FRÈRE — FRETON
fugiée (5 pers.) à Berlin, 1700 ; — (René) fils d'un bourgeois de Sl-Maixent en Poitou, assisté (6 1.) « pour le mettre en état d'entrer chez un marchand, « Londres, 4706 ; — Susanne Frère « faisant la prédicante, » enfermée au couvent de l'Union chrétienne à Poitiers, 1722 (E 3560). — De Frère, voy. Saluste. — Jean Fréron, de l'Agenois, étudiant à Pacad. de Genève (J. Freronus agenensis), en 1564 ; ministre à Montflanquin, 1578-1617 [Haag, X 271 ; Tt 343) ; — (Jean de) étudiant à Genève (J.-F.vasco, sacne theol. studens) 1596 ; ministre à Monheurt, 1597 ; à Tournon, 1603 ; — (Josué de), né à Montflanquin, étudiant à Genève (Josue Freronus aquitanus et montflanquinensis), 8 octob.
FRESGARODE (Jean) né à Bergerac [Haag, V 173], fit ses études de théologie à l'acad. de Genève, où il s'inscrivit (J. Frescarodeus brageracensis aquitanus) le 2 juin 1676. Il fut admis au ministère évangélique par le synode provincial tenu à Sainte-Foy en 1681 [VI 379 b], et appelé à exercer les fonctions pastorales dans l'église de Montaud. En 1685 il se réfugia en Hollande (Bull, des ègl. wall. I, 142) et rut placé dans l'église de Gouda qu'il desservit jusqu'en 1715. Son fils Jérémik, qui l'avait accompagné dans sa retraite, fut pasteur et professeur à Rotterdam. Il fut élu secrétaire du synode de Gorcum, en 1723 (ci-dessus IV 503) et publia en 1731 une Apologie pour les synodes et pour M. Saur in ; Rotterdam, in-8° (Catal. de la biblioth. wallonne de Leyde, p. 37). Il s'agit, dans cet ouvrage de Jacques Saurin (voy. ce nom) et de la question du Mensonge. — Jean -Etienne Frescarode, pasteur à Campe n en 1725, puis à Haarlem jusqu'en 1761, où il est fait pasteur émérite; il meurt dans cette ville le 12 septemb. 1770. — La famille subsiste encore en Hollande.
FRESCHAIN (Jehan de), t tailleur, natif de Villeneufve sur Verbrye en Picardie, » reçu habitant de Genève, janv.
1558. — Louis de Fresel, officier dans l'armée hollandaise, 1711-30. — Fresens, seigneurie de la maison de Chasteauverdun. « Le sieur de Montesquieu écrit à ses amis, particulièrement aux deux frères de Chasteau-Verdun, Bernard et Corbairan, l'un sr de Fresens, l'autre sr de Lissac,
1586 (Gâches, 329). — Fresnay, voy. La Taille. — Fresneau, de S*-Pierre d'Oieron; sa fille lui est enlevée, 1688 ; une autre d"* Fresneau, du Poitou, accepte, 1715, une pension de 200 1. pour entrer au couvent ; famille Fresneau, réfugiée dans l'État de New- York en 1685, à laquelle appartenaient sans doute : Philippe Fresneau, poète américain, secrétaire de Jefferson, le 3"" président des États-Unis (1743-1826). — Arnaud Fressines, artisan, pendu par ordre de Monluc, 1563. — Le sr Fressinely de Nîmes, assisté à Genève d'un viatique, un écu, pour la Hollande, 1698. — Pierre FYessinet, de Montagnac, assisté à Genève, 1704. — Fressoi, ministre, le même que Fresol on Frezoul ; voy. ce dernier nom. — Jacques Fret, de Dieppe, assisté (5 sh.) à Londres, 1710.
— Marie Fretel, de La Fertè-sous-Jouarrc, couturière, réfugiée à Halle, 1710. — « Messire Loys Fretel, chevalier, seig*et baron de Flex en Rrie el y demeurant, et estant de présent logé à Paris me des Prouvelles au logis d'un nommé Loys Massicault, graveur et doreur, amené prisonnier à la Conciergerie de Paris par le capitaine Martin, comme estant de la nouvelle oppinion ainsi qu'il a dict et confessé, » 23 juill. 1569 ; élargi moyennant caution le 12 août.
— Madelaine de Fretel, 33 ans et Françoise sa sœur, 31 ans, damoiselles de la généralité de Gacn (à Longueville), assistées à Londres (12 et 14 liv.), 1702 et années suivantes.
FRETON (Louis) ou Fretton, maréchal de camp dans l'armée de Rohan [Haag, V 173], naquit, à ce qu'il paraît, à Cal vis son. Porté par un goût naturel vers le métier des armes, Freton l'embrassa et obtint une compagnie dans le régiment de Chdtillon, avec qui il passa en Hollande, en 1600. Le 2 juillet, il se trouva à la bataille de Nieuport. De retour en France, vers la fin de Tannée, il repassa en Hollande au mois de mai 1606 ; mais, dès le 15 juin, il revint en France, charge d'y lever une compagnie d'infanterie. Le 9 sept, il s'embarqua à Dieppe avec 300 hommes qu'il avait recrutés, et arriva, le 20, à La Brille, après avoir été forcé par les vents contraires de relâcher à Portsmouth. II servit aux sièges de Lochem et de Groll, contribua à la prise d'Erkelens, et assista, en juin KVJ8, à la défaite de la garnison