GAL — GALBERT
qui s'y soient établis contre les formes de notre discipline, je ne voudrais pas qu'on
les poursuivit comme schismatiques
Ceux qui ne sont pas contre nous, sont pour nous, disait notre divin maître, et nous devons nous faire un devoir de parler et d'agir comme lui. > Gal-Pomaret, dont la vie ne présente d'ailleurs aucune circonstance notable, mourut à Ganges, le 17 août 1790, après 47 ans de travaux apostoliques. Dès 1738 il prêchait déjà. Il est Fauteur d'un volume intitulé Le bon père ou le chrétien protestant, Neuchâtel, 1786, in-8° et d'une très remarquable Lettre à Messieurs les évéques de France accompagnée de quelques réflexions sur la tolérance, par un ministre du Désert ; 24 p. in-8<>, éloquente admonestation dont l'idée première avait été suggérée par J.-J. Rousseau et qui avait pour but de « faire rougir les évoques de leur intolérance » (Paul Rabaut par Cb. Dardier, II, 442). On a imprimé aussi quelques lettres de Gal-Pomaret à Voltaire. Il a laissé, en outre : Le protestant instruit et fortifié ; Le catéchumène instruit et admis à la communion ; une Lettre responsive à M. de Barrai, grandvicaire du diocèse de Montpellier (1759), et quelques Sermons, opuscules inédits qui se sont conservés entre les mains de sa famille.
Frère de Gal-Pomaret, Antoine Gal-La Devèze ne possédait pas autant de savoir, mais il avait une piété solide, unie à beaucoup de fermeté, à beaucoup de douceur et à beaucoup de désintéressement. Consacré par son frère, le 19 juin 1757, au ministère, Gal-La Devèze parcourut pendant 39 ans la périlleuse carrière qu'il avait embrassée. Il mourut au Vigan, le 4 mai 1796, à l'âge de 67 ans, avec la réputation d'un prédicateur plein de chaleur et d'onction. Il a laissé quelques dissertations sur les vérités de la religion chrétienne, des lettres et un assez grand nombre de sermons qui sont passés à ses honorables successeurs : son petit-fils, M. Gal-La Devèze, mort pasteur à Meaux en 1865, après 33 ans de ministère, et le fils de ce dernier, pasteur dans l'Orne. — Gale, pasteur du Carlo, délégué au synode de Milhau, 1660. — Gales, pasteur de Les Bordes, 1651-72.
GALAFRÈS, ancien de l'église de Nîmes, 1604-160 ; — (Edouard), de Nîmes, maître teinturier de draps, habitant à Ge-
nève, 1663 (Pasteur not. XXXV, 158). — Jacques, de St-Chaptes au diocèse d'Uzès, chirurgien, obtient à Lausanne une attestation de foi pour se rendre à Berlin, 1694 ; nommé en 1724 l'un des douze chirurgiens reconnus et privilégiés de la colonie française de Berlin (III, col. 760) ; — (Marguerite), de St-Chaptes, femme de Jacques Favre, morte à l'hop. de Lausanne, 1696. — Galafrès, de Nîmes, membre d'un comité dévoué aux affaires protestantes, 1745 (Paul Rabaut par C. Dardier, t. I, p. 150, etc.). — Le sieur Tristain Oalafre, de Nîmes, est receu icy maistre teinturier en donnant bonne et suffisante caution pour la bonté de sa teinture, et lui baille-on le logement d'Ouchy avec les chaudières qui y sont pour l'espace de trois ans, après quoy payera nos dits seigneurs, > 25 juin 1688 (manuaux de Lausanne). Le s' Estienne Galaffrè, de Nîmes, boutonnier, réfugié à Berlin avec sa famille (5 pers.), 1698. — David Galais ou Gales, de Montauban, cordonnier, assisté à Genève, 1693, puis établi, avec sa famille, à Erlangen. — Pierre Galais, mis aux Nouv.
Cath. de Paris, 1703. — (Julien), du Mans, 65 ans, infirme, et sa femme, assistés à Londres, 1705. (Elisabeth), de Sumène en Cévennes, dont le mari est [sous les drapeaux] en Portugal, assisté à Londres (2 1. 16 sh.) avec ses 3 enf., 1705. — Maître Jehan Galet, avocat à Abbeville, arrêté à Paris et mis à la Conciergerie, comme étant de la nouvelle opinion, mai, 1569. — Jacq. GaUez, de Cornau en Bresse, habit, de Genève, mai 1573. — André Gallais, procureur, épouse, au temple de La Rochelle, Elisabeth Sauvignan, d'une vieille famille municipale. Leur fille, Suzanne, paraît avoir épousé, en 1626, Jacques de Beaumont, sr de La Roche-d'Usseau . — Servais Galle, ministre de l'église wallonne de Haarlem, que Bayle écrit Galet, et dont il loue un ouvrage intitulé : Dissertations* de Sybillis earumque oraculis, cum flguris seneis, Amstelod., 1688, in-4*, 658 p. Voy. Nouv. de la Rèp. des lettres, mai, 1688, p. 275. — M"e de Gallais, de S*4ean d'An gel y, reçoit 150 1. de pension comme nouvelle convertie, 1686. — Amédée Galbert, cousin du chevalier Anémond de Coct (IV, col. 487), signalé comme étant un chaud partisan de la Réforme à Grenoble, en 1524 (Herminj., Corresp. des