‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 231 sur 252 · GANTOIS — GARCIN · texte numérisé non relu

GANTOIS — GARCIN

fication de l'Avertissement du clergé, y avait répondu avec beaucoup de dignité et de convenance (Fontette, Portef. 19).

GAPIAN, c ci -devant potier d'étain à Grenoble, veuf avec 4 enfants, et à présent commis de M. de La Tour d'Alliés pour ses mines de enivre et de plomb ; ne va point à l'église et est meschant huguenot, » i685(Rapportducommand. de Grenoble). — Pierre Garachon, de S1- Amour en Bourgogne, reçu habitant de Genève, mai 1573. — J. Garacol, ministre à Florac, 1620. — Jehan Garaman, de Nègrepelice, id. juill. 1555. — Jean Baratte, du Rouergne, réfugié à Magdebourg, 1708. — Suzanne Garaud, dç Vibré, 46 ans, assistée (2 sh.) à Londres, 1706. — Jean Garaulois, pré* cédemment nommé Oarembois, déposé au synode de 1572. —Clément Garcher, natif de Fromentières, au pays d'Anjou, reçu habitant de Genève, mai 1559. — Suzanne Garrault, 63 ans, femme de Charles de La Haye, s* de la Jarie, inhumée au cimet. des SS. -Pères, 3 juin 1652. — Daniel Garreau, de Luzignan, 57 ans, menuisier, et sa femme, assistés (10 sh.) à Chelsey,

1 . GARCIN (Laurent), docteur en médecine de la Faculté de Reims [Haag, V214], né à Grenoble et mort à Neuchâtel. Comme médecin au service de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, Garcin fit plusieurs voyages dans les lies de l'Océanie. Au retour de l'une de ses navigations, il s'arrêta au Cap de Bonne-Espérance où il passa quelques années, et il profita de son séjour dans cette magnifique colonie pour étudier l'histoire naturelle du pays et en particulier la flore de ces contrées presque inconnues. A son arrivée en Europe, ses travaux furent récompensés par les diplômes de membre de la Société royale de Londres, de l'Institut de Bologne et de membre correspondant de l'académie des sciences de Paris. Il passa les dernières années de sa vie à Neuchâtel, où il obtint, en 1732, les droits de bourgeoisie.

Laurent Garcin a été nn actif collaborateur du Dictionnaire du commerce, de la Bibliothèque raisonnée, du Journal helvétique, et Ton trouve aussi plusieurs de ses dissertations dans les Transactions philosophiques. Il suffira d'indiquer les plus remarquables de ses productions ; elles n'offrent plus aujourd'hui un grand intérêt. Il

a inséré dans le Journal helvétique, outre des Tables météorologiques, deux Lettres sur la cause des principales descentes du mercure dans le baromètre (sept. 1735 et janv. 1736) ; — des Lettres à M™ P.

contenant diverses particularités sur les bains chauds, spécialement sur ceux aVAix en Savoye, et par occasion sur les causes et la guérison du rhumatisme (1736); — Lettre à l'occasion de quelques remèdes nouveaux et expérimentés (1744) ; — Lettre sur les œufs philosophiques (1745) ; — Lettre sur le phénomène des grains trouvés dans le canton de Berne, que Von prètendoit être tombés du ciel (1746) ; — Remarques sur la lettre d'un anonyme contenant quelques observations sur le système de Telliamed (1751). Les Mémoires de Garcin, publiés dans les Transact. philos., traitent tous des sujets de botanique ; en voici las titres : A new famUy of plants, caUed oxyoh des (1730); — Remarks on a family of plants named musa (1730) ; — The hirudineUa marina or sea-leech (1730) ; — The settling of a new genus of plants caUed, after ihe Malayans, mangostans (1734) ; — On ihe cypress of ihe ancients (1748) ; — Of a new genus of plants caUed salvadora (1748).

Garcin laissa un fils nommé aussi Laurent et né à Neuchâtel, en 1734, qui s'est également fait connaître par quelques œuvres littéraires, dont voici la liste :

I. Le pouvoir de V éloquence, petit poème ins. dans l'Année littéraire (1750) avec une lettre à Fréron.

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