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FRANCE — FRANCILLON

an synode de Saverdnn, en septembre 1678, fut spécialement chargé par cette assemblée, avec Isarn, ancien de Castelnaudary, de faire la répartition entre les églises des sommes à payer par chacune d'elles, en exécution d'un jugement qui avait été rendu récemment (Hist. de r Albigeois, par C. Rabaud, 375).

La branche établie à Castres, alliée à tontes les anciennes familles des officiers de la chambre de l'Edit, les d'Olivier, les de Salady, les Descorbiac, les Bouflard- Madiane, resta confinée dans sa terre de MandouJ depuis la Révocation. Aucun de ses membres ne sortit du royaume, mais elle resta, malgré l'abjuration, attachée de cœur à la religion proscrite. Elle existe encore et a pour chef, actuellement, M. H. de France- Mandoul, propriétaire à Castres, ancien officier de marine, président du comité des Orphelins protestants de Castres et ancien du Consistoire. — Son frère, Auguste, entra dans la marine royale, devint officier, et fut fait prisonnier par le sultan Abd-el Kader le il août 1836, dans les environs d'Arzew. Après une longue captivité il fut échangé et reprit son service, qu'il quitta bientôt, pour se marier à Montauban en 1845. Il fut élu ancien du Consistoire. — Son fils, Henri, habite cette ville, consacrant ses loisirs à l'étude. Son travail sur l'ancien temple des Huguenots de Montauban (Bull, archéol. de Tarn et Garonne, 1880) a permis de connaître un édifice important entièrement disparu et oublié. Son ouvrage sur les victimes de la Révocation intitulé Les Montalbanais et le Refuge; Montauban, Forestié, 1887, in-4<> 600 p., fruit de longues recherches et d'un vif sentiment filial, est de la plus grande utilité pour débrouiller les origines de nos exilés du Languedoc.

2. FRANCE. Plusieurs autres protestants de ce nom sortirent de La Rochelle et des Iles de la Saintonge pour grossir le refuge [Haag, V 169] tels que : Michel et Abel, Jeanne et Rachel France (M 667) ; Arnaud France de l'Ile de Rhé, réfugié à la Caroline en 1685 avec sa femme et deux enfants (Tt 247 et Raird, Les Hug. en Amer., p. 257) ; Jacob France mort à Dublin en 1688, etc. — Marthe France de S<- Cbapt en Languedoc, morte à l'hôpital des réfugiés de Lausanne, à 70 ans, septemb. 1714. — Pierre Franceson, d'Alais, ga-

zier, réfugié à Berlin avec sa femme et 2 enf., 1698; autre Pierre, d'Alais, assisté à Genève, 1703. — Pierre Franehar, de Lourmarin, porteur de chaise, réfugié à Berlin avec femme et enf., 1698. — Louis de Franchement procureur au bailliage de La Ferté-au-Col, marié au temple de Charenton, juill. 1638, avec Louise fille de Théodore Vuyriot, médecin, et de Marie Mauclerc. Marie Franchemont, veuve de Jean Garrigue et sa famille, réfugiés de la sénéchaussée de Périgueux, 1685 (Tr 267). Dam"* Charlotte de Franchemont, de La Ferté-au-Col de Brée, réfugiée à Berlin, 1698. — H. de Franckimont, à La Haye, fév. 1607 (Epist. franc, par J. de Rives, in-8<>, 1614, p. 88).— Nicolas Franchesquin, contraint à mourir de faim à Cabrières, 1562 (Crespin). — Marie de Franche ville, enfermée dans un couvent d'Alençon, 1715 (Tt 270).— Marie Franchome, de Paris, 81 ans, c veuve d'un marchand de point, » assistée (10 liv.) à Londres, 1706.— David Franehon, lapidaire et sa femme, de Nancy, réfugiés à Berlin, 1698. — Judith Fronder [Haag, V, 57 note] fille d'Etienne Francier sieur de La Brière et de Marie Moissort, devenue orpheline à sept ans est faite catholique à l'âge de 11 ans, en 1674 ; elle avait été baptisée au temple de Bourg l'abbé, 2 déc. 1663, par le pasteur Bochart, présentée par Henri du Bourget sr de Bonneval et Marie Hue fille du sT de Carpignet (M 675).

FKANCILLON, nom d'une famille domiciliée depuis deux siècles à Genève et surtout à Lausanne, lieu de son principal établissement, où elle s'est acquis et conserve de nos jours une position considérable. Cette famille est originaire de l'AIben, en Dauphiné, d'où Jacques Francillon vint à Genève, au grand refuge, comme disent les registres de la Bourse française de Lausanne, c'est-à-dire eu 1685. La tradition porte que ce proscrit vint en Suisse dans le plus grand dénûment, ne possédant que ses vêtements ; mais il transmit à ses descendants les habitudes d'ordre et de travail qui ont été l'apanage et la cause du succès de la famille Francillon, comme de tant d'autres familles hugueuottes réfugiées pour cause de religion. Jacques Francillon avait épousé Judith Cellier et en eut deux fils Inouïs et François, qui s'établirent à Lausanne.

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