‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 201 sur 252 · FROMENT · texte numérisé non relu

FROMENT

Actes merveilleux par les q. le Seigneur a desployé sa grande vertu admirable en vostre cité de Genève vous ayant retirez du joug infernal de l'Antéchrist, soubz la protection de son fils J.-C., j*ay esté de premier assaut comme surpris de crainte d'oser entreprendre tel labeur Toutes fois

sentant ma volonté sujecte à la vostre, j'ose bien dire que si l'escbantillon vous agrée, tous pourrez aussi avoir toute la pièce entière en son temps avec l'aide du Seigneur ; le quel je prie, puissans seigneurs, vous (aire augmenter en son honneur. De vostre cité de Genève, ce 4* jour de septembre 1554. — £•• épttre : Epistre exhortatoire à tout le peuple de Genève, tant citoyens, bourgeois, qu'habitans, vostre ancien serviteur Antoine Froment désire salut, bien et honneur par nostre S. J. -Christ. Si comme Froment par cy devant vous a semé dans vostre cité de Genève du vray Froment duquel parlent les Prophètes, ayant prins en vous non petite racine etc.

La suite de cette seconde épltre était une diatribe des plus violentes contre le doc de Savoyeet l'ancien évoque. Le Conseil ordonna la suppression du libelle et s'en fit remettre tous les exemplaires déjà tirés. Mais il fut moins disposé que jamais à permettre l'impression des « Actes merveilleux » qui durent attendre trois cents ans avant de passer à la presse et de voir enfin le jour. Un riche et généreux érudit genevois, M. G. Revilliod l'a fait imprimer de nos jours, sous ce titre :

Les actes et gestes merveilleux de la cité de Genève, nouvellement convertie à ÏEvangille. Faictz du temps de leur Reformation. Et comment ils l'ont recette ; rédigez par escript en fourme de Chroniques, Annales ou Hystoires, commençant Fan 1532, par Anthoine Froment. Mis en lumière par Gustave Revilliod ; Genève, J.- G. Fick, 1854, in-8<>, X et 250 p. ; plus ocix p. d'Extraits des registres publics (1532-36) par Jacques Floumois.

Cependant Froment fut élu membre du Conseil des Deux-Cents en 1559 et il sut obtenir, la même année, une autorisation de faire imprimer un autre livret de sa composition : Les dix commandements de la loyde Dieu nouvellement translatez d'hébreu en françois.

Malheureusement cet homme doué de pins d'ardeur que de jugement était le premier à enfreindre les sages prescriptions

qu'il recommandait imprudemment aux antres. Nous avons raconté son mariage avec Marie IïEnnetières, ainsi que les premières phases de leur union. Cette union cessa par la mort de la femme l et pen de mois après, en 1561 , le mari convola en secondes noces avec une de ses anciennes paroissiennes de Massongier, Mye (ou Marie) Blanc.

C'était une femme de 40 ans * et ce mariage n'avait rien qui dût étonner ; mais il était conclu depuis très pen de temps lorsque Froment fut accusé d'entretenir des relations peu convenables avec la servante d'un autre citoyen. La justice lui fit un procès d'adultère, au mois de janvier 1562, et ne le trouva pas très coupable car elle le condamna seulement à trois jours de prison au pain et à l'eau ; cependant par précaution contre un homme si léger, elle y ajouta un arrêt de radiation comme membre du Conseil et de bannissement des terres de la République. Dix ans se passèrent, pendant lesquels Froment parait s'être retiré à Vevey, ville qu'habitaient les parents de sa femme. Y étant tombé malade, il fit, le 11 décemb. 1570, un testament par lequel il laissait partie de ses biens à son frère, Claude Froment, habitant de Cornillon du Trièves bailliage de Grenoble « à cause que tant luy que ses enfans ont beaucoup souffert et enduré pour la religion, • partie à sa femme (ceux qui étaient situés à Massongier) et le reste à sa fille Judith.

En 1572 il sollicita la permission de rentrer à Genève et l'obtint • en souvenance des services qu'il a faicts du passé. » Il sollicita aussi, 1573, celle de reprendre son état de notaire, et fut refusé d'abord ; mais en 1574, la requête lui fut accordée < pour avoir moyen de vivre en sa vieillesse. > Dans le courant de la même année il se recommanda comme bon citoyen par la remise qu'il fit à l'un des syndics, Chateauneuf, d'un mémoire enseignant • plusieurs secretz de fenx artificiels

1 Vers 1548, avons-nous dit (V, 249 L 16); Amédée Roget, historien genevois très autorisé dit dans tet Etrtnru$ gcnewritti, qu'elle mourut seulement en 1561.

* Registre des décès ; 1588 n» 267, Item Mye reUissée de feu Anthoine Froment bourgeois est morte d'une déflation de eerveaux, âgée d'envi* ron 67 ans es 13 juillet 1688 en la rue du Boule.

PROMENT

pour la défense de la ville. > Il pouvait compter, sans doute, sur la protection de ce Chateauneuf, car le frère de ce magistrat avait épousé en 1558, Judith Froment, fille de notre Antoine et de Marie d'Ennetières.

Le registre mortuaire de Genève porte : t Ant. Froment, bourgeois, ministre de c la parole de Dieu, est mort phtisique « avec longue maladie, âgé de 90 ans, le c 6 nov. 1581, eh la rue du Boule. > C'est un exemple à joindre à bien d'autres pour faire voir que les allégations inscrites dans des actes de l'état civil, rédigés à la hâte, sur les vagues informations fournies par la famille, ont besoin de contrôle. Froment a dit lui-môme en racontant ses vertueux efforts à la suite de Farel pour évangéliser le pays de Berne, qu'il était âgé de 22 à 23 ans en 1532, c'est-à-dire qu'il naquit vers 1509, date que confirment les autres données de son histoire et qui porte à 72 seulement le nombre d'années qu'il vécut.

La vie décousue de Froment a beaucoup nui à sa mémoire. Sa position de famille et de fortune furent meilleures qu'il ne semblerait. Il maria, comme on l'a vu, Tune des filles de sa première femme avec un de ces Mestrezat de Thonon qui furent la sonche d'une dynastie protestante très distinguée. Sa propre fille Judith, née de son second mariage, s'allia à la plus pure aristocratie de Genève en épousant Claude de Cliasteauneuf. On saisira mieux sa situation en parcourant la série d'actes notariés que voici :

1547, 21 sept.: Ant. Froment, ministre à Massong-ier, traite pour la vente d'une maison qui lui appartient à Dovaine (Cl. Pyu, I 286). — 1553, 9 mai : François Mestrezat, appothicaire de Thonon , épouse Marie Koberte veuve de feu commendable1 Martin Fiendaz cit. de Genève, laquelle se constitue en dot une maison assise à Genève au bour# de fors dessoubz la porte du chas tel, plus 94 écus d'or, plus etc.; acte passé en la maison d'habitation d'Ant. Froment (P. Duvernay, II 27); le mariage avait eu lieu à Genève le 2 janv. — 1568, 2 septemb. Testament de noble Claude de Chas-

1 Martin Fiendnz était sans donte nn descendant de Guillaume, marchand à Turin, rev'i gratis bourgeois de Genève en 15')t>. Commendable, titie usité à Genève avant la Reforme, était un intermédiaire entre noble et honorable (Louis Ddkour).

teauneuf 111s de noble Claude et de Marguerite d'Oraières l ; legs nombreux * ; il institue son enfant posthume et à défaut ses frères nobles François, Janin et Ami de C. acte passé à Troinex « en la voie publique » (P. Vial, I 246). — 1568, 30 septembre : Testament, passé au même lieu, de Judith Froment femme du précédent, qui institue son enfant ou enfans posthumes dont elle est enceinte, et à défaut, son mari (Id. I 249). — 1570 : Noble Amied de Chasteauneuf fait don de ses biens et maison sis à Ternier à son frère, noble Claude, en échange de la maison de celui-ci sise place de la Fusterie à Genève ; acte passé au pont d'Arve, égrège Amé Santeur notaire de Genève se tenant sur le pont et maistre Phil. Vial notaire ducal se tenant auprès, sur terres de S. A. de Savoye. — 1581, 21 janvier : Testament d'Ant. Froment, veuf en premières noces de Marie d'Anthyers (suivant acte de P. Montillet not. de Ballaiaon) et en 2B" noces de Mye Blanc ; legs à ses gendres Fr. Mestrezat et noble Claude de Ch. père de Loys (Michel Try not.). — 1581, 13 août : Testament de Mye Blanc veuve d'Ant. Froment ; elle institue Brissa Blanc, sa sœur, veuve de Claude Boymont, de St- Julien ; témoins noble Pierre Scarron et Nicolas Voutron, peintre (M. Try, V 266). — 1590 : Noble Ennemond Froment, de La Croix de Cornille en Trièves, prête 90 flor. à la veuve de Démêlais, libraire à Genève (J. Crespin, III 37).]— 1599 : Mariage de Pierre Froment, de La Croix de Cornillon, ci-devant maître passementier, habitant de G., avec Anne lille de Brandano Con délie, bourgeois (Et. de Monthouz LXII, 89). —

1 On serait porté À croire que c'était une parente de la niére de Farel (col. 394, note 2); mais au lieu d'être du val de Trièves en Dauphiné, les d'Orsiéres dont elle était venaient de la vallée d'Entremonts, bailliage de St- Maurice en Valais, et avaient été admis A la bourgeoisie genevoise en 1457. Ils avaient pour Arme* : un grillon ailé tenant une tour entre ses pattes. Ceux du Dan phiné portaient : = d'argent au chef de gueules a l'ours debout, de sable, tenant de set patte une couronne d'or.

* Entre autres : à Thievenin de Lachenal (son associé dans l'exploitation des moulins de Bossey) ung collet de peau de chiévre aecoustré en chamois bandé de velours jaulne, plus un propoinet de bombasine, plus une chaize de cameliot rouge et le cuir d'escarlatine, plus ung cb appeau noir fleustré d'Espaigne, et a Pierre Portier, de Troynex, unes chausses de peau picquées de eoye cramoysie avec ung propoinet picqué comme les d. chauses, item ung manteau de drapt noir avec les crochetz d'argent presque neuf*.

FROMENT — FROMERY

1617 : Pierre de S. André met Daniel, son fils, en apprentissage chez Pierre Froment, passementier. — 1633, 15 avril : Damoiselle Judith Gallatin, veuve de noble Paul de Chapeaurouge, baille ses tilles Marie et Judith, à Anne Condello et à sa tille Pauline Froment, en apprentissage à faire toutes sortes d'attaches, glands, boutous pour fraises et rabats pendant le temps de trois mois, moyennant le salaire de 16 florins (Salomon Gentil, II 63). Etc.

2. De la môme famille qu'Ant. Froment descendait, selon le Schweizer. Lexikon de Len (1747-95), Paul de Froment, originaire d'Uzès, qui se réfugia dans le Brandebourg avec son frère Denis, en 1685, s'éleva an grade de colonel et fnt nommé, en 1720, par Frédéric-Guillaume, gouverneur de la principauté de Neuchâtel en remplacement de M. de Lange. Il mourut le 12 fév. 1737, à l'âge de 72 ans. Son frère, lieutenant-colonel de dragons, l'avait précédé dans la tombe. Il était décédé, le 22janv. 1722, à Berlin, ne laissant que des filles de sa femme, Marie Oodefroy, de La Rochelle. Un troisième frère, également colonel au service de Prusse, fut gouverneur du margrave de Baireuth, gendre de Frédéric-Guillaume I (peut-être Philippe de Froment, sr de Sl-Jean-de-Ceizargues). On peut ajouter Jean -Jacques de Froment inscrit en 1585 sur une liste de fugitifs du Languedoc (Tt 322), et Isabeau de Froment probablemt sœur de Paul et Denis, qui épousa, 22 déc. 1667, Jean-Jacques de Brueys dont le fils Philippe de Brueys, réfugié aussi dans le Brandebourg, succéda en 1757 à Paul de Froment dans la charge de gouverneur de la principauté de Neuchâtel. Cette famille existe encore en Prusse.

3. FROMENT (Claude) • natif de Provins en Brie, • reçu habitant de Genève, 6 août 1554 ; Racheline Goût, « femme de Claude Froment menuisier, malade, > assistée au mois de décemb. précédent par la Bourse franc, de Genève. — Froment, pasteur à Mazamet, délégué à l'assemblée tenue à Pamiers en 1614. (Paul) épouse au temple de La Rochelle, 29 janv. 1622, Suzanne Montjon; en 2** noces Marie Giraud. — (Madelaine) veuve de Hector d'Astorg de Montbartier, sr de La Perrière, 66 ans, enterrée an cimetière des SS. Pè res, 9 juin 1679. — Froment, ancien de

Viane, député au synode de Réalmont, septemb. 1679. — (François) poursuivi par le parlem. de Grenoble en 1685 (Bull. VII, 136). — (Etienne) « d'Alais, qui vient de Vevey, > assisté à Genève (Bourse franc.), 1696; puis reçoit un viatique pour le Brandebourg, 1704. — (Abraham), de Rouen, assisté à Genève d'un viatique pour Magdebourg, 1700. — Plusieurs Froment de Sedan, réfugiés à Berlin avec leurs familles : Jean, armurier avec sa femme et 3 enf. (5 pers.), Pierre, facturier de bas (8 pers.), Samuel, lapidaire (6 personnes).

FROMENT AL (François), étudiant en théologie, 1763; consacré en 1766; pasteur à St-Jean-de-Ceizargues, à Bedarieux, 1767 ; à Montagnac, 1768; à Garrigues et Moussac, 1770-93; à S*-Chaptes, 1807.

Un Fromental, habitant de Moussac, emprisonné en 1775 pour avoir assisté à un service religieux (P. Rabaut, tes lettres, par Ch. Dardier). — Fromentin, ministre à Moese, 15*72-76 ; à Lhoumer, 1590. — Pierre Fromentin, sr de Chatinat, ancien de St-Jean-d'Angely, au synode gén. d'Alais, 1620, — A La Rochelle : Jehan Fromentin, ministre, épouse Marie Lhomme ; d'où David, baptisé le 1er septemb. 1585 ; Sara, 1587 et Pierre, 29 mai 1589 ; Michel Fromentin, reçu en l'église de Dieu le 27 avril 1597. (Salomon) «*., 23 mai 1613; il épouse, 17 mai 1615, Suzanne Qrotiier. — (Pierre), d'Uzès, assisté à Genève, 1705.

FROMERY (Pierre), excellent ouvrier de Sedan [Haag, V 177], réfugié à Berlin avec sa famille (8 pers.) en 1700, possédait une habileté supérieure dans presque toutes les branches des arts mécaniques. Il rendit surtout de grands services à sa patrie adoptive en perfectionnant l'arquebuserie qui était encore fort arriérée dans le Brandebourg, et pour cette spécialité, il eut de dignes émules en Jacques Munier, Daniel Baudesson, Isaac Petitjean, de Metz, et HenouL II n'était pas moins habile à travailler toutes sortes de métaux, en sorte qu'à côté de sa profession d'armurier, il exerçait aussi celles de bijoutier et d'orfèvre. On raconte que l'Électrice l'ayant fait appeler un jour pour le charger de remonter ses pierreries, S. A. électorale qui survint ne put s'empêcher de témoigner à la princesse son étonnement au sujet de sa confiance en un homme dont il faisait d'ailleurs grand cas. c Mais

FROttONT — PROSSABO

e'ett un réfugié, » répondit-elle. Ces quatre mots en disent pins qu'un long panégyrique en faveur de la bonne renommée des vieux protestants.

FROMONT (Emon) « natifc du dioc. de Sens, » reçu habitant de Genève, avril 1555. Jehan de Fromont, tailleur, natif de Reims en Champaigne, id.y mai 1559. A.

Fromont, de Lyon, mercier, id., novemb.

1572; (Jean) de Lyon, plumassier, id., octob. 1573 ; — César Fromont, ingénieur du roi, marié au temple de Charenton, juill. 1669, avec Madeleine Rondot, veuve de David Séneçon, chirurgien du roi ; — (Pierre et Jean) réfugiés à Grambzow avec leurs familles, 1700. — Jérémie Fromy, de Sedan, estaminier, réfugié à Berlin avec sa femme et un apprenti, 1698. Rachel Fromi, de Sedan, venant d'Allemagne, assistée à Genève pour y retourner, 1703. — Marie, veuve de Matthieu Frontain, de Rouen, 40 ans, assistée (9 sh. 6) à Londres, 1710. — Jeanne Éronteau, de Châtillon-sur-Loire, arrêtée fuyant du royaume, emprisonnée à Dieppe, puis à la conciergerie de Rouen, 1688.

FRONTENAC. Nous avons mentionné plus haut (III col. 342) une dame de Frontenac morte en 1618, après avoir abjuré la religion réformée entre les mains d'un père jésuite. Celui-ci s'empressa de publier : L'heureuse conversion de ifme de Frontenac à la religion Cat. Ap. et Rom. sur l'instruction du rèv. P. Arnoux, confesseur et prédicateur ordinaire du Roy ; Paris, Antoine Estienne ; 1618, in-8o de 36 p. (Biblioth. Maz. no 26331). On trouve d'intéressants détails sur la famille de Ruade de Frontenac dans les Mémoires de Saint-Simon, et aussi dans le Dictionn.

critique de Jal.

FRONTIN (Anatole), neveu du poète Claude Frontin, était originaire de la Franche-Comté [Haag, V 178]. Il fît ses études dans l'école que Gilbert Cousin, l'ami de son oncle, avait établie à Nozeroy. Ses humanités achevées, il alla suivre les cours de droit à l'université de Bâle ; mais, vers 1560, renonçant à la jurisprudence, il se voua à la théologie. M. Weiss, bibliothécaire de Besançon, l'un des meilleurs rédacteurs de la Biogr. Univ. de Michaud, affirme, nous ne savons sur quelle autotorité, qu'il fut un des ministres de Coligny et qu'il périt de mort violente dans un

âge peu avancé. Peut-être fut-il une des victimes de la Saint-Barthélémy. Outre des Poésies imp. dans les Œuvres de Cousin, on a de lui un petit manuel intitulé : Tabellss oratorim inventionis ; hoc est, locorum omnium ex quitus non traetandm modo verum etiam exaggerandm oratkmis materia depromitur, disposition qum ex clarissim. quidem rhetorum prseceptis, soi Anatolii Frontini studio et opéra absolutum, etc.., Basil., 1560, mente augusto, in-8°, 54 p. et 7 feuill. non paginés. En tête sont une lettre de Cslius Secundis Curio adressée à Frontin et une épltredédicatoire de celui-ci Nobilissimis adolesœa* tibus Erasmo et Antonio a Balma fratribus geminis. — Jean Frontin, libraire, fugitif de France en 1685. Son fils, Pkbbi, marié à Madelaine Dupuy née en Angleterre, établi à Lisbonne, rentra en France, 1751, porteur d'une autorisation de séjov ainsi conçue : « C'est l'intention de M. le Controlleur général que l'on accorde toutes sortes de protections au s* Frontin, marchand huguenot, et qu'il soit ai bien traité que la connoissance qui en parmi* dra aux négocians de cette espèce les esgage de revenir dans le Royaume. > Ce papier tomba entre les mains de l'évéque d'Agen (Chabanne) qui protesta violemment par une « Lettre à M. le ControUev c général contre la tolérance des huguec nots dans le Royaume. > Antoine Court répondit à cette lettre pleine de fiel par la publication du Patriote françois et impartial; voy. ce recueil p. 2 et ci-dessus t. IV col. 815. — Jean, fils du précédent, né à Lisbonne en 1739, épousa en 1766 Louise de Bellecombe sœur de l'héroïque défenseur de Pondichéry.

FROSSARD, nom fort répandu dans la Suisse romande, au pays de Vaud, et dont les représentants forment une famille notable de la petite ville de Mondon. Cette famille est devenue française vers la fin du XVIIIme siècle (Armes de Frossard de Saugy) ; voy. Mandrot, Armoriai vaudois : = d'azur à la croix d'argent cantonnée de quatre molettes de même.

Le plus ancien personnage de ce nom qu'on voie figurer dans les Manuaux ou registres municipaux de Mondon est le • provide et vertueux Michael Frossard » mentionné en l'an 1500, clerc et bourgeois de la ville, notaire, conseiller dn gouverneur

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