‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 13 sur 169 · XV. Quelques réflexions sur la mort, Laus., 1825, in-8v · texte numérisé non relu

XV. Quelques réflexions sur la mort, Laus., 1825, in-8v

LE VALOIS (Pbilippe) , marquis de ViLLETTE, lieutenant général des armes navales, né en 1632, de Benjamin Le Valois, sieur de Villette, et de Louise -Arthéraise d'Aubigné, dame de Murçay, et mort à Paris, le 25 décembre 1707.

De Villette servit d'abord dans l'armée de terre; mais n'obtenant pas un avancement aussi rapide qu'il l'espérait, il tourna ses vues d'un autre côté et entra dans la marine militaire, sans aucune étude préalable , en sorte que Ton peut dire avec vérité qu'il se forma uniquement par la pratique. Promu, le 12 mars 1672, au grade de capitaine de vaisseau , il servit en second sur le Fort. Deux ans après, il obtint le commandement de l'Apollon. En 1676, il montait l'Assuré, sur lequel il combatlit à Messine et à Agosta. Lorsque Louis XIV rappela l'escadre de Sicile, abandonnant ainsi aux vengeances des Espagnols les Messinois qui s'étaient fiés à sa parole, Villette fut attaché à l'escadre du maréchal d'Estrées, dont la destination était les Indes occidentales. Madame de Mainlenon , par reconnaissance sans doute des soins maternels que sa tante avait pris de son enfance {Voy. \, p. 186), avait conçu, en effet, l'odieux projet de lui enlever ses enfants pour les convertir; mais comme elle redoutait une énergique opposition de sa part, elle s'était entendue avec Seignelay et avait fait délivrer au marquis de Villette une commission qui devait le tenir éloigné de l'Europe pendant plusieurs mois.

Le père embarqué, il restait à prévenir la résistance de la mère , sur le cou-

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sentement de qui on ne croyait pouvoir compter, bien qu'elle fût catholique; on eut donc recours à une ruse qu'il n'est pas besoin de qualifier. La sœur de la marquise de Yiilette , mariée à Niort au président de Fontmort, l'invita à venir passer quelques jours chez elle, et la pria, à son départ, de lui laisser sa fille jusqu'au lendemain, en pr6mettant de la lui ramener; mais à peine la marquise eut-elle quitté Niort, qu'elle se mit elle-même en route pour Paris avec l'enfant. La petite fille , qui se souvenait que son père l'avait menacée, en partant, de ne la revoir jamais , si elle changeait de religion , pleura d'abord beaucoup; mais, raconte-t-elle dans ses Mémoires, «je trouvai le lendemain la messe du roi si belle , que je consentis à me faire catholique, à condition que je l'entendrois tous les jours , et que Ton me garantiroit du fouet. C'est là toute la controverse qu'on employa, et le seule abjuration que je fis. » M"' de Maintenon n'éprouva pas plus de peine à convertir les deux fils du marquis de Yiilette qui, dans le même temps, avaient été mandés à Paris par ordre du roi ; il lui suffit de leur faire entendre la voix de l'ambition. A son retour en Europe, au mois de mars 4 684 , Yiilette trouva donc toute sa famille catholique. Il se montra indigné de la trahison de sa parente ; il lui écrivit des lettres pleines de reproches , l'accusant d'ingratitude envers sa mère et de dureté envers lui ; cependant , après avoir exhalé sa colère, il finit par s'apercevoir que sa religion lui fermerait la carrière qu'il suivait avec quelque éclat. Depuis i 680, les mesures prises par le roi contre les officiers protestants devenaient de plus en plus brutales. On en était arrivé à destituer sans ménagements ceux que l'on ne pouvait séduire par la perspective d'un avancement rapide, ou réduire par des menaces, comme ce fut le cas avec Du Rivau- Huet , lieutenant de vaisseau depuis 4670, et une foule d'autres. Yiilette, mellaot dans la balance, d'un c6té, sa

conscience, et de l'autre, l'épaulette de chef d'escadre qu'on lui promettait, «e décida pour Tépaulette. Le Mercure du mois de janvier 4 686 eut ainsi une nouvelle abjuration à enregistrer. « Madame de Caumon sa sceur, femme de M. de Caumon , colonel de cavalerie, se convertit deux jours après lui, ajoutet-il, avec M"«* de Caumon ei de Mayns ses filles, par les soins du président de Fontmort, n Les Mémoires de Foucault nous apprennent que ce Fontmort, président au bailliage, avait abjuré à Niort le 20 déc. 4 685, c'est-à-dire le même jour que Yiilette Ce dernier, douzejours après sa conversion, fut promu au gradft de chef d'escadre. Ce prompt avance ment, joint à une augmentation de 4 000 écus qu'il obtint au mois d'avril 4688, surexcitant son zèle de néophyte, il se fit à son tour convertisseur et converr tisseur si forcené que M"* de Maintenon dut lui en faire des reproches. Cette ardeur de prosélytisme ne pouvait que l'afi'ermir d'ailleurs dans la faveur du roi, qui le créa, le 4" nov. 4689, lieutenant général de ses armées navales.

Yiilette avait eu trois enfants de Marie-Anne-Hippoly te de Châteauneuf, qu'il avait épousée en 4 662 : Philippe, comte de Murçay, mort en 4706, mestrede-camp d'un régiment; Hinri-BbnjÂMiN, seigneur de Marmande, mort en 4 692, colonel des dragons de la reine, et Marthe-Marguerite, née en 4673, qui fut la célèbre comtesse de Caylus.

Resté veuf, il épousa en secondes noces, en 4695, Marie-Claire Des Champs-de-Marsilly , nouvelle catholique élevée chez la Miramion, qui lui donna encore trois enfants, et qui se remaria, en 4 725, avec Bolingbroke. Le marquis de Yiilette a laissé des Mémoires qui ont été publiés avec ceux de Coligny-Saligny parM. Monmerqué, Paris, 4844, in-8". C'est un récit de ses campagnes aussi sec et aussi peu intéressant qu'un journal de bord.

LE VASSEUU ( JoACHiM ), seigneur de CoiGNERS, Coignée^ Cognée ou Cougnée^ fils d'Antoine Le Yasseur et d'Agnès de Renty, prit les âmes

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dès la première guerre civile et conduisit au Mans une troupe nombreuse de ses vassaux. En passant à Saint-Calais, raconte Pesche, dans sa Statistique de la Sarthe, il consentit, sur la demande des moines, à laisser quelquesuns de ses hommes dans Tabbaye pour leur servir de sauvegarde; mais à peine, se fut-il éloigné que ces fanatiques introduisirent dans 16 couvent une bande de Catholiques qui, à Theure des matines, égorgèrent les religionnaires , entre autres, le sieur de Lehon et son fils, Tysard, Etienne Greffier, René Ferron , les deux frères Blanchard^ Pierre Mossu et Robert Tamhlont {\ ) .

Instruit de cette odieuse trahison, Coigners jura de la punir. En revenant de Normandie, avec Tamiral de Coli- §ny^ il partit de Mortagne, se porta rapidement sur Saint-Calais , força l'entrée du couvent él fit pendre le prieur et plusieurs de ses moines à la cloche qui avait donné le signal du massacre. Nommé gouverneur du Vendômois par Jeanne d'Albret, en \ 563, après la conclusion de la paix, Le Vas seur, ne pouvant obtenir justice de la reine-mère, se chargea de venger luimême la mort de son parent La Curée rVoy. V, p. M 4). Il détruisit la bande ao Ronsard, cure d'Evaillé, et fit prisonniers quelques-uns des meurtriers; mais, loin de recevoir les éloges qu'il méritait, il fut décrété de prise de corps et jeté en prison. Ce ne fut pas sans peine qu'on l'arracha aux serres du parlement de Paris.

Bien ne nous apprend si Joachim Le Vasseur prit part à la seconde guerre civile, mais dans la troisième, il alla rejoindre Andelot et se signala au combat de La Roche-Abeille, oîi il commanda un corps de cavalerie. Fait prisonnier à Jarnac, il ne tarda pas à re- .couvrer la liberté, puisqu'on 4 570, nous le trouvons à Angoulême. Vers la

(1) A Saint-Calais même cl dans les environs, la bande de Ronsard é^'orgea, dans le même temps, Guill. et GWe» Olivier, Richard PttMctui , le fit ttr de L« ContUndiére et m feame, ete.

mi-mai, étant sorti de cette ville à la tète de 200 chevaux, il tomba dans un parti catholique de beaucoup supérieur en nombre. Sans s'fefTrayer, il chargea avec vigueur l'ennemi, tua le capitaine d'Herbelette et plus de cent soldats, et rentra triomphant dans Angoulôme. Ce fut son dernier exploit. Invité à assister aux noces du roi de Navarre, il fut une des victimes de la Saint-Barthélémy.

Joachim Le Vasseur avait épousé, en 4 547, Louise de Thouars. Resté veuf, il s'était remarié avec Françoise de Ponthieux, qui ne lui donna pas d'enfants. Du <•' lit naquirent deux fils, nommés Jacques et Joachim. L'aîné, sieur de Coigners, Thouars et Fargot, commissaire pour l'exécution de redit de Nantes dans la Bretagne, en 4 60:â, mourutsansenfantsde son union avec Isabeau de Sainte-Maure , fille de sa belle -mère, Françoise de Pon- Ihieux , qu'il avait épousée en 1 569.

Le cadet, sieur d'Aillières et de Planchel, prit pour femme, en 1590, Elisabeth d'Argeuses. Peut-être est-il le même que Le Vasseur-Cougnée, qui, pourvu d'un office de substitut du procureur-général au parlement de Paris, ne fut pas reçu en haine de sa religion {Fonds de Brienne, N* 223). Selon une généalogie msc. de cette famille qui se conserve à la Bibliothèque de l'Arsenal, sous le N* H. 727, le sieur d'Aillières mourut en \ 629, ayant eu cinq enfants : 4* Louis, qui suit; — 2** Jean -Antoine, sieur d'Aillières, marié à Judith Conseil et père de Judith Le Vasseur, qui épousa, le 26 janv. 4668, Abraham Caillard, sieur de La Monnerie, fils 6,^Abraham Gaillard^ sieur des Hayes, et de Susannc Duval (Reg. de Charent.) ; — 3» Marie, femme (T Antoine Drouety sieur de Sansay; — 4* Louise-Marie, femme de Thomas de Saint-Denis^ sieur de Lancisière; — 5 "Elisabeth, qui épousa Benjamin de Chartres , sieur de Bellessart.

Louis Le Vasseur, seigneur de Coignen, fui marié deux fois. Sa pre-

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mière femme, Susanne de MalUray, le rendit père de sept enfants : 1 " Jacques, marquis de Coigners, qui suit; — 2* Georges, marquis de Thouars, qui épousa une hollandaise et en eut Charles-Gaspard, colonel d'infanterie au service des Provinces-Unies, qui rentra en France et abjura, le 1 8 déc. ^ 696 {Arch. gén. Tt. 255);— 3» Paul- Charles, sieur de Fargot et de La Grimenaudière, qui alla s'établir à La Kochelle où il se maria. En 4673, il obtint le commandement d'un bataillon de milices levé dans TAunis. Quatre ans plus tard, Demuin ayant fait retirer au marquis de Loire la commission de commissaire protestant pour l'exécution de redit, la fit donner à Le Vasseur, « gentilhomme plein d'honneur et de vertu, qui avoit porté les armes toute sa vie, et qui, ne s'élant jamais mêlé d'affaires, paroissoit fort propre à ôtre surpris pur les artifices de la chicane, » lit-on dans l'IIistoire de l'édit de Nantes. Le Vasseur ne se décida à accepter cette commission que sur les instances des m'iiistres de La Rochelle. Demuin n'eut pas beaucoup de peine à le faire tomber dans ses pièges; cependant Le Vasseur finit par s'apercevoir de sa mauvaise foi, comme nous l'apprend une lettre qu'il écrivit, en 1684, au secrétaire d'état Chàteauneuf, pour se plaindre de ce que son collègue cherchait « tous les moyens imaginables de faire du mal à ceux de la R. P. R. par les affaires et procès que sans raison il leur suscitait tous les jours » {Arch. gén, Tt. 247). A la révocation, il fut relégué dans le Bourbonnais ; mais sa fille Elisabeth réussit à sortir de France; — 4" Louis, marié à une demoiselle Grignon, de lamaisondeLaGoupillière; — ô^Benjâmin-Emmanuel, qui prit pour femme Marie Lhermite ; — 6" Susanne, femme de Henri d^ Espagne, marquis de Vénevelles; — 1' Elisabeth, mariée au sieur Dic Parquet de Normandie.

Sa femme étant morte, Louis Le Vasseur ss remaria, en 1 648, avec Su-

sanne Du Voisin, fille de Daniel Du Voisin, sieur de Vitenval, maréchal de bataille des armées du roi et sergent-major général des troupes françaises entretenues en Hollande, et de Marie de Courcillon, laquelle mourut veuve, en \ 670, à l'âge de 54 ans {Etat civil de Paris, SS. Pères, N* 9 1 ), lais- " sant un fils, Louis-Gaspârd, marquis d'ARDiNAY, qui assista, en 1 679, comme ancien de l'église d'Aillières , aa synodedeBellesme, et mourut au Mans, en 1682. Après sa mort, sa veuve, Louise Aubéry-dU' Maurier (4), voulut retourner en Hollande, sa patrie, et emmener avec elle ses trois filles ; mais , à la demande de l'évêque du Mans, et du consentement du marquis de Coigners, on les lui enleva pour les élever dans le catholicisme {Arch.

gén. M. 664). En 4 686, deux demoiselles d'Ardenay furent gratifiées chacune d'une pension de 500 livres (/ôtef. Tt. 252), preuve irrécusable qu'elles s'étaient converties (Koy. 1, p. i53).

La troisième se maria dans la maison de Monta taire.

Jacques LeVasseur, marquis de Coigners, épousa, en premières noces, en 4 645, Françoise Des Nouhes, fille de Jacques, sieur de La Tabarière , et d'Anne de Mornay. De ce mariage sortirent deux enfants: Louis, marquis de Bcaumont, né en 4 646 (i?e^. de Charent.), et Anne-Susanne. Le marquis de Coigners n'avait point encore abjuré, lorsqu'il se remaria, en 4 658, avec Françoise de Bellanger, qui lui donna encore trois fils, nommés François, Jacques et Louis-Gaston. C'est seulement en 4 664 qu'il renia la foi de ses pères {Arch. gén. Tt. 235). En récompense de son apostasie, le roi lui accorda, au mois de juill. 1 685, une pension de mille écus, et son fils aîné , le marquis de Beaumont , qui avait suivi son exemple, en obtint une

(l'i Comment expliquer que la marquise d'Ardenay, née en 1614, el veuve seulement en 1682, se soit remariée avec le marquis de Ckombret et lui ait donné quatre lils? (Voy. I, p. 153). Il n'est pas en notre pouvoir de résoudre cetiedifficulte.

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de 2000 livres. Ce fils avait épousé Charlotte de Saint-Offange et en avait un eDfaDt d'une dizaioe d'années.

Si cette généalogie est exacte, il en résulte que les Le Vasseur-Coigners n'étaient point parents d'autres Le Vasseur, que nous trouvons établis à Paris dès l'année i 608, où Claude Le Vasseur, sieur de Fief-Fontaine, commissaire ordinaire de l'artillerie, fut enterré au cimetière protestant de la Trinité. Ezéchiel Le Vasseur y conseiller du roi et commissaire ordinaire des guerres, mort le 6 juill. 1670, à l'âge de 95 ans, était peut-être son fils. Il avait épousé Marie Le Gendre^ qui lui avait donné un grand nombre d'enfants : 1 • Antoine, sieur des Marchais, qui se maria, en 1674, à l'âge de 50 ans, avec Marie Planchon, dont il eut deux fils, Antoine et Gaspard; — 2* Abel, marchanda Paris; — 3* Samuel, né en 1623 et mort jeune; — 4* Si- MCEL, né en 1 627, qui épousa, en 1 659, Anne Quenault; — 5' Ezéchiel, commissaire ordinaire des guerres, qui prit pour femme, en 1 665, Elisabeth Le Gendre, fille de Samuel, sieur de La Cour, etdeAfan> Tassin;^ 6« Pierre; — 7* Etienne ; — 8" Louis, docteur en médecine, né le 28 oct. 1630, qui épousa, en 1 666, Madelaine Le Mercier, fille de David Le Mercier et de Susanne Derval. Resté veuf sans enfants, il se remaria, le 10 juin 1668, avec Anne de La Barre, fille de /osias de La Barre, joaillier du duc d'Orléans, et de Renée Du Chesne, mariage dont naquirent Anne-Renée, baptisée le 1 4 avril 1 669 ; Louis^ qui vint au monde le 1 3 janv. 1 675 ; Elisabeth et Marie-Charlotte, mortes jeunes; Henriette, baptisée le 24 oct.

1677; Paul, né le 5 nov. 1679; — 9»

Charlotte, née en 1 633, femme, en 1 655, de Pierre Masclari, sieur de Champmoreau ; — 1 0" Anne, morte jeune; —41° Susanne, baptisée le 26 mai 1 635 ; — 12' Etienne, né en 1642 et mort à l'âge de cinq ans. — Gaspard Le Vasseur, avocat au parlement de Paris, qui se coiivertit à la

révocation, appartenait très-vraisemblablement à cette même famille.

LE VA8SEUU (JosuÉ), savant hébraïsant, né à Sedan vers 1620, de Philippe Le Vasseur, secrétaire du duc de Bouillon, et mort dans celte ville le 1"déc. 1672.

Doué des plus heureuses dispositions, le jeune Le Vasseur s'appliqua avec succès à l'étude des langues anciennes et de la théologie. Ses exercices académiques terminés, il fut donné pour pasteur à Givonne ; mais on ne tarda pas à le rappeler à Sedan, pour lui confier la chaire d'hébreu, comme le prouve le titre de la grammaire hébraïque qu'il fit impr. en 1 646, sous ce titre : Grammatica Ebrœa, hr éviter etmethodicè proposita : cui ad* jecta librorum V, T, juxta Ebrœos distributio ; item Paraschis Legis et Haphthatispropheiicisiractatus,Se' dan., P. et J. Jannon, 1646, in-12.

Aux fonctions de pasteur et de professeur d'hébreu, il joignit, en 1651, l'emploi de professeur de grec, et en 1 658, son zèle infatigable l'engagea à se charger, en outre, du cours de théologie. Il prit possession de cette dernière chaire le 3 juin, par une thèse inaugurale De justi/icatione, insérée dans les Thèses sedanenses.Plus tard, il devint recteur de l'académie.

Jusqu'à la fin de ses jours. Le Vasseur jouit d'une grande considération, qu'il devait moins encore à ses talents qu'à la douceur et à la modération de son caractère, à la pureté de ses mœurs et à sa piété éclairée. Ses nombreux amis voulurent témoigner le regrelque leur causait sa mort, en lui faisant des obsèques dignes du rang qu'il avait occupé dans l'Eglise et l'Académie. Le consistoire en corps, les professeurs, bedeau en tête, et une quarantaine de personnes en deuil l'accompagnèrent à sa dernière demeure. «Ces honneurs, dit l'abbé Bouillot, décernés à la mémoire d'un savant pacifique qui s'était constamment dévoué sans ostentation à la vertu et au bien public, blessèrent rinlolérance. » Louis XIV, en effet.

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