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Ïitné {Vof/. II, p. 263) :1e nom de IHin ne se Irouve pas porté sur la Ihlë des professeùt^ d'hébreu dans rObituaire de la Compagnie, à ce que Mïs âpprehd M. le pasteur de Genève MAinard.
Bu 1561, Merlin fut envoyé en tfànté à la requête de Colignj, qui alNiit demandé au consistoire de Téglise gèdefdise « homme nropré pour édifier en Cour» {Areh. de là Compa- ^He des pasteurs, Reg. B). Il parait crâe Tamlral ou plutôt le consistoire de rtelise de Paris le chargea d^uné miéim à La Rochelle, et qu'à son retour, lisant par Le Mans, où la tlérormé a^âit été introduite , eu 4 559 , par ÉNàrl dé ScUvert, il exhorU les Ré-
Ïïhién de cette ville à célébrer pubiiiMUétltleur culte. Il fut décidé qu'un pêche aurait lieu sous les Halles trois ilrti fiar setttaine, & dater du 40 août, ^lîee éonqiietes spirituelles de Merlin, Mohté Pesche, ne Turent pas moindre iM Mans qu'à La Rochelle, dont il Jlélt thinistre (?), et qu'il n'avoit quittl9 que t^our répandre et fkire prospéra la nouvelle doctrine dans le Maine.
9e» prédications lui attirèrent promptMetit de nbmbt-eux ^êbtaires. De ce iWttbhe furent les ofïïciers du présidait, des domaines, de l'élection; le dnf de la maréchaussée avec ses archers; des avocats et plus de 200 bourgeois oui tous firent profession publi- Îê de la nouvelle religion .» Néanmoins Séjour de Merlin au Mans fut court; il était de retour à Paris lors du célèbre cdiloqtie de Poissy, au()ijel 11 assista, mSAi oh Une joua d'ail leurs qu'un rôle ièHMi-fait secondaire. Après la clOtfljfe du colloque , il se rendit dans le Bbrn(4), sur l'invitation de Jeanne êÀlhret^ qui avait jeté les yeux sur lui
Èir l'employer à répandre dans ses ts les principes delà Rérorme(ro|r.
I, if, iO). Merlin no fut de retour à Genève que le \K août 4564. Très-peu de temps après, le Conseil ayant invité d'Une manière pressante les ministres
(4) Selofi Olhagiray, la reint de ^'anrr• lili véofrdeGeoète.
à s'acquitter avec plus de zèle dé U paiftie de leurs devoirs pastordux qtii concerne la visite des malades, et leur ayant ordonné de choisiir l'un d'entre etti, à la réserve de lièzé, pour coiisolër les pestiférés, Merlin o^a « s^ins cause et cdtltre l'opinion de ses frères» , s'élever atec vivacité contré la prétention qu'avait Tautorité civile de s'immiscer dans leë àflal^es dé l'Ëglise ; il poussa même la hardiesse jusqu'à blflmer lés miigistrdts du haut de la chaire, dâlls ttn sermoU (Irononcé le mercredi 48 ocl.456i. tyéposépoui'cé fait, le 3 nov., il n'accepta pas patiemment une destitution qd'il s'était attirée pa^son imprudence. Il se plaignit hiltttemeut d'avoir été abandonné par lé Consistoire; mais il n'y gagtfà qu'une sévère répHnlande de fa part de
ses collègueé.
Après sa déposition, Merlin (tôdt nbhs porte aie croire) se retira dans le Danphlnéy fia province natale, mais la Sàint-barthéleidt lé força à se réfugier de houveau en Suisse. «Le i dé juJu stt]rvant, llt-6n dans le Dlairé de son petit-fils rétemmentpubliépar M.C^ottét, inori père arriva aussi à Genève, et tost après alla quérir en ube litière mon grand-père qui estoitmaladé d'une enflure de jambe, et se tenoit à deux lieues de Montmellldn en Savoye, sur les limites du Danlphlué.it Merlin devait avoir atteint à cette date un flgé avancé; cependant en h 576, il sodaea encore, senible-t-il, à reprendre de l'emploi, sinon en Sdisse, an nioins en France, et il adressa à cet effet une requête au Conseil tendant» à ce qu'on lui décla • rât s'il estoit forclos de pouvoir oarvenlr ad ministère aut aultres é^fisés.»
Cette requête fut renvoyée au Consistoire, dont voici la réponse telle qu'elle se lit dans les Notes extraites de ses registres par M. Cminer. « Àdvis qu^oii lui dise qu'avant qu'il lui soit rien desclaire, il fault qu'il recognoisse sa faulte. A quoi il a respondu et prié qu'op le supporte en son infirmité et qu'il ne soit point au rang des excommuniez* Sur ce, attendu qu'il ne teult
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Iiolnl venir aa poinct, a esté advisé de ai donner terme de hnict jours avant la Gène de NoCl, qu'il viendra reco* gnoistre sa fauite, et lors on advisera k son cas, mais non aultrement;ce qui lui estant donné k entendre» a confessé
JqMI pense avoir failli, puisqu'on le lui ict et juge ainsi. De quoi il a semblé bon se contenter... Et pour ce, la Cène ne lui est pas deffendue. Par apprès.sur les aultres poincts de la requeste a semblé bon de rapporter h Sfessieurs qu'ils lui pourront ottroyer attestation comment il a esté déposé du ministère pour avoir faict un presche oh le njagistrat estoit taxé contre l'advis des aultres ministres ses frères et mesme pour ne vouloir suivre i'advis des aul* très.... El quant à ce qu'il requiert desclayrer s'il sera déposé es aultres églises aussi bien qu'en celle-ci, a esté àdvisé de lui dire que l'intention de Messieurs est de le déposer en ceste église seullemeni,toultesroi8 qu'on sera bien joyeux qu'il soit aûltre part. » Là mort ne laissa pas ^ Merlin le temps de mettre son projet h exécution. Il termina ses jours à Genève, au mois de déc.1578. Les seuls ouvrages que l'on cite de lui sont :
I. Une trad. franc, des Commeniair rts t Œeolampade sur Job et Daniel ^ Gen,, 1564» in-S^. Selon Bridel» la r*édit. serait de 1559.
II. BxpàsiiioH dôÈ dix commandenientà dt làhf de Dieu, [Gen.] Ritery» 4564,in-8*nLaus., 4563,in-8% d'après Du Verdier.— Dédié à P. Viret.
IIL Catéchisme extrait de celujfde Genève, peur examiner ceux qu*on veut recevoir àlaCène^avec la translation en langue héamoise, Limoges, GuiU.deLaNoaille, sans date, 8%
Jean-Raimoud Merlin ne laissa qu'an (ils (1) nommé Pibrbe , avec qui on l'd trop souvent confondu.
(i) En 1576, U place de premier pastear k UosanDe était remplie par un Merlin qni, teloD Leu, était de la même famille. Etalt-ll frère de Pierre? Noos en doutons. Ne serattil pat singulier que Jaeqnet Merlin ne dtl pas un seul mot de cet onelé dans son Diairèt Ce qui augmente nos doutn, e'cst que eette
On ne connaît ni lieu ni la date priA* se de la naissance de PierreMerlin (I); Il étudia la théologie à Genève sooi Théodore de Èèze, et fut donAé p6a^ chapelain à Condé, selon de Thou, 1 Coligny, selon d'Aubigoé, que noad croyons mieux instruit. Nous voyoni par le Diaire de son Qls qu'il était, eil 4566, è Alençon, d'où il vint à Paris» en 4 567 . Lorsque la seconde guerre civile éclata,ilétuitallé visiter son père dans le Dauphiné. Ne pouvant revenir à Paris, il se retira à Genève ; cependant il trouva le moyen de rejoindre sa famille quelques mois après, et durant les troisièmes troubles, « il suyvit à la guerre M. de Lavardin et M. de Mimbré » . Après la perte de la batailla de Moncontour, il gagna La Rochelle, et» peu de temps après, il « futempïàte par réglise dudit lieu.» Il en partit,!^ 4*' août 1571, avec l'amiral quiaîl trouver le roi à Blois (t). De Bldis U suivit Coligny à Châtillon, puis il lé rendit auprès de Condé à Vendôme* oii il vit amener le corps de JeafM d*Albret, et il revint à Paris à la suite du prince, pour reprendre dans la maison de Coligny ses fonctions de chapelain. C'est lui qui consola etfortiflë le héros calviniste pendant la cruelle opération q\i*Amhroise Par/ lui fit su* bir (Foy.lll, p. 398); c'est encore tdl qui au bruit du tocsin sonné par Saint- Germain-l'Auxerrois accourut le premier auprès de l'amiral, décidé à partager son fort; mais Coligny lui ajant ordonné de fuir, il tenta de s'écnâdper par les toits avec Télignf. « Ne pouvant ie suivre à cause de sa fol-
fanille dauphinoise n'est pas la seule du Btair nom qui embrassa ie protestantisme j^ 1555, nh Denis Merlin^ marchand d*Orlèiiil, rn;iitir peur cause de relifion, fut r«^ bmgeois à Genève. McinVf Merlin^ de Lorriiae, le fut en 1567. C'est appvemment de i'ui on de l'autre de ces derniers que descenuJU André Merlin, ministre k Cêifgriy en 1661
(1) « Dieu m'a fait la f rice de Titre iUMi longtemps que le prophète roi Ûavid^, dlUU quelques Instants avant de mourir. Un pm cooclore de l'a qu'il naquit vers 1533.
(2) Selon l'opinion commune, que iom afons suivie (fey. III, p. 396), Coiifuy «I qnitta La Rochelle qu'au mois de septenliré.
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blesse et mauvaise vue, raconte d'Aubigné, il se laissa choir dans un grenier à foin entre le tas et la muraille, se trouva la teste cachée de ce qu'il avait fait tomber sur lui, et fut ainsi trois jours et demi, où il fust mort de iaim sans une poule qui en ce temps lui vint pondre trois œufs en la main.» C'est à cette merveilleuse aventure que k même écrivain fait allusion dans ses Tragiques: *
Voici, de pear d'Achis on prophète caché En OD lieo horad*accès, en vtio trois jours
[cherché.
Uae poQleletroQve et sansfiilltr prend cure Ue pondre dans sa main trois jours sa nour-
[riture.
Lorsque le tumulte commença à l^apaiser, Merlin se hasarda à sortir de sa cachette et trouva un refuge dans Thôtel de Renée de France, qui l'emmena k Montargis. Il réussit à gagner heureusement Genève, au mois de juin 4573. L'année suivante, au commeneement de décembre, il alla rejoindre Laval et Châtillon à Berne, où il séjourna jusqu'en ^ 576. C'est ce que dit positivement son fils dans son Diaire : m Je rovins donc à Borne où estoiten- Gores mon père, ma mère, MM de Laval et de Ghastillon, M"« de Téligni, |l"* de..., l'an 4576, au commencement de may.» En présence d'un témoignage aussi positif, nous ne nous ixpliquons pas comment il peut être ffualifié de régent dans un extrait des Registres de la Compagnie des pasteurs ie Genève rapporté ainsi par M. Crottet: • Jeudy 9 fehv . 4 576.Le mesme jour, M. Merlin,régent (4),requit que nostre Ck>mpaignie s'assemblast avec les frères ministres de France qui sont icy pour lui donner advis sur ce que ceux de La Rochelle le demandoyent par homme et lettres exprès, prétendant droict sur luy, comme d'autre part, les dames de Téligny et de Lavai (?), qui sont à Berne, lequièrent qu'il ne leur soit esté, mesmement durant ce temps de leur afQic-
(1) La requête même prouve quMl ne s*agit Ms de Jean-Raymond, comme on pourrait la croire.
lion, veu qu'il avoit ja esté en leur maison, et que, grâces à Dieu, son labeur y avoit profité et y profiteroit encore. La Compaigoie n'a point voulu, comme elle ne pouvoit, juger ne décider du droict et de l'obligation ne desdictes dames, ne de l'église de La Rochelle, ne de M. le Prince, ne de M. de ChastilloQ et de Laval, qui anssy y prétendent sur M. Merlin, remettant cela au synode, quand Dieu vouldra qu'il s'en puisse convoquer en France. Seulement juge que provisoirement M . Merlin peult beaucoup plus profiter en l'église de La Rochelle, veu mesmement quelque différent qui est là entre les frères, duquel les parties s'en rapportent et submettent volontiers à luy.» Le choix lui étant ainsi laissé, Merlin se décida à suivre en France le comte de Laval ^ qu'il aida puissamment à réorganiser les églises de la Bretagne. Spécialement attaché, comme chapelain, à la personnedu comte,ainsi que Dei Ousehes^ il ne laissa pas de travailler de tout son pouvoir avec Bemiy de Troyes en Champagne, et P^rn»^!»^^, les pasteurs en titre, à l'édification de l'église de Vitré. En 1578, il assista, en qualité de député des églises bretonnes, au Synode national de Sainte-Foy (0»<iui l'élut président {Voy, Pièces juslif., N* XLIl) etlechoisit pourun des représentants de l'Eglise protestante de France au colloque de Francfort, où devait se discuter le projet de réunion mis en
(1) Nous avons trouvé dans une copie des Actes des synodes nationaux faite par un secréUire de Du Piessis-Mornay {Suppiém. franc, S031), ies noms des députés' fue ni QdiclL ni Aymon ne donnent. Les voici. Parit : Ifir^^t de Regnard^ûW Saint-Martin ; Rouen : Michel M^tescot fàil La Tour, tt Pkitippe de Ru fesse; Nantes: Oiseau (ou Loiseau); Sion : Jœq. Guiueau et de la Cokarde; Le Vigean : Louis EsnardiChkielXenuMiEtiennf Dephon; Lavai:
Merlin ; BilIé (?}, Jacq, Bouquet; Marennes : /. Chanffepiiex Nicolas Pineau; La Rochefoucauld : Georges Pacard; Sainte-Foy: Jacç. Finel ; Turen ne : Bertrand de Loque et Gaspard Pinfagen; Montpellier : J, de La Place; Réalmont: Michel Bêraut et P. de Pons-, BourROf oe : Millau de Disdier, sieur de La Grand'Maison; Turette (?;: Anthoine de Moneroux et CloMde de Sausseurrê; Navarre: François Le Cap et Nicolas de Bordenare.
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avant par l'électeur palatin Jean-Casimir {Voy. III, p. 330). Le Synode national de Vitré, auquel il fut député de nouveau, en 4583, lui déféra une seconde fois les honneurs de la présidence {Voy. Pièces justif., N'XLVIÎ).
C'est en qualité de président qu'il signa avec Matthieu FtV^//^ une approbation de la Confession de foi des églises des Pays-Bas, que l'on trouve imp. à la fin d'une version française de la Bible à l'usage des églises wallonnes. Nous avons fait connaître ailleurs les matières générales qui se traitèrent dans ce synode. Quant aux matières particulières, concernant plus spécialement la Discipline, nous ne voyons à rappeler que les suivantes : Refus de rétablir dans leurs charges Toursillani et Laurent Bouchart, de Privas,ministres déposés; — inscription sur le rôle des apostats de Julien de Sande ou de La Lande, de Crosse ou La Croix et de Martin, ces deux derniers ministres de la Normandie ; — excommunication de Claude Mar^ ehand, ministre de Civray en Berry, coupable d'adultère; — octroi d'un chapelain à M** delà Blanchardaye^ dame du Bois-du-Maine; — jugement des contestations survenues entre J^aii Hérisson et Marie Du Moutier, fille du ministre d'Orbec, au sujet d'une promesse de mariage, promesse que l'on s'obslinait encore à assimiler à un mariage consommé; — dissolution du mariage d'un prosélyte avec la nièoe de sa première femme, bien qu'il eût été conclu avant leur conversion et qu'il en fût né plusieurs enfants ; — enfin établissement, pour les besoins imprévus, d'un service extraordinaire au milieu de la semaine, quelques gentilshommes du Poitou se plaignant de ce que les ministres, tant le zèle s'était déjà attiédi, refusaient de venir prdcl^er et même baptiser les nouveau-nés dans leurs ch&leaux.
Lorsque Henri m, uni aux Ligueurs, proscrivitle culte réformé, Merlin chercha un refuge dans l'Ile de Gueruesey.
Son absence ne laissa pourtant pas son
église absolument dépourvue de se»
cours spirituels. Ses fonctions furent remplies avec beaucoup de zèle par Gilles Du Chemin, sieur du Buisson, ministre fugitif de la Normandie. Mer* lin ne revint en France qu'en 4590, avec son collègue Perruquet. Six ans plus tard, il assista encore au Synode national de Saumur; mais l'affaiblissement graduel de sa vue, joint à d'antres infirmités de la vieillesse, ne lui permit bientôt plus de prendre une part active aux affaires de l'Eglise, sans l'empêcher toutefois de continuer à édifier son troupeau. Il prêcha en« corele 40 juillet 4603; mais en descendant de la chaire, il se trouva mal et se mit au lit pour ne plusse relever. Il expira le 27, après 43 ou 45 ans de ministère, laissant de son union avec Françoise de Meslay,fi\\e de Françoii de Meslay, sieur de La Cerisaie, el d'Antoinette de Clinchai/^, un fils unique, nommé Jacques.
Merlin emporta les regrets non-seulement des Protestants de Vitré, mai* des Catholiques modérés qui avaieni souvent rendu hommage à son équité et à sa modération, en le prenant peur arbitre dans leurs différends avec leurs concitoyens réformés. Au jugement d'Arcère, c'était un homme d'un grand mérite. Nous avons vu en quelle estime il était auprès de ses coreligionnaires (4). Malgré la vie si agitée que les persécutions lui firent, il a trouvé le temps de composer quelques ouvrages.
I. Sermons sur le livre d'Ester, La Boch.,l594,in-8*; V édit. augm.d'ue Argument sur Vhist. d^ Ester, Gen., 4 j594, in-8<';tr.en latin.Gen.,4 593, S\
II. Job, eommentariis illustratuê^ methodo aiia/y^icd,Gen.,4 599,in-8*.
— Très-rare.
m. Sainetes prières recueillies de plusieurs passages de VA, et du N.
T. pour Vinstruction et consolation
(1) On t débité sar son sojet des contes si
ridiculei qoc noas ne croyons pas nécessaire
'de nous yarrètcr.On a prétGndo,par exemple*
qo*il avait eu (TAubigné d'un mariage secret
avec ^f mue d*Alh'et.
MëR
— âfto —
um
i$ tous luchrélinu, Geo.» 4609, ii|.43; Gologoy, Chouet, 4645, in-it; (len., 1647, in-4 6 . — Publié par ^oa ^Is, ainsi que le suivant.
ly. Disçouri tkéologiçues de U pranquiÛÙé it vrai repos de Vâme.
Pans le recueil des lettres françaises à Scaliger, on en trouve trois de Pierre Merlin adressées à cet homme célèbre, dont il avait fait coppaissance |i Genève : deux sont relatives è Pierre 4f La Place^ petit-fils peut-être de PiDfqirtuné président de ce nom ( Voy.
Vl, p. 312), qu*il lui recommande; la 3^ rouie sur T&ge d'Abraham.
Jacques Merlin n^a pas joui auprès #ef églises d'une moindre estime que «M père» à en juger par les marques le confiance que lui donnèrent ses collègues dans de nombreuses occasions.
Mé èÀlençon, le 5 février 4 56^, il eut pour parrain Jacçues de CordofM», situr de Mimbré. Les seconds troubles ayant forcé hou père et sa mère à fuir, sa grand* mère remmena à La Cerisaie, où elle le garda jusqu'à la condlisioo de la paix de Saint-Germain .
Son père le fit alors amener à La Roobelle, et quoique Tenfaot n'eût que cinq ans, il lui donna un pédagogue Qommé Gabriel, « lequel, nous racontetril, m'aprist à lire, puis à décliner, et pour me donner dès ceste journée-lè qo^lq^ie goust de TEscripture sainte, qiop père prenoit playsir de m'apprendre^ en Ibrme de contes,quelques bistfHfés de la Bible, comme du déluge, de robéissance d'Isaac, et autres semlilables; ma mère aussi m'apprenoit plutieurs proverbes de Salomon, et l'un et l'autre prenoit grand'peiiie à me faire lil^ en la Bible et me faire rendre rayspndeco quej'avoys ouy en presche.»
Peu de temps après,heureusementpeutêlïepour la santé délicate de son fils, à qui une application trop prématurée ne pouvait que nuire , Pierre Merlin quitta La Rochelle à la suite de l'amiral de Coligny, Sa femme et son fils le rejoignirent à Paris quelques joprs seulement avant la Saint-Barthélémy. Sauvé du massacre pv des gen-
tilshommes deM.de La Châtre, le jeuneMerlin fut mené à Mqntargis sous la protepliop de Renie de France. Delà il fut conduit à Genève et placé au Cfoll^ge dans l^ classe de cinquième que Éngttes Roy régeotaileiors. Plus tard, son père le fit venir à Berne, et le comte de Laval ayant voulu se charger des frais de son éducation, il l'envoya fàp collège de Zurich. Sur le point de rentrer en France, Pierre Merlin rappela son enfant ide Zurich et le confiai sop grand-père qui le remit eu pensioo ches Hugues Boy, 4ldveou régent da quatrième. A la mort de son aïeul»
lacques Merlin passa sous la tutelle à'Àutoitte 4e La Faye. SéshumanitéjS acJievées, il enrra ^ l'académie pomme étpdiant en théologie, et il y resta jusqu'en ^ 58S, que son pj^re le fit venir auprès de lui, ayant l'inlAntionde l'envoyer achever ses études dans une univarsit^ 4'Allemagne ou d'Angleterre.
Ce projet toutefois ne put être mis è exécution qu'en 4586. Jacques Merlia prit ses degrés à Oxford; maistrpisannées environ s'écoulèrent avant qu'il trouvât à s'employer. Ce fut en 4639 seulement qu'il fut appelé comme n^inislre à La Rochelle. Après avoir subi les épreuves prescrites pgr 1^ Discipline, il reçut 1 imposition des mains du pasteur 0(^0/ de Nort, le 8 avr.i590.
Pendant plus de trente ans, Merlin remplit avec beaucoup de zèle ses fonctions dans l'église de La BodieUe»
alors une des plus importantes de France. Il acquit, comme orateur de la chaire jioe certaiueréputatiob.Son éloquence forte et vigoureuse étaft relevée par un organe sonore et par une action pleine à la fois de dignité et de mouvement. Ses talents, la pureté et la sim plicité de ses mœurs, le lustre que son propre mérileempruotaitaux nombreux services de son aïeul et de son père, suffisent pour expliquer la considération dont il jouit. Non-seulement il fut député par son église à plusieurs assemblées de cercle ou synodes provinciaux; il fût eocprp choisi, en 1601, pQur le représentant ()e |m province k
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TAssemblée politique de Sainte-Fpy»
ei, en 4609, au Synode national de Saint-lfaixent, qui le porta par ses suffrages au fauteuil de la pri&sidence ( To^.Pièces justif.M* LXX),et le chargea de fairi» un recueil des passages bibliques contraires^ux doctrines de TEglise rornaine,sousla forme d^un indice a joindre aune édit. de la Bible que Ton
Îirépar^it à La Rochelle. Déj^,en 159^, e Synode national de Ifpntpellier l'avait nommé membre de la commission chargée de revoir la Discipline ecclésiastique, et en 4607,leSyq()di9i)9tipnal de La Rochelle Tavait adjoint au président Miehil Béraut.
Fils pieux autant que pasteur zélé»
Jacques Merlin entreprit plusieurs fois de dangereux voyages popr aller passer quelques jours auprès de son père et de sa mère, qu'il chérissait. En 4 59i« il se rendit à Vitré, quoiqu'il fût en proie à une fièvre quarte opiniâtre et que la guerre rendit leç routes peu sûres. En 4 5^6, son père lui ayant témoigné le désir de le voir pendant son sé- Îour è Saumur, il partit sur-le-champ.
lu 1602, il fit un nouveau voyage en Bretagne. En 4603, prêté à l'église de Saumur qui venait de perdre son pasteur Macefer, tombé d'un échafaudage en visitant la galerie du Louvre et mort presque sur le coup, il profita de la cîrcpn^îance pour aller visiter une dernière fois son père, è qui il eut la consolation de fermer les yeux. Il retour- 1^ ensuite à La Rochelle en emmenant avec lui sa mère.Depuis ceUeépoque,il l^'es) plus parlé de cet excellent pas^ teur dans l'histoire des églises protestatep. On ignore même la date précise de B9 mort, qui doit avoir eu lieu vers 46S0.
Jacques Merlin n'a rien publié de pou propre fonds. Le savant Arcère ne connaissait de lui que deux volumes manuscrits, qui ont passé de la bibliothèque de l'Oratoire de La RocheUe dans la Bibliothèquede la ville. Le premier, qui contient un journal exact et fidèle di3 sa vie, vient d'être mis au jour p^ M. Grottet, sous ce titre: ÏHêir$ éi^
journal dumnistre Merlin^ Genèm J.Cberhuliftz, 4855, pp. 65, in-8%|^ second est un recueil chrouologiqpp des événements qui se sont passés ^QWf ses yeux à La Rochelle. «Ce recueillit estimable, (|it Arcère. Ici la précisîfip de l'écrivain resserre les détails mio^r tieux;là une sage attention donne ^ 4*^ faits remarquables une certaine étendue; on y trouve en quelque sorte i'(U|{^ du ciel; l'apparition d'une étoile, d'iM comète, les éclipses, l'affaiblissemiil de la lumière du soleil ei d'autres siiif gularités dans ce genre, y sont exfNSrlemeot marquées, ce qui décèl^e un ffH prit observateur et curieux.»
Merlin avait épousé, le 4 9 avril 4 51)| , Elisabeth RiveUe, et, en 4 64 7, ÎTi Savy, De son premier mariage iMt rent sept enfants: 4* Elisjlbstp»
le 9 juill.4 593. n^orte le 8 janT.4&M — V PiERBE, né le 29 oct. 4^9$, (^ même apparemment que iferlin^ c\^ pelain de l'ambassade anglaise en l|$j|( (Reff. de Charenton);^3*¥%^çinii§y née le44noy. 1597, et morte en 4^j}t{ •—4* Jacques, né le 20 oct. 4599; -^ 5* Jean, né le 42 nov. 4600; —(* M ApiE, née le 2 oct. 1 604 ; — 7* JpoiTf , née le %i janv. 4 604, el marâje, 9| 4 64 8, à Sfienne Gackot .
IIEIUIIST ou Mabhet, ministre .d# l'église reformée de Nérac, en 4 584. JLf vie de ce p^^ur est peu connue, wk 4 584, il assista, dit-on, è la conférencf dans laquellele roi de Navarre doi^ av^pf lUis en délibération s'il accçpteraU ijif offres de Henri III [Voy. V, pag. iftIÎX et l'on ajou^ qu'il fut un de ceux fii g^opposèrepi avec le plus d'énergif l l'acceptation des propositions du roi |i France. G^est è cette occasion que Id catholique Vioquelaure lui ^uraijl de^ mandé brusquement si une paire il^ psaumes à la hjàgnenotte pouvait enln^ en concurrence avec une couronne, d 4597, Mermetfut député à une assenblée provinciale qui se tint, le 47 mA à Sainte-Foy. JLa même année, le 4| sept., il présida le synode de laBasse- Guienne qui se réunitè Miramont, et mr quel aM4St^f9t U|i ninistfet de ^rîagt'^
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aînq églises, savoir : Mermel et Saint- BUlaire de Nérac , Sylvius de Saint- Justin, Grenier ou Granier de Vic- Fezensac, La Ferrière de Puymirol, Fréron de Monflanquin, Bousi de Castelmoron, RicotierieChmc,Baneons de Tonneins, Ferrand de La Parade, Fréron de Monheurt, Baduel de Castillon, Labadie de Sainte-Foy, Da»- ^[ôkf tf des Lens (?), Jtfaz^^ (uppelé Zamet dans les listes d'Aymon) de Miramont, Penot de Duras, de Mayendieu 2agendie?) et Ptndaïf de Bergerac, Du y de La Force, Lambert de Saussignac, Escoffier ou Scof/ler de MussiidXi/Bessotis à^ Moupazier, LuillierAQ Gayaudun , de Montbaron d*Issigeac, Vieilbanc d^Eymet, de Riçnac (aliàs Ragnac) du Sigoulès. Loque fut élu Tîce-président, Baduel ei Bertrand de CorbunneciTéi2\Tes{Arch.gén.TT.3\ 3).
Kn 1 598, le Synode national de Montpellier nomma Mermet membre de la commission qu'il chargea d'examiner la Discipline ecclésiastique.G'estladernière fois que nous ayons rencontré son nom jusqu'à sa mort, arrivée en 1609.
« En ce temps, lit-on dans le Journal de L'Estoile, on receust la nouvelle de la mort de M. Marmet, ministre que le roy aimoit et lequel il regretta fort ; aussi estoit-il et avoit tousjours esté bon et fidel serviteur de S. M. Il mou- TUt à Nérac : homme véhément et zélé à la manutention et augmentation de la religion qu'il preschoit; médiocrement docte, mais bien disant, et duquel on disoit qu'à son arrivée du commencement à Nérac pour y prescher (il y a fort longtemps), il n'y avoit trouvé que trois huguenots, et quand il en estoit sorti, 11*7 avoit laissé que trois catholiques.» Mermet eut un fils nommé Ezéchiel, qui suivit comme son père la carrière ecclésiastique. En 4603, il desservait l'église de Puch. En 4 61 4, il fut député au Synode national deTonneins; il était alors minisire à Nérac La même année, la Basse-Guienne voulut l'envoyer comme son mandataire aune assemblée qui devait se tenir à Montauban; mais jl refusa de s'y rendre sans l'autorisa-
tion du roi. En 4620 enfin, le Synode national d'Alais, auquel il fut député
λar la Bretagne (il était devenu dans 'intervalle chapelain de la maison de Rohan\ ayant égard à l'état ob. il se trouvait réduit et connaissant son zèle et sa piété, lui permit d'aller exercer son ministère où il voudrait. C'est apparemment à cette époque qu'il passa en Angleterre, oh nous le retrouvons, en 4634, ministre de l'église française de Londres. Il vivait encore en 4 644.
Lipenius attribue à Mermet (évidemment le père) Maximi monachi Loci communes sive sermones^ Paris, 4 589; Aurel. Allob., 4609. Il cite aussi, sous le même nom. Dix sermons , Gen., 4 636, 8^ qui sontplus probablement du fils (4), que Lelong appelle mal à pro • pos Edmond. Ge dernier a publié, à notre connaissance, Dix-huict sermons sur Job, Dord., 4632. in-8* ; Gen., 4644 , in-8'; Rott., i657, in-8'; et Vingt sermons sur divers textes tirez de VE, S., Quévilly, 4637, in-8*. De ces vingt sermons, douze roulent sur Matth. YIII, 23-26, quatre sur Ecclés.
XII, 3, unsurEphés. V, 2, un autre sur Ps. LY,7, un autre encore sur Matth.
XXVI , 44 , et le dernier sur Matth.
XXrV, 28. Ils donnent une idée si favorable de Mermet, que l'on a lieu de s'étonner que ce prédicateur soit resté presque inconnu. Le style en est vif, rapide, correct, les raisonnements bien suivis, les exhortations pathétiques. Le second recueil surtout classe l'auteur parmi les meilleurs orateurs de la chaire protestante dans la première moitié du XVII* siècle
1IIEIIVAULT(Piebrb), fils de Paul Mervault, pair du corps de ville et maître de rarlillerie durant le dernier siège de La Rochelle, naquit dans celte ville, en 4608, et fut destiné dès son enfance au commerce. Comme il aimait les lettres, il prit l'habitude, à l'époque de ce siège célèbre, de tenir un journal exact
(1) NoQs regreltonsd 'autant plos vivement de n'avoir pu nous les procurer qu'en tôle doit être imprimée une autobiographie de raa« tenr.
MER
MES
de tout ce qui se passait d^important sons ses yeux et de tout ce qu'il entendait raconter à son père, sans avoir dès lors rintention de le livrer à la publicité ; ce n'est que plus tard qu'il se décida, sur les instances de ses amis, à faire imprimer ces espèces de mémoires qui se recommandeutpar la sincérité de l'auteur plus que par les qualités du style. On y trouve un grand nombre de lettres officielles, le résumé de plusieurs délibérations du corps de ville, le récitdétaillé des négociations dePAtlippe Vincent en Angleterre , en un mot, une foule de pièces d'un grand intérêt pour rhisloire du siège de 4628.
Ce journal, qui commence à l'apparition de la flotte commandée par Buekingham et s'étend jusqu'à la reddition de La Rocbelle, a été imp. en 16S8, selon le P. Lelong, et trad. en angl., Lond., 4630. Mervault lui-même parle d'une édit. qu'il donna en 1644. En Toici le titre : Le Journal des eho$es mémorables qui se sont passées au dernier siège de La Rochelle, sans nom d'auteur, d'impr. ni date, in-8* de 324 pp.; permission d'imprimer datée de La Rocbelle, 28 juill. 4644. Une troisième édit. parut, en 4 674 , sous ce titre : Le journal des choses les plus mémorables qui se sont passées au dernier siège de La Rochelle, revUy corrigé et de nouveau augmenté en cette dernière édit. deprès de lamoitié et d*un Catalogue de tous les maires de La Rochelle, Rouen, Jacq. Lucas, 1674, 2 part, in-42; pp. 693; prétendue nouvelle édition, sous ce titre:
Journal des choses mémorables advenues sous le règne de Louis XIII, sans nom do lieu ni d'auteur, 4 680, in* 42, pp. 693; trad. enangL, 4680,in- 8*. Selon Arcère, on conservait aux Pères de l'Oratoire de La Rochelle un msc. du Journal de Mervault et d'autres pièces du même auteur relatives aux événements antérieurs. Nous en avons eu en mains une autre copie '\n'i*{Anc. fonds franc. 40349) portant ce titre :
Journal des choses plus mémorables qui ce (sic) so'Ht passées au dernier
siège de LaRochelle, par P.Mervaiul(t rochelois. A La Rochelle 4628. Oi ignore la date de la mort de Menraoll; on sait seulement qu'il vivait encort en 4668.
A1E8CHIN ( Chables db ), gentilhomme du Poitou, descendant d'ilrmand de Meschin, capitaine de cata« lerie tué à Centras , s'éUblit à La Rocbelle où il épousa Elisabeth De^ sert, qui lui donna deux fils, nommés JosuÉet JÉBÊMiE.L'un et l'autre entr^ rentdans la marine. Josué, qui prit pour femme, en 4 667, Judith Faure, fille de David Faure et de Marie BrusU^ de Tonnai-Charente, était lieutenant de vaisseau, à l'époque des persécotiens qui précédèrent immédiatement II révocation de l'éditde Nantes. 11 se réfugia en Angleterre. Son frère, commandant du Sainl-Jean-Baptiste par commission du 5 juill. 4669, futcrét, l'année suivante, capitaine de frégate.
En 1677, il obtint le commandement du brûlot le Fanfaron. Il abjura avant la révocation etdonnades marques si fortes de la sincérité de sa conversion qve le gouvernement crut pouvoir lui confier la mission d'empêcher l'émigration des matelots qui sortaient en foule de l'Aunis et de la Saintonge. 11 avait épousé, en 4 670, Judith Papot, fille à'Antoine Papot et de Marie Langlois, de La Rochelle, et en avait en» en 4 674, un fils nommé Jébémib.
MESMES (Jean de), appelé ansii de Mesmt, fils de Pierre de Mesmea»
sieur de Ravignan, conseiller de rapport du royaume de Navarre, et depnia 4581, premier président de la coor souveraine de Pau, et de Roquette élê Par âge, fut élu, parle synode de Sainte-Foy, commandant de T Agénois, lorique Coudé donna l'ordre aux Hugnenots de se préparer à la guerre (Kof . I, p. 431). C'était assurément le choix le plus malheureux que l'on pût faire.
Dans cette circonstance, comme dana beaucoup d'autres, les Protestants oublièrent que le zèle religieux, quelque ardent qu*il soit, ne tient pas lieu de tous les talents, surtout du talent mi-