‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 188 sur 252 · FRANCILLON · texte numérisé non relu

FRANCILLON

FRANCO

I. Louis Francillon, né à Genève en 1696, acheta en 1726, en même temps que son frère, la bourgeoisie de Goinsins, au Pays de Vaud, et en 1728, celle de Lausanne, où il était marchand drapier et fabricant (Rôle des réfugiés de 1740). Sa femme, Madeleine Ortet, du Dauphiné, lui donna six enfants, parmi lesquels nous remarquons :

1° Jean -François, marchand drapier, né en 1731, mort en 1792, pendant 30 ans membre de la direction des pauvres et caissier de la Bourse française de Lausanne. Il eut de sa femme Marie-Anne Marignac. deux fils : Pierre- Louis et François, également membres de la direction de la Bourse française après la mort de leur père ; 2° Arraham-Isaac, associé de son frère, aussi époux d'une Marignac, et dont le petit-fils, François Francillon, a fondé un important établissement à Puteaux, près Paris.

François Francillon, second fils de Jacques, né à Genève en 1698, mort à Lausanne en 1743. Fixé à Lausanne, comme son frère, il y fonda en 1722 un commerce de fers qui existe encore, considérablement développé, sous la raison commerciale Francillon et fils. 11 fut aussi membre de la Direction de la Bourse française. Il épousa Marie-Elisabeth, fille de Jean Candolle et de Marie-Madeleine Patron, qui lui donna quatre filles et deux fils : Jacques-François et Jacob.

1© Jacques-François, né en 1731, bourgeois de Lausanne dès 1768, continua le commerce des fers. Il épousa Anne-Pauline Aubouin, également descendante de réfugiés, et en eut une nombreuse famille, entre autres Jacob, directeur de la Bourse française de Lausanne en 1795 et dont la descendance masculine s'est éteinte en 1880 ; plus François-David- Abraham. Celui-ci, né en 1773, mort en 1848, avait aussi épousé une descendante de réfugiés, nommée Jeanne-Louise Penserot, et eut pour fils Marc, né en 1811, chef actuel de la maison de commerce, avec ses fils Gustave et Eugène. Marc Francillon a épousé en 1833 Olympe -Henriette Agassiz, sœur de l'illustre naturaliste. Il vit encore, entouré d'une nombreuse famille, savoir:

Ernest, né en 1833, fabricant d'horlogerie à Sl-lmier et membre du Conseil national suisse ; Emile, né eu 1830 ; Adèle

femme d'Auguste Serment, industriel à Anzin ; Gustave, né en 1841 ; Maurice, né en 1843 ; Amélie, femme d'Alfred Cèrètole, pasteur à Vevey ; Eugène, né en 1851. Tous les fils ont de nombreux rejetons masculins.

2° Jacob Francillon, second fils de François et de Marie Elisabeth Candolle, né à Lausanne en 1732, mort à Genève en 1796, s'établit à Genève dont il acquit la bourgeoisie en 1761. Il avait été consacré au ministère en 1757, et fut pasteur à Chancy en 1762, à Vandœuvres en 1769, et à Genève en 1770. On a de lui les ouvrages suivants : Thèses de suicidio, Genève, 1755, in-8°. L'amour de la patrie, sermon pour l'anniversaire de C Escalade de Genève, prononcé au temple neuf, le 12 déc. 1765; Genève, Chapuis, 1766, in -8°, 40 pages. Histoire de la passion de N. -Seigneur Jésus-Christ, Genève, 1779, in-8o ; 2«ne édit., Genève 1821, in-8* ; 3*« édition, Valence, 1832, in-8<>. Le pasteur Jacob Francillon avait épousé Marie-Elisab. Marignac qui lui donna trois filles, dont la cadette, Elisabeth, fut femme de J.-I.-P.Cellerier, l'excellent pasteur deSatigny au canton de Genève. (E.Cha vannes)

A la môme famille appartenaient probablement [Haag, V 170] : Henri Francillon, de S'-Maximin près Grenoble, longtemps détenu à La Bastille à l'époque de la Révocation quoiqu'il se fût converti ; S.

Francillon, mentionné par Burn comme pasteur de l'église de Sl-Jean à Londres et Jean Francillon que le bibliographe Watt cite comme auteur d'une Description ofa rare scarabœus from Pùtosi in South America, London, 1795, iu-4°.

FRANCLIEU (M. et Mme de), de Paris, enfermés aux Nouv. cathol., 1701 (E 3387).

FRANCO (Pierre), né à Turriers en Provence [Haag, V 170] dans les premières années du XVIrae siècle, fut un des chirurgiens les plus habiles et des auteurs les plus originaux de son temps. Chassé de France par les persécutions, il se retira en Suisse, vers 1546. et fut chargé à Berne de l'enseignement de l'anatomie.

Sur la fin de ses jours, il rentra pourtant dans sa patrie et se fixa à Orange. On ignore la date de sa mort. Franco s'est signalé particulièrement dans la lithotomie et la chirurgie des hernies. Entre autres inven-

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