IA
MAi
IIL P» la Mort et du Jugement dernUfi (rad. de Sherlock, Amst., 1696, in-8-;ni2,in-8'.
11 est évident pour nous que Jean Mazel, à qui Ton doit un récit des persécutions des églises de France, trad.
en hollandais par Jean Guépin sous ee titre : De verdfukte Kerk in Vrankrpk, Middelh., 1761 , in-S", apparie- Mit à la même famille que les dent précédents; mai» nous ne saroné si Ton doit y rattacher Pierre de Maut^ conmaiidant da régiment Colonel-général, fils de Jacques de Matel et dé Marguerite de Capion, qui épousa, en 161*7, dans l'église de Charenton, Marthe Soulet, fille de Charles Stm- Ut, aYocat au parlement dé Paris, et àt Marie Theteneau, et qni en eut, eii 4678Han fils nommé JEAN-PtEHRE {Reg.
de Char,), En 1686, sa femme fut enfermée dans un couTeot.
MAZÈREft, capitaine huguenot.
Ce gentilhomme béarnais s'était formé aa métier des armes dans les guerres des Pays-Bas. Plus tard^ il avait serti avec distinction sous lé prince Thomasf et sous Lesdiguières, et pour le récompenser de ses services, le duc de Savoie lui avait donné le comté de BèviGniÂiiG, dont il avait pris le nom. Rofban, q«i l'estimait à cause de sa bravonre etdeson eipérience militaire, l'avait miSy en 16Î0, comme gouverneur ^ Saint-Antonin ; mais peu dé temps après, lors<{oe Montanban fut menacer d'un siège, il Fappela dans cette ville et te nomma maréchal dé camp. La bonne harmonie ne régna pas longtemps entre notre officier de fortune et d'Orval. Fier de la faveur populaire, Bourgfranc voulut se saisir dtf gouvernement; mais la sagesse in cMseil de ville et l'intervention de Là Force apaisèrent un différend qui pouvait avoir les Suites les plus funestes. Il fut arrêté que d'Orval commanderait dans hi ville, et Bourgfranc, comme mat éckat dé camp, en campagne.
Dafts fa diâtribotion des postes entré les diflPérenls chefs, Bourgiranc voulut se «barger de la ééftméé dé Villebotir-
bon; cepéhdant, ses fonctiohs pouvafit l'obliger ï s'absenter souvent, il prit pour Jeulenanl le brave Mgttau^^ béarnais comme lui CaSlelnaut, qtii ne l'aimait pas, l'accuse d'avoir entretenu des intelligences avec les généraux de Louis XIII. Son témoignage peut être suspect^ cependant il est certain que Bourgfranc étreilla det loupçons sur sa fidélité par ses efforts pour sauver Sauvage, Ce capitaine, qni, au rapport du P. Daniel, avait vendu Clairac, sa ville natale, gagné
2u'il avait été par les promesses dé lUynes, voulut trahir également Montauban. Il se jeta doue dans la place ^ mais trois jours après son arrivée, les consuls furent avertis de son iniiSmé projet par un billet qui doit avoir été écrit par le ministre Charles, Où l^arréta sur-le-champ et Ton trouva suf lui deux lettres du confident de Luynés, qui le pressait d'offrir à La Porce et à d'Orval leur Tétablissement dans leurs charges et leurs biens, à Bourgfranc un régiment, anx habitants entière liberté de culte, s'ils se soumettaient, offres que le connétable ratifiait dans une autre lettre. Appliqué ï ta question, Sauvage refusa de rien avouer, âe contentant de dire pour H défense que necroyantpas la résistance possible, il avait voulu sauver Montanban.Le lieutenant criminel Lûviale allait donc le remettre en liberté, lorsque une sédition éclata, à la tête de laquelle était, dit-on, le ministre Charnier»
Sauvage fut exécuté avec son valei^ comme traîtres à Dieu, aux églises et à la ville. Bourgfranc, qui avait tout fait pour le sauver, se montra fort irrité de son supplice. Les Catbotiques,instruils de son mécontentement, voulurent en profiter. Le cofffte de Qramwont loi demanda une entrevue secrète, mais Bourgfranc s'y refusa, et il continua i combattre avec la même valeor pour It défense de Montaubaft. Après l'attaqtM du Moustier, prévoyant que les a^aillants se p<n'ieraiéut sur Villebowrboi^ il prit toutes lés mesures nécess^aifét pour les bien reééVoir(roy.IIf,p.S8f9).
HAZ
MAZ
Ses prévisions se réalisèrent. Un furieux iissaut fut livré lo. 4 sept. ; il fut repoussé, mais Bour^^franc resta sur la bi^che, tué d^un coup de pistolet.
HIAZICQ (Paul), natif de Liège, alla s'établir dans Die de Rhé. où il fonda, daus la première moitié du xvii* siècle.une maison de commerce {Arch.
/en. Tt. 258), qu'il laissa, en mourant, à son fils PiERDE, né en 1642, et marié, en 4665, à Esther Graton.
IsiAC Mazicq, issu de ce mariage, quitta la France à la révocation et se retira à Amsterdam avec ce qu'il put sauver de •a fortune. De Hollande il se rendit à Londres, où il s'embarqua avec une cargaison pour la Caroline du Sud« celle de toutes les provinces d'Âméri-
Î[ue où il s'établit le plus de Réfugiés rançais (4); ils étaient si nombreux, qu^iû construisirent V Charleston des rues entières. Au rapport de M. Ch, WeUs Tune porte encore le nom de Cwabriel Guignard Mmicq se fixa dans cette ville et acquit dans le commerce une fortune immense, dont il disposa, ttn partie, en faveur des institutions religieuses et cbaritables de sa nouvelle patrie. Son fils William, protestant non moins zélé, se chargea avec Jo^ seph Manigault , George Gros ou Cross et Danid Ravenel, sur l'invitation du consistoire de Charleston, de traduire en anglais la liturgie des églises réformées de France. Cette traduction a été imp., en 4836, sous ce titre : Thi liiurgy of the frenck Protestant Chureh , translated from the edi • iions ofM^l and Mli, published atNeuchatel; foith additionat prayers^ carefully selected^ and some
(4) On trouve encore aujourd'hoi à Charletton des Vupri^ Dubossfy Quitlin, Boun^au^ BùCfuet, St-Julien^ Lênneau.» Legaré, Rotammtiy CoutùCy Le Qneur, Hamet^ Benoitl^ Ba- C9t, CkMiiûigniery DeHile^ Bize^Marchandyàlal^ ]mré^ BellevUley Moipneui, Chf palier ^ Sayre^ Lmuat, Péronmeau, Gaittard^ de Sainte-Croix, Le Atfy, Ogier^ Janvier^ Giilet, Guittau, Boyer^ SÙÊiam, etc. Les Réfogies ne furent poortant ittoralUésdtns les Carolines qu*en 1696, et itos TEtat de New-York, où Ils étaient égal«BeDt noflubrenx, qu'en 1703, tandis qu'ils l'avtient été, dès 1666, dans le Maryland, tt en 1671, dans It Virginie.
altérations : arranged for the use of the eongregationin the city of Charleston.
MAZiKUJùS (André de), dit La Plâcb, un des apOires de la Réforme dans lu Saintonge.Chasséde Bordeaux, sa ville natale, à Tépoque du supplice de Caies et de Monter, Mazières se retira à Paris; mais bientôt après, à la demande de Philibert Hamelin, il fut envoyé dans la Saiutonge. Lorsqu'il y arriva, Hamelin venait d'être arrêté.
Mazières avec le courage inconsidéré de la jeunesse, ne craignit pas de l'aller visiter en prison dans l'intention de lui adresser des paroles de consolation, et chose plus étrange! on le laissa s'éloigner tranquillement. De Saintes il se rendit ^ Arverl, où il trouva réglisse plongée dans la consternation par suite de l'arrestation d'Hamelin et d'une visite pastorale de l'évêque de Saintes.
Le prélat avait fait venir en sa présence les habitants suspects d'hérésie, et tous ceux qui avaient été mandés s'étaient lâchement empressés d'abjurer, à l'exception du procureur Jean Baudouin.
Les exhortations, les prières du jeune ministre furent impuissantes pour dissiper la terreur et rassembler le troupeau dispersé. Loin de l'écouter, on le pria de s'éloigner. Il prit donc la roule de Bordeaux.mais en passant par Pons, il y jeta les fondements d'une église, en tenant quelques assemblées religieuses dans la maison de Vincent-Matthieu Chastelain, Rappelé à Saintes bientôt après, il y fit merveilles, activement secondé par Charles de Cler- «wn/, dit La Fontaine. A partir de cette époque, la vie de Mazières est couverte d un voile épais, qu'il ne nous a pas été possible de soulever. Nous le retrouvons seulement, en 4572, à La Rochelle où il s'était réfugié de Marans, à la Saint-Barthélémy ( Voy. V, p. 496). Arcère nous peint son caractère sous d'assez sombres couleurs :
«Censeur sauvage, dit-il, zélateur outré, plein de ses idées, et brûlant du feu qui domine dans sa patrie, La Place étoit enthousiaste : quoiqu'il eû|
MË4
MEk
beaucoup de médiocrité dans l'esprit, avec ses fougues, il remporta souvent sur ses collègues qui valoient mieux que lui. » La conduite insensée que Mazières tint envers LaNaueÇfoyMly p. 287 ) n'est malheureusement que trop propre à justifier les reproches de rhistorien de La Rochelle. Selon le même écrivain , Mazières, qui avait été déposé à cause de ses extravagances, mourut en 1597. Ou ne doit donc pas le confondre avec un autre André de Mazières, sieur de La Cave, pasteur à Mauzé, qui, selon Quick, mourut k Talmont vers 4 603 (1) . Ce dernier appartenait sans doute à une famille de TAunis qui a fourni son contingent au Refuge, et dont descendaient André de Mazières, sieur de Voudron, mort à Paris, en 1669, âgé de 63 aDS (Reg. de Charent.); Henri de Mazières^ sorti de France à la révocation {Arck.
gén.li, 259), et Pierre de Mazières, lieutenant dans l'armée française, mort, en 1746, à Youghal en Irlande, où il s'était fixé, en 1740, tandis que plusieurs industriels du mAme nom s établissaient à Cork.
1I1£AUX (Louis de), sieur de La Ramée, capitaine huguenot. Lorsque la première guerre civile éclata, les Protestants de Meaux, où, malgré les persécutions, une des plus florissantes églises de France s'était maintenue, obéirent avec empressementaux ordres de Condéy qui leur furent apportés par deux marchands, nommés Ifegnard et Coutery, Ils prirent les armes et élurent pour chefs Louis de Meaux, qui devait commander dansla ville, ^iPierre Parcalus^ ancien capitaine, qui fut chargé du commandemeut dans le Marché. Le premier soin des insurgés fut d'eipulscr les prôtres catholiques, ce qui s'exécuta sans autres violences; le second, de saisir toute l'argenterie des églises , qui fut inventoriée et envoyée au prince. Après avoir dépouillé les églises urbaines de leurs richesses, on voulut en faire autant dans
(1) Cest apparemment loi qui fat dépoté iB XII* Synode nttlonti, en 1583.
la cnmpngnc. A quelque distance d« la ville, un riche monastère, relui de Saint-Faron, fut le but de la première expédition des Huguenots, à laquelle pri rcn t part Nicolas Seguin, Jean Lambert, Jean Caboche, Denis et Gnil* laume Moreau, Jean Le Fèvre, Jacq»
Maillard, J, Salle, Simon Le Camus Jean Liévin, ayant h leur tôte Faron Haran et Firmin Cavillier,àe\ii éclte- Tins de la ville. L'église fut pillée ei les moines chassés. Le coup fait» en s'en repentit, et Ton s'empressa de députer au roi, qui se trouvait alors à Melun , pour lui demander pardon de ce qui s'était passé, en rejetant la faute sur la populace, et le prier d'envoyer rétablir l'ordre. La reine- mère, ratie de cet excès de soumission, se hâila de faire partir Joachim Montluc de Lux» qui rendit les églises au culte catholique et désarma les Protestants. Quatre cents environ refusèrent de déposer les armes; ils préférèrent abandonnerleurs foyers et aller rejoindre le prince Parcien, sous la conduite du capitaine Bé' ' thinie;mii\s ils s'amusèrent à piller les églises sur leur passage, en sorte que lorsqu'ils arrivèrent à Montcornot,oùle prince avaitdonné rendez-vous auxHuguenots de la Champagne, il en était parti pour marcher au-devant de l'armée allemande amenée en France par Andelot. Se trouvant ainsi isolés au milieu d'une population fanatique, que leurs déprédations avaient exaspérée* ils furent saisis d'une terreur panique* se débandèrent et périrent presque tous sous leâ coups des Catholiques. Bieo peu parvinrent à gagner Lisy,espérant rentrer inaperçus dans Meaux; mais ils ne purent tromper la vigilance de leurs ennemis. A peine en échappa-t-il uoe trentaine, qui se sauvèrent V Orléans par des chemins détournés.
Eussent-ils réussi V gagner Meaux, leur sort n'en eût pas été moins filcheux. Cette ville était alors au poutoii de quelques compagnies de la lie du peuple envoyées de Pans et d'une populace efiVénée qui s'abandonnait aux excès les plus odieux. Au nombiB dès