‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 99 sur 252 · FAGET — FAILLY · texte numérisé non relu

FAGET — FAILLY

pasteur de Sauveterre, de 1671 à 1685; à l'époque de la Révocation, il s'embarqua pour se réfugier en Angleterre et mourut pendant la traversée. — Mm« Faget, convertie en 1687 moyennant une pension de 900 livres (E, 3373). — De Faget, voy. Preissac.

FAGNIER. t George et Jehan Fagnier frères, filz de feuz Claude Fagnier en son vivant maistre masson, natifz de Cheeppe, dioc. de Cbalons en Champagne, > reçus habitants de Genève, novemb. 1556 ; — « Jehan filz de Claude Fagnier de Vitry le François, masson, » id. mars 1585. — Fa te, ancien chanoine de Notre Dame, et prieur du Vieux Bellesme et de Thouars, enterré à Paris, au cimetière St-Germain, 3 nov. 1618. Voy. La Faye.

FAIGAUX (Daniel) originaire de Sonvillers, se réfugia en Suisse à l'époque de la Révocation. Il était pasteur à Yverdon en 170!, et le quitta, 1707, pour Diesse, à la suite d'un différend qu'il eut avec un de ses collègues sur la manifestation du Saint- Esprit. Il avait épousé la fille de Samuel d'Aubigné, fils de Nathan (voy. ci-dessus 1. 1, col. 549, lig. 27) et pasteur de Renan, Bevillard et Sofnetan, au Val -Sain t-Imier (Berne); il fut le suffragant (pour cette dernière église) de son beau-père qui mourut en 1710 (Bull. VIII, 231). Il alla ensuite comme pasteur à Stuttgard.

Son fils, François-Louis [Haag, V 54] fut nommé, 1745, pasteur de l'église franc, de Scbwabach, après la mort du pasteur Baratter (voy. t. I, col. 763). Il était en même temps professeur de philosophie, et nous est cormu par une Dissertation sur la folie de l'athéisme (Schwab., 1749, in-4<>). On a de lui un recueil de sermons pub. sous ce titre : Sermons sur divers sujets importants de la religion (La Haye, 1740, in-8», 285 p. Francfort, 1745, in-8o). t La méthode en est aisée et naturelle, lit-on dans la Biblioth. rai son née, les sujets importans et bien choisis, la diction assez pure et assez correcte, à l'exception peut-être d'un petit nombre d'expressions que même l'usage de la chaire peut en partie excuser. Il y règne partout une onction et un air de piété plus propres à toucher que toutes les figures de rhétorique. » Ces sermons sont au nombre de neuf. Les deux premiers, sur Jacq. IV, 8, avaient déjà été publiés sous le titre d'Abrégé du christia-

nisme. Le premier présente au chrétien un résumé de ses devoirs ; le second lui expose les avantages de la piété. Le 3»« sermon roule sur le renvoi de la conversion; le 4me, sur l'amour du monde ; le 5»«, sur la négligence des hommes à l'égard du salut; le 6n>*, sur la cause et l'usage des jugements de Dieu. Le 7<ne est un sermon de jeûne. Le 8<ne traite du bonheur d'une âme que Dieu a reçue en grâce. Le 9>>* enfin a été prononcé à l'occasion de la naissance du prince de Brandebourg-Anspach. A la fin du volume se trouve le sermon d'adieu de Baratier. Plus tard, F.-L. Faigaux passa au service de l'église française de Namur. On a de lui ' un second recueil de sermons différent du précédent quoiqu'il porte le même titre :

Sermons sur diverses matières importantes de la religion, par M. F.-L. Faigaux, pasteur de l'église wallonne de Namur; La Haye, Isaac Beauregard, 1760, in- 12. Ce recueil contient 13 bons discours : i. L'examen de soi-même (I Cor. XI, 18); 2. Nécessité de la piété dans la jeunesse (Ecoles. XII, 3) ; 3. Les rechutes dans le péché (2 Pierre II, 21); 4. Miséricorde qu'obtient un pécheur en retournant à Dieu (Ps. 32) ; 5. Les défauts de nos jeûnes (Esaïe LVIIl, 5); 6. La crainte des jugements de Dieu (Jér. VI, 8); 7. L'endurcissement du cœur (Zach. VII, 12) ; 8.

L'impénitence des chrétiens de nos jours (Matt. II, 20) ; 9 L'effusion du St-Esprit à la Pentecôte (Actes XI, 4) ; 10. La justification par la foi (Rom. III, 27); 11. L'adieu de Paul aux Ephésiens (Actes XX, 18) ; 12. Les devoirs du S. Ministère (2 Tim. IV, 12) ; 13. Nécessité d'espérer en Christ pour une autre vie. Le volume est dédié aux nobles et puiss. seigneurs du Conseil d'État des Provinces Unies.

FAILLY (Mr de), religionnaire de Metz, enfermé à la Révocation dans la citadelle de Verdun, puis déporté avec Olry et plusieurs autres à la Martinique (1688), d'où il parvint à s'échapper. De Failly du Chompré, probablement son parent, meurt à Metz, juin 1700, en refusant les sacrements de l'église catholique; on fait le procès à son cadavre et ses biens sont confisqués. — André et Pierre Failli, de la Roque d'Antéron en Normandie, por-

1 Notes de M. le past. Tb. Haillakd.

Page 1