, le 22 juillet 1543. MM. Haag en ont retrouvé une copie à la Biblioth. nat. dans la Collée t. Dupoy, vol. 137, f° 126. L'extrait que nous allons donner de cette pièce curieuse prouvera combien l'historien de l'Université de Paris, Crevier, s'est trompé lorsqu'il a dit que d'Espence < imitait le cardinal de Lorraine son patron, qui a été regardé comme ne se piquant pas d'une raideur inflexible dans les points qu'il jugeoit ne pas intéresser la substance de la foi. »
L'acte de rétractation que les commissaires devant lesquels il comparut, le 7 juin, le condamnèrent à lire en chaire, commence ainsi :
« Au commencement et à la salutation angélique, nous demanderons la grâce du Saint-Esprit, par l'intercession de la benoiste vierge Marie, mère de Dieu, roine du ciel, laquelle, comme bien chante l'Eglise à l'antienne Regina cœli, a mérité porter le Fils de Dieu, et la saluerons du salut angélique. Ave Maria, etc. Pour autant qu'en mes prédications faictes le caresme dernier en ceste présente église, quelques gens de bien ont esté scandalises et mal éditiez de moi, pour aucunes propo-
pris assis en la ville de Chaslons appelés « la maison d'Espence » et se partagent les nombreases seigneuries patrimoniales dont Clande retient pour sa part celles de l'Aulnoy, Regnauld, Replonges, Soisy aux boys, Noirlieu, Sommerecourt, Poix, Verrières d'Aulconrt. Clande lègue le ebateau d'Espence a son frère et tons deux payent 18,000 liv. A leurs sœurs Clanda femme de Loya de Proisy et Loyse femme de Nicolas de Ronssy. = Armes : Trois chèvres couchées et superposées (BiW. nat. pièces orig.).