XII. Roberto Stephano, viro de liier
Rep. R. M. ob éditas complures hebr., gr., lai. q. libros omnibus artis typ. numeris absolutiss., quam ita calluit ut munia ejus omnia unus obire potuerit : cui corpus par oneri tanto fuit, inediœ, vigiliœ, algoris patientijrimum : par etiam animus in exiguo corpore ingens, adeo ut operum suorum magnificentiâ cum Franrisri Gall. reg. hoc nom. primi plané regali in eam artem liberalitate certaverit : pairi suo chariss. Henr. Stephanus hmc tumuli ornamenta lacrymis piissimis perfusa posuit.
Vixit ann. LIX. mens. XI. — Nous tenions à reproduire en entier cet éloge du père par le fils. Les épitaphes sont au nombre de 14, dont 9 latines et 5 grecques, imprim. sur une grande feuille in-fol.
(1564) « en telle magnificence qu'on les peult appeler un mausolée typographique. > Comme spécimen d'un certain mauvais goût de l'époque, nous rapporterons la dernière de ces épitaphes qui était sans doute destinée à couronner l'œuvre :
*n ïtiçoivg; îreçpavou aTiçavw 2rt<pavov art^pâvaxTSv, Etu xal 2Te<pavoo; vûv Srtyavov aTiçavoûv.
XIII. Memorix Margaridis Pilonise parisinse... Epicedia (cal. jan. 1564), grande feuille in-fol., en placard, contenant une pièce de 144 vers latins et trois petites pièces grecques, à la louange de Marguerite Pillot, sa première femme.
XIV. Traicté de la conformité du langage français avec le grec, divisé en trois livres, dont les deux premiers traictent des manières de parler conformes : le troisième contient plusieurs mots français, les uns pris du grec entièrement, les autres en partie, c'est-à-dire en ayant retenu quelsques lettres par lesquelles on peut remarquer leur ètymologie. Avec une préface remonstrant quelque partie du désordre et abus qui se commet aujourd'huy en l'usage
de la langue française. En ce traictc sont descouverts quelsques secrets tant de la langue grecque que de la françoise : duquel l'auteur et imprim. est Henry Estienne, fils de feu Robert Estienne [Genève, 1565], in- 8° ; réimpr. à Paris, chez Robert II, en 1569, avec la suppression de quelques passages où le clergé et le pape n'étaient pas traités avec assez de respect. — Le titre explique suffisamment le but du livre. L'auteur s'attache à prouver qu'il y a dans le grec, avec le français, « surtout le vieil françois qui ne tient rien d'emprunt des langues modernes, » une plus grande conformité de génie qu'avec aucune autre langue, sans prétendre pourtant que cette conformité dérive de leur parenté.