‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 139 sur 169 · SI · texte numérisé non relu

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'autorisant b exercer sa charge et défendant de le troubler dans son odfice (Arch. gén , Tt. 253). 11 est probable que la destitution qui frappa les trois autres n'était pas moins inique, bien qu'ils n'eussent pas fait, à ce qu'il semble, des réclamations inutiles. Jean Mila finit par se convertir, le 24 août 4685; mais, plus lard, il se repentit de son apostasie et se sauva dans le Hanovre, où sa postérité existe encore.

Son frère, Bernard, conseiller au présidial, resta en France; cependant il continua à professer la religion réformée, ainsi que la plupart de ses descendants. Aujourd'hui la branche de Montauban a pour chef Jean-Marc Mila-de-Cabarieu, ancien capitaine exempt des gardes de la prévôté de l'hôtel et chevalier du Mérite militaire depuis 4816, dont le fils atné, Hbnii, sous-préfet de Marennes, s'est allié aux Guiot-dn-Bepaire, famille protestante de Saintes. — La famille Mila, d'origine espagnole, figure déjà k la fin du XVI* siècle dans i'hisloire des églises. En 4586, Jean de Mila fut nommé par Terride commandant du châleau de Montheton.

MILET (Pibiie), natif de Doux en Champagne, martyr en 4559. Après avoir habité longtemps dans les environs de Dreux où il s'était marié, Milet s'était établi à Paris et y exerçait la profession de marchand. C'était un nomme pieux, charitable, mais craintif ; aussi lorsque la persécution se renouvela avec plus de fureur que jamais après la paix de CMeau- Cambrésis, se b&ta-t-il de faire sortir sa famille de Paris. Pour lui, retenu par ses affaires, il se contenta de se cacher.

Néanmoins il fut pris dans la maison oùil s'était retiré, par des sergenU amenés là par un tout autre motif, et conduit,comme suspect, à la conciergerie.

Le lieutenant-criminel ne trouvant aucune charge contre lui, allait le mettre en liberlô, lorsque l'ordre arriva de la Cour de ne relâcher aucun prisonnier sans l'avoir examiné sur sa foi.

HiletseseaiH perdu, et, par un phéno-

mène moins rare qu'on ne pourrait le croire , la pusillanimité dont il avait toujours donné des preuves se changée en un courage in trépide (4). Il confesse hautement sa foi et fut envoyé au bftcher. Arrivé sur la place Maubert, lien ordinaire de ces sortes d'exécutions, « le bourreau lui mit une corde au col, et lui dit, s'il se vouloit desdire, qu^il seroit estranglé; mais il fit response.

Non : car j'aime mieux souffrir une heure, et m'en aller en paradis... Es* tant guindé en l'air, il commença à chanter le ps. LI. Et si tost que le'fen fut allumé, il se print à la paille qu'on lui avoit mise sous les aisselles, et in* continent brusla toute sa barbe et see cheveux. Mais pour cela, il ne laissa de continuer, voire ses pieds et ses jam* bes esloyentdesia toutes bruslées, qn^l chantoit encores. Et fut tousiours penda en l'air, jusqu'à ce que la corde estant bruslée, il tomba dans le grand feu et expira. »

BUMBIELLE (FiAff çois de), compagnon relieur, natif de Bordeaux, maie habitant Aix, fut mis en jugement, en 4 635, par l'unique raison que l'on trouva en sa possession un exemplaire du Prosélyte évangélique, que Gittei Gaillard venait de publier (Voy, Y, p.

4 98) à Orange. Par arrêt du 6 jmn 4635, le parlement de Provence le con<damna à trois années de bannissement de la province, « sans amende, attendu sa pauvreté. » Le livre fut brûlé par la main du bourreau, toute l'édition supprimée, avec défense de le réimprimer et de le vendre; enfin l'auteur, qui de» meurait à Orange, décrété de prise de corps {Fonds de Brienne, N» 246).— Parmi les pasteurs du Béarn, il s'en trouve plusieurs qui ont porté un nom presque identique. Un, entre autiet»

Samuel Menvielle, mipistre à Arthèi, a beaucoup occupé les synodes natkf* naux. Il avait fait ses études à Taca-

(11 Le même pbénomènf psychologique se produisit, enire aalrcs, cbezPaal Millet, eerdelier couveriiaaprotestautisoie.qui fut briM a Lille eo 4 565, mais dont noDsn'avoaepoial à raconter le laarvïc, parce qu'il était nttif des PayfriBaf.

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4|éMift da Geoève, où il «vw( été knma- 4W«li en 4613 (itôS* d0 GenHe, iM')» et il s'y était lié avec la iiUe da Jîbmîr^ /^a# {*# F^e pajr des |»ro«mm9e$ do narisfe que, sur la plainte 4n p^re, le Synode aational de Vitré v«itt|ttt U forcer de teoir, ea lui ordeu* jMBt d'aller iminédiatemeql ï Genève ne justifier devnnt le magistrat et «le- HfM UAine de so9 ministère. » Keo- ^le refusa 4'eMir, M, le synode du iyliro ne prit aucune meeure diseipli'ipaifus contre lui» en sorte que le Syffldo national d'Alais , UAmani cette Mirtgepee, ezboru les pasteurs béar* Ms ^ iolflfdire Iç rebelle jusqu'à ce fu'ïse fûtopumis. Le synojde du Béarn, aïO jugeant pas aans doute la faute bien 4l^vo»oe tint auounconiple du déoreidu j9yiu>de national.Cetterésistaneepasai- ,v)i»digua le Synode na^n . d^ Castres, t|l>raienaçaderom^rer«»ion aveclesé- ^iees béarnaises;maiseeiui de Ciwren^ ton, plus modéré, se contenta sagement, m pouvant fiou obtenir 4e pins, 4*aàasdonner Menvieile è ea eonsmence.

MIRAIVDE (JeAN m), jjuge de IV minmté de La Rocbellé, descendait di'iiBe Camille qui avait, de tout temps, lltmné des preuves nombreuses de son eltaehement au proteslnplisme. Ptaei#urs de ses eoembres avaient figvré JMK>cib|einentdan8 les Assemblées po- IjitÎQueset lesSy nodee nationaui: comme éfpiiéfi de La Rochelle, et Tun d'eux m^ iHMli^ avec yUlarnéul^ las feiff fions Je député général. A la réveiiilim 4e rédi^ 4e Nantes, Jeao 4e Mi- J9pdei alere ^ d'environ 53 ans, vouigt Jaîr^ mais k9^i par son guide, il fui mtlé. ie 49 févr. 468$, eur 4a iÏKMH Mie 4e k Suisse, evecee femn^^in^ m 4e Miirêmiê, eee deux ilp Jcah* |WMtetJ?mi^ço4f-GéePàmn,et se64euK iM», llenuiiiis «et lUsae. Accablés 4e l|ilii¥eietraiWmMnts, blessés eitete par Itsfeysans qui les eotrtfnèrent dans jm cabaret et les fouillèrent « avec toute 4tiadigntté possible», ils furent jetés enfiii dans les prisons de Grenoble ï/hfk. giu. X* 67 1). Il est fort pfcba*- Me 'qù*ttne abjuration feinte Ito Iwile

la famille d'entre les serres du parteflMnt de Grenoble, le dipie émule 4e celui de Toulouse en bit de fanatisme:

ee qui est certain, c'est que Mirande ne f(A IMUB condamné suk peines portées fv les édite ei qu'il réussit même plus iaf4 à s'éeà^iper du royaume ( îbid.

Tt. im).

MUiMAM eu Hiiiuifp, bmille no- Uo du Bas-LaH)«»éoc« divisée eo deux VaAcàes, qui reconuaisjBaient pour ebefs, dans la seconde moitié 4u %sur eièoie, Autoinb de litrmau, sieur 4e RMibiac« etFnAVçeis de Uinaan^ sieur Du Pau, l'un et l'autre file i^ernUUm" iÊu 4e Mirman, eieur de Roubiac, mort «pfès46ît.

La branche eadeUe ou Ou Fau «e jaeuseet connue que par les Jugemens 4e le noblesse, où nous lisons que Fmmçois de Minnan testa en 4 6t9^ et laissa de Maf§uefil$de (7iijMrei,qu'il avait épousée en 4 671, 4eux fils nem^ mes Jbau et Jostui. Jean, sieur 4e Lavagnac eitrésorier de France^ époja^ sa Mê0ii GroiUtn éMki il eu! FmàM^ çms , baron 4e Florac, trésorier 4e France è Montpellier, puis gran4prév^ du Languedoc, fiàUMUL, FnAiiçeis, JiAs, GHântBS et Peus-^^UMm, noms qvkB nous ne noue souvenoiis 4'evejr Tencoutrés dans jMienne des lisûis 4e •Réfugiés qne «eus evous mm outre les maitts, ce ^fui apus inerte A evoire que oette familîe el^ura evant la lévoesiiet. Quant è iustin, jiejar JOu Feu, <|iii lesta en 46d#, il #ut ide.eon mariage ttvociii«^ de ChaetoÀgnê^ 4etti fiteiJicoDBe, eieuif)u Fau, et Cuailbs^ eieur de La Tour.

La braucbo alaée a Joué -UQ rOle plus intévessani. ConeeiUer an sénéebal et eu présidial 4e Mtsmes» Antoine 4e Mirman épousa, ie 6 jGév. 4579, Del-^ fkin$ de Ms/meerf, «qui te rendit père d^unfik. Ce fils, qui piorta aussi le nom d'ANTOiNB, fut élu premier consul de Nismes en 4619 (ses collègues furent Jéem CarhonnH. Jacq. Soulier et ire» PaiU^ et, la mOme- année, il assista è j'assemblée de «Seiuuières

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