‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 31 sur 252 · VI. Sermon sur les paroles du chap · texte numérisé non relu

VI. Sermon sur les paroles du chap

XXVI, vers. 26 de S. Mathieu. Ceci est mon corps, prononcé à Montpellier ; Genève, Phil. Gamonet, 1648, in-8<>. — Autre édition, revue et corrigée ; Charenton, Louis Vendosme, 1650, in-8° de 88 p. — Autre, augmentée : Sermon sur les paroles etc., avec la réponse au livre que le *r Richard Mercier jésuite, a publié sur F Eucharistie; Orange, Ed. Raban, 1649, pet.

in-8° de xv feuill. prél. et 439 p.

VII. Conférences entre David Eustache min. du Si-Év. et Richard Mercier jésuite, sur le sujet de F Eucharistie; Genève, Phil. Gamonet, 1649, in-8© de 99 p.

VIII. Response à la demande que Rome nous fait : Où estent votre Église avant Luther, et quels estoient ses pasteurs; (Genève) Ph. Gamonet, 1649, in-8o de VIII feuill. et 506 p. — Autre édition : Réponse à la demande où estoit l'Église des prétendus Reformez avant Luther ou Traité deuxième Remontrance à Messieurs de F Église romaine, sur ce qu'ils ne sçauroient faire voir, selon leur doctrine, où est leur église,

EUSTACHE

en qualité d'église qu'elle ne peut pas errer en la foy; Genève, Gamonet, 1652, in-8<> de 8 feuill., 523 et 5 p.

IX. Sermon sur la passion de Jésus- Christ ; Charenton, L. Vendosme, 1650, in-8o ; Orange, 1652.

X. Anatomie du livre publié par le sieur Mercier jésuite, intitulé : Cent faussetés, contradictions on impertinences contenues dans 50 feuillets ; Orange, 1650, in -8» de 64 p.

XI. Du poinet de la position d'un corps en plusieurs lieux à la fois par la puissance de Dieu ; Du corps de J.-C. si selon l'Écriture sainte il est en plusieurs lieux à la fois contre re que le sieur Mercier jésuite, dit dans un livre intitulé : Examen etc. avec des remarques sur le livre que le même a publié sous le titre de Réflexions etc. Orange, Ed. Raban, 1651, in-8<> de xiii feuill. prél. et 268 p.

XII. Huit sermons sur Apocalypse XII, 13 et 14, prononcé à Montpelier au jour du june célébré le jeudy 26e d'aoust 1655 en toutes les églises du bas Languedoc; Orange, Ed. Raban, 1655, in-8° de 66 p.

XIII. Remèdes salutaires contre notre séparation d'avec Dieu, la défiance de la chair et la vanité du monde, compris en trois sermons ; Sedan, 1655, in-8<>.

XIV. Huit sermons sur les sept premiers versets de l'épitre de Saint-Jude, prononcés à Montpellier par D. Eustache. Orange, Ed. Raban, 1655, in-8<> de 376 p.

XV. Réfutation du libelle du sieur Mercier jésuite, intitulé : Le frontispice du palais dn sieur Eustache ; Orange, Ed.

Raban, 1657, in-12. — Des exemplaires de cet écrit et du suivant donnent Meynier au lieu de Mercier pour le nom du jésuite.

XVI. Response a récrit du sieur Mercier jésuite, intitulé : Démonstration de la vertu de l'Église romaine, où est réfuté ce qu'il allègue de nostre prétendu retour dans son Église, avec cinquante demandes qui lui sont faites par David Eustache; Genève, P. Chouet, 1657, petit in-8« de xviii feuill. et 168 p.

XVII. Sermon sur le chap. I de l'epistre aux Colossiens verset 27, prononcé à Loudun durant la tenue du synode national le dimanche 16 nov. 1659 ; Charenton, L. Vendosme, 1660, in-8o, 56 p.

XVIII. Lettre écrite à S. M. par le synode national convoqué à Loudun le 10 nov.

1659, avec la Response de S. M., ensemble les harangues faites à S. M. par MM. Eustache et Mirabel députez à S. M. par le dit synode; Paris, L. Vendosme, 1660, in-8°.

XIX. Sermon sur le chap. XII de l'Ecclésiaste, vers. 9, prononcé à Charenton; Charenton, L. Vendosme, 1660, in-8<>.

XX. Action de grâce avec des vœux et des prières adressées à Dieu sur la naissance de Mgr le Dauphin, prononcée à Montpelier le 12 nov. 1661, par David Eustache ; Nismes, Ed. Raban, 1661 , in-8°.

XXI. L'orateur Tertulle convaincu, ou response a la harangue séditieuse qu'on suppose avoir été faite à la Reine par les sages de nostre religion à son entrée dans les villes de son royaume; s. 1. 1661, in-8°, x feuill. prél. et 55 p. Écrit anonyme attribué à notre pasteur par Gui Allard.

XXII. De la naissance de Jésus-Christ ou Sermon sur Esaie, IX, 5, prononcé à Montpelier par D. Eustache ; Nismes, Ed. Raban, 1662, in-8o de 77 p.

La famille Eustache resta fidèle à la foi évangélique, pour laquelle elle montra en tontes circonstances le pins grand zèle; aussi paya-t-elle plus qu'aucune autre peutêtre tribut à la persécution. Par arrêt du parlement de Grenoble du 22 juin 1686.

Etienne Eustache, dit Garcin, fut condamné à la peine de mort, ainsi que ses complices Pierre et André Bernard, et leurs têtes séparées du tronc furent élevées sur des poteaux, pour servir d'avertissement à qui serait tenté de suivre leur exemple. Son crime était d'avoir engagé les habitants réformés de Besse à sortir du du royaume et de les avoir conduits hors de France avec attroupement et port d'armes illicites (Tt 276). Le même arrêt condamna aux galères perpétuelles Jean Ogier, Paul Coing et Daniel BouiUet. C'étaient les seuls hommes qui fussent trouvés dans ce formidable attroupement, composé presque exclusivement de femmes et d'enfants, qui d'ailleurs ne furent pas épargnés. Marie Dusert, femme d'Alexandre Eustache ; Susanne Eustache, femme de Paul Dusert ; Judith et Suzanne Combe ; Judith Ogier, femme d'André Ogier ; Marie Dusert ; Catherine, Jeanne, Antoinette et Isabeau Roux ; Marie Bernard, femme de Pierre Beschier; Marie Roux, veuve de Matthieu Combe ; Catherine, Susanne, au-

EUSTACHE — EVEELY

tre Susanne, Judith et Marie Eustache; Anne Raymond, veuve d'Isaac Eustache; Marguerite Bernard, veuve d'Etienne Roux; Marie Roux, femme de Jacques Jouffrey ; Jeanne, Marie et Isabeau Sauvage; Isabeau Eustache, femme de Matthieu Garcin ; Marie Eustache, femme de Pierre Beschier ; Catherine Roux, femme de Pierre Bernard; Susanne Garcin, femme d'Antoine Eustache ; Marie Jourdan, femme de Jean Beschier ; Judith Beschier, femme de Pierre Bernard; Marguerite, Anne et Isabeau Beschier; Judith Sauvage, femme de Jacques Eustache ; Marie Eustache, veuve de Jacques Ogier; Susanne Eustache, femme de Pierre Roux ; Marguerite Mourel, femme de Jean Eustache ; Françoise Sapinel, femme de Jacques Bernard ; Jeanne Jour dan ; Jeanne Sauvage, veuve de Marc Roux ; Marie Poulet Marie Bèrard, femme de Paul Vieux Susanne Guiot, femme de Jacques de Lor Marie, autre Marie et Isabeau Bèrard Marguerite Vieux, veuve de Jean Bèrard Marguerite Forte, femme de Pierre Coing Susanne de Lor, femme de Pierre Jeoffrey Marguerite Eustache, femme de Simon Bèrard; Anne Vieux-Ghnon, femme de Jean Vieux; Anne et Susanne de Lor; Simondine Tubie, femme de Jean Jeoffrey ; Susanne Vieux, femme de Jacques Jeoffrey; Susanne Vieux, femme de Jean Lanthelme ; Isabeau Horard, femme d'Abraham Bèrard ; Isabeau Blanc, femme de Paul Coing ; Susanne Horard, veuve de Paul Font; Anne Bèrard, femme de Daniel Girioud ; Isabeau Chasal, femme de Pierre Jeoffrey; Anne Girard, femme de Bernard Coing ; Françoise Girard, femme d'Abdenago Vieux ; Marguerite Coing , femme de Jean Bèrard; Madelaine Baret ; Anne Coing ; Marie Buissonnier, femme de Daniel Chardon ; Marie Porte, femme de Paul Armand ; Claudine Garcin ; Marie Payn, femme de Pierre Girioud ; Anne Raimond, veuve de Paul Payn ; Anne Gourran ; Susanne Seon, en tout 73 femmes ou filles furent rasées par la main du bourreau et recluses pour la vie. Vingtquatre autres, Jeanne, Susanne et Judith Beschier ; Marguerite Dusert, Anne Ogier, Susanne Eustache, Jeanne Jourdan, Susanne Retournât, Marie et Madelaine Bernard, Jeanne Baret ; deux Susanne Coing, Susanne et Anne de Lor ; Marie, Anne et

autre Marie Jeoffrey ; Marie Vieux ; Judith et Jeanne Girioud ; Eve Obaude, Catherine Montiliar et Marie Guillaumont, dorent à leur jeunesse de n'être condamnées qu'à une détention de deux ans dans des couvents. Enfin quarante-six autres prévenues furent mises hors de cour, après avoir toutefois payé les frais du procès, le roi ayant daigné user à leur égard c de sa clémence et miséricorde. » Le but du gouvernement dans cette sévérité barbare, était d'empêcher l'émigration par la terreur. Il y réussit si mal qu'en 1700, l'intendant Bouchu estimait à 914 le nombre des familles sorties du seul Dauphiné (Tt 248), et il était certainement resté au dessous de la vérité. — La terreur n'empêchait qu'incomplètement l'émigration; car on voit défiler, au cours des années suivantes, sur les listes de fugitifs assistés en Suisse : à Lausanne : Jean, Susanne, Sara, Marie, Judith Eustache allant en Allemagne, juin 1692; Anne et Madeleine, sœurs, de Besse en Dauphiné, allant en Allemagne, 1698 ; à Genève, la veuve de Jean Eustache, de Besse, avec sa famille, 1692 ; André, de Besse, Jean et son fils, de Besse, id. allant en Allemagne, 1694.

EVEBLY (Georges d') ou d'Averly, membre d'une famille dont le nom patrimonial était d'Acou ou d'Acco qu'elle tirait d'un village situé à une lieue de Provins. C'était donc un voisin du curé de celte ville qui nous a laissé un si curieux journal des événements de son temps, Claude Haton, et nous l'avons déjà signalé dans l'article Acou (t. I col. 32) ; mais il convient d'ajouter que ce gentilhomme en sa qualité de partisan de la Réforme était de ceux que le bouillant curé n'aimait pas. Il raconte qu'en 1562, « les voleurs et « meschans garnemens (les Huguenots nat turellement), pour la pluspart gentilst hommes ou pour mieux dire gens pillec hommes, s'adonnèrent à piller de toutes « parts. Des voleurs estoit ung nommé t d'Averly (jeune gentillâtre) etc... » En parlant de lui, Haton, qui le cite jusqu'à huit fois, le nomme cinq fois Averly et trois fois Everly. Cette dernière orthographe a prévalu ; c'est celle qu'employé uniquement le P. Anselme et qu'adopte le Dictionn. des postes, qui n'est pas une autorité en cette matière, mais qui constate l'usage moderne. Georges d'Everly après

EVERLY — EYMAR

s'être signalé dans les guerres de 1562 à 1567, d'après Haton, se retrouve pins tard an senrice de Catherine de Bourbon. Hubert Langnet dans une de ses lettres (déc. 1574), le recommande au comte de Weber comme chargé d'affaires de cette princesse : Proficiscitur istùc ut négocia procuret heroina Borbonis quœ apud vos exulat. 11 passa ensuite parmi les agents diplomatiques employés par Henri IY et figure en cette qualité dans les procès- verbaux du Conseil des XXI de Strasbourg, au mois de juillet et d'août 1587 '. Il n'a pas dû vivre longtemps après car le Père Anselme nous apprend (IX 168) que dès avant 1594 la seigneurie d'Everly était passée dans la famille de La Vallée du Fossez, qui en fit bientôt un marquisat.

EVESQUE (Guillaume), « natif du lieu' de SMJeneys, dioc. en Languedoc, » reçu habitant de Genève, oct. 1558 ; ministre à St-Geneys près Nîmes en 1561 (Bull. XIX, 119) ; — (Marguerite) poursuivie par le parlera, de Grenoble, nov. 1685; (Jean- François) lieutenant du châtelain de la Baume-des-Arnauds, huguenot opiniâtre, 1737 (Bull. V, 316). — Evrard, ministre à Anvers en mai 1557 (Bull. VIII, 76). Jacques Evrard, premier maître des écoles latines à Montneliard, y épouse, en 1608, Marguerite fille de Claude Tueffert ; autre Jacques ministre à Monlbéliard en 1640.

Anne Evrard, 50 ans, et Marianne, sa fille, assistées à Londres, 1705. — Evrin, de Toul. étudiant à Genève (Nicolaus Everinus, tulle nais dyoc.) 1563. — Exaget, ministre dans l'Angoumois XVlIme siècle, Bull. XII, 12). — Exchaquet, dauphinois étudiant à Genève (Franciscus et Georgius Exchaquet albonenses) 1762 et 1765. — Anne Expert, de Puylaurens, emprisonnée au château de Sommières, 1687. — Claudine-Marie Eydieuy veuve, fugitive de la ville d'Anduze en 1685, épouse en 2»«» noces Charles Marmn, nouveau converti, perruquier (Tt., Tourlet). — Eyma, ancien de Bergerac, 1679 ; Salomon Eyma fugitif de Bordeaux, vers 1700. — Claude Eymar, d'Arvieux au val de Queiras, assisté à Genève, 1701. — Laurent Eymard, ou Aymar (voy. t. col. 613, lig. 22) quelquefois même (regist. de l'église de Mont-

1 Voy. la Revue critique, année 1878, 1" partie, page 830.

pellier) Eymin et Aymin, fut pasteur de Lezan (Gard), de 1620 à 1637 ; de Quissac, 164347 ; de St-Hippolyte du Fort, 1658-60. Son petit-fils ou petit -neveu, Laurent Eymar, étudiant es lettres à Genève (Laurentius Eymar delphinatus) 1761; en théologie, 1765. — Pierre Eymard, fugitif de Bordeaux 1685 (M 667).— Jacques Eymer, de Bergerac, étudiant à Genève (Jac. Eymerins brageracensis), en déc. 1625; ministre à Montpazier et Berbiguières , 1637; à Baynac et Monsempront, 1665; Eymer fils, ministre à Castelnau de Grattecombe, 1677 ; à Monsempront, 1681. « Jacques Eymer, de Guienne, 30 ans, fils de ministre, » assisté à Londres (6 liv. st.), 1705. — Anne Eymat, de Jonsac en Périgord, assistée à Genève d'un viatique, 1702. — M»« Eymet, femme d'un avocat de Grenoble, assistée à Genève, 1690.

EYMAR (Claude), négociant de Marseille [Haag, V 46], membre de l'acad. du Gard, né à Marseille, en 1748, d'une famille protestante originaire du Dauphiné '. Son père, qui avait acquis une fortune immense dans le commerce, l'envoya dès l'âge de 8 ans à Genève où, sous la direction de maîtres habiles, il fit d'excellentes études. Ce fut dans la patrie de Rousseau que le jeune Eymar conçut pour le célèbre philosophe une admiration qui ne devait finir qu'avec la vie. Son plus ardent désir était de contempler le grand écrivain, et il profita d'un voyage qu'il fit à Paris, en 1774, pour se satisfaire. Sous prétexte de lui donner de la musique à copier, il retourna trois fois chez lui ; mais là se bornèrent ses relations avec l'auteur de Y Emile.

Eymar avait pour principe qu'un peuple ne peut être à la fois heureux et libre. Il vit donc avec peu de sympathie la Révolution ; cependant il accepta les fonctions d'officier municipal en 1790 et les exerça jusqu'à l'époque de la Terreur, où renonçant à la politique et au commerce pour se consacrer tout entier à l'étude, il se retira à Bellegarde près Nîmes , lieu natal de sa première femme M11* Formand, et il y termina sa carrière en 1822.

Sur la fin de sa vie, Eymar rédigea d'après ses souvenirs et sur les notes qu'il

1 Serait-il identique avec Claude JSymar de la vallée de Qoeiras, qui obtint, en 1773, droit de cité a Genève ?

EYMAE

EYNABD

avait recueillies, an opuscule qui, sous le titre de Mes visite* à J.-J. Rousseau, a été publié dans l'Histoire de la vie et des ouvrages de Rousseau par Musset-Pathay (Paris, 1824, 2 vol. in-8°), avec d'autres opuscules intitulés : Examen de la lettre à d'Alembertsur les spectacles; Examen du jugement de Servan sur les ouvrages de Rousseau; Réponse aux critiques de Sénebier, Trembley et Prévôt ; Question de droit politique ; Rousseau pouvait-il renoncer à sa patrie ; Examen de la Nouvelle-Hèlotse ; Coup-d'œil sur V Emile ; Analyse du Contrat Social. Eymar a laissé, en outre, un assez grand nombre de mémoires. Dans un discours de V Influence des peines sur les crimes, couronné par l'acad. de Marseille en 1786, et publié en 1787, in-8°, il a examiné la relation des crimes avec la douceur ou la sévérité des lois. Dans une dissertation restée msc. Sur la nature et V essence de la loi, il s'est appliqué à faire connaître le rapport qui doit exister entre l'appréciation du juge et la moralité du délit. Dans une autre Sur le droit de punir et la peine de mort, il a soutenu la légitimité du supplice, tout en condamnant les abus. Ses Recherches sur la mendicité ne présentent pas d'idées nouvelles. Il affirme que la société est tenue de nourrir et de soigner ses pauvres, non pas gratuitement, mais à charge de restitution, les pauvres, à moins d'être incapables de travailler, devant s'acquitter par le travail. Dans son Essai sur le principe de la population, il a cherché à établir, contre les économistes anglais, que la population et les subsistances sont en raison directe. A ces mémoires qui n'ont point été non plus livrés à l'impression, nous pourrions en ajouter plusieurs autres Sur la liberté de la presse, dont il se montre médiocrement partisan; Sur l'ostracisme ; Sur la tolérance ; Sur l'indépendance des gens de lettres, qu'il lut à l'académie du Gard, mais qui sont également restés inédits, ainsi que son Appel à la postérité ou Examen du discours de J.-J. Rousseau sur les sciences ; car nous supposons que ce dernier opuscule est différent de la Motion relative à Rousseau qui, selon Quérard, a été publiée en 1790, in -8°.

Eymar ayant perdu sa première femme, épousa en secondes noces M11* de Larnac qui ne lui donna pas d'enfants.

EYNARD, famille dauphinoise réfugiée

à Genève à l'époque de la Révocation de Tédit de Nantes. Elle était de La Baume- Cornilliane, bourg d'environ 500 habitants, situé non loin de Valence, et s'y était enrichie par le commerce et l'industrie.

C'est de là qu'elle vint à Genève où le premier des MM. Eynard réfugié dans cette ville y acheta la bourgeoisie, le 6 mars 1686, au prix très élevé de 4000 florins. Quant à dire qu'ils étaient châtelains de La Baume et alliés à l'illustre famille des comtes de Monteynard [Haag, Y 47] et qu'ils en portent les armoiries, ce sont des rêveries que les généalogistes les plus inventifs, les MM. Galifle eux-mêmes n'osent avancer qu'avec réserve '. Ce qui parait être vrai c'est qu'en 1646, l'église réformée de La Baume-Cornil liane avait parmi ses anciens * un Eynard dont un descendant, Jacques Eynard, aussitôt après s'être fait agréger à la bourgeoisie genevoise comme nous venons de le dire, prit femme (16 déc. 1686) dans Tune des premières familles de la République. C'était sans doute la conséquence de sa situation opulente. L'acte porte :

Comme il y a promesse de mariage entre sieur Jacques Eynard marchand bourgeois de Genève fils du sieur Anthoinb Eynard, aussi marchand de La Baume Cornilliane en Dauphiné et de d,u Sara Calvier d'une part, — et d,u Anne Magdeleine Grenus tille du sieur Théod. Grenus ancien auditeur de la Justice dudit Genève et ded,u Marie Lui lin d'autre part,... il est ainsy que ce jourdhuy 12 oct. 1686, le sieur Eynard père a constitué et constitue par le présent acte au dit sr Eynard fils tous et un chacun ses biens et effects qui sont de présent hors du royaume de France consistans tant en fonds de négoce de drapperie, créances ou debtes actives qu'en argent contant et généralement tout ce que le dit sr Eynard fils a en son pouvoir sans en rien réserver audit 8r Eynard père, sauf la somme de 40,000 livres pour d'icelle disposer par luy à ses plaisirs et volontés, a la vie et a la mort... (G. Grosjean not., XVI 525).

Jacques Eynard, introduit de plein pied par son mariage parmi les meilleures fa-

1 Voy. Notices gènéalog. sur les fatnûUs genevoises, t. III, p. 202.

* Les autres anciens étaient Jean Chabrier, Nie. Perrot, Cheyssière, M. Chabrier, V. Fawre, C. Bérenger, Comte et Ckénebier.

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