GAMBS — GAMON
cessum Imperii novissimum de anno 1654, imp. à Francf., 1703, in-4<>. Vers le même temps florissait Jean-Sébastien Gambs qui, selon Lipénius, soutint à Strasbourg, en 1644, sa Dissert, inaugurait* et qui, selon Jôcher, ne rot reçu docteur en droit qu'en 1654. Ce dernier bibliographe lui attribue : Dissert, de pisistratismo et phalarismo per Tiberium reprsuentatis ; — De pace regni Numse ad Livium lib. I. cap. 21 ; — De obligationibus in génère ; — De pœnitentià juris ; — Quatenùs in contraetus nominatos et innominatos incidit ; — De contractibus in génère ; — De attentatis ; — De contracte mutui ; — Imperatorum romanorum Ulustri et liberté reipublicœ argentoratensi concessorum privilegiorum triga; — De non evocando, de non appellando et de austregis; — Thésaurus locorum communium juris ex axiomatibu* A. Barbasse et analectis J.-O. Taboris etc. Lipénius nous apprend, en outre, que Fritsch a inséré une dissert. De aUuvionibus du même jurisconsulte dans son édit. de Baptiste Aymo (lenœ, 1675, in-4°). Jean-Jacques Gambs ne nous est connu que par sa Dissert, inauguralis de colorions juris, Arg. 1653, in-4<>, et Jean -Nicolas que par l'opuscule qu'il a publié à Strasbourg, en 1715, in-4°, sous le titre : De pœnitentià Ninivitarum, ad Jon. III, 5 et seqq. C'est probablement de ce dernier que descendait C.-K. Gambs. né à Strasbourg le 6 sept. 1759, chapelain de l'ambassade suédoise à Paris, puis pasteur à Brème, qui fut appelé, en 1814, à desservir l'église de Sainte-Aurélie dans sa ville natale, et dont on a :
I. Trad. allem. des quatre premiers volumes des Délassements de l'homme sensible, Strasb., 1782-83, in-8o.
II. Sermon prononcé à Paris dans la chapelle royale de Suède, le 19 oct. 1806, Paris, 1806, in-8o.
III. Predigten gehalten in der St-Ansgarikirche zu Bremen, Bremen und Aurich, 1809, in -8o.
IV. Ueber christl. Vervollkommung und Vollkommenheit, drei Predigten. Brem. und Aurich, 1809, in-8o.
V. Christl. Gesangbuch, Brem., 1812, in-8°. — Publié avec J.-J. Stolz.
Gambs a été aussi un des collaborateurss du Morgenblatt.
GAMEIL (Jean de), docteur- médecin, en Agenois, 1783 ; voy. P. de La Roque,
médecin. — Alexis Gamel, de Castres, fabricant de parchemin, assisté à Genèfe d'un viatique pour la Hollande, 1701 ; — Jeanne Gamel, 56 ans, veuve d'un bourgeois de l'Agenois, assistée (10 I.) à Londres, 1702. — Marguerite Ganenel, de Taulignan en Dauphiné, assistée à Lausanne, 1691-96. — Maximilien Gawùen, « d'Amian » (Amiens), reçu habitant de Genève, 12 déc. 1558.
GAMON, famille qu'on trouve dès le XYme siècle établie en Vivarais, au hameau des Chambons, paroisse des Vocances [Haag, Y 209]. Un Claude Gamon était notaire à Vocance de 1468 à 1481 et un autre Claude, son 61s probablement, dirigea la même étude de 1483 à 1508. Ce dernier eut sept enfants : 1* François, mort célibataire; 2° Antoine, juge et lieutenant général au bailliage du Vivarais ; 3° Laurent, sire du Chambon; 4* André, notaire à St-Peray, mort en 1547 ; 5* Pierre, notaire à Tournon l; 6° Marie, épouse en 1508 de noble Julien de Gléou, juge de la terre de Monestier en Vocance ; 7° Blanche, religieuse à Annonay. — Pierre, le notaire de Tournon, épousa dans cette ville, en 1529, Louise Boulot, des Boulot qui devinrent seigneurs de Vaugrenand, et fut le père d'un écrivain protestant digne d'attention : Achille Gamon l'auteur des Mémoires sur les guerres civiles du Haut-Vivarais (1558 à 1586) quAubaïs a publiés en partie dans ses Pièces fugitives. Achille Gamon, né à Tournon le 15 août 1530, fit ses études de droit à Valence et les acheva à Toulouse où il fut admis au grade de licencié, en fév. 1551. Il revint ensuite à Annonay où il épousa la même année, Jeanne, fille d'Etienne Massabœuf, notaire de cette ville. Ce fut un jurisconsulte honoré pour son savoir, son intégrité, sa piété, qui ferme protestant comme on l'était dans cette ville d' Annonay où la Réforme avait été préchée dès l'année 1528 * sut garder cependant au milieu des violences de son temps, une conduite assez modérée et un langage assez impartial pour que MM. Haag l'aient cru resté catholique. Il fut nommé 1er cousul d' Annonay en 1559 et assista en cette qualité aux Etats
1 Ses minutes pour l'an 1541 y existent encore dans l'étude Manoha.
8 Par le cordelier AfacheviUe on Machopolis.