FUMÉE — FURSTEMBERG
un auteur de ce nom deux ouvrages publiés eu 1574 et dont nous n'aurions point à nous occuper par conséquent, eussionsnous la certitude qu'ils soient sortis de sa plume. De son mariage avec Françoise Dufau naquirent Adam, sieur de La Grassière, Louis sieur de Bourdelles, et Jacques, chevalier de Malte, ainsi que trois filles. L'un de ses fils, probablement Louis, qui fut gentilhomme de l'hôtel du roi de Navarre, a joué un bien triste rôle dans la première guerre civile. C'est celui qui s'était retiré à Orléans avec son père, et avait été condamné avec lui comme criminel de lèse-majesté par le parlement de Paris.
C'était un homme à ne pas reculer devant le meurtre, comme il le fit voir en précipitant du haut d'une tour un pauvre vieux chanoine tombé en enfance, après lui avoir volé son argent L'influence de son père et sa parenté avec Du ChasteUier-Portaut le sauvèrent du châtiment exemplaire qu'il méritait. Non seulement Condéiui pardonna, mais il l'envoya même avec sa compagnie à Gieo, où il continua à se montrer digne de sa détestable réputation par ses actes de violence, sa mauvaise foi et sa vie dissolue. Fatigués de ses excès, les habitants se plaignirent à Coligny qui remplaça Fumée par La Bichonnière, gentilhomme des environs, dont la modération et la prudence tinrent la ville en paix jusqu'à l'arrivée des compagnies de Ciperinne, La Gotrinière et Bloxs. Quant à Fumée, il fut envoyé à Bourges avec sa compagnie d'argoulets pour renforcer la garnison, et durant le siège il donna des preuves d'un grand courage dans plusieurs sorties qu'il commanda. A dater de cette époque nous n'avons plus rencontré son nom. — Gilles Fumée, gouverneur des enfants de ce seigneur de Longaulnay qui fut tué à la bataille d'Ivry, est auteur d'un livre publié à Paris, 1575, in-8<>, sous ce titre : Le miroir de loyauté ou t histoire déplorable de Zerbin, prince d'Ecosse, et d'Isabelle, infante de Gallice, tirée de VArioste et mise en vers. — Noble homme Adam Fumée, épouse, au temple de La Rochelle, Renée Muance, d'où un fils, René, baptisé le 7 juill. 1587.
FUMEL (Salomon), de Montauban, assisté à Genève, 1693. — Fumeleau ou Fumoleau, famille du Poitou, à laquelle appartenait Charlotte Fumeleau, femme
d'un marchand, 47 ans, assistée à Londres (4 1.), en 1702. — « A deux kilomètres au S.-E. du chef-lieu de la commune de Mouchamps, au hameau de la Boulaie, se trouve une métairie exploitée de nos jours par des protestants, qui fut cultivée de 1695 à 1770 par la famille Fumoleau, laquelle fit forcément acte de catholicisme à l'époque de la Révocation, mais qui n'en resta pas moins protestante. Les registres catholiques de l'église de Mouchamps et les notes des pasteurs du désert, mentionnent : Daniel, mort le 13 mai 1707, relaps et religionnaire opiniâtre; Samuel, mort à 65 ans, en 1711, idem; Jean, époux de Jeanne Paquier, mort à 42 ans, en octobre 1719, id.\ Pierre, époux de Charlotte Guion, mort à 46 ans, novemb., 1719, id.; Mathurin, mort en déc. 1720, id. ; Perrine Flandrois, femme de ce dernier, morte en avril 1709, idem. La famille Fumoleau est encore représentée en Vendée par de nombreux descendants qui tous appartiennent à la religion réformée (B. Sarazoi , secret, du conseil presb. de Mouchamps). — Guillaume Furège, pasteur à Vire, 1762. — Marie Furel, mise en apprentissage à Londres, 1705. —Le s* Furet, de Provence, assisté à Lausanne, 1692. Esprit Furet, d'Aiguë en Provence, boulanger, et sa femme, réfugiés à Halle, 1698. — Furiçny, branche de la famille de Lestang. — Furmeyer, capitaine dauphinois, voy. Rambaud. — Jean de Furne, de Puylaurens, étudiant à Montauban, 1673; à Genève,
FURSTEMBERG (Guillaume de), second .fils de Wolfgang de FUrstemberg et d'Elisabeth de Solms, chef protestant en Lorraine et un des plus zélés protecteurs du réformateur Farel [Haag, V 17]. Il avait servi en Italie dans les armées de François I", et il était en faveur auprès de ce monarque. Nous avons vu plus haut (col. 390, note 2), qu'en 1536, il commandait en Dauphiné un corps de 10,000 rentres au service du roi. Souvent il intercéda auprès de celui-ci pour les protestants de France et il était en véuération parmi les réformateurs de l'Alsace et de la Suisse ; mais François Ier qui donnait facilement c sa foi de gentilhomme » la tenait rarement (Voy. Merminjard, Corresp. des réf., V,446).
La Réforme, nous l'avons dit ailleurs
FURSTEMBERQ
FUR8TENBERGER
(t. III 327, IV 530 etc.), avait trouvé à Metz beaucoup de sectateurs dès l'instant où elle y avait été préchée, et le nombre s'en était accru, malgré les persécutions, à tel point que, vers 4542, les partisans des opinions nouvelles avaient osé demandei au magistrat l'autorisation de faire venir un prédicateur de l'Evangile. Leurs Supplications avaient été rejetées, et ce rat dans ces circonstances que, soit à la prière de ses coreligionnaires, soit de son propre mouvement, Guillaume de Flirstemberg prit en main leur cause.
Le 9 juillet 4542, il entra dans Metz sans opposition ; mais le jour même éclata une émeute qui le força d'en sortir. Il se retira à Gorze où il fit prêcher publiquement Farel, et pour punir les habitants de Verdun du secours qu'ils avaient donné aux catholiques de Metz, il mit le siège devant le château de Boin ville dont il se rendit maître. Il ne cessait d'ailleurs d'insister auprès des magistrats de Metz afin qu'ils accordassent aux protestants la liberté du culte. Le landgrave de Hesse, les villes de Francfort et de Strasbourg appuyèrent ses réclamations, en sorte qu'après bien des difficultés, un traité fut signé, le 16 mars 1543, entre Ftlrstemberg et la ville de Metz. Les bannis eurent la permission de rentrer dans leurs foyers, et la chapelle de Saint-Nicolas de Neufbourg leur fut accordée pour l'exercice de leur culte. Dès le 24 juin, le ministre Vautrin Dubois commença d'y prêcher l. A la nouvelle de cet accord, le cardinal de Lorraine supplia son frère, le duc Claude, de venger la religion catholique. Le duc leva des troupes, surprit Gorze, le jour de Pâques 1343, et s'avança sur Metz où le protestantisme venait de perdre son principal appui. De Heu, dont la magistrature était expirée, avait été remplacé par un zélé catholique, et déjà l'on s'était adressé à l'empereur qui envoya, au mois d'octobre, à Dubois Tordre de sortir de la ville sous trois jours, et aux magistrats l'invitation de rétablir le catholicisme. En conséquence, redit suivant fut rendu, le 15 oct. 1543 : 1° Nonobstant les permissions qui ont été données auparavant de prêcher une nouvelle doctrine, chacun se maintiendra en l'ancienne religion, sans qu'il soit permis
1 Voy. son article, ci-dessus V, 528.
dorénavant de prêcher ni d'enseigner, soit en particulier, soit en public, aucune doctrine qui lui soit contraire ou répugnante, sur peine de bannissement. — f* Nul des bourgeois n'assistera à de telles prédications, assemblées ou conférences, ni jour ni nuit, ni en particulier ni en public ; mil n'y prêtera faveur ou secours, ni dans ai hors la ville, sur peine de punition corporelle et de confiscation des biens. — 3° Nul ne gardera ni ne composera aucun livre contenant doctrine réprouvée et contraire aux constitutions de l'Eglise, ni ne chantera les psaumes Marotines, sur peine de dix livres de Metz. — 4° Nul ne blasphémera contre les sacrements de l'Eglise, la messe, le service divin, la Vierge et les Saints, ni ne méprisera ou touchera irrévérencieusement leurs images, sur peine de châtiment imposé par le droit aux blasphémateurs. — 5° Il n'est pas loisible d'user de chair les jours destinés par l'Eglise aux abstinences, en mémoire des souffrances du Rédempteur, sinon en cas de nécessité connue et permise par les supérieurs légitimes, sur peine d'exil et ds bannissement pour dix ans. — 6° Nnl n'injuriera les catholiques on personnes ecclésiastiques sur peine de châtiment arbitraire. — - 7° Il ne sera loisible de tenir école sans permission expresse, pour obvier aux nouvelles doctrines qui pourraient être enseignées par des précepteurs hérétiques et ennemis de l'Eglise, sur peine de dix livres de Metz. — 8<> Et d'autant que quelquesuns, pour se maintenir plus librement en leurs erreurs, se sont mis sous la protection des princes et des seigneurs qui leur adhèrent, il est ordonné que si, dans quarante jours, ils ne renoncent à cette protection, il seront condamnés à soixante livres de Metz, perdront le nom et le privilège de bourgeoisie et seront privés de leurs offices s'ils en ont. — 9° 11 ne sera loisible aux libraires de vendre ni de garder aucun livre contenant doctrine nouvelle et réprouvée, sur peine de confiscation des mêmes livres et de punition corporelle.
A partir de cette époque, nous perdons de vue Guillaume de Ftlrstemberg; nous savons seulement qu'il ne laissa pas d'enfant de sa femme Bonne de Neuchâtel.
FURSTENBERGER (Josué), secrétaire de la ville libre de Mulhouse [Haag, V 188] pendant 24 ans, et bourgmestre pendant