‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 100 sur 169 · V. Tract atus de arthritide. Ace · texte numérisé non relu

V. Tract atus de arthritide. Ace

consilia aliquot medicinalia e gatlico latine edidit Theophil. Bonnet, Gen., 1674. in-12; Lond., 1676, in- 12. — Le traité de la goutte a été trad. en angl., Lond., 1677, in-12.

VI. De morbis in ternis , praciptiè gravioribusetchronicis^Lonà.,^ 690, in-8-, Vien., 1 691 , in-1 2; Gen., 1 69^, in-12.

Vil. Praxeos Ma\jernianœ ex aiversariis , consiliis et epistolis ejns concinnatum sijntagma^ Lond., 1 690, in-8"; Gen., 1692, in-12; Aug. Vind..

1691 , in-8' ; trad. en franc, avec le N* V, Lyon, 1 693, in-8», sous ce titre: La pratique de médecine, avecie régime des femmes grosses et un traité de la goutte.

VIII. Syntagma alterum de febribus, morbis externis , arthritide, lue venereâ, Lond., 1696, in-8*.

l\. Consilia, epistolœ, observatio*nés, Aug. Vind., 1 697, 8'.— Ce n'ert apparemment qu'une réimp. duN* VIL

X. Opéra omnia medica, comptéetentia consilia , epistolas et observationes, variasque medicamento^ rum formulas, Lond., 1701, in-foL; 1703, in-fol.

On a publié, en outre, dans let Trans. philos, (ann. 1687 et 1700) deux dissertations de Mayerne: On the diseases of dogs , et Observations on the viper and some other poisons.

Mayerne a mis encore une Préface au Theatrum i nsectorum de Moufet (Lond., 1634, in-fol.). On conserve au British Muséum, sans parler do quelques Lettres, dont deux, entre autres, sont adressées à Casaubon et à son fils, oi^B Narra tic de morbo et morte Casauboni (Ms$. -Burn., N* d67).

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MAZEL, famille cévenole trèsnombreuse (4) qui a Tourui, plus qu'aucune autre peut-être, son contingent au Refuge, aux Iransporlalions, aux galères et au gibet. Nous aurons ailleurs l'occasion de mentionner les membres de cette famille qui n'ont guère laissé que leurs noms dans les Annales du protestantisme; nous ne nous occuperons ici que de ceux qui ont acquis une certaine renommée par leurs actions ou par leurs écrits.

I. Abraham Ma/.ef, qui u*est connu dans rhistoire que sous son nom de baptême, fut peut-être, de tous les compagnons de Séguier ^ celui qui contribua le plus à la délivrance des prisonniers de Tabbé Du Cbaila, le 23 juin. 4 702. C'est encorelui qui acheva, après le discours de La Porte (Voy. ce nom), de décider ses complices à demeurer dans les Cevennes et à chasser « du jardin de TËgiise les boeufs noirs, gros et gras,qui en dévoraieut les plantes.» Jeune homme de 25 ans environ, il dut Tinfluence qu'il acquit bien moins à son éloquence qu'à son humeur belliqueuse et à son courage.

Après la mort de Séguier , il resta avec Salomon Couderc h la tète de la petite bande d'insurgés; mais il ne tarda pas à sentir qu'il ne possédait pas les talents nécessaires au commandement.

Sacrifiant sans hésiter sa vanité à l'intérêt général, il annonça donc aux Camisards que l'Esprit lui avait révélé Pincompatibililé des fonctions guerrières avec les fonctions religieuses. Sur sa demande, on lui adjoignit, comme chef militaire , André Noguier , de Saint-Marlin-de-Bouhaus,jeuuehomme aussi hardi qu'intelligent, qui signala son court commandement par la délivrance d'une troupe de Protestants que Ton conduisait dans les prisons d'Anduze.Peu de temps après. Noguier, qui se croyait sous la garde immédiate des anges, et, en conséquence, ne plaçait

(1) En 1C83, le seul consisloire d'Aalas comptait dans son sein quatre Mazel : Matel thinr^en^MaselAu Mas Rougié,Ma»e/ de Lt Ctrrièrf , et Maset do Brat t.

jamais de sentinelles autour de son campement, fut surpris à Peyre-Fort, emmené prisonnier, malgré les efforts d'Abraham pour le délivrer , et fusillé au Pont-de -Mon vert. Elie Jdario» le remplaça.

Lorsque la plupart des chefs camisards se soumirent, Abraham suivit leur exempte et se retira à Genève ; mais bientôt, la nostalgie aidant, il résolut de retourner à tout prix dans ses montagues. L ne tarda pas à être découvert dans les cavernes du Gévaudan . où il se cachait. Conduit devant Basville, il parla avec tant de franchise que ses aveux le sauvèrent de la torture. Le curé de Saint-Martin-de-Corcouac, qui lui devait la vie, et La Lande ayant intercédé pour lui , la peine de mort qu'il avait encourue fut commuée en une détention perpétuelle dans la fameuse tour de Constance, où gémissaient déjà trente - trois personnes , « qu'on regardait comme ensevelies «, dit Louvreleuil. Il parvint à s'en échapper, le 27 juillet 4705^, avec seize autres prisonniers. Voici comment il raconte lui-même cette évasiou presque miraculeuse. «Quelques jours après qu'on m'eut mis dans ce lieu fatal , l'Esprit me dit par inspiration que j'en sortirois : il redoubla ses saintes promesses. A quelques jours de là. Dieu me mit au cœur de percer la muraille; elle étoit épaisse : nous étions au second étage à cent pieds de hauteur du terrain. Je n'avois point d'outils ; il y avoit trente- trois autres prisonniers avec moi dans la même chambre; il falloit ou gagner tous ces gcns-là , et les trouver fidèles, ou être accusé par quelqu'un d'entre eux : il falloit des cordes pour descendre en biis; il y avoit encore de hautes murailles à escalader , des sentinelles à éviter , de grands marais pleins d'ean à traverser; et après tout cela, ne savoir où prendre du pain , ni où se retirer. Mais avec l'assistance de Dieu, je surmontai tous ces obstacles , après sept ou huit mois de travail. Seize de mes compagnons me suivirent » et les dix-sept autres

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manquèrent de courage.» Les fugitifs se hâtèrent d*aller rejoindre Claris et Monthonnoux, Une nouvelle insurrection eût été trop dangereuse au plus fort de la guerre d'Espagne. Basville le comprit et il fit offrir aux Camisards une amnistie qu'ils acceptèrent. Abraham partit pour Genève, au mois d'août 4705, et se retira en Hollande.

Toujours tourmenté par le désir de revoir sa patrie , Abraham prêta une oreille complaisante aux propositions ûeMiremont et de Cavalùr, En \ 709, il repartit pour Genève , accompagné de Daniel Gui, dit Billard, lieutenantcolonel, et de Dupont, ancien secrétaire de Cavalier , sous la conduite d'i4;i/otiitfSa//t^r.Enatiendantqu'i4^çier, dit La Valette, lui eût procuré de Tiirgent et un guide , il fit partir en avant, pour annoncer son retour à Cla^ rit et i Monthonnoux, deux prophétesses , Marie Désubas et Elisabeth Catalon, qui eurent le courage de s'avancer jusque dans les environs de Nismes, tenant partout de nombreuses assemblées. Elles eu tinrent une, entre autres, au mois de juin 4 709, qui fut surprise, etelles tombèrent elles-mêmes entre les mains des soldats. Deux lettres que l'on trouva sur elles. Tune de Miremont, l'autre de Cavalier^ instruisireulBasville du retour des chefs camisards dans le Languedoc. II lui fut facile dès lors de prendre les mesures nécessaires pour prévenir un soulèvement qui pouvait être d'autant plus dangereux que , dans une espèce de manifeste (12 mai 1709) rédigé par Abraham, les Camisards ne se contentaient plus de demander le rétablissement de redit de Nantes et l'élargissement des prisonniers protestants, mais qu'ils invitaient les Catholiques à se joindre à eux pour travailler en commun ^ u se décharger des impôts nouveaux dont ils étoient accablés. »

Dès qu'il fut entré dans le Yivarais, Abraham put se convaincre que son entreprise n'avait aucune chance de réussite. Pau/ Ebrui^ ^WSaint-Paut^ le prophète le plus influent de ces quar-

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tiers,rengagc:i même fortement à y renoncer; mais il ne put s*y résoudre et poursuivit s:i route vers les Cevcnnes.

Un ancien soldat, nommé J«^^ou/imM, releva son courage un peu abattu en lui promettant de lui amener bon nombre de gens pleins de bonne volonté.

11 alla, eu effet. trouver, quelques joon après , le prophète à Vais , à la tête d'une trentaine de mont;ignards. C'est avec cettepoignée d'hommes qu'Abraham se mit en campagne- Il attira dani une embuscade le seigneur de Yocance, qui avait massacré plus d'une assem* blée, et le tua, ainsi qu'un protestant, nommé Dubay , qui essaya de le défendre. Ce premier succès grossit si bande; elle compta bieutêt jusqu'à tOO hommes. Le 40 juin, il s'empara d« château de Bos, où il trouva des armef et des munitions. Poursuivi par un6 compagnie suisse en garnison à Yernoux , il l'attaqua avec impétuosité et la força à battre en retraite surGilhoc* Le colonel Courten voulut laver l'affront fait à son drapeau; mais il fut défait à Saint-Fortunat. Les Camisardi ayant fait quatre prisonniers dans cette affaire, les renvoyèrent après les avoir fort bien traités. Par reconnaissance « les Suisses, dans une autre rencontre, refusèrent obstinément de faire feu, ce qui procura à Abraham une victoire complète sur les compagnies françaises, quoiqu'elles fussent trois fois pins nombreuses que sa bande. Mais ces succès, loin de décider le soulèvement qu'il espérait, effrayèrent la noblesse protestante qui alla, chose inouiel offrif spontanément ses services aux généraux catholiques. Le duc de Roquelaure se vit bientôt à la tête de six mille hommes , avec lesquels il se mit à la poursuite d'une soixantaine de gueitw, comme les appelle Brueys. Sur le point d'être enveloppé, Abraham gagna là montagne des Isserlets près de Yernoux , décidé ï y attendre l'ennemi.

Afin de préparer ses compagnons à vendre chèrement leur vie , il annonça un ofQce solennel, auquel assistèrent un grand nombre de Proleslantl

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dafoiftiuget mtoe des feamet ai ûm f»&nU. La nécessité d'escorter celle foide iaofTensiye , qui pouvait tomber entre les maios des Catholiques, força lé chef camisard à modifier son plau.

Il dMceodit vers le Rhône , puis alla caaper sur le Leiris» haute maotagoe d^im accès difficile. C'est \i que Roqpielaure l'attaqua , le 8 juillet 1109, à la Mte de ses six mille hommes. Dédaigaaat de profiter de Tavantage de Imt positioD, lesCamisards.aa nombre d une centaine , se précipitèreat ^ la rtufiontre des soldats. Écrasés par le notthre, ils revinrent plusieurs fois à U charge avec une intrépidité sans éole. Just perça plusieurs rangs enneiQifttl se saisit d'un drapeau; mais, cri* blida blessures, il tomba sur les corps ék denx grenadiers dont, ^défaut d'ar- QAt, les siennes ayant été brisées dans la Iotte,il venait de broyer les têtes en lii iMurtant Tune contre l'autre. DupûtU^qm^ selon Rrueys, passait pour le chef le plus habile de l'insurrection, pérUdbns la mêlée avec une trentaine de Ml gens. Les autres, sous la conduite (U^uaniel s'ouvrirent un passais et , saos être inquiétés dans leur retraite , ils allèrcnL rejoindre Abraham, que deux blessures, reçues dans une précédente rencontre , avaient forcé de se tenir à L'écart.

Le lendemain, Roquelaure fit faire les plus fictives recherches pour découvrir le prophète ; mais à force de marches et de contre-marches , Ai)raham dépista l'ennemi. Après avoir rea • dtt les devoirs funèbres ^ ses compagnons tués sur le Leiris, il prit la route de Saini- Agrève. Serré de trop près de. ee côté et trop faible pour oser accepter un nouveau combat avec les coq^ nombreux qui le poursuivaient sans lui laisser un instant de répit, il se rapprocha du Rhône , dans l'espoir p<mt-être de voir arriver enfin les secours qui lui avaient été promis. Blal-^ heureusement, il tomba, près de FontréaU s^u milieu d'un fort détachement de dragons , le 4 9 juillet. Après une lutte acharnée, dans laquelle il eut le

bfis fr«eaieé par une balle, Il éet felr détente hi vitesse de son cheval. Da^ Hiêl, blessé de trois coups de feu, réus* sit aussi à s'écha^r, mais, ^uél^uee senaiaesaprètyil f«t tué, et sou cerps* perte à Vemeux, y resta longtemps ex* posé sur la reue.

iJirabam trouva un asile éaue les Cevenoes. Loin d'éire abattu par tes refers» il se luit en rekitiea avec Clérii %iihntbmm9WF^ et organisa, avee leur concours, une nouvelle iusurreetiou. Il n'attendait plue, peur relever r4teidard ëe la révolte , que Farfeit qu'en devait lui envoyer de Genève»

Coêity maiehând d'Uzte, le lui apporta ente au Mas de Couteau, prèa de cette ville; mail ses démarckés avaient été épiée». Pendant qu'ila étaient eneen^ ble , la maison fut cernée par les miquelels, le llocL 47 iO. Abraham el Goite furent tués teus deux sur le toil oOi iU s'étaient sauvés. Leurs i&kmr postées» l'une à Usée, l'autre à Ver»

neux,^ y furent brâlées publiqueflnnL Aioei périt le dernier de ces héros mertiques qui avaient Comenté et disif 4 k son début i'iosurrectioudesGéveaola.

II. riotts u'avona pu décounrrir quel dei^é de parenté unissait le proçhète camisard au pasteur David MazeL Ce dernier était né à Saint- Hippoly te, de Franfoiê Mazei et de Jtamn&'EsUUr CHifoisr, Il avait fait ses études à L'académie de Geuève, où il avait été iaïauitricuii en 4 670, maieil n'avait été reçu miaislre qu'eu. 4 6ë^^1 , dans un synode tenu, le 26aoat,auVigan {Arck.giém.

Tt. 298). A la révocation de l'édît de Nantes, il se retira à Londres, où il mourut. On a de lui trois traductions assez médiocres :

L Du gouvernement cioUj trad. de Lecke,Amst..169l,in-U;Gen.,4724, in-4 %, — Quelques bibliographe» ont, par erreur, attrib«ié cette trad. à CatU.

IL Essai sur la vUàela feu^rsiné d' ÀnçUterrCr tradnet. de Bumet, La Haye, 469^^ ia-42 ; réimp. sous ce titre : Discours sur la vis de la f^m reinâ de la Grande' Breta^u^^ La Haye, i7U, in-4S.

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