GAND — GANTOIS
fois dans la ville d'Ànlibes il se fait des assemblées ordinaires chez nn nommé Augustin Serrât où nn nommé Gand se mesle de prescher à ceux qni s'y ramassent tant des habitants de la d. ville, soldats et officiers de la garnison, ce qui cause un grand scandale parmy les catholiques ; davantage que les consuls de la d. ville ayant esté condamnez a donner un cimetière aux dits de la R. P., ils leur en ont assigné un proche de l'église, et l'un ny l'autre n'estant point clos, les os des fidèles chrestiens sont meslez souventes fois avec ceux des hérétiques, ce qui est tout a fait con tre la piété et les bonnes mœurs, etc. (Filleau, Décis. cath., p. 303). — Marie-Modeste Gand, mise aux Nouv.-cath. de Rouen, 1779. — Pierre Qandil, manufacturier en tapisserie et teinturier, originaire de Burniquel en Guyenne, établi en 1692 à Magdebourg, avec ses fils Abraham et Pierre, nés dans cette ville. — Ganneron, famille parisienne de brodeurs sur étoffé, signalée dans le recueil de Tboisy (impr. Bibl. nat.; Matières ecclésiast. in-4°, t. LXI) comme ayant été inquiétée pour la religion en 1669, en la personne d'Abraham Ganneron maître brodeur et Magdeleine Berny sa femme. — Élizabeth Ganneron, de Paris, femme d'un brodeur, confesseuse, assistée (3 1.) à Londres, 1705. — J. Ganot, lapidé à Forcalquier, 1562.
GANTOIS, nom d'une famille champenoise qui a donné plusieurs pasteurs aux églises de Sedan et de Sancerre [Haag, V 213]. Eusèbe Gantois, né à Chalon, élud. à Genève (E. Gantellus Chatalaunensis), juin 1583, ministre de Sedan, 1601-1630. Il fut député en 1601, au synode national de Gergeau. En 1603, il fut envoyé à celui de Gap pour demander, au nom de son église, d'être détachée de la province de 1 Isle-de- France, la longueur des chemins occasionnant des frais trop considérables pour qu'elle pût se faire représenter aux synodes provinciaux. Sa demande lui fut accordée. Nous avons déjà eu l'occasion de parler (I, III, col. 726), de quelques Sermons de Gantois. Dans une liasse de reçus, signés des ministres et des régents de Sedan, qui leur a été communiquée, MM. Haag en ont trouvé d'Eusèbe Gantois jusqu'en 1630.
Pierre Gantois, de Sedan ; étud. à l'acad. de cette ville en 1622.
Parmi les Thèses sedanenses, on en re-
marque une De homine soutenue par Pierre Gantois, en 1622, sous la présidence d'Abraham Rambours. Treize ans plus tard, au nombre des étudiants de la même académie se trouvait Jacques Gantois, qui fut répondant à deux thèses de Pierre Du Moulin, l'une De reliquiis sanctorvm et eorum cultu, et l'autre De fundamento fidei eccletve r ornante . Tous deux étaient de Sedan, et probablement fils de notre Eusèbe. Nous ne connaissons aucune particularité de la vie du premier ; mais nous savons que Jacques desservit, avec Paul AUard, l'église de Sancerre jusqu'en 1641, que Condè lui ordonna de sortir de la ville. Il retourna à Sedan, d'où les Sancerrois le rappelèrent, en 1650, pensant que la captivité de Gondé leur fournissait une occasion favorable pour rétablir leur exercice ; mais ils avaient compté sans l'archevêque de Bourges qui, se fondant sur l'article 5 des Articles secrets, porta plainte au roi et fit de nouveau fermer le temple, le 22 oct. 1651. Les habitants protestants, au nombre desquels figuraient Dargent, Greni, David Perrinet, Minot, Paul Renouard,Léveillè, Dubois, Bourgeois, Lauverjat, etc. demandèrent alors et obtinrent la permission de réédifier leur ancien temple à la porte Oyson. Jacques Gantois put donc continuer sans nouvelle interruption les fonctions de son ministère jusqu'à sa mort arrivée en 1667. La seule publication que nous connaissions de lui, outre les thèses citées plus haut, est un Sermon sur I Cor. 10, prononcé à Charenton, le 6 juillet 1664, Sedan, Franc. Chayer, 1664, in-4<> de 77 p. Il avait épousé Rachel Renouard, dont la sœur Esther avait été mariée à François de Fougères, ministre d'Henri chemont (voy. ci-dessus col. 6oo).
A la révocation de l'édit de Nantes, Pierre Gantois se retira en Hollande, ainsi que son fils et Jean Le Fèvre, le collègue de ce dernier, qui plus tard rentra en France, où il continua ses prédications dans des assemblées secrètes en dépit des dragons et des archers qui le traquaient. Bientôt après son arrivée, Gantois fut appelé à desservir l'église de Gorcum, fonctions qu'il remplit jusqu'en 1731 et dans lesquelles il eut pour compagnon d'œuvre, de 1686 à 1692, Jacques Gantois, son cousin sans doute. Ce dernier avait été ministre à Sedan, et c'est lui qui, lors de la signi-