‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 99 sur 169 · I. Le mépris de la Cour^ trad · texte numérisé non relu

I. Le mépris de la Cour^ trad

d'Ânt.deGuevara, Gen., 4514.

H. U institution de la femme chres-

Cl) On prétend que ce surnom loi avait été donné a cause d'une de ses aïeules que sa beauté avait faU surnommer la belle turque. Scion Bayle, celte familles*appel.iit Turquet; le surnom de Mayerne lui venait d'une maisoo de campagne dans les environs de Genève. Nous serions tout disposé a croire que Bayle a raison. Ostsnus le nom de Turquet que Louis de Mayerne fut inscrit sur les registret des habitants de Genève et qu'il figure dtfls les letes des synodes nttioniux.

tienne, trad. de Louis Vives, Lyon, 4580, in-4 6.

lU. Déclaration sur Vincertitude, vanité et abus des sciences, trad. du latin de Cornélius Agrippa, sans nom de lieu, 4582, in- 8*; Paris, 4603,in- 42; 4647, in-42.

IV. Traité des négoces et trafiques oucontrats, Gen., 4 599, in-8*.

V. Histoire générale d'Espagne^ Lyon, 4586, in-fol,; 2' édit., Paris, 4608, in-fol.; 3* édit., 4635, 2 vol.

in-fol.; trad. en angl., Loud., 4812, in-fol. La 4'* édit. est divisée eu 27 livres. CcVle de 4 608 en comprend 30 et s'étend jusqu'à la fin de l'année \ôSi, La 3*, augm. de 6 liv., va jusqu'à la fin du iLvi* siècle.

VI. La monarchie aristodémocrt^ tique, ou le gouvernement composé et mêlé des trois formes de légitimes républiques, Paris, 4644, in-4*; dédié aux Etats-Généraux. — Après avoir lu cet ouvrage, L'Estoile consigna, en ces termes, dans ses Mémoires l'impression que lui avait causée cette lecture: «Livre d'état, bon, judicieux et véritable; mais mal propre pour le temps, et que l'auteur devait faire imprimer en ville libre, ^t non à Paris, nonobstant son privilège.» Il fut saisi, en effet, quelques jours après, et condamné; mais aussi pourquoi L'auteur s'avisait-il, en temps de régence, d'aller soutenir qu'il ne faut confier les rênes du gouvernement ni à un enfant ni à une femme ? Après le parlement vint Louis d'Orléans, « vieux ligueur, bateleur et mécbant homme», comme l'appelle Guy Patin, qui voulut donner au livre condamné le coup de pied de l'àne. Mayerne daigna répondre à sa stupide attaque par son

VII. Apologie contre les détraeteurs de la Monarchie aristodémocratique, 4646,in-42; selon d'autres, 46l7,in.8^

Louis deMayerne avait épouséLottûe Le Maçon, fille d'Antoine Le Maçon, trésorier des guerres sous François I*' et Henri II. De ce mariage naquirent au moins deux fils, l'un desquels,

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ibommè Uemri « fui, en 4 641, tué en duel par Samuel de La Chapelle

iVoy, VI, p. 413 ). L'aulre, appelé BBODORE, a élé UD des plus célèbres jnédecins de son temps.

. Théodore de Mayerne, baron d^Àubonne depuis 4 624 , sérail né, selon J. iBrovrn, Tédileur de ses Opéra omniu medica, h Mayerne, maison de campa- ^foe que son père avait acquise proche de Genève, en Pannée 4672. C'est itne erreur qui a déjh élé jelevée. 11 cvûntau monde le 2S sept. 4 573, et fut présenté au baplôme par Théodore de Sèee. Après avoir achevé -ses humani- . Mb à Genève, il alla suivre les cours :de racadémie de Heidelberg, et s*étant décidé pour la médecine, il se «rendit à Montpellier, où il prit le grade «de docteur, en 4 597. 11 vint ensuite k iParis et^obliut dès lors, dit-on, à la j«commandation de Ribbit, premier médecin de Henri IV, une charge de médecin du roi. Ce qui est plus certain. Jugeai qu'en 4 600, il accompagna le duc de Rohan dans ses voyages en Allemagne et en Italie. A sou retour h Paris, en 4602, il ouvrit un cours public (le médecine et de chirurgie. La Faculté vit avec indignation celte atteinte portée à ses privilèges; mais ce ^ni mille comble h son irriUilion, c'est que le jeune médecin osa fiiire usage dans sa pratique de préparations chimiques. 11 est bien vrai que dans son Iraitement il se contentait d'employer en général des remèdes végétaux et la ;diète, et qu'il n'avait recours aux mi- •Déraux que dans les cas extrêmes; mais tes Galénisles exclusifs n'en obtinrent ipas moins contre lui un décret injurâux qui l'exclut des assemblées de ses confrères. Mayerne s'en rit : il cessa jde professer, mais il continua sa pravtique .comme auparavant, et il y eut même quelques médecins, dit avec dépit Guy Patin, « qui virent des malades avec lui. » Il se fit une si grande réputation qu'à la mort de Du Laurens, iienrilV. au rapport de L'Estoiie, l'aniWil nommé son premier médecin, s'il <ft'i?ait.pasété de la Reli{|:ion. Après

la mort de ce prince, Marie de ttédicis essaya aussi de le convertir. Instruit des tentations auxquelles il était expose, et craignant qu'il n'y succombât, son père lui écrivit une lettre pathétique pour l'adjurer de persévérer dans la religion où il était né. C'était un soin inuiile; rien ne prouve que les arguments de Du Perron, bien que corroborés par la perspective d'une place fort enviée, aient fait la i^oindrc impression sur Mayerne, qui ne tarda pas d'ailleurs à se soustraire à ces obsessions. En 1614, le roi Jacques l'appela en Angleterre, lui conféra le titre de cons^^iller, le nomma son premier médecin et tant qu'il vécut il le traita en favori. Stimulées par l'exemple du monarque, lesuniversités de Cambridge et d'Oxford se l'associèrent. Mayerne continua à jouir de la même faveur auprès de Charles I". Après l'exécution de ce malheureux prince, il se retira à Chelsea où il mourut, le45 mars 1655.

11 avait élé marié deux fois. Sa première femme, Marguerite de BoeUlaè'r, lui avait donné deux fils qui moururent jeunes. 11 eut de la seconde, Elisabeth Joachimi^ deux fils et trois filles. Une de ces dernières survécut seule. Elle se nommait Elisabeth et épousa, en 4652, dans le temple de Charenton, Pierre de Caufnontf marquis de Cugnac. Elle mourut en couches, en 4 664.

Bodley, dans son Essai de critique sur les ouvrages des médecins, se montre très-sévère envers Mayerne, qui, dit-il, n'avait ni génie ni savoir, et dont les écrits sont superficiels, stériles en observations, dénués de préceptes, pleins d'un assemblage ridicule de remèdes. Il y a loin de ce jugement à celui que le Journal des savans porte sur ces mêmes écrits. « Les raisonnemenSv y lit-on, sont simples, justes et précis, les indications bien suivies , les remèdes méthodiques , convenables, bien choisis. La préparation des médicamens est enseignée avec beaucoup d'ordre et de clarté.

En un mot, il y a peu d'ouvrages de mé-

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tHecino oh les réflexions soient pltra sensées «t la matière médicale mieoi entendue. » Lequel adopter de ces jogements contradictoires ? Le sujet est trop étranger à nos études pour qne nous nous hasardions à décider la question. Nous ferons observer seulement que Mayerne a eu beaucoup d'ennemis. On lui a reproché , par exemj)Ie, bien des choses dont, à notre avis, il est fort innocent. Guy Patin, entre autres, l'accuse d'avoir poussé l'avarice jusqu'à laisser mourir de faim ses enfants. Il est certain pourtant que Mayerne ne chercha jamais à tirer profit de ses découvertes, et cependant il en fit d'importantes; car il n'était pas seulement un médecin renommé, il était encore un habile chimiste. C'est lui qui a découvert la belle couleur pourpre nécessaire pour les carnations dans la peinture sur émail, et trouvé une préparation du cuivre plus propre à l'application de ce métal sur l'émail , perfectionnements si importants qu'on peut le regarder jusqu'à nn certain point comme le créateur de ce genre de peinture. Dans la médecine, il n'a pas rendu de moindres services.

Il est l'inventeur d'une eau cordiale et, pendant 50 ans, il a consacré des sommes considérables à des expériences sur les vertus des médicaments. Ce sont assurément là des traits qui n'annoncent pas un cœur desséché par l'amour de l'or. Ajoutons que sur son lit de mort même, il se souvint des pauvres de sa ville natale, et qu'il fit à l'hôpital de Genève un legs de 200 livres storling.Yoici la liste de ses ouvrages :

î. Apologiain guâvidereest, inviolatis Hippocratis et Galeni tegibus^ remédia chimicèpraparata tutà usurpari posse, La Roch. [Paris], 4603, in-8*.— Selon Guy Patin, celte Apologie n'estpas l'œuvre de Mayerne, mais de Séguin, qui, dit-il, a toujours porté les charlatans , et de son beau • frère Acakia.

^Description deîaFrance, Ailefitagne, îtaHe et Espagne , avecie

guide des chemins, Gen.,h%\B^']n'S''\ 46i2, in-'lî.

m. Degonorrheaijiveteratœetcarunculœ et ulceris in mealu urinario curatione , Oppenh., 4 619, in-4«; Francof., i 627, in-4'. — Mayerne guérit Henri IV d'un mal de cette nature.

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