IV. Vie de Madame de Krudener ; Paris, 1849, 2 vol. in-8o
Charles Eynard est mort le 23 septemb.
1876. Il avait épousé une fille adoptive de son oncle Jean-Gabriel, dont il a laissé plusieurs enfants.
EYNARDON (Madeleine), femme de Pierre Chevalier, de St-Etienne-de-St-Jeoire en Dauphiné, morte à l'hôpital de Lausanne, mai 1692. Josué Eynardon, de S<- Etienne-de-Jouaire, 63 ans, allant en Allemagne, assisté à Lausanne, juill. 1697, mort en novembre. — Suzanne Eyraut, de Bonrepos, femme d'Alexandre Eyraut, de Gap, assistée à Lausanne, avec un enfant, et son mari à Vevey, 1692-94 ; — Paul Eyraud, dit aussi Hérault, originaire du Dauphiné comme les précédents, naquit à Genève, y fit ses études (Paulus Éyraudus genevensis, 1686) et y reçut la consécration. Son premier poste fut celui de chapelain du genevois François Le Fort, ambassadeur du czar Pierre le Grand. Il servit ensuite, pendant environ 17 ans, comme pasteur, l'église de Yezel. Puis, en nov. 1712, il fut appelé comme premier pasteur à Copenhague et chapelain de la reine de Danemark. 11 prit possession de ce poste au printemps de 1713. En 1728, le grand incendie de Copenhague ayant détruit une partie de la ville, il fut désigné pour aller collecter à l'étranger au nom des églises française et allemande et fit le 4 mars 1731 avec les pasteurs allemands, la consécration du nouveau temple. Il mourut à Copenhague, 18 juin 1743, âgé d'environ 74 ans, laissant veuve A. -Marie Persode fille d'un officier général prussien ; — P.-Paul Eyraud, probablement son fils, né à Copenhague et ordonné à Genève, lui succéda comme pasteur de Copenhague de 1743 à 1783. — Denys Eyrieu, ministre au Pont-de-Royans, 1561 (TT2at5).
f AfiAS — PAÊEË
FABAS (Eiennb), pasteur à Morlas, colloque de Pau, 1626-37. — Autre Fabas, pasteur à Osse, colloque d'Oleron, 1620. — Autre, pasteur de La Bastide en Languedoc, délégué au synode de S1- Antonio, septemb. 1672. — Jean de Fabas, voyez Favas.
FABER ou Le Fôvre (Jean-Rodolphe), était fils de Gabriel [Haag, VI 497], avocat au parlement de Grenoble. Le père se retira, pour cause de religion à Lausanne. Quant au fils, il naquit probablement dans cette dernière ville. Les Conclusiones de l'académie de Die le disent, et si les archives de l'acad. de Lausanne le nomment Gratianopolitanus, c'est probablement en souvenir de son origine. Il alla faire ses études en France, notamment aux collèges de Bergerac et de Montpellier et il y obtint le titre de pasteur \ Le capucin converti G. Martin, dans son Mercure réformé (1618), l'appelle « un homme maigre et sec éprouvant le besoin de sacrifier aux grâces. » En 1611, lorsque le bàlois Jean Stock eut quitté la chaire de philosophie qu'il occupait à Die, Jean-Rodolphe se mit sur les rangs pour lui succéder et il l'emporta sur ses concurrents. C'était un esprit d'une activité extrême, d'une érudition solide et possédant surtout des connaissances très étendues. Outre sa charge de professeur de philosophie, il prit en 1613, celle d'imprimeur et libraire de l'acad. de Die *, et en même temps, docteur en droit et très amoureux de jurisprudence, il plaidait assidûment au tribunal de la justice-mage de Die. L'académie ne se trouva point satisfaite de cet excès de science et par son Bureau lui fit défendre de plaider. C'était en 1619, époque où un synode se réunissait à Gap. Le professeur- imprimeur-avo-
1 Histoire de l'acad. protestante de Die, par le pas? E. Arnaud (1872, in-8»), p. 59.
■ E. Arnaud (Notice sur les imprimeurs de l'acad. de Die; Grenoble, 1870; et Suppl. à la Notice, Gren. 1886) cite une diiaine d'ouvrages sortia de ses presses de 1618 a 1617.
cat porta ses doléances an synode, qui fut très embarrassé, car il édicta que la décision académique était confirmée , — mais qu'il serait permis au plaignant « de donner des avis à ses amis et aux pauvres, comme aussi d'écrire en son particulier quand il en serait requis, sans distraction de sa charge.» La même année, Faber vendit son imprimerie et dès le 26 octob. 1620 il prit congé de Die et de son académie pour aller professer à Lausanne où il était appelé. Le liber academicus de cette dernière ville porte, sous l'année 1620 :
« Pbilosophiœ professor factus est Johannes Rudolphus Faber gratianopolitanus, juris utriusque doctor. > Il occupa donc pendant quelques années la chaire de philosophie à Lausanne. Dans le recueil des Thèses philosophiez, composées par les professeurs et soutenues sous leur présidence, on en compte sept de lui de 1621 à 1623. C'est durant le même intervalle qu'il adressa aux magistrats de Berne l'épitre suivante (sans date) destinée à servir de dédicace pour un livre de sa composition sur la dialectique de Pierre Ramus comparée à celle d'Aristote :
Magnifiques, haulU et puissants Seigneurs,
Entre les Perses il y avoit une loy par laquelle tous les subiects estoyent tenus au bout de chasque année de s'adresser a leurs Magistrats et leur rendre compte de leurs estudes et travaulx. C'est ce qui a occasionné vostre très humble et obéissant subiect et serviteur Hans Rodolph Faber, Professeur en Philosophie en vostre Académie de Lausanne, non seulement de venir expressément rendre compte de sa charge/ a vos Exc" mais aussi leur offrir d'une main toute remplie d'humilité un travail qu'il a dressé et façonné le plus soigneusement qu'il luy a esté possible durant ceste année, contenant la briefve et claire exposition de la Dialectique de Ramus, ensemble une soigneuse et fidèle conciliation d'icelle avec Aristote, laquelle il a faite imprimer a la grande sollicitation de ses amis pour